Vers un bouquin ?

J'ai mandaté aujourd'hui Eric YVARD afin qu'il mène, à propos de notre manoir favori, un complément d'étude historique, en vue de documenter la prochaine restauration de l'intérieur des principaux bâtiments et de quelques abords protégés.

On se souvient qu'il y a vingt ans (déjà !), Patrick DELAUNAY avait produit une première compilation de documents issus du chartrier de la Chaslerie, facilement accessibles au public dans les locaux des Archives départementales de l'Orne. Il s'agira pour M. YVARD de poursuivre ce travail, en s'attaquant à la partie cachée de l'iceberg.

Photo DDM, archives.

Pour que cette étude soit le plus utile possible, elle sera surtout centrée sur l'aspect et l'usage anciens des constructions en question.

Eric YVARD m'a été recommandée par Barbara TOUSSAINT. Basé dans le Perche (il est maire-adjoint de Bellême), cet ancien élève de la mère de François FILLON, qui l'a formé à l'étude d'archives, a déjà eu l'occasion de travailler sur quelques vieilles familles du Domfrontais, dont celle de Jacques COUPPEL du LUDE qui était apparentée aux LEDIN.
Le 23 mars dernier, nous vous avions présenté la carrière, mais de loin ! Aujourd'hui, nous sommes sur les lieux, en voici à nouveau l'historique...
Le domfrontais, au début du XXe siècle, était essentiellement un monde rural. La phase industrielle débute avec, entre autres, la carrière du tertre Sainte Anne en 1911, située sur la commune de la Haute Chapelle et exploitée par Marc Le Chippey . La roche, utilisée pour la fabrication de pavés, est extraite par une quarantaine de carriers.
Face à cette extraction, les élus s’inquiètent sur le devenir du site et obtiennent son classement en 1924. La carrière cessera son activité en 1956.
Elle est aujourd'hui masquée par la végétation et la voie ferrée qui la desservait (Caen-Laval) a disparu au profit de la voie verte !


N.D.L.R. : Aujourd'hui, quand on veut changer le revêtement des rues, on doit importer les pavés d'Inde ou de Chine ou les imiter avec un produit caoutchouteux qui ne durera pas, suivez mon regard... Alors que nous demeurons à un extrémité du massif armoricain dont les grès ont gardé toute la saveur du terroir.
Jean-Pierre ARBON
rédigé le Mercredi 24 Aout 2022
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Le livre qui n’est pas écrit

— Pourquoi n’écris-tu pas un livre ?
Une amie me pose la question. J’hésite un instant sur la réponse.
— Tu n’en as pas envie ?
— Si, bien sûr, parfois, lui dis-je, mais pour dire quoi, et à qui ?

Et je m’entends ajouter cette remarque que je n’avais jamais formulée à voix haute :
— Tu sais, quand je regarde ma bibliothèque, je la vois comme un grand babil. Chaque livre appelle : « lis-moi, ou relis-moi, écoute ce que j’ai à dire ». Ça caquète, ça gazouille, ça bavarde, c’est toute une volière qui piaille muettement. Qu’ajouterais-je à tout cela qu’un peu de bruit ?

Puis je lui ai raconté Rumi et l’oiseau, Omar Khayyam et son caravansérail. « Je suis venu, rien ne manquait au monde. Je partirai, rien ne lui manquera. » Et j’ai pensé qu’il en irait de même avec ma bibliothèque et le livre que je n’aurai pas écrit.