Transmission du patrimoine

Depuis que Franck LIEGEAS a pris la tête du chantier de restauration de la charpente du colombier, il n'y a plus d'incident.

Thierry a recommencé la greffe à l'angle Nord-Ouest des sablières basses. Sans être extraordinaire, le résultat est acceptable :

16 juillet 2015.

Pour le reste, la pose des sur-sablières en "L", destinée à améliorer le coyautage, se révèle délicate car les sablières sont elles-mêmes diversement gondolées :

16 juillet 2015, la sablière Sud.

10 juillet 2015, la sur-sablière Est.

10 juillet 2015, la sur-sablière Sud (remarquez la coupe en

16 juillet 2015, l'angle Sud-Ouest.

Christopher est de retour sur le chantier...

10 juillet 2015.

... où le travail en cours le plus spectaculaire consiste en la pose des lucarnes :

15 juillet 2015.

15 juillet 2015.

A l'occasion de la visite de chantier de lundi prochain, M. MAFFRE aura à préciser à Franck quelle pente il entend donner à la charpente du dessus des lucarnes.

6ème réunion de chantier hier matin à propos de la charpente et de la couverture du colombier.

27 juillet 2015.

Dès hier après-midi, le compte rendu nous en était parvenu :

Je retiens pour ma part que les principales questions examinées ont porté sur la forme finale des lucarnes...

27 juillet 2015.

27 juillet 2015.

27 juillet 2015.

... sur des questions d'étanchéité le long de la cheminée...

27 juillet 2015.

... et sur la finition des tuiles au niveau des terrassons à propos de laquelle la suggestion de Roland BOUSSIN...

27 juillet 2015.

... n'a pas été retenue.

A l'issue de la visite, la jeune classe concernée s'est attachée à obtenir de M. MAFFRE un calendrier pour la suite de ses réflexions sur l'aménagement intérieur de l'aile de la belle-mère. J'en ai fait autant, sans plus de succès à ce stade, à propos de l'étude préalable sur les portes et fenêtres ainsi qu'à propos de ma demande relative à l'aménagement intérieur de la moitié Nord du logis. Enfin, j'ai dit un mot de mon souhait que M. MAFFRE prenne en charge le rétablissement de l'aspect de longère sur la ferme de la Chaslerie.

L'équipe de Franck LIEGEAS met en place l'isolation au-dessus des chevrons. Le travail me paraît très soigné, notamment au niveau des lucarnes :

30 juillet 2015.

30 juillet 2015.

30 juillet 2015.

30 juillet 2015.

30 juillet 2015.

Je vois qu'Igor a disposé sur le conduit de cheminée un boudin de chaux blanche afin de favoriser l'étanchéité :

30 juillet 2015.

Enfin, Thierry s'efforce toujours de régler les largeurs des planches qui, sur les sablières basses, prennent l'isolation en sandwich tout en permettant le coyautage :

30 juillet 2015.

30 juillet 2015.

30 juillet 2015.

30 juillet 2015.

Depuis vendredi dernier, le chantier de restauration de la charpente et de la couverture du colombier est suspendu pour cause de vacances qui dureront 3 semaines. Je suis allé constater hier où s'était interrompue l'équipe de Franck LIEGEAS.

En fait, l'isolation extérieure a été posée sur les 4 versants mais sa fixation est imparfaite sur 3 d'entre eux, surtout le Nord ; curieusement, le moignon supérieur du poinçon Est a été habillé :

3 août 2015.

3 août 2015.

3 août 2015.

3 août 2015.

3 août 2015.

3 août 2015.

3 août 2015.

3 août 2015.

Aucun des angles des planches sur sablières n'a encore été découpé convenablement...

3 août 2015.

3 août 2015.

... les planches Nord n'ayant même pas été présentées :

3 août 2015.

3 août 2015.

L'intérieur des combles est en ordre (mes photos intérieures sont ratées pour la plupart, il va falloir que je lise le mode d'emploi de mon nouvel appareil photo...) :

3 août 2015.

3 août 2015.

3 août 2015.

Hier matin, j'ai fait 4 heures de route pour porter à Louis DEIN, à Yvignac-la-tour, une tuile faitière, afin qu'il modèle la même. En effet, compte tenu des surépaisseurs de l'isolation extérieure, il est possible que les épis de faîtage du colombier, le marquis et la marquise, doivent être écartés.

Je m'étais rendu cet après-midi au magasin de Jean LEMARIE pour voir l'"auge de granit" que je lui ai achetée dernièrement après en avoir seulement vu des photos sur le courriel qu'il m'avait adressé :

Jean m'a indiqué qu'il venait de se procurer cette auge chez un confrère du Calvados.

Mon attention a été attirée par des marques des ciseaux qui avaient taillé cette pierre à une époque indéfinie (de Louis XIV au Directoire) ; je n'ai pas reconnu la marque des outils utilisés sur du granit...

... mais il m'a semblé que le matériau pourrait être un calcaire, comme le dépôt intérieur aux vasques me l'a suggéré, et même, vu ces marques de ciseau, un marbre. Le dessous des deux bassins m'est également apparu trop lisse pour être en granit.

A l'aide d'un canif, Jean a gratté la pierre :

Il semble bien que nous ayons affaire à un marbre gris. Je suppose que, pour nous en convaincre, nous aurons à observer si une goutte d'acide chlorhydrique, déposée sur la partie grattée, provoque une effervescence ou pas.

Si tel est bien le cas, j'aurais fait une excellente affaire...

Restera à déterminer où et comment installer cette auge qui devait être maçonnée contre le mur extérieur d'un bâtiment, vu la patine et les lichens. La partie que j'avais pensée devoir être maçonnée dans un mur comporte des trous carrés importants, comme s'il y avait eu deux barreaux de fer devant chaque bassin. Je ne vois pas cette pièce imposante être implantée dans la cour de la Chaslerie, contre le mur des écuries. En revanche, à l'intérieur du bâtiment, elle pourrait par exemple servir de desserte en-dessous d'une sorte de double passe-plats à créer dans un mur de refend.

L'avis de M. MAFFRE sera sollicité le moment venu.

Jean pense me livrer l'engin assez rapidement. Compte tenu de l'épaisseur des vasques, j'évalue qu'il doit peser plus de 300 kg.

Mon aîné m'a communiqué cet après-midi le dernier dessin exploratoire de M. MAFFRE, destiné à faciliter les réflexions d'été sur le nouvel agencement intérieur de l'aile de la belle-mère :

Tout ceci me paraît intéressant. Je trouve en particulier que la façade sur cour serait améliorée par rapport à l'incohérence existante.

Toutefois, je m'interroge sur les deux points suivants :
- serait-il possible d'éviter de trop déplacer la 2ème lucarne si l'on souhaite optimiser l'éclairage de la cage d'escalier ?
- à quoi correspond le conduit de cheminée en limite de la tour Louis XIII ?

Accessoirement, je ne vois pas bien où nous allons pouvoir caser la nouvelle auge en marbre.

Enfin, je me demande s'il ne faudrait pas profiter de l'occasion pour, à tout le moins, demander à M. MAFFRE quelles lucarnes il recommanderait sur le brisis Ouest, en lieu et place des horribles casts dus à Lucyna GAUTIER.
De retour hier après-midi à la Chaslerie, en temps utile pour participer à la "nuit de la chauve-souris", j'ai pu croiser l'équipe de Franck LIEGEAS avant son départ, semaine terminée.

Les ardoises de 40 cm de longueur sont approvisionnées, prêtes à être les premières posées avant la prochaine réunion de chantier qui devrait avoir lieu dans deux semaines :

28 août 2015.

28 août 2015.

Pour le reste,les voliges ne sont pas encore posées sur le versant Nord...

28 août 2015.

... mais le sont partout ailleurs...

28 août 2015.

28 août 2015.

... ou presque :

28 août 2015.

Au passage, j'ai admiré le caractère légèrement bombé des futures capucines :

28 août 2015.

Petit tour sur les échafaudages en fin de journée. J'observe comment l'équipe de Franck LIEGEAS traite l'isolation aux endroits délicats, comme le long de la cheminée...

31 août 2015.

... ou le long des lucarnes :

31 août 2015.

Au bas du brisis Sud, les premières ardoises ont commencé à être posées, une fois les pièces en "L" convenablement recoupées :

31 août 2015.

Les voici, de plus près :

31 août 2015.

Rapide aperçu ce matin des travaux en cours sur le colombier. Franck et Christopher clouent les premières ardoises sur les voliges de sapin traité ; ils utilisent des clous en inox, plus solides, paraît-il, que des clous en cuivre :

1er septembre 2015.

1er septembre 2015.

1er septembre 2015.

Il reste encore pas mal de travail à effectuer à la jonction entre les écuries et le colombier. Thierry et Régis s'en occupent :

1er septembre 2015.

1er septembre 2015.

Avant de commencer à poser les tuiles, Franck et Thierry découvrent un délicat problème d'exécution dont je vais essayer de résumer les termes le plus clairement possible.

Ils souhaitent, bien entendu, que, sur les terrassons du colombier, les tuiles soient disposées de façon telle que les bas de celles-ci constituent des lignes horizontales faisant, sans aucun décrochement, le tour complet de la charpente.

Mais il y a quatre difficultés (au moins) à résoudre avant d'atteindre cet objectif raisonnable :

7 septembre 2015.

7 septembre 2015.

- premièrement, les pentes des terrassons ne sont pas identiques ; en première analyse, il y a deux paires de pentes, celle des terrassons Nord et Sud et celle des terrassons Est et Ouest ; à ce seul titre, il faut minimiser l'inévitable décrochement des bas des tuiles au passage des arêtes qu'induit cette première différence ;
- deuxièmement, il n'est même pas exact qu'il y ait deux paires de pente ; en réalité, il y a quatre pentes différentes, la charpente ayant, dès l'origine, été bâtie de guingois ; certes ces quatre pentes sont proches deux à deux ; proches, mais pas identiques ; d'où une deuxième difficulté à prendre en compte ;
- troisièmement, il n'est même pas exact non plus que, sur un même terrasson, il n'y ait qu'une seule pente ; en effet, les coyautages viennent encore compliquer la donne ; donc troisième difficulté ;
- enfin, les tuiles sont quasiment toutes du même format puisque fabriquées quasi-industriellement, même si elles sont "agréées monument historique" ; donc on ne pourra pas rechercher des tuiles plus ou moins longues pour absorber les différences de niveaux ; on sera donc réduits à bidouiller sur la longueur des pureaux d'une manière qui reste compatible avec une stricte étanchéité.

Bref, on n'est pas sortis de l'auberge et il faudra aux poseurs de tuiles un sacré doigté pour absorber et occulter toutes ces difficultés qui, au stade de ma première réflexion, m'apparaissent, prises globalement, comme très sérieuses.

J'expliquais hier les 4 difficultés que doit surmonter l'équipe de Franck LIEGEAS afin que la couverture de tuiles des terrassons du colombier soit harmonieuse.

Un membre du fan-club que je ne connais pas encore personnellement mais qui est déjà intervenu sur notre site favori, David PINTON, a commenté très pertinemment mon message.

Le fait est qu'il énonce la solution que Thierry avait trouvée et appliquée dès ce matin :

8 septembre 2015.

En réalité, il y a une 5ème difficulté dans la pose de ces tuiles puisqu'on n'est pas sûrs que la ligne de séparation entre les brisis et les terrassons soit horizontale ; il va donc falloir vérifier, aux quatre angles de la couverture, si de nouvelles adaptations des liteaux ne sont pas nécessaires.

Ceci dit, je pense que l'équipe de Franck, et notamment Thierry, se débrouille remarquablement. Le chantier est en de très bonnes mains !

Par ailleurs, Franck, Christopher et un nouveau compagnon (dont je ne connais pas encore le prénom) s'affairent à clouer les ardoises sur le brisis Ouest :

8 septembre 2015.

Pincement au cœur ce matin, alors que Cécile DEIN et son fils Louis me réconfortaient d'une tasse de thé. J'étais venu chercher la dernière tuile faîtière façonnée par Louis pour le colombier. Je me disais que c'était sans doute la dernière fois que je les voyais. Depuis le temps, ils étaient devenus mes amis.

En y réfléchissant, je viens de trouver une 6ème difficulté à la pose des tuiles sur les terrassons du colombier. Elle tient au fait que ces terrassons sont peu pentus. Par voie de conséquence, les angles entre deux arêtes successives sont très ouverts, de sorte que les dernières tuiles près des arêtiers risquent, si l'on n'y prend garde, de devoir être taillées sur un côté d'une façon qui en gêne le bon cloutage.

J'en parlerai demain à Franck et Thierry. Une solution pourrait être de retailler plusieurs des dernières tuiles posées sur le même liteau, celles qui sont à proximité d'un arêtier. Mais il faudrait alors retailler également le côté inférieur de ces tuiles. Donc, au milieu des tuiles patinées par le fabricant, on verrait de dessous la ligne de coupe claire et franche. En plus, tailler plusieurs tuiles sur un même liteau représenterait un travail non négligeable. Donc je ne suis pas sûr que ma solution soulève l'enthousiasme.

P.S. du 10 septembre 2015 (en début de journée) : Je viens de discuter avec Thierry. Il me dit que ma solution est la bonne. La question est de savoir combien de tuiles il faudra retailler à proximité des arêtiers. Il me précise que la tranche visible serait grattée sur une pierre pour en enlever l'aspect lisse et brillant.

Il m'informe toutefois que Roland BOUSSIN lui a donné des tuiles de plus grandes dimensions, qui pourraient être utiles pour absorber la difficulté. Ceci sous réserve de vérification.

P.S.2 du 10 septembre 2015 (en fin de journée) : En vue de la réunion de chantier de lundi prochain, Thierry montre comment il résoud ces problèmes :

10 septembre 2015.

10 septembre 2015.

Comme on le voit, les premières tuiles près de l'arêtier ont été taillées dans celles fournies par Roland BOUSSIN. Seules du stock normal, les secondes tuiles ont été retaillées.

Comme on ne le voit pas, des feuilles de plomb assurent l'étanchéïté sous les tuiles des arêtiers.

A dire vrai, je trouve que les premières tuiles ont des largeurs trop analogues ; je me demande s'il n'aurait pas été plus seyant d'alterner deux largeurs de coupe. Par ailleurs, je me demande s'il n'aurait pas été mieux de retailler deux ou trois tuiles standard au lieu d'une. On verra dès lundi ce qu'en pense M. MAFFRE.

Thierry a répondu à ma dernière interrogation : les grandes tuiles fournies par Roland BOUSSIN ne sont pas assez larges pour permettre la découpe alternée que je souhaiterais ; Thierry sera même obligé de disposer des noquets de plomb sous les tuiles extrêmes pour qu'il n'y ait pas là de problème d'étanchéité.

Dommage car, au niveau des ardoises des brisis, il y a bien la découpe alternée que je trouve harmonieuse :

11 septembre 2015.

Il y aura donc un hiatus entre les modes de découpe aux arêtiers entre les ardoises des brisis et les tuiles des terrassons.

Sous réserve d'une meilleure idée lundi, de la part de M. MAFFRE lors de la réunion de chantier, j'ai l'impression que cette explication de Thierry clôt cette question.

Vu de dessous, voici une idée de ce que cette façon de disposer les tuiles donne comme effet :

11 septembre 2015.

Bien entendu, il manque sur cette dernière photo les ardoises de brisis, ainsi que la bavette en plomb qui devra recouvrir les chanlattes, à la limite entre brisis et terrassons, avant la pose du doublier de tuiles :

11 septembre 2015.

11 septembre 2015.

Franck et deux compagnons procèdent à l'opération dite "décompressage", c'est-à-dire qu'ils tracent les pureaux, d'abord sur les brisis :

11 septembre 2015.

11 septembre 2015.

11 septembre 2015.

Tout ceci s'effectue alors qu'un poste de radio débite à tue-tête une zim-boum-boum qui me perfore les tympans :

11 septembre 2015.

Quoi qu'il en soit, le travail avance, ainsi que nous le montre Christopher à proximité d'une lucarne :

11 septembre 2015.

11 septembre 2015.

11 septembre 2015.

11 septembre 2015.

11 septembre 2015.

11 septembre 2015.

11 septembre 2015.

11 septembre 2015.

11 septembre 2015.