Transmission du patrimoine

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 9 Octobre 2018
Désultoirement vôtre ! - Transmission du patrimoine
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(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Mar 09/10/2018, 19:34
À : T.F.

A qui le dis-tu...?

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De : T.F.
Envoyé : mardi 9 octobre 2018 14:26
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Re: DONATION FOURCADE

Ils dorment bien : ce sont les parents qui s’inquiètent ;-)

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Le 9 oct. 2018 à 04:29, Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com> a écrit :

> Les enfants devraient dormir à une telle heure...

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>
> De : T.F.
> Envoyé : mardi 9 octobre 2018 04:04
> À : COMPTA ETUDE GUIBERT; r-e.guibert@etude-guibert.fr
> Cc : Pierre-Paul Fourcade; Carole Fourcade
> Objet : Re: DONATION FOURCADE
>
> Maître,
>
> Merci pour ces précisions.
> Dans ces conditions, serait-il possible de convenir d’un rendez-vous à l’étude de Bagnoles le vendredi 2 ou le samedi 3 novembre afin de procéder à l’annulation de la donation des parts de la SCI du colombier et des écuries effectuée par les parents (en CC) ?
>
> Bien à vous,
>
> T.F.
>
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>
> Le 4 oct. 2018 à 07:19, COMPTA ETUDE GUIBERT <compta@etude-guibert.fr> a écrit :
>
>> <Résolution de donation.doc>
(Début de citation)

De : Guillaume Gendraud <guillaume.gendraud@tenqi.fr>
Envoyé : samedi 13 octobre 2018 23:31
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Re: Préservation des infos du site favori, voire de celui-ci

Re,

C'est un choix qu'a fait Thomas, sûrement parce qu'étant donné votre grand nombre de photos, cela coûte moins cher d'utiliser Amazon pour le gros du stockage (photos), et OVH pour faire s'exécuter les pages du site Internet.

Concernant mes interventions, si le site Internet ne plante pas, je n'aurai pas à intervenir. S'il y a un souci (comme la semaine dernière), on peut toujours prévoir une heure ou 2 par an (40€ HT / heure).

Numériquement,

Guillaume "Matrix" Gendraud
Conseil, expertise et développement technique
https://www.tenqi.fr
06.16.53.69.37

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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : samedi 13 octobre 2018 22:25
À : Guillaume Gendraud
Objet : RE: Préservation des infos du site favori, voire de celui-ci

Ma question couvrait également, si vous l'acceptez, le coût de votre propre intervention pour maintenir le site.

Et pourquoi prévoir deux hébergeurs ?

PPF

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De : Guillaume Gendraud <guillaume.gendraud@tenqi.fr>
Envoyé : samedi 13 octobre 2018 22:10
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Re: Préservation des infos du site favori, voire de celui-ci

Bonsoir,

Il n'existe pas vraiment de site Internet pour archiver un site.
Celui dont je vous avais parlé par téléphone (archive.org) fonctionne selon son bon vouloir. On ne peut rien lui imposer (et donc tout peut être supprimé si cela lui dit).
Le seul moyen que je vois est de conserver le nom de domaine et les hébergements (OVH+Amazon).
Si je me réfère aux dernières factures que vous avez réglées chez ceux-ci :
- OVH : nom de domaine : 6,99€ HT / an
- OVH : hébergement : 203,88€ HT / an
- Amazon : hébergement : 12,40€ TTC / mois
Ce qui donne 401,84€ TTC / an.

On ne peut pas provisionner une avance chez ces 2 prestataires :
- OVH : on peut commander pour maximum 3 ans. Donc il faut renouveler tous les 3 ans
- Amazon : c'est paiement à la fin du mois, en fonction du nombre de consultations.

Numériquement,

Guillaume "Matrix" Gendraud
Conseil, expertise et développement technique
https://www.tenqi.fr
06.16.53.69.37

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Le 13/10/2018 à 04:02, Pierre-Paul Fourcade a écrit :

> Cher Guillaume,
>
> Suite à mon appel, pouvez-vous me dire :
> quelle provision prévoir pour maintenir le site après que j'aurai cessé d'y écrire ?
> quel site permettrait d'archiver le site favori ?
>
> Bien cordialement,
>
> PPF
>
(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 16 Octobre 2018
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Transmission du patrimoine
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Autant le noter : mon aîné, interrogé hier soir, refuse catégoriquement de lever le petit doigt pour m'aider à résoudre mes problèmes de financement de notre chantier favori. Dans une ultime tentative, je souhaitais cette fois qu'il cautionne un crédit bancaire de 125 000 € en ma faveur. Du hors-bilan donc. Mais c'était encore trop attendre de lui.

Or, moins d'un an après m'avoir expliqué qu'il ne savait pas comment s'y prendre pour emprunter les 150 000 € auxquels je valorisais la nue-propriété du logis, il vient de signer, au titre de sa nouvelle résidence principale, un contrat près de quinze fois plus élevé et engage de surcroît un programme de travaux d'un montant à lui seul deux fois fois plus gros que ce que j'avais eu l'outrecuidance de lui réclamer.

Bien sûr, on ne sera pas surpris qu'un tel apôtre ne ferme pas, pour l'avenir, la porte d'une éventuelle coopération entre nous, si du moins j'arrive à me faire assez petit pour qu'il puisse m'imposer, par exemple, les fantaisies de son épouse. Il déclare toutefois qu'il n'y a rien à espérer de son côté pour résoudre mon problème, au moins pour les cinq ans qui viennent, priorité devant alors être donnée à ses propres dépenses.

Cette fois et sans attendre que je fête mes 72 ans si j'y arrive, on se le tiendra définitivement pour dit et on ne manquera pas d'en tirer toutes conséquences utiles dans l'intérêt du monument.
Excellente réunion de travail ce matin avec un plombier et ses alliés :
- ils acceptent le principe de factures étalées et réglées dans le temps, de manière à optimiser leur incidence fiscale pour moi ; reste à traiter la question du nantissement ou autre garantie à mettre en place en leur faveur, sachant que mon aîné ayant refusé de m'aider, je ne puis compter, encore et toujours, que sur mes propres forces ;
- je m'oriente vers une campagne unique de forages, couvrant les besoins à terme de l'ensemble du manoir ; cela permettra diverses économies d'échelle et évitera d'avoir à ouvrir le terrain à plusieurs occasions ; à ce stade de nos réflexions, les forages seraient effectués dans le pré situé immédiatement au Sud de la charretterie et occuperaient une zone de 30 mètres sur 50, sur laquelle il ne serait plus possible de replanter d'arbres ;
- pour faire pénétrer dans le colombier la tuyauterie située en aval des forages et, plus précisément, des collecteurs assez hideux à prévoir (j'ai demandé que de la fonte remplace le plastique ), le mieux techniquement serait d'opérer sous la fenêtre Sud-Ouest du rez-de-chaussée du colombier ; l'importance des terrassements à prévoir entre le champ des forages et cette entrée dans le bâtiment nécessiterait l'intervention d'un terrassier professionnel (et non d'Igor à la mini-pelle) ;
- l'emprise de la chaufferie centrale devrait être calibrée de manière à ce qu'à terme, elle puisse abriter toutes les pompes à chaleur et citernes nécessitées par l'ensemble de l'installation (soit la tranche 1 et la tranche 2 du chauffage) ; de ce fait, je risque de perdre l'espace que je comptais consacrer là à une salle-de-bains avec baignoire.

La météo annonçant l'arrivée de l'hiver le week-end prochain, j'ai profité de la présence du plombier pour lui faire rallumer la chaudière actuelle, celle dissimulée dans l'arrière-cuisine du bâtiment Nord. Il a eu un peu de mal car, m'a-t-il expliqué, des connecteurs ont fondu. Il va essayer de les remplacer mais n'est pas sûr d'y arriver parce que, me dit-il, cette chaudière commence à dater (je l'avais achetée neuve il y a 25 ans environ et il faudrait qu'elle me dure encore 2 ou 3 ans, le temps que le nouveau chauffage de la tranche 1 fonctionne).
Jacqueline X.
rédigé le Mercredi 24 Octobre 2018
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Transmission du patrimoine
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Bonjour

Dans votre recherche de garant avez-vous pensé à un nantissement d'objets type bijoux, tableaux, meubles anciens, une estimation de Cie d'assurance pourrait vous aider, c'est un nantissement pas très courant mais qui est assez simple, sauf à trouver le tiers détenteur.

Vous pouvez aussi explorer un prêt par une banque-assurance type AXA et il vous reste le prêt hypothécaire sur une partie de vos terrains, boisés ou non.

Cordialement

N.D.L.R. : Merci. Je rencontre demain l'excellent directeur de l'agence de Flers de la Société Générale ; on verra à quoi il pense de son côté. Pour ma part, je n'aime guère hypothéquer quoi que ce soit ; de mémoire, ça fait trop de frais. Et j'avais fait en sorte que Carole et moi soyons à 50-50 pour l'ensemble des actifs que j'ai financés, comme notre appartement parisien, notre manoir favori ou les terres alentours. Quant au mobilier, il appartient pour l'essentiel à une société dont j'avais fait don, il y a longtemps déjà, à mes fils.

A l'heure de faire les comptes, et surtout de financer la suite des travaux, pas très malin, le bonhomme, donc.

Il doit être écrit quelque part que je finirai à la cloche...
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 1er Novembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Transmission du patrimoine
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Je reçois tout à l'heure la visite de mon aîné et de sa petite famille, donc de mes "petits croutons". On s'est parlé au téléphone hier soir et mon aîné n'a pas pipé mot du testament. A sa place, j'aurais immédiatement volé dans les plumes du testateur. Et sans retenir les coups. Lui, rien de tout cela, des propos parfaitement calmes, comme si de rien n'était. Etonnant à quel point, par certains aspects, ce garçon ressemble à sa mère. On aura noté que je suis d'un bois tout différent. Souvent survolté certes, mais il me semble que c'est quand même moi qui fais tourner la machine.


Discutant hier soir avec un voisin que j'étais venu taxer en prévision de futurs combats anti-éoliens et qui a néanmoins eu la bonté de me faire cadeau d'un pot de miel et d'un jus de pomme de sa fabrication, tous deux excellents, je l'ai entendu me dire que Carole "passe très bien dans le pays" car "elle est lisse". Moi, d'aucuns connus de mon interlocuteur (il s'est bien gardé de m'en donner les noms mais je crois avoir quelques idées à ce sujet) me trouveraient "intolérant", semble-t-il. Comment diable une telle abomination serait-elle possible ? Je ne vois qu'une explication : "Arissou arissat, castagne lucente".

Que voulez-vous, ce n'est pas à mon âge (canonique) que je vais changer, je le crains pour vous (et pour moi aussi, un peu, parfois).

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 4 Novembre 2018
Vie du site - Entretien du site - Désultoirement vôtre ! - Transmission du patrimoine
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J'ai ralenti ma production de nouveaux messages sur notre site favori pour deux raisons :
- d'une part, je ne suis pas en forme et traîne un genre de bronchite depuis plusieurs jours ;
- d'autre part, l'ordi n°1 est de nouveau en drapeau, ce qui n'arrange rien.

Il y a pourtant de bonnes nouvelles par ici puisque ce week-end avec mon aîné et sa petite famille s'est passé aussi bien que possible, principalement grâce à lui qui confirme ainsi, à mes yeux, que nous ne sommes pas du même bois. Je veux dire par là, notamment :
- qu'il a rendu les parts de S.C.I. de l'"aile de la belle-mère" en prenant même à sa charge, spontanément, les frais correspondants ;
- qu'il n'a fait aucune allusion, ni de près, ni de loin, au testament que l'on sait ; par souci d'apaisement, j'ai donc cru devoir renvoyer ce dernier aux pages "Privé" de notre site favori, de même qu'un message peu amène du premier soir de cette visite.

La finesse de mon aîné m'est également apparue à deux reprises :
- lorsqu'il a réaffirmé son intention de concourir au financement de la restauration de notre manoir favori, mais pas avant 5 ans ; à ce propos il semble que sa réussite chez son nouvel employeur, qui me réjouit tout particulièrement, lui apporte une forme de sérénité de bon augure ;
- lorsqu'il a fait allusion à l'intérêt qu'aurait son cadet à habiter dans le même immeuble que nous à Paris. Hélas, la façon dont Carole gère ses comptes (admirez la litote) ne me paraît pas compatible avec cette perspective. Alors que l'année 2018 est en train de s'achever, j'ai en effet découvert aujourd'hui qu'il faudrait que je lance sans tarder les forages que l'on sait ; et ceci sans avoir encore trouvé de solution pleinement satisfaisante au financement de cette si importante tranche de travaux.

P.S. (du 6 novembre 2018) : Un échange de courriels avec mon aîné à la suite de cette visite me confirme que ma petite-fille était triste de quitter si vite notre manoir favori. Par ailleurs mon aîné ne s'est pas montré fermé à l'idée de m'aider à trouver une solution à mes problèmes immédiats de trésorerie ; il faut cependant que je les lui explique d'abord en détail, ce qui ne va pas être simple pour moi.
Le dernier week-end, mon aîné m'a fait observer qu'il serait grand temps que je rétablisse des toilettes au rez-de-chaussée du bâtiment Nord dont l'aménagement pourtant très provisoire de la cuisine lui semble très bienvenu, avec la marche bricolée par Christian mais qui aura permis à mon premier petit-fils de poursuivre aisément sa carrière prometteuse de déménageur.

Quant à Carole, elle a suggéré que, dans le futur petit cabinet de toilettes en question, j'installe la douche au fond de la pièce (là où j'avais prévu une cuvette de w.-c.) et la cuvette des w.-c. immédiatement à droite en entrant (c'est-à-dire là où j'avais fait les réservations pour une douche). En fait, cette permutation me semble pertinente car de nature à permettre des évolutions plus commodes dans la pièce. Et je butais sur la difficulté de conception des aménagements du mur du fond, sous le fenestrou ; là, on aurait même un granit sculpté à la Renaissance pour servir de tablette où poser les shampooings. Il faut cependant que je m'assure du caractère réalisable de ce plan en l'état des canalisations en attente pour le chauffage par le sol. Et bien sûr - air connu - que je trouve les choux.
A la réflexion, je trouverais idiot de m'endetter à mon âge à hauteur de 150 000 € en supportant des mensualités de 2 000 € si c'est pour ne pouvoir financer que 75 000 € de travaux et me retrouver, à l'âge de 73 ans, avec 75 000 € d'épargne. Mon problème est en effet de financer mon programme immédiat de travaux de plomberie et chauffage en attendant un hypothétique relais par mon aîné dans cinq ans, pas de me constituer une épargne pour l'époque où je serai gaga.

J'envisage donc de décliner cette offre de crédit. Mon problème de financement reste entier. Ça devient très tendu, tout ça.

Or, si mon idée de réintégration fiscale de déficits fonciers antérieurs était réalisable (ce qu'à dire vrai je crois être le cas, au moins pour une partie qui demeure substantielle à mon échelle), cela me permettrait dans un premier temps de lever le pied sur les travaux non subventionnés, donc de profiter de cette période de répit pour reconstituer un peu d'épargne m'autorisant une relance de ces travaux dans un second temps. Je parle ici d'une pause qui pourrait durer trois bonnes années. Autrement dit, le calendrier du chantier en serait lourdement affecté. Pas sûr que ça ne couine pas dans mon entourage.

Décidément, la restauration de vieilles pierres n'est pas une sinécure !

P.S. (du 26 novembre 2018) : (Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : lundi 26 novembre 2018 08:21
À : (...)
Cc : T.F.
Objet : RE: Prêt

Cher Monsieur,

En réalité, cette offre ne correspond pas à ma demande. Je n'ai en effet nul besoin de me constituer une épargne de 75 000 € - accessible dans 7 ans ? - mais de financer mes travaux immédiats.

Cordialement,

PPF

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De : (...)
Envoyé : samedi 24 novembre 2018 08:56
À : 'Pierre-Paul Fourcade'
Objet : RE: Prêt

Bonjour Monsieur FOURCADE,

Nous pouvons donc partir sur un placement de 75 000 et un prêt de 150 000€ ?

Pouvez-vous venir semaine prochaine à l’agence ?

A vous lire

(Fin de citation)
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 26 novembre 2018 21:57
À : Arnaud Paquin Architecte
Cc : T.F.
Objet : RE: Chaslerie - 2ème tranche de restauration des menuiseries du logis

Je viens de réviser et de compléter le texte de mon message en ligne. Tout cela est en train de devenir beaucoup trop difficile pour moi. Je n'en peux plus de toutes les contraintes auxquelles je devrais faire face pour continuer à avancer à ce stade. Cela est devenu impossible, je suis prêt à jeter l'éponge. Et advienne que pourra !

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De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : lundi 26 novembre 2018 13:39
À : Arnaud Paquin Architecte
Objet : Chaslerie - 2ème tranche de restauration des menuiseries du logis

Cher Monsieur,

Pour info : https://www.chaslerie.fr/blog/message/44994

Pourriez-vous contacter (...) pour apprendre comment interpréter cette lettre ?

Par ailleurs, "Enedis" vient de m'appeler à l'instant pour l'histoire de transfo que vous savez. Ils voulaient encore me coller des appareillages visibles à l'extérieur de la charretterie. J'ai dit à mon interlocutrice (06 78 73 59 07) que vous alliez déposer une demande de permis de construire pour mes travaux et que le volet "Enedis" serait réexaminé avec eux à ce moment.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 27 novembre 2018 16:46
À : Davy Bernard
Objet : RE: infos relatives à l'inhumation chapelle privée

Cher Bernard.

Merci beaucoup, c'est très clair. Je vais devoir me rapprocher d' un hydrogéologue agréé ; j'imagine que la chose sera facile.

A très bientôt, bien cordialement,

PPF

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De : Davy Bernard <b.davy@villededomfront.fr>
Envoyé : mardi 27 novembre 2018 11:54
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Fwd: infos relatives à l'inhumation chapelle privée

Pierre Paul,

Je vous transfère les infos concernant l'inhumation à domicile.
Excusez-moi pour ce retard .

Bernard

(Fin de citation)

P.S. : Je m'aperçois que l'autorisation préfectorale nécessaire à mon inhumation dans la chapelle de la Chaslerie ne peut être obtenue de mon vivant. Je vais néanmoins essayer de purger l'obligation d'un rapport "ad hoc" d'un hydrogéologue agréé. Pour cela, il serait sans doute judicieux que j'interroge la préfecture sur l'utilité d'une telle précaution.
X.
rédigé le Mardi 25 Décembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Transmission du patrimoine
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Plieux, jeudi 20 décembre 2018, sept heures du soir. J’ai eu l’explication, qui aurait dû m’être d’emblée tout à fait évidente, si j’étais moins naïf, de l’attitude singulière de cette dame, au demeurant aimable, qui a visité Plieux la semaine dernière : mais visité presque sans regarder, sans voir, sans savoir, sans porter le moindre intérêt à l’histoire, à l’archéologie, aux époques, aux styles. Je ne comprenais absolument pas pourquoi elle envisageait d’acheter un édifice de ce genre, qui de toute évidence n’appartenait pas à ses centres d’intérêt. La raison en était pourtant bien simple. Elle est d’ordre fiscal. Selon le vocabulaire de la profession immobilière, cette dame désire défiscaliser. J’ai eu tout à fait tort, en ce sens, d’insister sur le bon état général des lieux, et de faire ressortir, auprès de la visiteuse, qu’on pouvait très bien s’installer entre ces murs, et y vivre, sans y faire les moindres travaux. C’était précisément le contraire, qu’elle aurait voulu entendre. Mais le contraire est tout aussi vrai, par chance — car si quelqu’un voulait investir des millions dans cette demeure, cette personne en aurait tout loisir, Dieu sait.

L’épisode et le malentendu sont très éclairants, en tout cas, même s’ils ne font qu’apporter une confirmation à ce que je savais à peu près. Le marché immobilier des châteaux est devenu tout à fait utilitaire, petit-bourgeois, sécularisé, délittérarisé, profane. La moitié des annonces au moins insistent sur l’heureuse disposition des propriétés à se prêter à des fonctions de maisons d’hôtes. On dirait que tout le monde ne rêve plus que de devenir tenancier de gîte rural ou de résidence de charme, c’est-à-dire, peu ou prou, domestique, ou commerçant. D’ailleurs, à voir les photographies d’intérieur, on s’avise que la plupart des “affaires” proposées ont déjà rempli ces fonctions, dans les années récentes, ou quelque autre de même acabit. Presque aucun château n’est “dans son jus”, avec des portraits d’ancêtres et des meubles anciens ; et très minoritaires, rarissimes, même, dirais-je, sont ceux qui sont vendus par leurs propriétaires “historiques”. L’aristocrate ruiné qui se sépare en dernier recours, désespéré, de la demeure ancestrale, n’est plus du tout une figure courante de ces transactions, comme il l’était au XXe siècle. Symétriquement a disparu parmi les acheteurs, et on le regretterait presque, le bourgeois snobinard de ma sorte qui désire s’acheter de l’histoire, de la beauté, de la culture, de la littérature en fenêtres, en poutres et en garennes. Les ameublements et aménagements des pièces qu’on voit dans les annonces ou lors des visites — souvent étonnamment modestes, d’ailleurs, et volontiers de très mauvais goût, soit par ostentation vulgaire, soit par recours forcé au bric-à-brac, au vide-grenier, à l’Henri-II, à l’Henri-XV, au Lévitan, à l’Habitat, au Conforama (comme ici) —, établissent clairement qu’entre l’histoire et le présent se sont glissés une ou plusieurs couches de gestionnaires du temps, médecins, chirurgiens, avocats, journalistes, hommes d’affaires, dentistes, commerçants, qui, même s’ils ont dessein de faire souche sous ces lambris, ces mâchicoulis ou ces gouttières, ce qui est loin d’être toujours le cas, sont obligés de constater que plus rien dans la société, ni dans l’état de la famille, de la culture, ne permet plus d’étayer des intentions de ce genre, ni les fantasmes qui vont avec.

On voit autour des maisons, et de l’héritage, à quel point la France et les Français sont présentisés, déshistoricisés, délignagisés, délocalisés, coupés de leurs racines, arrachés aux appartenances. Certains agents ont vu passer les mêmes biens deux ou trois fois, dans leur carrière. Ils me disent que la durée moyenne de possession, qui était de vingt-cinq ans à peu près à leurs débuts, est aujourd’hui d’une dizaine d’années — entre la retraite et l’impotence, par exemple ; ou bien entre les premiers pas des enfants ou petits-enfants et leurs premiers émois sexuels, qui leur font prendre en grippe les campagnes perdues…

Le Petit Remplacement ne s’opère pas d’un coup. C’est une série de substitutions par soubresauts, qui ne laisse même pas de place à la nostalgie. Il faut une certaine culture, pour la nostalgie, une vague conscience littéraire ou religieuse du monde, un peu de fantasme et de mégalomanie, le sentiment de la durée, c’est-à-dire de la mort.

La visiteuse de la semaine dernière a trouvé que Plieux avait l’air d’un musée.

N.D.L.R. : En attente du copyright de l'auteur.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 8 Janvier 2019
Désultoirement vôtre ! - Transmission du patrimoine - Economie
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Une candidate possible à l'achat d'un monument historique emblématique de ce coin du bocage normand m'a longuement téléphoné ce soir pour me demander combien coûterait à mon avis la restauration de ce dernier.

Pour ne pas la décourager, j'ai articulé un chiffre inférieur à ce que je pense, de trois fois le prix qu'elle m'a indiqué être prête à débourser pour l'achat, si toutefois son mari y consent. Il est vrai que mon expérience de restaurateur de vieilles pierres m'a entraîné, en près de 28 ans de chantier continu, bien au-delà, en la matière, de ce que j'avais pu imaginer au départ. Quelque chose comme sept ou huit fois mon prix d'achat déjà, qui n'était lui-même pas donné (tant mieux pour mon vendeur qui n'aura pas eu la chance d'en profiter longtemps).

Pour autant, est-ce que je le regrette ? Tout bien pesé, pas vraiment. "Such is life", au demeurant.
Me voici transformé, de fait, en agent immobilier officieux (et gratuit), spécialisé dans les monuments historiques de cette partie du bocage (disons à 30 km à la ronde)...

Encore un effet indirect de notre site favori, sans doute.

Là, nous parlons de la Saucerie et aussi de Chaulieu, deux perles du secteur qui auraient tant besoin de trouver un nouveau propriétaire suffisamment fou pour se lancer dans de tels programmes de travaux. Bref, un type un peu dans mon genre...

J'explique que les amateurs ont, par les temps qui courent, une chance extraordinaire que deux telles propriétés, si remarquables à tant d'égards, se trouvent disponibles sur le marché. J'essaye de donner des renseignements pratiques, comme sur les aides publiques aux boisements ou, surtout, sur la fiscalité des monuments historiques (une dimension du dossier sans laquelle, à mon avis, soit dit en passant, tout ce patrimoine tomberait en ruine en peu de générations). On m'interroge également sur les bons architectes du patrimoine, bientôt ce sera, j'en suis sûr, sur les bons artisans. On me parle aussi des fonctionnaires des affaires culturelles avec qui l'on est entré en contact, on me rapporte leurs réponses, leurs conseils, en me demandant mon avis.

A cet égard, voici les derniers messages échangés :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : samedi 12 janvier 2019 02:40
À : (...)@(...).de
Objet : TR: Demeure historique

Pour info.

Isabelle d'HARCOURT est la déléguée régionale de la DH. Elle en est également administratrice.

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De : dHarcourt Isabelle
Envoyé : vendredi 11 janvier 2019 23:00
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Re: Demeure historique

Je suis très étonnée d'une telle réponse de la part de la DH, contraire à la pratique actuelle et même originelle.
Soit cette personne n'a pas bien compris, soit elle préfère ne pas adhérer pour le moment, soit elle est tombée sur une nouvelle stagiaire mal informée.
Il est vrai que en principe ce sont les monuments qui sont adhérents, qu'ils soient protégés ou non, et ce depuis la fondation en 1924.
On peut adhérer en ligne sur internet.

Amicalement,
Isabelle d'Harcourt

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Le vendredi 11 janvier 2019 à 15:18:06 UTC+1, Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com> a écrit :

Chère Madame,

Oui, je connais (...), il habite dans une maisonnette ("la maison rouge") à côté de son château. Il semble qu'il ait donné l'exclusivité au cabinet LE NAIL.(...)

Chaulieu est sensiblement plus important que la Saucerie. Les deux sont très remarquables et pittoresques.

Je suis un peu étonné de la réponse que vous avez obtenue de la DH. Cela peut s'expliquer parce qu'ils ne souhaitent pas que leur savoir-faire soit connu de ceux qui pourraient nuire aux MH, ce qui n'est manifestement pas votre cas.

Bien cordialement,

PPF

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De : (...)@(...).de
Envoyé : vendredi 11 janvier 2019 15:05
À : penadomf@msn.com
Objet : Demeure historique

Cher Monsieur Fourcade,

`Demeure historique´ m´a répondu qu´une adhésion n´était possible que pour les propriétaires de MH. Les éventuels propriétaires en devenir (si je puis dire) ne sont pas admis. Par conséquent, je n´ai pas accès aux documents qui pourraient justement m´être utiles… Cela aurait été trop simple. Leur juriste (en vacances) va me rappeler prochainement. A défaut je vais essayer de me faire envoyer le `Que-sais-je?´ que vous m ´avez recommandé.

Le chateau de Chaulieu est effectivement remarquable… Il faudrait le visiter pour se faire un idée. Connaissez-vous éventuellement le propriétaire? J´ai envoyé un courriel à la Mairie de Chaulieu.

Nous avons un mètre de neige dans le jardin et il fait – 5°C… La douceur de la Normandie manque soudain beaucoup, même si les paysages ici sont grandioses.

Bien cordialement,

(...)

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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 11 janvier 2019 05:47
À : (...)@(...).de
Objet : RE: La Saucerie

Je vous signale aussi que, à une trentaine de km, le très remarquable château de Chaulieu est à vendre à un prix qui peut sembler modéré.

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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 10 janvier 2019 18:14
À : (...)@(...).de
Objet : RE: La Saucerie

Chère Madame,

Pour la fiscalité, le mieux serait que vous adhériez à "La Demeure Historique". Ils ont des services très compétents dans tous domaines intéressant les propriétaires de MH. Ils produisent notamment un ouvrage très bien fait sur la fiscalité des MH, selon les cas de figure.

Sur la fiscalité, vous pouvez lire un résumé très bien fait dans le "Que sais-je ?" sur les MH. En peu de pages, l'essentiel y est dit.

Avez-vous contacté DESGRIPPES ?

Bien cordialement,

PPF

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De : (...)@(...).de>
Envoyé : jeudi 10 janvier 2019 18:07
À : penadomf@msn.com
Objet : La Saucerie

Cher Monsieur Fourcade,

Suite à notre conversation téléphonique, je vous envoie ce petit courriel afin que vous disposiez de mon adresse au cas où vous retrouveriez les coordonnées de la personne pouvant me fournir des renseignements en matière de fiscalité.

Je poursuis ma collecte d´informations. J´ai appris par exemple qu´un programme de reboisement peut donner lieu à des exonérations d´impôt foncier sur des périodes allant de 10 à 30 ans.

Après vérification, la surface du Manoir de la Saucerie n´excède effectivement pas les 200 m2 (ce qui nous conviendrait très bien). Le fascicule rédigé par Bernard Desgrippes et Gérard Louise (que vous m´aviez recommandé) est une précieuse source d´information.

Avec tous nos remerciements pour toute indication pouvant nous être utile.

Meilleures salutations de (...) où nous avons à présent un mètre de neige dans le jardin!

(...)

(Fin de citation)
Ma mère m'a remis hier la photocopie de son testament conservé par Me CHATAING, notaire à Paris :

Il s'agit pour elle de libérer de son mobilier son ancien logement, à Paris, de manière à en permettre la remise en état dans les meilleurs délais. Ma sœur et moi, ainsi que nos enfants, sommes en effet conviés à le vider en nous répartissant ces actifs comme indiqué.

Pour ma part, j'hérite ainsi, principalement :
- d'un dessin au crayon représentant le parc de la Gagnerie, propriété ayant appartenu aux parents de mon arrière-grand-mère LABATU née GUERIN et dont j'ai déjà parlé ici :

- du bureau, avec son fauteuil, de mon grand-père Henri FOURCADE sur lesquels, enfant, j'ai passé tant d'heures à m'acquitter des devoirs de vacances imposés "pour mon plus grand bien" par ma mère ;
- des albums de photos qu'avait tenus mon père avec grand soin et même passion (et dont j'ai commencé, il y a quatre ans déjà, à scanner des pages pour les mettre en ligne sur notre site favori) ; je compte transporter ces albums à notre manoir favori à un endroit, si possible, sec et chauffé, ce qui est rare en l'état de la restauration qui se prolonge indépendamment de ma volonté (à première vue, je pense au fournil de la ferme, hélas très rarement habité en dépit de mes vifs souhaits) ;
- d'un tapis Ferahan antique (198x396) que mes parents avaient acheté au Printemps vers 1970, sur les conseils avisés de mon grand-oncle René BONEU ;
- d'une très belle table moderne à pied de bronze signé de l'artiste, Fred BROUARD, achetée par mes parents vers 1970 chez Sant'Angelo, boulevard Saint-Germain à Paris :

Table de Fred BROUARD.

Ma mère m'a déclaré souhaiter que cette table trône au centre de mon bureau-bibliothèque dès que j'aurai réussi à en faire aménager un dans une tour de notre manoir favori.

A noter que les souvenirs normands de la famille sont attribués à ma sœur (un service en faïence de Rouen encore très fourni bien que déjà partagé avec les cousins BONEU) et à sa fille (une armoire de style Louis XV). A ma connaissance, ceux-ci proviennent également des LABATU, du côté GUERIN, voire sont plus anciens.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 26 Février 2019
Désultoirement vôtre ! - Transmission du patrimoine - Astronomie
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Ma petite-fille a voulu que je lui ouvre une fenêtre du bâtiment Nord afin qu'elle puisse observer les étoiles. Elle m'a déclaré qu'à Paris, elle n'arrivait pas à les voir. J'ai su lui indiquer le "bouclier d'Orion" mais n'ai pas retrouvé la "Grande Ourse" qui devait être dans notre dos.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 7 Mars 2019
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Transmission du patrimoine - Anecdotes
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Voilà, à quelques relectures près, j'ai remis à flot la comptabilité de notre copropriété de Paris de 2011 à 2019. Evincé par Carole de la position de syndic il y a une bonne dizaine d'années, j'avais laissé flotter les rubans depuis lors. A l'occasion de cette reprise en main, je constate - avec le temps et la distance, j'avais feint de l'oublier - à quel point ma chère et tendre et moi sommes différents l'un de l'autre en termes de rigueur intellectuelle et d'exigence en la matière.

Je me demande ce que tout cela promet quand j'aurai passé l'arme à gauche. Je continue à ne voir personne dans mon entourage prêt à me relayer fermement, là ou ailleurs, du moins d'une façon qui me conviendrait si j'en étais encore le témoin. Ni prêt, ni même désireux. La mauvaise monnaie a chassé la bonne, au moins à mes yeux. C'est un sujet de déception, sans aucun doute. Et surtout d'amertume.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 5 Avril 2019
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Transmission du patrimoine - Anecdotes
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Armée de balais, de brosses et de chiffons, Carole m'a entraîné cette après-midi dans le fournil de la ferme où les enfants doivent coucher ce week-end. On n'imagine pas toutes les bestioles qui ont établi là leurs quartiers. Tout ce petit monde a été dument aspiré.

Et dire que je chauffe ce volume tout l'hiver sans que jamais, ou presque, personne n'en profite. Carole me dit pourtant qu'elle trouve l'endroit très réussi bien qu'encore inachevé, ce qui est aussi mon avis. "Qualité FOURCADE"...