Vers un bouquin ?

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 20 Décembre 2014
Vie des associations - Vers un bouquin ? - Vie du site - Entretien du site
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J'essaye de faire passer le sous-onglet "Vers un bouquin ?" de l'onglet "Privé" à l'onglet "Vie de l'association" et n'arrive pas, seul, à supprimer l'exigence du mot de passe. Je vais demander à notre jeune "geek" de débuguer le truc.

Il s'agit pour moi d'ouvrir le débat, avec les visiteurs de notre site favori, sur le contenu et sur les modes d'édition de l'ouvrage consacré à la Chaslerie dont j'envisage désormais la rédaction.

Je lance en particulier un appel à l'aide à tous ceux qui détiennent des documents inédits, photos ou autres, sur l'histoire de la Chaslerie et qui, bien entendu, n'auraient pas d'intérêt à les garder secrets.

P.S. : Tom a immédiatement corrigé. Many thanks, jeune homme !

Alain JAMOT
rédigé le Mercredi 25 Février 2015
Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Vers un bouquin ?
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Bonjour,

Bienvenu dans cette série de mails qui va tout simplement vous expliquer comment, vous aussi, vous pouvez devenir un auteur publié, sans vous ruiner et sans envoyer des tonnes de manuscrits par la poste.

Qui suis-je pour vous parler de tout cela ?

Je m’appelle Alain Jamot, je suis conseiller littéraire depuis presque dix ans, auteur, éditeur, directeur de collection.

J’ai publié plus d’une quinzaine de livres, des gros, des petits, chez trois éditeurs, en France et en Suisse.

Et je fais donc partie des très rares conseillers littéraires qui sont passés par toutes les étapes de l’édition, et qui vous en parlent de l’intérieur, en véritable connaissance de cause.

Depuis 2008, j’aide des auteurs comme vous à se retrouver dans la jungle de l’autoédition, même si je préfère le terme d’édition indépendante.

Je vais donc vous donner une stratégie en quatre étapes pour passer du manuscrit à la publication, sans rien demander à personne, et en gardant le contrôle de votre livre.

Afin de vous lancer dans l’aventure immédiatement, voici comment transformer rapidement votre manuscrit en un texte professionnel, prêt pour l’impression.


--) imprimez votre livre sur papier, et relisez-le tranquillement avec un crayon à la main.

Cela permet de retrouver une certaine fraîcheur dans votre regard.

Si vous ne voulez pas, ou ne pouvez pas imprimer, relisez-le sur un autre support que votre écran d’ordinateur.

Lisez-le sur votre tablette, votre smartphone.

Ou simplement, changez la police de caractère, la taille et la couleur.

Pourquoi ? Tout simplement parce qu’après plusieurs lectures, votre œil et votre cerveau corrigent automatiquement votre texte, et vous ne voyez plus les coquilles, ces fameuses fautes ortho-typographiques, qui desservent votre texte.


--) passez votre texte dans un correcteur automatique.

Celui de Word n’est pas super-efficace, mais il aura au moins le mérite de repérer les fautes de frappe.

Optez si vous le pouvez pour un outil spécialisé.

J’utilise pour ma part Le Robert Correcteur (ex-petit ProLexis) depuis dix ans, et non seulement il repère pratiquement 95 % des fautes, mais il corrige aussi les problèmes typographiques.

C’est pas donné (99 €), mais vous pouvez télécharger une version d’essai valable quinze jours.

Son principal concurrent est canadien.


--) trouvez un ou des relecteurs extérieurs

Regardez si dans votre entourage (familial, amical, professionnel) se trouvent des gros lecteurs, des profs de lettres, des journalistes… bref des gens qui aiment l’écrit.

Ce n’est pas indispensable, mais ça aide beaucoup pour débusquer les passages pas clairs, ou les erreurs de syntaxe.

Comment faire si vous ne connaissez personne ?

Pas de panique : allez sur Facebook, et cherchez des groupes spécialisés dans l’écriture, ou tapez "forum écriture" ou "forum écrivain" dans Google.

Très souvent vous tomberez sur des gens comme vous, à la recherche de relecteurs, et vous pourrez vous rendre mutuellement service.

Évitez toutefois de rester trop longtemps sur ces sites, ils peuvent vous faire perdre beaucoup de temps en critiques inutiles, commentaires agressifs et autres délires Internet…

Voilà, suivez ces trois trucs. Utilisez-les même et surtout s'ils vous semblent trop simples, et vous n’en reviendrez pas de voir tout ce que vous avez pu faire pour arriver au top de votre manuscrit.

Alors, on me demande aussi souvent si le fait de publier son livre en France est réglementé, s’il faut des diplômes, des autorisations…

La réponse est non : vous n’avez besoin de rien, si ce n’est de respecter les lois sur la liberté d’expression (pas d’insultes, propos racistes, pas de diffamation…).

Bref, tout le monde peut le faire, et sans avoir besoin de pleurer auprès d’un éditeur ou d’une administration.

Dans le prochain mail de cette série, nous allons parler de mise en page, et je vous expliquerai comment, en quelques heures, vous pourrez déjà maîtriser l’essentiel de cet art difficile.


Alain Jamot

P.S: passez à l'action dès aujourd'hui si vous souhaitez aller au bout de votre rêve d'auteur...


N.D.L.R. : J'ai trouvé ce correspondant sur "Facebook". Il me demandait mon adresse de courriel et je l'ai donnée. On sait en effet que je m'interroge sur l'idée de rédiger un ouvrage illustré, consacré à notre manoir favori.

Ceci dit, je suis rendu circonspect par le fait que le deuxième mot de son message, au demeurant intéressant, comporte une faute d'orthographe.

Un visiteur de notre site favori aurait-il un avis sur la qualité des conseils en question ?
Alain JAMOT
rédigé le Jeudi 26 Février 2015
Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Vers un bouquin ?
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Bonjour,

c’est Alain Jamot, et nous allons aborder dans ce mail un aspect fondamental de la fabrication d’un livre : la mise en page.

Mais avant d’y venir, j’espère que vous avez vérifié votre manuscrit avec les techniques présentées dans le mail précédent, à savoir :

--) la relecture en solo, en changeant de support ou de format

--) L’utilisation d’un logiciel correcteur

--) la recherche de relecteurs sur les réseaux sociaux et les forums.

Passez à l’action dès maintenant : jamais il n’a été aussi facile de publier son propre bouquin sans dépendre de personne, et sans se ruiner, voire même de gagner de l’argent avec (ça arrive à bien plus de gens que vous ne pouvez imaginer).

Vous n’avez rien à craindre, rien à perdre, et tout à gagner !

Depuis huit ans, sur mon blog ou à travers mes différentes actions, j’ai vu et testé tout ce qui apparaît comme outils et comme stratégies pour les auteurs.

Et je vois chaque jour des auteurs comme vous qui se lancent, et qui réussissent, que ce soit dans le roman, le livre technique, le récit de vie, l’essai, les guides pratiques…

N’hésitez pas, et foncez !



Passons maintenant à cette fameuse "mise en page".

Qu’est-ce que c’est ?

Tout simplement un certain nombre d’usages, de traditions, d’habitudes, utilisés par les pros de l’édition, et qui font d’un livre un bel objet, élégant et pratique.

Comment faire pour apprendre tous ces trucs ?

Tout simplement, dirigez-vous vers votre bibliothèque et prenez un volume qui correspond au format de votre futur livre.

Prenez un papier et un crayon, et notez.



Première astuce

Ouvrez le livre, et vous allez voir que :

--) la première page est vierge

--) la seconde également

--) la troisième comporte juste le nom du livre, c’est le faux titre

--) la quatrième est vierge

--) la cinquième comporte le nom de l’auteur, le titre et le nom de l’éditeur. C’est la page de titre.

--) la sixième comporte juste les mentions de copyright

--) et le premier chapitre commence sur la page 7.

Et voilà : si vous appliquez cela à votre manuscrit, vous allez obtenir tout de suite un look pro et élégant !

Mais on peut aller encore plus loin…


Seconde astuce

Prenez votre double décimètre, et mesurez les marges présentes sur les pages :

--) marge vers l’extérieur

--) marge vers l’intérieur

--) marge vers le haut de la page

--) marge vers le bas de la page

Appliquez ces mesures à un gabarit dans Word, puis importez votre texte, en respectant l’ordre des pages expliqué au-dessus, et vous n’allez pas y croire : votre manuscrit est (presque) devenu un livre !

Trop cool, non ? :-)



Mais vous allez me demander, comme beaucoup de gens :

--) que faut-il comme logiciel pour faire une mise en page pro ?

Un simple traitement de texte comme Word, Open Office ou Pages suffit amplement. Pas besoin de mastodontes comme InDesign ou XPress, sauf si vous vous lancez dans un document truffé d’illustrations et de couleurs différentes.

--) ce serait pas mieux de passer par un professionnel ?

À vous de voir, mais sachez que la moindre mise en page se facture minimum 500 €. Et ne comprend pas la couverture…

Voilà, vous en savez déjà plus sur la mise en page d’un livre que 90 % des auteurs !

Dans le prochain mail, je vous expliquerai comment publier votre livre sous forme papier et le diffuser gratuitement !

À bientôt

P.S: envie d'en savoir un peu plus ? Regardez cette video sur Youtube, et laissez-moi u n commentaire si ça vous plaît, si ça vous aide...


Alain Jamot

je-publie-mon-livre.com
Alain JAMOT
rédigé le Vendredi 27 Février 2015
Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Vers un bouquin ?
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Bonjour,

c’est Alain Jamot.

Les retours que je reçois sont assez extraordinaires : j’ai du mal à croire (même si je sais que c’est vrai !) qu’il est aussi compliqué, difficile, d’obtenir les informations que je vous ai livrées dans mes deux mails précédents.

Eh oui, un manuscrit impeccable et une bonne mise en page selon les règles, c’est non seulement indispensable, mais c’est déjà 50 % de votre parcours d’auteur, qui n’a pas du tout besoin d’être un parcours du combattant…

Alors il nous reste à découvrir deux étapes encore, la publication, et la diffusion.



La publication

Saviez-vous que vous pouvez publier gratuitement votre livre, et obtenir la même qualité qu’un livre que l’on trouve dans le commerce ?

Comment ? Quoi ?

On se calme, c’est tout simple, et ça s’appelle l’Impression à la demande.

Plutôt que de passer par des margoulins qui s’intitulent éditeurs et vont vous demander 800, 1000, 2000 € en "participation aux frais de maquette" (suivez mon regard…), tournez-vous vers ça, l’impression à la demande.

Il s’agit simplement d’entreprises qui possèdent des presses numériques (une version très très améliorée des photocopieuses), et qui peuvent fabriquer votre livre à partir d’UN EXEMPLAIRE !

Plus besoin d’investir des milliers d’euros dans l’imprimerie offset traditionnelle, plus besoin de caler 500 exemplaires dans votre garage !

Chez eux, après avoir téléchargé votre texte et sa couverture, vous recevrez un lien qui permet à n’importe quel acheteur, dans le monde entier, de commander et recevoir votre livre, sans lever le petit doigt !

Ils font tout :

--) prise de commande

--) fabrication (pas de stock)

--) expédition

--) versement des droits d’auteurs

Vous n’avez rien à faire, si ce n’est d’acheter un seul exemplaire (au prix de fabrication) pour vérifier que tout est impeccable.

C’est le rêve absolu pour un auteur indépendant, croyez-moi, je m’en sers depuis huit ans, et C’EST VRAIMENT DE LA SCIENCE-FICTION !



La diffusion

Après l’impression, il faut diffuser et faire connaître votre livre.

Et je vais vous livrer immédiatement une astuce : pas besoin de vous transformer en marchand de tapis, en commercial ou en bonimenteur de foire !

Pour diffuser votre livre sur internet et toucher vos droits d'auteur, il suffit d’aller là où des milliers (parfois des millions) de lecteurs potentiels sont déjà là, cherchant désespérément un livre pour répondre à leur envie ou leur problème, et ce livre, ça peut être le vôtre !

Pensez à Amazon (le plus grand libraire au monde, inscription gratuite), aux plateformes spécialisées, aux forums ultra-fréquentés, aux blogs reconnus…

Il existe des techniques très simples pour toucher vos lecteurs aux quatre coins du monde, sans avoir à sortir de chez soi.

Oubliez les librairies, qui méprisent les auteurs indépendants…

Oubliez les salons du livre, qui vont vous coûter la peau des fesses, avec des résultats très incertains…

Vos lecteurs sont déjà, ils vous attendent, sur Internet !



Alors tout ça demande un peu d’organisation, et l’application systématiques de techniques sûres, éprouvées, pas des rêveries ou des délires de gens qui n’ont jamais rien publié, mais des infos béton, testées encore et encore, par des auteurs comme vous.

À force de répondre sans cesse à des auteurs fatigués de ne pas avancer ou de se faire arnaquer, j’ai rassemblé toute mon expérience, tout ce que je sais sur l’édition indépendante en un pack de 4 formations, qui constituent une véritable encyclopédie de l’auteur indépendant.

Ce pack vous montrera comment j’ai pu, en habitant en Allemagne, et sans connaître grand monde dans l’univers de l’édition parisienne :

-- publier mes propres livres…

-- les diffuser sans sortir de chez moi et gagner (pas mal) ma vie…

-- être interviewé sur Radio France International…

-- utiliser mes livres autoédités pour me faire publier chez trois éditeurs différents, en France et en Suisse, en restant dans mes pantoufles, face à mon ordinateur…



Dans mon prochain mail, je vous donnerais tous les détails, tout ce que ce pack contient, et qui pourrait bien changer votre vie…

Mais attention : ce n’est pas pour tout le monde !

--) Si vous n’êtes pas prêt à l’action, oubliez-le…

--) Si vous pensez qu’il faut avoir des relations pour publier son livre, oubliez-le…

--) Si vous attendez que ça tombe tout cuit sans lever le petit doigt, oubliez aussi !

Par contre, si vous être prêt à aller au bout de votre rêve, à prendre votre destin en main, alors ce pack vous attend.

Dernier avertissement : l’accès à ce pack sera limité aux 100 premiers à réagir. Je n’ai pas envie que n’importe qui utilise ces techniques pour faire n’importe quoi.



On en reparle dans mon prochain mail, vérifiez bien qu’il ne finisse pas dans vos spams, ce serait dommage… :-)

À bientôt

P.S: retweetez donc ce mail pour en faire profiter vos amis...


Alain Jamot

Publier son livre comme un pro

N.D.L.R. : Tiens, ça se précise, on dirait bien que, la prochaine fois, ce bonhomme va nous tendre la sébille...
Dans la journée d'hier, j'ai également lu deux bouquins :

- "Discours à l'Académise suédoise" de Patrick MODIANO ; c'est bref (24 pages), très clair et cela porte sur un sujet intéressant ; ce serait donc à recommander à une certaine courge inculte qui nous gouverne ;

- "Tu montreras ma tête au peuple", un coup d'essai d'un ancien étudiant en Droit des Institutions (ma matière préférée dans l'ordre juridique), François-Henri DESERABLE ; souvent excellent, parfois un peu plus faible mais globalement très bon. Dommage qu'une fois de plus, dans ce clip, le chroniqueur au look étudié de mousquetaire s'exprime avec une hargne qui témoigne, selon moi, d'une nature terriblement complexée ; pauvre petit, cet interviewer (?) donneur de leçons ferait donc plutôt pitié face à ce jeune auteur très équilibré, lui au moins !

Un de ces tests mystérieux trouvés sur "Facebook" :

Pas de chance pour moi, ce métier se dévalorise très vite :

P.S. (du 7 février 2016) : Pour avoir une idée de la façon dont ces tests fonctionnent, on essayera d'aller écouter la leçon de Yann LE CUN (ami de Michel BERA) au Collège de France, le 12 février prochain.

Commencé la lecture d'un roman dont j'ai découvert l'existence grâce à un article du canard que je monopolise lors de mes stations à ma cantine favorite. Il s'agit de "Le mystère Henri Pick" de David FOENKINOS.

Cela parle de la vie d'un écrivain face au monde de l'édition, un sujet qui m'intéresse. Envie rentrée d'écrire un bouquin ? On y viendra peut-être.
J'ai mandaté aujourd'hui Eric YVARD afin qu'il mène, à propos de notre manoir favori, un complément d'étude historique, en vue de documenter la prochaine restauration de l'intérieur des principaux bâtiments et de quelques abords protégés.

On se souvient qu'il y a vingt ans (déjà !), Patrick DELAUNAY avait produit une première compilation de documents issus du chartrier de la Chaslerie, facilement accessibles au public dans les locaux des Archives départementales de l'Orne. Il s'agira pour M. YVARD de poursuivre ce travail, en s'attaquant à la partie cachée de l'iceberg.

Photo DDM, archives.

Pour que cette étude soit le plus utile possible, elle sera surtout centrée sur l'aspect et l'usage anciens des constructions en question.

Eric YVARD m'a été recommandée par Barbara TOUSSAINT. Basé dans le Perche (il est maire-adjoint de Bellême), cet ancien élève de la mère de François FILLON, qui l'a formé à l'étude d'archives, a déjà eu l'occasion de travailler sur quelques vieilles familles du Domfrontais, dont celle de Jacques COUPPEL du LUDE qui était apparentée aux LEDIN.
Le 23 mars dernier, nous vous avions présenté la carrière, mais de loin ! Aujourd'hui, nous sommes sur les lieux, en voici à nouveau l'historique...
Le domfrontais, au début du XXe siècle, était essentiellement un monde rural. La phase industrielle débute avec, entre autres, la carrière du tertre Sainte Anne en 1911, située sur la commune de la Haute Chapelle et exploitée par Marc Le Chippey . La roche, utilisée pour la fabrication de pavés, est extraite par une quarantaine de carriers.
Face à cette extraction, les élus s’inquiètent sur le devenir du site et obtiennent son classement en 1924. La carrière cessera son activité en 1956.
Elle est aujourd'hui masquée par la végétation et la voie ferrée qui la desservait (Caen-Laval) a disparu au profit de la voie verte !


N.D.L.R. : Aujourd'hui, quand on veut changer le revêtement des rues, on doit importer les pavés d'Inde ou de Chine ou les imiter avec un produit caoutchouteux qui ne durera pas, suivez mon regard... Alors que nous demeurons à un extrémité du massif armoricain dont les grès ont gardé toute la saveur du terroir.
Jean-Pierre ARBON
rédigé le Mercredi 24 Aout 2022
Vers un bouquin ? - Désultoirement vôtre ! - Références culturelles - Vie des associations
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Le livre qui n’est pas écrit

— Pourquoi n’écris-tu pas un livre ?
Une amie me pose la question. J’hésite un instant sur la réponse.
— Tu n’en as pas envie ?
— Si, bien sûr, parfois, lui dis-je, mais pour dire quoi, et à qui ?

Et je m’entends ajouter cette remarque que je n’avais jamais formulée à voix haute :
— Tu sais, quand je regarde ma bibliothèque, je la vois comme un grand babil. Chaque livre appelle : « lis-moi, ou relis-moi, écoute ce que j’ai à dire ». Ça caquète, ça gazouille, ça bavarde, c’est toute une volière qui piaille muettement. Qu’ajouterais-je à tout cela qu’un peu de bruit ?

Puis je lui ai raconté Rumi et l’oiseau, Omar Khayyam et son caravansérail. « Je suis venu, rien ne manquait au monde. Je partirai, rien ne lui manquera. » Et j’ai pensé qu’il en irait de même avec ma bibliothèque et le livre que je n’aurai pas écrit.

Comme on le sait, Arnaud PAQUIN, architecte du patrimoine, vient d'être mandaté pour réaliser une "étude de diagnostic d'ensemble" portant sur la Chaslerie.

Cette "étude" devra vraisemblablement couvrir un certain nombre de sujets sur lesquels , depuis quatorze ans qu'il existe, notre site favori a peut-être eu l'occasion de se pencher. A ce propos, je rappelle que le message n°1 mis en ligne ici date du 10 août 2009 et j'indique qu'à ce jour, tous onglets confondus, ce site porte 22 757 messages dont 10 801 accessibles à tous (c'est-à-dire 11 956 messages cantonnés sous l'onglet "Privé").

Ceci constitue une masse de documents tout à fait considérable qu'il serait bon de trier - tâche énorme au demeurant - afin qu'Arnaud PAQUIN puisse accéder le plus commodément possible à ceux qui pourraient lui être les plus utiles.

L'idée d'un tel tri n'est pas nouvelle puisque, dès septembre 2014, lorsque j'ai créé l'onglet "Vie des associations/Vers un bouquin ?", j'avais estimé que certains messages pourraient être plus particulièrement séminaux. Le moment paraît venu d'y procéder.

A ce propos, commençant à réfléchir à ce que pourraient être les chapitres de l'étude d'Arnaud PAQUIN, je me dis qu'il pourrait y avoir lieu de créer, sous l'onglet "Désultoirement vôtre/Archives, histoire, documentation", une série de sous-onglets qui, au moins en théorie, seraient relatifs respectivement à :
- l'histoire de la Chaslerie, y compris dans ses racines médiévales,
- les travaux réalisés depuis 32 ans dans l'intérêt du monument, y compris, parfois, sans autorisation lorsque les circonstances paraissaient le justifier, voire l'exiger,
- la création et le développement des initiatives de "La SVAADE" pour apporter au monument un important et, espérons-le, décisif supplément de vie et d'utilité sociale,
- l'intérêt touristique de la Chaslerie, notamment depuis qu'elle est louée et animée par "La SVAADE".

En me lançant dans ce très long (et hautement fastidieux) travail de tri aux yeux de tous, je pense permettre à chacun, membre du fan-club favori ou pas, d'intervenir dans le processus autant qu'il le souhaiterait pour faire part de ses commentaires ou apporter sa contribution.

On a en effet compris qu'à la Chaslerie où l'on a toujours favorisé la transparence des actes et l'échange des idées, on serait des plus réservés à propos de réflexions qui seraient menées en catimini alors même qu'elles sont susceptibles de se traduire par un important engagement de fonds publics, comme celui annoncé de longue date mais qui reste à ce jour théorique, au risque, pourrait-il sembler, de n'être bientôt qu'hypothétique.
Longue réunion de chantier cette après-midi, consacrée à l'"étude de diagnostic d'ensemble".

Voici l'état du dossier avant la réunion :
- Sommaire et préambule.
- Relevé des bâtiments sur cour.
- Relevé des dépendances.
- Étude historique et patrimoniale (texte).
- Étude historique et patrimoniale (chronologie relative).
- Diagnostic sanitaire des bâtiments sur cour.
- Diagnostic sanitaire des dépendances.
- Projet (logis et aile Ouest).
- Projet (dépendances).
- Estimation d'ensemble.

Parmi les novations de cette dernière version du document, je retiens particulièrement ces deux extraits :
- l'un sur l'orientation des meurtrières :


- l'autre sur les doucines de diverses ouvertures :


Au cours de la réunion, nous avons notamment évoqué la future septième et dernière partie du document, celle qui sera consacrée à la recommandation de l'architecte du patrimoine en matière de phasage du chantier.

A ce stade de nos échanges, nous estimons que cette étude devrait pouvoir être terminée pour février prochain.
Une fois de plus, depuis très tôt la nuit dernière, je travaille d'arrache-pied à la relecture de la dernière version (celle de la mi-janvier) de l'"étude de diagnostic d'ensemble" d'Arnaud PAQUIN;

Pour ce qui concerne les quatre premières parties ("I - Relevés", "II - Etude historique et patrimoniale", "III - Diagnostic sanitaire" et "IV - Projet"), je devrais pouvoir transmettre très rapidement à Arnaud PAQUIN la liste de mes dernières remarques et demandes de corrections. Je n'ai guère que la bibliographie à compléter à la marge et, peut-être, des notes de bas de page à ajouter pour confirmer quelques affirmations du texte.

En revanche, pour ce qui concerne la partie "V - Estimation", j'ai sans doute eu le très grand tort d'imaginer qu'il fallait que le texte des quatre premières parties soit stabilisé avant que je commence à y mettre le nez. Je dois dire que ce que j'ai découvert depuis trois jours que je me concentre sur cette partie-ci me donne à penser que le cabinet d'Arnaud PAQUIN a encore beaucoup de travail à fournir avant que je puisse me déclarer satisfait de cette partie-ci (sachant que je le suis extrêmement du reste). Et il ne m'échappe pas qu'Arnaud PAQUIN est sursaturé de travail en ce moment.

Comme la partie "V - Estimation" doit évidemment être bouclée avant que la rédaction de la partie "VI - Programmation" ne puisse commencer utilement, tout donne à penser que le calendrier espéré pour la remise finale de cette "étude de diagnostic d'ensemble", même dans le cadre des derniers vœux exprimés, ne sera pas tenu. Et vraisemblablement de beaucoup.

Mais, compte tenu tant des termes du contrat, du coût de cette étude à mon échelle et, surtout, de ma ferme volonté que ce document officiel puisse être considéré comme mon "testament spirituel", (résumant 33 ans de travaux et de réflexion continus sur ce monument historique) à l'usage de mon (ou de mes) successeur(s), quel(s) qu'il(s) soi(en)t, je n'ai nullement l'intention de céder sur sa qualité.

Donc les délais suivront.
Carole et "Cambérabéro" me demandaient tout à l'heure pourquoi je passe tant de temps à relire et de soin à caviarder les versions successives de l'"étude de diagnostic d'ensemble" que l'on sait :

15 mai 2024.


Ma réponse tient en deux points :
- d'abord j'y suis obligé car mon ordi ne dispose pas de la bonne version du logiciel "Word" contrairement au cabinet PAQUIN ; par voie de conséquence, je suis empêché de porter mes corrections en ligne, je suis obligé d'imprimer le texte en format A3 (car je me crève les yeux sur le tirage en A4 auquel est cantonnée mon imprimante) ; donc je perds énormément de temps à faire enregistrer mes amendements par le cabinet PAQUIN et en suis même réduit, désormais, à préférer les leur communiquer directement en me rendant chez eux ;
- deuxièmement et plus profondément, je tiens à ce que cette étude soit, de fait, mon testament spirituel en ce qui concerne la Chaslerie. Je veux dire par là que j'entends que mon successeur, quel qu'il soit ou puisse être, à la barre de ce monument trouve dans ces pages et en bon ordre tout ce que, depuis trente-trois ans, j'ai pu apprendre à propos de ce paquebot ou imaginer de plus sérieux pour ses prochaines courses en haute mer.

Bien sûr, nous sommes tous conscients que je n'aurai plus le temps, la force ni (sauf miracle) les moyens financiers de mener à son terme le projet caressé de mettre le monument à la disposition de "classes de maîtres", avec le souci de la transmission, à un vaste public, de "programmes culturels de qualité" ("élitistes", disent les kékés).

Mais je dois reconnaître que, dans un tel domaine également et même parmi mes proches comme Carole ou les personnes les mieux disposées à mon égard comme "Cambérabéro", j'ai du mal à partager, je ne dis même pas à faire prospérer, l'idée de la "qualité FOURCADE" qui m'est chère ("une certaine idée de la France" si l'on se hasarde à pousser un peu le raisonnement ; disons plutôt une certaine échelle de valeurs).

Ainsi, je suppose que je mourrai incompris. Mais cette perspective, des plus probables à mes yeux, ne m'empêchera pas d'avancer, à ma façon, tant que je le pourrai encore.