L'intégrale

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 6 Aout 2020
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - O'Gustin - Privé - Chez l'aîné - Garance - Paul junior - Hector
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De retour au manoir favori, si j'en juge par les photos transmises par ma belle-fille pendant que nous rendions visite à ma mère, l'aventure continue.

Hector s'est pris d'une passion réciproque pour Guguss (qui le laisse lui tirer les oreilles)...

6 août 2020.

... au point que, comme lui, il fait des trous dans les tuyaux d'arrosage de la Bonne-Maman :

6 août 2020.


Ses aînés continuent à labourer l'arrière-cour dans l'espoir d'y trouver enfin l'"arbre à Yops" :

6 août 2020.


Plus généralement, tout le monde contribue aux tâches ménagères...

6 août 2020.

... certain, de façon plus détendue :

6 août 2020.

Quel bordel cette administraaaâââtion. Ils continuent à me casser les pieds avec leur site merdique, dénommé "Service-Public.fr".

Voici le courriel que je leur ai envoyé ce matin, avec le sentiment persistant de me heurter à un mur :

(Début de citation)

Hier, vous m'avez informé que les démarches relatives à la création de
l'association "SVAADE" étaient terminées et que je pourrais trouver un
document la concernant dans un porte-documents dont je n'ai pas trouvé la
trace. Ce matin, vous m'écrivez (Début de citation) Bonjour, Vous pouvez
retrouver et compléter le brouillon que vous avez créé pour la démarche
Création d-une association Votre brouillon est disponible 30 jours. Après
ce délai, il sera nécessaire de renouveler votre demande auprès de
l'administration. Si vous avez terminé votre démarche, veuillez ne pas
tenir compte (etc) (Fin de citation) Ras le bol de devoir me plier aux
caprices de votre site qui n'est pas du tout ergonomique et, pour dialoguer
avec vous, de devoir limiter le nombre de caractères !

(Fin de citation)

Quelle bande de charlots !
Nonchalant
Publié le 7 août 2020

Montaigne écrit : « Je veux que la mort me trouve plantant mes choux, mais nonchalant d’elle, et encore plus de mon jardin imparfait.* » Ah ! Que ce « nonchalant d’elle » me plait ! Qu’il est simple, élégant, détendu ! Que nous dit Montaigne par cette nonchalance ? Que le fait de mourir, il ne faut pas en faire toute une histoire, ni s’en soucier plus que de cela. La mort est inévitable ? La perfection hors d’atteinte ? Soit. Prenons-en note, et que ça ne nous empêche pas de planter nos choux.

Nonchalant était alors le participe présent du verbe nonchaloir, qui n’existe plus, et qui signifiait « ne pas s’occuper de ». Vers 1160 est attestée la locution « mettre en nonchaloir » dont l’équivalent aujourd’hui est « laisser à l’abandon ». C’était le contraire de chaloir, verbe défectif qui subsiste seulement à la troisième personne du singulier dans l’expression « peu me chaut » : peu m’importe, je ne m’en soucie guère.

Chaloir signifiait clairement : importer, avoir de l’intérêt. Et chaloir a donné chaland : au départ l’ami, le protecteur, puis la personne charitable qui fait des dons en nature ou en espèces, puis (puisque l’argent vient de s’en mêler) le client, et même, chez Rabelais, le coquin. Achalandage, chalandise : on entre dans le domaine du commerce, du négoce.

Le nonchalant échappe au négoce. Il ne déploie pas sa vie dans cette dimension. Il ne produit pas pour produire, il ne cherche pas à avoir, à retenir, à posséder. Il est celui qui admet ses limites et qui a vis-à-vis d’elles l’élégance du détachement.


* Essais, I, 20

N.D.L.R. : Que j'aimerais être nonchalant ! Mais il y a tant de choses qui me révoltent, notamment dans cette administraaaâââtion dont les limites me révulsent dès que j'en reprends conscience, ce qui arrive pratiquement tous les jours que le Bon Dieu fait !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé hier
Vie de l'association - Nouvelles associations
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Créer une association via "Service-Public.fr", quelle galère !

Voici ce que donnent mes efforts de ce matin :


Comme on me demande mon avis sur la facilité d'utilisation de "Service-Public.fr", voici ce que j'ai écrit : "Votre site me paraît très mal conçu : dans un courriel suite à un précédent essai, vous m'aviez écrit (Début de citation) Votre demande de Création d-une association a été traitée par le service chargé de votre dossier n°A-0-ODPBKR07R.
Un document a été mis à votre disposition dans le porte-documents de votre compte service-public.fr. (Fin de citation). Or impossible pour moi de mettre la main sur ce porte-documents. Je vous l'ai écrit par courriel via votre site. Pour toute réponse, vous m'avez envoyé un courriel ce matin, ainsi libellé : (Début de citation) Vous pouvez retrouver et compléter le brouillon que vous avez créé pour la démarche Création d-une association (Fin de citation) J'ai ainsi appris que ma démarche précédente pour créer l'association en question n'avait pas abouti. J'ai donc recommencé à zéro la démarche ce matin, ce qui s'est traduit par de nouvelles complications sur lesquelles je passe ici. J'espère que celle-ci va aboutir. Je préférais cent fois l'ancienne procédure, non dématérialisée car elle au moins aboutissait même si elle causait déjà beaucoup de perte de temps.


On va bien voir si, cette fois-ci, la démarche aboutit. Retenons notre souffle, le pire n'est jamais sûr !
Je n'ai pas pris de photos, hier, des petits croutons car, en raison de la canicule, ils ont passé toute l'après-midi, et même le soir, dans le plus simple appareil, dans l'arrière-cour du manoir favori. Tous parfaitement à l'aise, comme si, de toute leur vie, ils n'avaient fait que ça. Et, comme on peut l'imaginer, Carole n'aurait pas toléré que je montre leurs fesses rebondies sur le site favori.

Les aînés ont notamment escaladé un noisetier, inventé des tours d'acrobate sur la balançoire ou continué à labourer le terrain à la recherche, encore vaine à ce stade, de l'"arbre à Yops" :

Le petit dernier n'était pas en reste, trottant à toute allure et en tous sens, avec une prédilection marquée pour une bassine remplie d'eau que Carole avait disposée à l'ombre. Il est doté, à tout le moins, de très imposants cuissots. Guguss, brave bête, ne le quittait pas des yeux ; ils avaient, entre eux deux, de longs conciliabules mâtinés de léchouilles baviques réciproques.