Transmission du patrimoine

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 28 Juillet 2023
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Transmission du patrimoine - Anecdotes
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Carole a fait l'aller-retour à Paris hier en train car elle souhaitait y rencontrer un notaire bien que ma religion soit faite sur un sujet rendu urgent par une série de carences graves.

Elle recommence aujourd'hui pour ramener à leurs parents les deux petits-fils venus par exception passer quelques jours à la Chaslerie. Elle trouve ça normal. Pas moi. Même si je suis sans illusion à ce sujet comme à beaucoup d'autres s'agissant de couples qui, soit dit en passant et si mes souvenirs sont bons, n'ont guère trouvé l'occasion, depuis quatre ans que "La SVAADE" existe, d'assister au moindre de ses concerts (se pâmer devant "The Voice" à la télé étant davantage de leur niveau, semble-t-il).

Pourquoi devrais-je continuer à me pourrir la vie en me battant, sans fin et désormais sans espoir, dans l'intérêt de tels personnages, intérêt qu'au demeurant ils ne comprennent même pas ? D'ailleurs ils n'ont jamais fait le moindre effort pour essayer de le comprendre, leur seule et unique préoccupation ayant été par exemple, la dernière fois où je les ai rencontrés, chez Carole à Paris en mars dernier, de m'interroger sur ce qui, à mon décès, leur tomberait tout cuit dans les mains, non sans me demander où ils pourraient en trouver les dossiers. Le plus tâcheron des deux avait pris des notes, l'autre feignant l'indifférence (sauf sur un certain sujet fiscal résultant de ses turpitudes et dont il semble se préoccuper un peu, du moins pour quelques mois encore).
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : dimanche 13 août 2023 00:38
À : (...)
Objet : RE: Premier jet - Cas de la Chaslerie

En effet, mon texte donne l'impression d'un pur "one-man show". Sur le plan juridique, l'achat a été fait à 50-50 par Carole et moi. En réalité, c'est moi qui ai à peu près tout payé de mes propres deniers, achat et plus de dix fois la mise en travaux (à 11 % près de subventions) dont j'ai toujours décidé quasiment seul de la nature et de l'ordre des priorités. Et c'est moi qui vis à la Chaslerie depuis plus de vingt ans à temps plein, Carole à plus de 75 % ces temps-ci.

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De : (...)
Envoyé : samedi 12 août 2023 22:20
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Re: Premier jet - Cas de la Chaslerie

Bonsoir Pierre-Paul,

Je viens de lire, c’est très bien, c’est soft, et ça correspond à ce que vous avez exprimé lors de nos rencontres.
Une question ? voulez vous bien dire j’ai acheté ou nous avons acheté, je ne veux pas être indiscret mais je ne veux pas faire d’erreur.
Sans modifier votre texte je vais lier les paragraphes en suggérant les questions.
Vous aurez ça dans un jour ou deux.
C’est parfait,
L’écriture avance, j’ai fait la Gauberdière, Aunou, la préface et d’autres , je viens de commencer Pervenchères etc...
Bonne soirée
Pierre

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De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : samedi 12 août 2023 18:18
À : (...)
Cc : C. F.
Objet : Premier jet - Cas de la Chaslerie

Cher (...),

Pour votre projet d'ouvrage consacré à des monuments ornais, voici un premier draft, d'une quinzaine de lignes comme suggéré, de mon idée d'y donner la parole à des propriétaires :


A vous de voir.

Il m'a semblé plus commode de répondre à trois questions que je me suis posées et qui permettraient à chacun de résumer ses expériences et ses anticipations d'une façon qui puisse intéresser des tiers.

Amicalement,

PPF

(Fin de citation)
Cèdre abattu (Le vieillard et les trois jeunes hommes)


Lundi à l’aube, après un an de tergiversations, de protestations, de manifestations, de pétitions, de rassemblements dominicaux, l’affaire a été tranchée, au sens propre du terme : le cèdre de la place Saint-Pierre à Amou a été abattu et tronçonné. (J’avais déjà, l’an dernier, eu l’occasion d’évoquer la question à deux reprises : ici, et .)

Évidemment, c’est triste, un arbre qu’on abat. La place a l’air toute nue. Elle devrait toutefois prochainement accueillir huit tilleuls. On plante, on abat, on replante : est-ce utile ? En tout cas c’est la vie. Les plus de soixante ans se disent qu’ils risquent de ne plus jamais voir l’ombre sur la place du village. C’est vrai. Ceci dit, quand j’étais enfant, le cèdre n’était pas là.

Peut-être ne sait-on plus gérer le temps long. De nos jours, on s’agace de tout ce qui n’est pas instantané, et on s’accroche à l’existant si ce qui doit le remplacer tarde à prendre forme. Quelques années de patience semblent une éternité, alors que dire quand le délai excède une vie humaine ? C’est sans doute le moment de se remémorer La Fontaine, et son octogénaire qui plantait.

N.D.L.R. : Loin d'être aussi optimiste (ou fataliste) que vous, j'ai retenu de mes classes préparatoires que "l'entropie augmente". L'entropie, autant dire le bordel ambiant.

Même si mon grand-père Henri FOURCADE a passé l'essentiel de sa vie à essayer de démontrer la fausseté du principe de CARNOT qui heurtait ses convictions religieuses, je ne vois toujours rien à l'horizon qui m'amène à partager ses intuitions.
Dans le même numéro du "Publicateur", est annoncée une prochaine conférence à Domfront, avec Jacques BROCHARD, Guillaume BEESAU et Jean LOUCHET :


Carole, qui m'a confié apprécier beaucoup Jacques BROCHARD, a reçu hier, par la poste, son dernier roman, "Disparition". Par curiosité et aussi parce que j'avais senti, lors d'une discussion avec lui il y a quelques mois, une certaine déception que je n'aie pas encore lu l'un ou l'autre de ses deux premiers ouvrages, j'ai commencé la lecture de "Disparition".

On a pu noter que j'ai l'esprit critique et parfois la dent dure. Le début de l'ouvrage aurait pu me donner l'occasion de le montrer une fois encore. Mais, pris par la lecture, j'ai poursuivi et ce fut heureux car, très vite l'intérêt du sujet et la manière dont l'histoire est racontée m'ont passionné.

A l'heure où j'écris ceci, je n'ai encore lu qu'un quart de l'ouvrage et, bien sûr, je me prends à rêver en me mettant, par la pensée, à la place de l'auteur. J'imagine que Jacques a choisi la forme romancée pour exprimer des sentiments profondément enracinés en lui, certains tellement douloureux qu'il lui aura fallu plus de soixante ans pour pouvoir les évoquer aussi complètement et sous une forme délibérément indirecte. On connaît d'autres déchirements et d'autres façons de les exprimer. Un blog, par exemple ? Ou une activité manifestement en dehors de toutes contingences normales, comme cette idée saugrenue de chercher à retarder l'effondrement nécessaire de quelques vieux cailloux croisés sur son chemin ?

Nul doute que la subtilité et la douceur de Guillaume permettront, avec l'appui poétique et musical de Jean, de lever quelques coins du mystère d'une telle transsubstantiation (si je puis m'exprimer ainsi).
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Carole avait souhaité qu'à l'occasion de mon passage à Paris, j'emmène les garçons au musée des armées, donc aux Invalides. Finalement, elle s'est jointe à nous :

27 septembre 2023.

27 septembre 2023.


Comme ce musée est vaste et le Bon-Papa fatigué, j'avais laissé à ces jeunes gens le choix entre les armures et les soldats de Napoléon.

Réponse unanime : "Napoléon !"

27 septembre 2023.

27 septembre 2023.

27 septembre 2023.

27 septembre 2023.


Le manoir favori attendra.

Ils se sont montrés captivés par Austerlitz...

27 septembre 2023.

27 septembre 2023.

27 septembre 2023.

27 septembre 2023.

... et presque autant par Waterloo :

27 septembre 2023.

27 septembre 2023.


On a un peu débordé sur le Second Empire :

27 septembre 2023.

27 septembre 2023.


A mon étonnement, ces jeunes se sont révélés très fanas mili et volontiers chauvins (ambiance de coupe du monde de rugby oblige, sans doute, car ils suivent ça de près) :

27 septembre 2023.


Après tant d'efforts, une petite halte pacifique s'imposait :

27 septembre 2023.

27 septembre 2023.


De retour chez la Bonne-Maman, il a fallu monter une maquette :

27 septembre 2023.


Quant à moi, me rappelant grâce à ce musée ce que ce pays fut et voyant de tous côtés ce qu'il est devenu, je ne peux que me dire : "Grandeur et décadence !"
Quel sens cela a-t-il de se battre sans relâche face à la bêtise, l'inculture, l'incompétence (toutes intenses dans le secteur) pour tenter de redonner vie à un monument historique quand des périls autrement préoccupants frappent à nos portes ?

Je me pose de plus en plus souvent la question.
Existe-t-il une réponse ?

J'étais rentré de Grèce plein d'excellentes résolutions de ne plus m'insurger devant des caractéristiques usantes du monde qui nous entoure au quotidien.

Me voici néanmoins submergé par l'actualité :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 23 octobre 2023 13:53
À : PERREAU Marie <Marie.PERREAU@normandie.fr>
Objet : RE: Demande de subvention auprès de la Région Normandie - Manoir de la Chaslerie - Etude de diagnostic

Madame,

Vous étonnerai-je si je vous confie que vous me consternez ?

En effet, le plan de financement que vous continuez à prétendre ne pas connaître vous a été fourni très explicitement par courriel de ce jour à 11 h 09. Voir notamment ses points 5, 8 et 9. Et en particulier le 9 que je reproduis ci-après, en espérant que vous prendrez enfin le temps de le lire, et si possible de le comprendre, ce qui vous évitera, j'en forme le vœu ardent, de persister dans vos errements.

(Début de citation)

9 - Plan de financement prévisionnel du diagnostic :

Dépenses : 49 525,30 € T.T.C. (N.B. : hors coût de "Bee +", coût au titre duquel il n'est pas demandé de subvention).

Ressources :
- Etat : 40 %, soit 19 810,12 €. (subvention accordée par arrêté du 29 mars 2023 ; premier versement, d'un montant de 10 000 €, effectué le 10 mai 2023) ;
- Région : 20 %, soit 9 905,06 € (subvention déjà sollicitée deux fois, en accord avec les services de la Région ; voir notamment le courriel du 2 février 2023 comportant déjà tous les éléments réclamés dont le devis du 28 octobre 2022 de M. PAQUIN). Puisque j'ai déjà versé 25 000 € à M. PAQUIN au titre de ses honoraires pour cette étude, je désirerais savoir quand je pourrai vous demander la part correspondante de la Région, sachant que l'expérience a déjà amplement démontré que les services de la Région paraissent peiner beaucoup plus longtemps que ceux de la D.R.A.C. pour procéder aux règlements convenus).

Le solde, soit 19 810,12 € (à quoi s'ajoutera le coût de "Bee +") sera supporté par M. FOURCADE sur ses fonds propres (ni lui ni son épouse ne seraient plus en âge d'emprunter d'après les banques consultées).

(Fin de citation)


Je suis à votre disposition pour expliciter, toutes preuves en mains, à quoi je fais allusion dans les lignes soulignées.

Au cas où, par extraordinaire, ces explications ne vous satisferaient toujours pas, je prierais M. AUBIN (ou, à défaut, sa hiérarchie) de me désigner un autre interlocuteur.

Dans l'immédiat, je vais me mettre à rédiger les réponses au questionnaire transmis à propos de la restauration des menuiseries extérieures du logis. Ici aussi, il s'agira de ma troisième saisine complète de la Région sur le même sujet. J'espère que vous avez compris que tous les délais subis depuis trente mois se traduisent par une augmentation des coûts sans la moindre valeur ajoutée.

PPF

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De : PERREAU Marie <Marie.PERREAU@normandie.fr>
Envoyé : lundi 23 octobre 2023 13:38
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Cc : AUBIN Vincent <vincent.aubin@normandie.fr>
Objet : RE: Demande de subvention auprès de la Région Normandie - Manoir de la Chaslerie - Etude de diagnostic

Merci pour votre retour. Effectivement, travailler pour répondre à votre demande de subvention n’est pas un jeu mais bien un réel soutien pour vous apporter un financement.

J’indiquerai que votre devis sera votre plan de financement.

Bien Cordialement

Marie Perreau
Région Normandie
Chargée de mission pour l’Eure et l’Orne
Service Patrimoine et Inventaire
Direction de la Culture et du Patrimoine
02 14 47 63 05
marie.perreau@normandie.fr

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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 23 octobre 2023 12:55
À : PERREAU Marie <Marie.PERREAU@normandie.fr>
Objet : Re: Demande de subvention auprès de la Région Normandie - Manoir de la Chaslerie - Etude de diagnostic

Madame
Avez-vous seulement pris la peine de lire ce que je vous ai envoyé ?
Vous avez le devis au titre duquel je sollicite cette subvention. Vous l'aviez d'ailleurs déjà reçu il y a de nombreux mois.
Que vous faut-il de plus ?
En d'autres termes, à quoi jouez-vous ?

Envoyé de mon mobile
Envoyé à partir de Outlook pour Android

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From: PERREAU Marie <Marie.PERREAU@normandie.fr>
Sent: Monday, October 23, 2023 12:06:28 PM
To: Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Subject: RE: Demande de subvention auprès de la Région Normandie - Manoir de la Chaslerie - Etude de diagnostic

Monsieur,

Pourriez-vous m’envoyer le détail des dépenses prévues ?

Merci par avance

Marie Perreau
Région Normandie
Chargée de mission pour l’Eure et l’Orne
Service Patrimoine et Inventaire
Direction de la Culture et du Patrimoine
02 14 47 63 05
marie.perreau@normandie.fr

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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 23 octobre 2023 11:46
À : PERREAU Marie <Marie.PERREAU@normandie.fr>; AUBIN Vincent <vincent.aubin@normandie.fr>
Cc : Xavier MEYER ; C. F. ; arnaudpaquin architecte <arnaudpaquin.architecte@gmail.com> ; MEUNIER Catherine <Catherine.MEUNIER@normandie.fr>; arnaud.tiercelin@culture.gouv.fr ; CAILLET Florence <caillet-baraniak.florence@orne.fr>
Objet : RE: Demande de subvention auprès de la Région Normandie - Manoir de la Chaslerie - Etude de diagnostic

Madame,

Comme je crois avoir déjà répondu scrupuleusement aux questions posées en points 8 et 9, je vous prie de m'indiquer précisément ce qui vous manquerait encore.

Cordialement,

PPF

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De : PERREAU Marie <Marie.PERREAU@normandie.fr>
Envoyé : lundi 23 octobre 2023 11:14
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>; AUBIN Vincent <vincent.aubin@normandie.fr>Cc : Xavier MEYER C. F. ; arnaudpaquin architecte <arnaudpaquin.architecte@gmail.com> <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>; MEUNIER Catherine <Catherine.MEUNIER@normandie.fr>; arnaud.tiercelin@culture.gouv.fr ; CAILLET Florence <caillet-baraniak.florence@orne.fr>
Objet : RE: Demande de subvention auprès de la Région Normandie - Manoir de la Chaslerie - Etude de diagnostic

Bonjour Monsieur,

Merci pour l’envoi de ces éléments. Comme indiqué dans la fiche, pourriez-vous compléter la partie financière (points 8 et 9) sur l’estimation financière et le plan de financement ?

Merci par avance

Marie Perreau
Région Normandie
Chargée de mission pour l’Eure et l’Orne
Service Patrimoine et Inventaire
Direction de la Culture et du Patrimoine
02 14 47 63 05
marie.perreau@normandie.fr

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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 23 octobre 2023 11:47
À : AUBIN Vincent <vincent.aubin@normandie.fr>
Objet : RE: Demande de subvention auprès de la Région Normandie - Manoir de la Chaslerie - Etude de diagnostic

C'est intéressant mais on est le 23.

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De : AUBIN Vincent <vincent.aubin@normandie.fr>
Envoyé : lundi 23 octobre 2023 11:09
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Réponse automatique : Demande de subvention auprès de la Région Normandie - Manoir de la Chaslerie - Etude de diagnostic

Je suis absent lundi 9 octobre.

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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 23 octobre 2023 11:09
À : AUBIN Vincent <vincent.aubin@normandie.fr>
Cc : PERREAU Marie <Marie.PERREAU@normandie.fr>; Xavier MEYER ; C. F. ; arnaudpaquin architecte <arnaudpaquin.architecte@gmail.com> ; MEUNIER Catherine <Catherine.MEUNIER@normandie.fr> ; arnaud.tiercelin@culture.gouv.fr ; CAILLET Florence <caillet-baraniak.florence@orne.fr>
Objet : RE: Demande de subvention auprès de la Région Normandie - Manoir de la Chaslerie - Etude de diagnostic

Monsieur,

Je vous prie de trouver ci-dessous les informations demandées sur votre fiche ci-jointe relative à l'"étude de diagnostic d'ensemble" à mener au manoir de la Chaslerie.

Je réponds aux questions dans l'ordre de cette fiche. Je précise que je le fais en liaison étroite avec Me Xavier MEYER, président de l'association "La SVAADE", celle-ci jouant désormais un rôle central dans la définition et la mise en œuvre du programme de travaux à réaliser sur ce monument dont elle est locataire à long terme de la quasi-totalité (à 65 m2 près sur les quelques 2 400 m2 de surface S.H.O.B. de ce monument) et où elle est d'ores et déjà titulaire d'une "délégation de maîtrise d'ouvrage".

2 - Identification du porteur de projet :
En l'état de nos discussions, c'est mon épouse et moi qui sommes en charge de cette position. Nous souhaitons néanmoins qu'il soit clair pour tout le monde que "La SVAADE" est habilitée par nous à nous relayer à tout moment.
Pierre-Paul et Carole FOURCADE
La Chaslerie
61700 - Domfront-en-Poiraie
06 12 96 01 34 (Pierre-Paul FOURCADE) - 06 (...) (C. F.) - 06 72 63 78 40 (Me Xavier MEYER)
penadomf@msn.com (Pierre-Paul FOURCADE) - (...) (C. F.) - (...) ( Me Xavier MEYER)
Statut :
- Pierre-Paul et Carole FOURCADE sont des personnes physiques.
- "La SVAADE", représentée par son président, Me Xavier MEYER, est une association de la loi de 1901.

Dans tous les cas, le porteur du projet est assujetti à la TVA et ne la récupère pas.
Personne en charge du suivi du diagnostic : Pierre-Paul FOURCADE (en liaison étroite avec Me Xavier MEYER, président de "La SVAADE").
Adresse de la personne en charge du suivi du diagnostic : La Chaslerie, 3490 route de Lonlay, La Haute-Chapelle, 61700 Domfront-en-Poiraie.
Téléphones et adresses de courriel : voir ci-dessus.

3 - Identification du MH :
Manoir de la Chaslerie
3490 route de Lonlay
La Haute-Chapelle
61700 - Domfront-en-Poiraie

Monument protégé en totalité en application des arrêtés suivants :
- arrêté ministériel du 2 novembre 1926 : inscription à l'I.S.M.H. de la totalité du manoir, y compris ses dépendances (dont la ferme) et autres constructions, intérieurs et extérieurs ;
- arrêté préfectoral du 26 décembre 1993 étendant l'inscription à l'I.S.M.H. de l'allée principale (sur ses 534 mètres de longueur) ;
- arrêté ministériel du 4 juillet 1995 classant parmi les monuments historiques les façades et couvertures des bâtiments sur cour, la cour, la chapelle (intérieurs et extérieurs) et la totalité du circuit des douves (y compris le bief amont situé à 500 mètres des bâtiments principaux).

Photographies du MH (1 à 3 photos) : Trois photos sont ci-jointes (ainsi que le logo de "La SVAADE") :



4 - Description du MH (histoire, caractéristiques architecturales, particularités...) :
Le monument fait l'objet d'un site internet très détaillé (www.chaslerie.fr ).
On pourra se reporter :
- pour l'histoire, à https://www.chaslerie.fr/page/histoire
- pour les caractéristiques architecturales, à https://www.chaslerie.fr/page/visite
- pour les travaux menés depuis 1991, à https://www.chaslerie.fr/page/travaux
- pour les réalisations de "La SVAADE" en matière d'ouverture au public depuis 2020 à https://www.chaslerie.fr/blog/la-svaade-animations-et-visites?p=1 et suivantes, sachant que le monument avait, à l'initiative de ses propriétaires, été ouvert au public en permanence depuis 1991.

En résumé, la Chaslerie est un ensemble manorial dont les racines remontent à l'époque médiévale. Ce monument est typique du bocage domfrontais. Il a la particularité d'être complet avec l'ensemble de ses dépendances. Il contribue très activement, désormais grâce à "La SVAADE", à l'animation culturelle et touristique du Domfrontais dont il est incontestablement l'un des fleurons.

5 - Description du diagnostic (contenu et finalité du diagnostic) :
Il s'agit d'une étude de diagnostic exhaustive portant sur l'ensemble du monument protégé, y compris ses dépendances. Il est tout particulièrement souligné que cette étude est basée sur les vœux de "La SVAADE", en vue de permettre à cette association de poursuivre son activité d'intérêt général en matière culturelle et touristique, en abritant des résidences d'artistes et des classes de maîtres (ceci dans le prolongement de ses quatre années d'expérience).
Les rubriques de cette étude de diagnostic sont explicitées sur le devis joint du maître d'œuvre. Elle comportera ainsi :
- un relevé des lieux (extérieurs et intérieurs par scan 3-D) de manière à disposer d’une représentation graphique des bâtiments sous revue : plans des niveaux, plan de toiture, coupes, façades,
- une étude historique, archéologique et architecturale des bâtiments,
- un bilan sanitaire descriptif des bâtiments (intérieurs et extérieurs), illustré par des photographies,
- une proposition d’avant-projet de restauration calé sur l’usage d’intérêt général qui pourrait être fait des bâtiments sous revue
- et un premier chiffrage du budget qui serait nécessaire pour mettre en œuvre ce projet, chiffrage permettant d’éclairer des scenarios de réalisation.

En l'état présent des travaux de préparation de cette étude, on peut s'attendre à ce qu'elle dépasse 200 pages.

6 - Calendrier prévisionnel de l'étude de diagnostic :

Après accord de l'Etat (D.R.A.C. de Normandie) et de la Région (lettre du 23 mars 2023 de M. Yvan SYTNIK), cette étude a débuté le 10 février 2023.
A la fin-octobre 2023, elle est en cours de rédaction. Une proposition d'avant-projet de restauration vient d'être présentée par le maître d'œuvre aux propriétaires et à "La SVAADE" ; elle est en cours d'analyse et de concertation. Un premier chiffrage a ainsi été fourni par le maître d'œuvre ; il s'élève à ce stade à 2,72 M € T.T.C. (sur la base d'une T.V.A. à 10 %). Un premier scenario de réalisation a été proposé ; il recommande que, dans un premier temps, l'effort porte sur le logis, ce qui coûterait 810 000 € T.T.C. (sur la même base). A ce dernier sujet, il y a lieu de signaler qu'une demande de subvention à la Région, pour la restauration des menuiseries extérieurs du logis, va être présentée pour la troisième fois, parallèlement à cette demande-ci relative à l'étude de diagnostic.
Au stade présent d'avancement de ladite étude de diagnostic, il paraît réaliste d'estimer qu'elle pourrait être terminée pour février 2024.

7 - Prestataire(s) identifié(s) pour réaliser le diagnostic :
Le maître d'œuvre en est M. Arnaud PAQUIN, architecte du patrimoine
2, rue du collège 50300 AVRANCHES
tél: 02 50 26 01 32
arnaudpaquin.architecte@gmail.com
atelierpaquin.architecte@gmail.com

Il pourra s'appuyer en tant que de besoin sur le bureau d'études "Bee +"
Grégory Vannobel
Dirigeant
06 37 98 62 69
gregory@beeplus.fr
02 30 96 42 03
Nouvelle adresse : 14 rue Roland Moreno - 35530 NOYAL-SUR-VILAINE (dans les locaux de Usi 3d)

8 - Estimation financière du coût du diagnostic :
Selon devis signé joint, daté du 28 octobre 2022 :
45 023 € H.T.
49 525,30 € T.T.C.

9 - Plan de financement prévisionnel du diagnostic :
Dépenses : 49 525,30 € T.T.C. (N.B. : hors coût de "Bee +", coût au titre duquel il n'est pas demandé de subvention).
Ressources :
- Etat : 40 %, soit 19 810,12 €. (subvention accordée par arrêté du 29 mars 2023 ; premier versement, d'un montant de 10 000 €, effectué le 10 mai 2023) ;
- Région : 20 %, soit 9 905,06 € (subvention déjà sollicitée deux fois, en accord avec les services de la Région ; voir notamment le courriel du 2 février 2023 comportant déjà tous les éléments réclamés dont le devis du 28 octobre 2022 de M. PAQUIN). Puisque j'ai déjà versé 25 000 € à M. PAQUIN au titre de ses honoraires pour cette étude, je désirerais savoir quand je pourrai vous demander la part correspondante de la Région, sachant que l'expérience a déjà amplement démontré que les services de la Région paraissent peiner beaucoup plus longtemps que ceux de la D.R.A.C. pour procéder aux règlements convenus).

Le solde, soit 19 810,12 € (à quoi s'ajoutera le coût de "Bee +") sera supporté par M. FOURCADE sur ses fonds propres (ni lui ni son épouse ne seraient plus en âge d'emprunter d'après les banques consultées).

10 - Commentaires du porteur de projet :
M. FOURCADE rappelle que, tout comme "La SVAADE", il est en contact avec les services de la Région depuis plus de trente mois en vue d'obtenir l'application des réglementations régionales existantes en matière patrimoniale. Il s'est plié au désir de la Région qu'il garde la maîtrise d'ouvrage du projet. Il demeure que "La SVAADE" a vocation à le relayer dès que la Région en donnera le feu vert, ce qui est toujours espéré.
Il faut en effet souligner une nouvelle fois qu'au-delà de la personne des propriétaires actuels (vieillissants) du manoir, c'est tout le projet de fin de restauration du monument, dans l'intérêt de celui-ci, du Domfrontais et de la Région qui est en cause ici. Il en va du développement touristique et culturel du Domfrontais, particulièrement cher au président MORIN (et à très juste titre) et de la partie Ouest du département de l'Orne où les activités culturelles de "La SVAADE", telles qu'organisées à la Chaslerie malgré un manque de capacités d'hébergement actuellement criant, rencontrent un accueil tout à fait remarquable et qui va croissant.

Tout comme le président de "La SVAADE", je me tiens à votre disposition pour parfaire si nécessaire votre information et celle des élus de la Région.

Cordialement,

PPF

(Fin de citation)
Il va être 15 heures, je travaille avec peu d'interruptions depuis 5 heures du matin, je viens de compléter ma rédaction du projet de "diagnostic sanitaire" en traitant le cas de l'"aile Ouest".

Compte tenu des nombreuses photos (pas toutes de bonne qualité), j'en suis déjà à plus de 100 pages de laïus. Si je traite de même les autres parties du monument, je devrais approcher les 500 pages, rien que pour le "diagnostic sanitaire".

Tout cela risque d'être retoqué pour logorrhée par M. PAQUIN, quand il voudra bien s'exprimer à ce sujet, mais j'ai le souci que cette "étude de diagnostic d'ensemble" qui me coûtera la peau du dos (à mon échelle de retraité de la fonction publique), même après subventions, puisse constituer en quelque sorte mon testament de restaurateur du manoir de la Chaslerie. Je souhaite en effet que, quel qu'il soit, mon successeur soit parfaitement éclairé sur ce dans quoi il aura choisi de mettre les pieds.

Et advienne que pourra, la suite ne me concernera plus.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 8 Novembre 2023
Désultoirement vôtre ! - Transmission du patrimoine - Pouvoirs publics, élus locaux - Anecdotes
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(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 8 novembre 2023 02:14
À : Jean-Luc Tissier
Objet : RE: Une opération essentielle pour la petite (...)

Cher Jean-Luc,

Merci pour votre message plein de qualités humaines, comme tous les précédents.

Désolé de vous avoir poussé à veiller pour répondre à mes interpellations nocturnes, de surcroît juridiques. Que j'aie été le seul à les proférer est à mes yeux une indication supplémentaire d'une confusion certaine des esprits.

Dans un monde où je trouve que, au-delà de mes façades et tourelles en effet, beaucoup de gens (et de choses) vont très mal, je me dis souvent qu'un peu moins de "politique par la com' = politique pour les cons" (selon ma charmante expression, applicable en maints domaines, à commencer bien sûr par les régaliens), en poussant chacun à bien faire ce dont il est en charge, pourrait être une façon de réintroduire un peu d'ordre utile dans le chaos ambiant qui me préoccupe très généralement et face auquel je me sens tellement impuissant et démuni.

De mon côté en effet, le message que je tente de faire passer - sans aucun succès familial d'ailleurs, ce qui me désole, et je ne parle pas des élus locaux ou des fonctionnaires qui prolifèrent sans contrôle - tourne autour de la transmission de certaines valeurs (ou mieux, d'une échelle de valeurs) apparemment peu audibles au milieu de ce que, après trente-deux ans d'efforts sans écho ni relais (du moins en première analyse, et je suis sans doute injuste à ce propos), je résume en le qualifiant, trop synthétiquement comme je serais prêt à le reconnaître, de bêtise générale.

Mais ceci est bien sûr un tout autre sujet, sur un front où je vous sais très actif, comme notre très prochaine rencontre le confirmera sans nul doute.

Amicalement,

PPF

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De : Jean-Luc Tissier
Envoyé : mercredi 8 novembre 2023 00:31
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Re: Une opération essentielle pour la petite (...)

Cher Pierre-Paul

J'ai bien pris connaissance de votre mail ce matin et votre réflexion est tout à fait légitime.
Ma communication avec mes membres doit se borner à des préoccupations liées au patrimoine.

J'avoue humblement que je n'ai pu résister à la sollicitation d'un ami adhérent pour une noble cause, emboîtant le pas avec la présidente de l'Association des amis de la Cathédrale dont je suis membre;
Mon cœur de jeune grand-père a sans doute aussi parlé.

Ce qui me rassure, c'est que j''ai reçu des messages de sympathie et que vous êtes le seul à avoir souligné ce point de droit.
Certes, je défends le patrimoine avec joie mais je ne peux que louer l'initiative de certains de nos membres qui s'investissent, en dehors des problèmes de façades et de tourelles, pour aider une famille désemparée par la maladie de son enfant..

j'ai le bonheur de vivre avec nos amis adhérents, une remarquable harmonie.
Ne créons pas de fausses notes et de surcroît vous êtes mélomane !

Bien amicalement.

Jean-Luc Tissier
Délégué départemental VMF Orne

(Fin de citation)
Carole m'apprend ce matin qu'Hector vient d'être admis à "Franklin".

Je présente mes félicitations à ce jeune homme qui rejoindra ainsi sa sœur et son frère dans ce bel établissement à la prochaine rentrée.

P.S. (à 15 heures) : Carole m'a fait la surprise de m'inviter à déjeuner, à côté du petit collège de Franklin, avec Garance et Paul que nous sommes allés y chercher :

9 novembre 2023.

9 novembre 2023.

9 novembre 2023.

9 novembre 2023.

9 novembre 2023.

9 novembre 2023.


On voit que tous deux sont grands amateurs de saucisson.

Paul m'a un peu parlé de boxe puisqu'il s'y initie, à l'instar de son père. Quant à Garance, elle m'a informé que, l'an prochain, elle aura de longues récitations à apprendre du jour au lendemain.

Il paraît qu'Hector était tout triste de ne pouvoir participer à ces agapes. Mais Carole l'a invité à goûter vendredi, hélas pour moi après mon départ.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 10 Novembre 2023
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Transmission du patrimoine
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(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : vendredi 10 novembre 2023 23:38
À : Me Trisha CLOSTERMANN <t.clostermann@notaires.fr>
Cc : C. F. ; T. F.
Objet : SIGNALE - SCI 4 de la cave de la Chaslerie

Maître,

Pouvez-vous m'indiquer pourquoi la restitution des parts de cette SCI n'est toujours pas intervenue ?

Si la cause du blocage est l'attitude de mon aîné, que puis-je faire selon vous pour qu'il puisse enfin tenir parole ?

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 13 novembre 2023 21:27
À : arnaudpaquin architecte <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Cc : Xavier MEYER ; C. F.
Objet : La Chaslerie. Diagnostic sanitaire (version de 276 pages)

Cher Monsieur,

Voici l'état présent du "diagnostic sanitaire".

J'ai un peu modifié le plan du document.

Il me reste à traiter :
- les allées non protégées
- la cour
- et les tuyaux (notamment dans l'entrée du logis).

Par ailleurs Xavier MEYER a retrouvé la date de 1614 pour la permission de bâtir la chapelle.

Bien cordialement,

PPF

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De : Meyer Xavier
Envoyé : lundi 13 novembre 2023 19:23
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : La Chaslerie.

Cher Pierre-Paul
Ma fille Anne-Sophie tente d’examiner pour les comprendre les documents contenus dans la clef que vous m’aviez donnée et que je lui ai transmise.
Elle vient de m’indiquer :
- que les pièces sont mal référencées, notamment quant à leur provenance ;
- qu’il est difficile de s’y retrouver dans la famille LEDIN et qu’il y eut certainement l’intervention d’un faussaire sur le sujet ;
- que parmi les documents de ladite clef, s’en trouve un faisant état de requêtes à l’évêque du Mans pour la fondation, l’autorisation de sa construction, pour y célébrer la messe et de divers autres permissions concernant la chapelle du manoir, précisant en outre que la permission de la bâtir est de 1614.
Amicalement.
Xavier Meyer

(Fin de citation)
Aujourd'hui, je bosse depuis 4 heures du matin mais j'approche du but, du moins en ce qui concerne ma contribution à ce "diagnostic sanitaire".

Cette après-midi, j'ai assisté à une réunion extrêmement intéressante à propos de la transmission familiale des monuments historiques et des terres agricoles.

Cela se passait au manoir de Sainte-Colombe, au-delà de Sées, et - espionnage industriel oblige - j'ai pris deux photos de la belle rampe d'escalier de ce monument :

13 novembre 2023.

13 novembre 2023.


A l'issue de cette réunion d'information remarquablement programmée par les V.M.F. , j'ai eu l'occasion d'échanger quelques mots avec l'excellent Patrice BESSE qui m'avait vivement recommandé, en tout état de cause, de doter la Chaslerie d'une "étude de diagnostic d'ensemble". Je lui ai signalé que nous approchons du but, dans l'intérêt du monument et du successeur quel qu'il soit.

Ce très subtil professionnel s'est alors enquis de l'évolution de mes discussions avec mon aîné auxquelles je l'avais associé avant de présenter mes propositions 6 à 10 qui seront mes dernières pour ce qui concerne cet individu. Je lui ai répondu qu'il me paraît assuré qu'il ne sera jamais le propriétaire de la Chaslerie.

Carole a cru bon d'intervenir dans le débat pour affirmer que l'impossibilité de transmettre la Chaslerie à mon aîné est exclusivement de mon fait. Sans surprise pour moi qui la sais incapable, entre autres, de la moindre once d'impartialité dès qu'il s'agit de membres de sa famille, "a fortiori" de ses si brillants rejetons.

Un ange est passé, tel un boulet que je traîne, au front très bas et aux semelles de plomb.

Voici presque cinquante ans qu'il me pourrit la vie, désormais sans espoir d'amélioration de la situation.
Je me suis enfin plongé dans les fichiers transmis sur clé USB par Eric YVARD, l'archiviste du patrimoine que j'avais chargé, en 2017, de clarifier certains points de l'histoire de la Chaslerie.

Pour l'heure, je n'ai pris connaissance que de ce qu'il a écrit à propos de ce que j'appelle la "problématique GOUPIL", un excellent travail qui répond parfaitement à ma demande sur ce sujet alors que tout me donnait à penser, jusqu'à aujourd'hui, que les héritiers de certains acheteurs de Biens Nationaux du secteur avaient réussi à rendre impossible la clarification de faits intervenus en ces temps troublés et douloureux.

Trêve de bavardage, les 18 pages de ce travail nous donnent des informations fiables et complètes sur la disposition des lieux. Je comprends enfin la raison de la scission de la Chaslerie en deux lots, selon un découpage à mes yeux absurde, lors de la vente du Bien National. Je saisis enfin que j'avais fantasmé sur les liens éventuels entre le fameux (à mes yeux) GOUPIL de la Révolution et la famille LEVÊQUE : je dois admettre qu'il n'y a là rien de pendable et, possiblement, rien du tout.

J'ai surligné les passages les plus importants de ce texte, tel que je viens de le mettre en ligne :
- en vert, les actes juridiques en vertu desquels a cheminé la propriété desdits biens entre 1794, date de la scission, et 1877, année du regroupement ;
- en jaune, les descriptions des lieux, dont certaines inédites.

On comprend ainsi que le malin Charles François Laurent GOUPIL avait monté une alliance qui paraît avoir été improvisée, lors de la vente à la chandelle du Bien National, avec le citoyen Roland GAUPUCEAU, tabellion du secteur, afin de pouvoir coiffer sur le poteau, et d'ailleurs d'epsilon, l'offre d'un tiers, le citoyen ROUSSEL. C'est la raison de cette scission en deux lots (on apprend que l'escalier du logis était commun, il y avait quand même des limites à la connerie ; mais cela pose la question de la raison de la transformation en porte de l'une des deux fenêtres sur cour du salon, comme on l'a redécouverte récemment sur une photo de peu postérieure à 1884).

Très vite, dès 1795, ce présumé malin GOUPIL a toutefois perdu la main en vendant son lot bizarre, alors que l'héritier de GAUPUCEAU a attendu un petit peu plus longtemps, soit 1809, pour tirer sa révérence. Et c'est ainsi dès 1809 que les ROULLEAUX sont entrés en scène sur ce qui constituait en fait la moitié Sud du logis. Cette part passa donc aux LEVÊQUE, d'abord indirectement en 1819 lors d'un mariage ROULLEAUX-LEVÊQUE, puis nommément à la suite du décès de Sophie-Adélaïede ROULLEAUX, décédée en 1875 chez son gendre GOUPIL (apparemment sans lien avec le précédent - ici, c'est moi qui interprète-) et que nous savons enterrée dans notre chapelle favorite, ainsi que son mari.

Comme on le savait mais comme on en a ici la confirmation précise, c'est en 1877 que Charles LEVÊQUE, un robin en poste à Vire qui était aussi l'époux de cette Sophie-Adélaïde, fit l'acquisition du lot ex-GOUPIL, permettant ainsi aux enfants dudit couple de recevoir en héritage une Chaslerie reconstituée après 83 ans de divagations diverses. Je rappelle à ce propos que, quant à la ferme de la Chaslerie, c'est moi qui l'ai recollée au manoir lorsque j'en ai fait l'acquisition en 1993, c'est-à-dire deux ans après mon acquisition du manoir.

L'intérêt de ces 18 pages du texte d'Eric YVARD ne s'arrête pas là puisqu'on y lit des précisions utiles sur la disposition du manoir favori en ces temps chahutés. Je renvoie ici à ce que j'ai surligné en jaune dans le texte. En particulier :
- il y avait dans la cour (cf page 2) un "jet d'eau provenant du tertre Linot (soit en haut de l'allée principale et même au-delà, lorsqu'on a traversé la voie communale goudronnée)) par des tuyaux". Comme le bassin de granit actuellement visible au centre de la cour n'est pas cité, et puisqu'il n'y a plus la moindre trace d'un quelconque jet d'eau dans le secteur, c'est bien la preuve que le bassin de granit n'était pas là avant 1793. Est ainsi corroborée mon hypothèse que ce truc, qui enquiquine la bonne restauration prochaine de la cour, n'a rien à faire à cet endroit et serait beaucoup plus à sa place près de la ferme ;
- il y avait en 1793 deux latrines au premier étage du logis. Ceci est un scoop et je ne vois pas où pouvait se trouver la seconde ;
- il est question d'un "pavillon au midy" et je ne vois pas à quoi ceci peut correspondre, si ce n'est la charretterie qui a beaucoup changé d'aspect depuis un peu plus de deux siècles ;
- enfin, pour tenter de s'y retrouver dans les noms de pièces de terre cités, je remets en ligne un crobard peu lisible que j'avais dessiné aux archives d'Alençon il y a déjà quelques lustres :

Dans un environnement en plein chaos, on s'amuse comme on le peut :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : mardi 21 novembre 2023 04:24
À : (...)
Objet : Patrimoine domfrontais et patrimoine toulousain - Références culturelles relatives

Cher (...),

Via "Google" puis "Wikipédia", il est possible d'accéder aux informations suivantes que je me permets d'éclairer par quelques exemples concrets, le tout de mon cru, auxquels j'ai supposé préférable, par souci diplomatique assumé, de donner le plus souvent un tour interrogatif.

Sous l'entrée "con", on peut avoir confirmation que ce qualificatif est, pour les gens du Sud-Ouest de la France, une "ponctuation rhétorique accentuant la cadence syntaxique dans la phrase".
Exemple : "Bonjour, con, comment vas-tu, con ?"

Sous l'entrée "oh con !", on lit de même "expression de surprise".
Exemple : "Oh con, tu charries ou quoi ?"

Quant à "putain", il s'agirait tout au plus d'une "particule énonciative soulignant le caractère affirmatif de la phrase".
Exemple : "Putain, mais quel con, c'est pas possible une connerie pareille, c'est du lourd, de l'inédit, du jamais vu !". Là, on sent bien que le qualificatif a valeur de constat.

Il semble que l'individu qui se déclare "originaire du Sud-Ouest" et qui aurait employé ce qualificatif de "con" par trois fois rapprochées se soit conformé à un usage bien connu et établi parmi les méridionaux, gens de goût aux traditions culturelles ancestrales fécondes s'il en est.

On peut même supposer, puisqu'il est fils d'artilleur, que l'individu en cause dispose d'un vocabulaire qui puisse inclure, lorsqu'il veut se montrer désagréable - à supposer qu'il en ait jamais l'intention - des qualificatifs dépourvus de toute dimension rhétorique, stylistique, poétique ou autre, contrairement au cas d'espèce.

J'espère, cher (...), qu'ainsi instruit, vous vous sentirez parfaitement libre de proclamer, ne serait-ce que pour témoigner de votre gratitude pour ce début d'initiation aux joies des "Jeux floraux" : "Oh, putain con !".

Amicalement,

PPF

(Fin de citation)
Dans les documents transmis sur clé USB par Eric YVARD, je lis cette généalogie de la famille LEVÊQUE :

(Début de citation)

Famille Lévêque

Sophie Adelaïde Roulleaux
née à Domfront le 7 septembre 1797
morte à Tessé la Madeleine le 10 décembre 1875
inhumée en la chapelle de la Chaslerie à la Haute Chapelle
épouse le 2 janvier 1819
Eugène Constant Lévêque
maire de Saint-Mars d’Egrenne
habite la Baillée à Saint-Mars d’Egrenne en 1823, puis à la Motte d’Egrenne en 1831 et 1849
achat de la Motte à Saint-Mars d’Egrenne en 1829
baptisé à Domfront le 14 octobre 1781
mort à la Motte à Saint-Mars d’Egrenne le 8 février 1873
inhumé en la chapelle de la Chaslerie à la Haute Chapelle
fils de Jean André Lévêque, sieur de la Baillée à Saint-Mars-d’Egrenne, et de Michelle Jeanne Gahéry

partage SSP le 18 avril 1876 au château de Tessé la Madeleine

dont :

1) Arsène Jean Lévêque
percepteur à Ecouché en 1876
né à Domfront le 11 février 1820
mort après le 6 mai 1876
épouse à Saint Gervais de Falaise le 20 mars ou mai 1861
Eloche Lechevalier

2) Eugénie Marie Lévêque
née à Domfront le 2 février 1821
morte après le 6 mai 1876
renonce à la succession de sa mère le 7 janvier 1876 devant le tribunal civil de Domfront
épouse à Saint Mars d’Egrenne le 6 février 1842 ou 3 aout 1852
Louis André Goupil
né à Tessé la Madeleine le 12 juillet 1815
mort au château de la Roche à Tessé la Madeleine en septembre 1895
fils de Louis Goupil, propriétaire, et d’Anne Marie Catherine Goupil

3) Clémentine Marie Lévêque
née à Domfront le 2 février 1821
morte après le 6 mai 1876
épouse à Saint Mars d’Egrenne le 2 septembre 1845
Constant Théodore Martin
caissier de la maison de Banque Bellenger à Paris
habite Tessé la Madeleine en 1876

4) Charles Lévêque, qui suit

5) Claire Adélaïde Lévêque
née à la Motte à Saint-Mars d’Egrenne le 18 mars 1831
morte après le 6 mai 1876
épouse à Saint Mars d’Egrenne le 5 mars 18
Henri Brochard
contrôleur des contributions directes à Caen
percepteur à Lassay en 1876
mort à Lassay

Charles Lévêque
avocat
juge suppléant à Domfront en 1854
président du tribunal civil de Vire en 1876
président du tribunal civil de Mayenne en 1890
achat d’une portion de la Chaslerie à la Haute Chapelle le 6 mars 1877 à Eugénie Marie Hardy-Normandrie, veuve Ramard-Dominel devant le notaire de Domfront (A.D.61. 4 E 229/190)
né à la Baillée à Saint-Mars d’Egrenne le 14 septembre 1823
épouse à Tinchebray le 26 avril 1854
Emilie Chancerel
morte à Mayenne en février 1890

Donation-partage le 6 juillet 1905 devant maître Gosselin, notaire à Lignières-Châtelain

La Chaslerie 68 h 1 a 27 ca selon la matrice cadastrale

dont :

A) Maurice Lévêque, qui suit.

B) Marie Charlotte Lévêque
née en 1863
morte sans alliance

Donation-partage le 17 novembre 1946 devant maître Girard, notaire à Juvigny-sous-Andaine

Maurice Lévêque
ingénieur des chemins de fer
épouse
Ne

donation partage le 14 mai 1952 Girard

dont :

A) Charles Henri Lévêque, qui suit

B) Jacques Lévêque
mort avant 1952
épouse
Ne

C) Jean Lévêque
épouse
Ne

Charles Henri Lévêque
mort en 1963
épouse
Ne

donation-partage le 10 octobre 1962 Girard

dont :

François Lévêque
mort fin 1991
épouse
Ne Férault de Falandres


(Fin de citation)

J'ai souligné les noms des membres de cette famille qui furent les propriétaires successifs de la Chaslerie jusqu'à mon achat en 1991 devant Me GIRARD, notaire à Juvigny-sous-Andaine.

On voit que la bonne orthographe contemporaine de leur nom est "Lévêque", point dont je n'étais pas sûr.

La période pendant laquelle le père de mon vendeur aura percé des fenêtres carrées et enduit plein de murs de ciment aura donc duré une dizaine d'années seulement. Mais quels dégâts en si peu de temps, même s'il faut sans doute réévaluer à la hausse la quantité de ceux du même type à attribuer à son fils François.

Je crois me souvenir d'un manuscrit où le père de mon vendeur faisait savoir que la Chaslerie avait été mal entretenue du temps d'une de ses tantes. Il faudrait que je retrouve ce papier dans mon bazar. Cette tante devait être, j'imagine, Marie Charlotte LEVÊQUE, qui, si je comprends cette généalogie dressée par Eric YVARD, aurait pu être en charge de la Chaslerie entre 1905 et 1946.

Quant à la fortune des GOUPIL (ceux de Tessé, pas le GOUPIL acheteur du Bien National de la Chaslerie), elle avait pu, à partir de 1876, irriguer les héritiers d'Eugénie Marie LEVÊQUE (celle qui, si mes souvenirs sont bons, offrit la cloche de la chapelle de la Chaslerie).

1876, juste avant 1877, année au cours de laquelle la Chaslerie put voir son unité cadastrale restaurée, du moins pour ce qui concerne le manoir, c'est-à-dire la fin de sa division en deux lots intervenue à la Révolution pour les raisons qu'on vient à peine de cerner.
Bien. Maintenant que, grâce à Eric YVARD, on pense y voir clair sur l'évolution de la propriété de la Chaslerie depuis 1598, on va pouvoir s'attaquer à la période antérieure. Réattaquer, devrais-je dire car on s'y est déjà cassé les dents quand j'étais jeune et beau. Il me semble que ça va être une autre paire de manches, entre la dispersion du chartrier de la Chaslerie que l'on subit et les difficultés de la paléographie qui usent mes yeux et aussi ma 'tit' têt' qui fout l'camp...
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 28 Novembre 2023
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Transmission du patrimoine
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(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 28 novembre 2023 21:36
À : Me Trisha CLOSTERMANN <t.clostermann@notaires.fr>
Cc : C. F. ; T. F.
Objet : RE: Document signé

Bonsoir Maître,

Merci pour cette transmission.

J'ai lu le texte en diagonale mais, déjà :

- le nom de la SCI est "SCI 4 de la cave de la Chaslerie"
- en 3ème ligne, l'adresse du cédant est inexacte ;
- en page 13, n'avait-il pas été convenu que les frais seraient à la charge du cédant ?

Cordialement,

PPF

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De : Me Trisha CLOSTERMANN <t.clostermann@notaires.fr>
Envoyé : mardi 28 novembre 2023 20:24
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Cc : C. F. ; T. F.
Objet : Document signé

Bonsoir Monsieur,

Je vous joins le document signé par votre fils.

Vous en souhaitant bonne réception.

Cordialement,

Trisha CLOSTERMANN

Notaire
9 rue des Barbacanes
61700 DOMFRONT-EN-POIRAIE
Ligne directe : 02.33.37.91.38

(Fin de citation)
Zhang Zhang: «Quand France Culture s’offusque que Radio Classique diffuse de la musique... classique»

ENTRETIEN - Dans un billet d’humeur diffusé sur France Culture, une chroniqueuse accuse, entre autres, Radio Classique de promouvoir la «musique blanche». La violoniste Zhang Zhang, membre de l'Orchestre philharmonique de Monte-Carlo, lui répond.

N.D.L.R. : Tellement lamentable...

Superbe Zhang Zhang !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 2 Décembre 2023
Désultoirement vôtre ! - Transmission du patrimoine - Nature (hors géologie) - O'Gustin - Anecdotes
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Il y a quelques mois, un de mes "amis Facebook" avait substitué à sa photo d'identité, sur son mur, une photo le montrant équipé d'un appareil respiratoire. Je ne le connaissais guère que de vue et savais tout au plus à son sujet que, comme moi, il aimait BRASSENS.

Et puis il est mort. Les habitants de Domfront comprendront de qui je veux parler.

Désormais, je dois, pour respirer la nuit, m'équiper à son instar de la façon suivante :

2 décembre 2023.


Et, là-dessus, ajuster mon "engin interplanétaire" qui remédie à mes apnées.

Donc voici la bête dûment harnachée,...

2 décembre 2023.

... ce qui me donne incontestablement un "look à la Anthony HOPKINS", ...

... donc de quoi effrayer définitivement mon petit-fils Calixte et tous ceux qui trouveraient que j'ai un "langage corporel" trop expressif.

Jeudi prochain, j'ai rendez-vous dans le service du Professeur SANCHEZ, à l'"Hôpital européen Georges-Pompidou", pour un scanner pulmonaire et je ne sais quoi encore.

Bientôt, l'"étude de diagnostic d'ensemble" sera prête et, pour ce qui me concerne, ce devrait être l'essentiel de ce qui me reste à régler.

P.S. (à 5 heures) : Ras le bol de ce truc en plastique que je dois supporter dans les narines pour recevoir des bouffées d'oxygène, ça m'empêche de respirer et ça m'irrite le nez. Donc je zappe.

L'outil est bruyant et il comporte à l'évidence un dispositif de sécurité tel que, lorsqu'on souhaite l'arrêter, par exemple en débranchant la prise, il continue à mouliner et à pulser très longtemps encore.

Ceci dit, cette machine me donne l'impression que Guguss est encore à côté de moi, en train de renifler comme il y passait son temps, ce brave couillon.