Transmission du patrimoine

Après prise en compte des suggestions formulées par M. LESCROART hier soir et réflexion, cette nuit, sur ce que sont mes intentions et possibilités, j'ai amendé et complété mon projet de lettre à l'architecte du patrimoine mandatée.

Voici la version de mon texte que je compte lui expédier dès l'ouverture de la poste tout à l'heure :

(Début de citation)

Madame,

M. Yves LESCROART me signale ce matin que vous souhaitez que je vous renvoie signés les documents que vous m’aviez adressés début septembre par lettre recommandée.

Ces documents comportent, semble-t-il, un certain nombre d’oublis que M. LESCROART m’a signalés ; ces pièces devront donc y être jointes :
Sur le CCG :
- Annexe financière mentionnée en P. 3 (case cochée à cet effet)
Sur le CCP :
- Programme précis de l’opération (y compris la question dite des « poutres pourries » du 1er étage Nord du logis)
- Calendrier prévisionnel global (à recaler en fonction des conclusions de notre réunion du 14 novembre)
- votre attestation d’assurance
.

Ces documents contiennent par ailleurs un certain nombre de novations par rapport à notre accord contractuel tel qu’il avait été acté par mon courriel du 1er août dernier. Nous avons étudié ces novations qui, toutes sauf celle relative à mon activité internet, recueillent mon accord.

Considérant, pour cette dernière, que la demande sous-jacente correspondante serait injustifiable en l’état du droit encadrant la liberté d’expression dans notre pays, j’ai estimé qu’il était inutile que la question figure dans deux paragraphes du CCG (le G7 et le G9 nouveaux) et, plus précisément, biffé la disposition excessive de l’article G 9.3. du CCG. Pour autant, et comme convenu dès notre première rencontre, je continuerai à ne pas citer votre nom sur internet tant que vous ne m’en aurez pas donné l’autorisation.

Je vous ai déjà adressé ce matin le chèque correspondant à votre facture n°1 reçue hier.

Comme je le lui ai déjà exprimé, je suis reconnaissant à votre collègue M. Arnaud PAQUIN de m’avoir mis en relation avec vous car je pense que nous pourrons faire un excellent travail.

Au-delà du champ défini dans le contrat ainsi modifié, je pense que, si vous en aviez convenance et comme j’en ai laissé la demande par de récents messages sur votre répondeur, vous pourriez intervenir également entre le bureau d’études et moi. Le bureau d’études est chargé, principalement, de déterminer si une chaufferie unique pourrait suffire à la Chaslerie (étant entendu qu’on devrait pouvoir s’y chauffer par aquathermie et, le plus souvent, par le sol) et de dessiner tous les circuits utiles aux artisans concernés (eau, électricité, chauffage, wifi, courants faibles, etc).

Comme je l’ai indiqué lors de notre première réunion de chantier, jeudi dernier, j’ai toutefois été informé que le bureau d’études qui m’avait été recommandé par une architecte de qualité entend mettre fin à la mission que je lui ai confiée en juin dernier et dont, semble-t-il, il ne pouvait respecter le calendrier qu’il avait pourtant lui-même fixé. Ce dossier serait donc vraisemblablement à reprendre à la base. Nous pourrions en reparler si vous le voulez bien.

J’ajoute que, sous réserve des conditions financières, je serais prêt à vous confier la maitrise d’œuvre de l’ensemble des installations techniques, et - pourquoi pas ? - de l’ensemble de la restauration des parties inscrites que je pense et espère pouvoir mener à bien avant de passer, si possible, le relais de la maîtrise d’ouvrage à mon aîné, d’ici environ 5 ans.

Mon espoir serait ainsi de pouvoir personnellement mener à bien le programme de travaux de restauration suivant que je me suis assigné, avec les particularités suivantes :
- Dans le logis :
o Cage d’escalier : pose de radiateurs puis enduits sur les murs, avant l’expiration de la subvention accordée par la D.R.A.C. ;
o Salle-à-manger : modification de la poutraison du plafond par densification des solives, changement des poutres et pose de corbeaux qui pourraient être inspirés de ceux du manoir du Bas au Teilleul ; peinture de la nouvelle poutraison ;
o Chambre Nord : boiseries sur les murs ;
o 1er étage de la tour Nord-Est : salle de bains avec baignoire ;
o Rez-de-chaussée de la tour Nord-Est : l’usage qui pourra être donné à cette pièce n’est pas défini à ce jour ; le plafond pourra être abaissé ; pose de corbeaux ; le sol devra continuer à témoigner de l’ancienne forme des fondations.
- Dans l’aile Ouest :
o Toutes les menuiseries extérieures qui, selon l’ "esquisse" du 19 juillet 2018 de M. PAQUIN, devront être restaurées ;
o Au rez-de-chaussée du colombier : installation de la chaufferie (que j’espère unique), d’un w.-c., d’une salle-de-bains avec baignoire ; réservation d’une cuisine pour l’ensemble de l’aile ;
o Au 1er étage du colombier : modification éventuelle de la poutraison du plafond (je m’interroge sur l’état des poutres et la densité des solives) ; boiseries Louis XVI sur les murs (y compris la cheminée) de cette pièce destinée à être mon bureau-bibliothèque ;
o Au 2ème étage du colombier : achèvement, si c’est encore nécessaire, du programme de travaux en cours ; prévoir une illumination possible de la poutraison (M. ROBVEILLE, électricien à Caen, réalisant des merveilles en la matière) ;
o La mise en place d’un escalier n’entre pas dans mes intentions ; je me déclare néanmoins très satisfait de l’ "esquisse" de M. PAQUIN à ce sujet ; je considère que l'escalier ainsi recommandé serait approprié pour servir de colonne vertébrale à la restauration de toute l'aile.
- Dans le bâtiment Nord :
o Installation d’un cabinet de toilettes au rez-de-chaussée ; la douche sera implantée au plus près de la fenêtre ; attention : il y a déjà un chauffage par le sol dans cette pièce ;
o Installation d’une cuisine et d’une arrière-cuisine au rez-de-chaussée.
- Dans la chapelle : installation d’un radiateur et d’un système de ventilation destinés à stopper la dégradation des peintures murales malgré leur restauration récente ;
- Dans la cave : mise en place d’une isolation thermique de la couverture ; le chauffage devra pouvoir être installé à partir de la chaufferie centrale du manoir ;
- Dans la cour : finition de l’aménagement, y compris par l’installation d’un système d’illuminations par M. ROBVEILLE.


Je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes salutations distinguées.

(Fin de citation)

Si jamais j’arrive au bout de ce programme, je pourrai peut-être me dire que mon passage sur Terre n'aura pas été complètement inutile.
J'en suis au tiers de la lecture de "Sapiens" d'HARARI. C'est un livre puissant. Une fois de plus, mon aîné a su trouver pour me l'offrir un livre qui m'intéresse beaucoup, ce qui, reconnaissons-le, n'est pas donné à grand monde. C'est à ce titre, significatif à mes yeux, que j'ai une relation très particulière avec mon aîné, je veux dire cette qualité de connivence que je ne qualifie pas seulement d'intellectuelle.

Et moi, de mon côté, qu'est-ce que je lui transmets de vraiment important à ses yeux, dans quel domaine ressentirait-il à me fréquenter - ne soyons pas plus précis - un parallélisme, d'intentions ou de démarche, qu'il ne trouverait guère ailleurs ? Il ne me l'a jamais dit, me l'avouera-t-il un jour ?
J'ai terminé la lecture de "Sapiens" d'HARARI.

Ce bouquin sur l'histoire de l'humanité (excusez du peu) est clair et passionnant de bout en bout. Je le recommande très chaleureusement à tous ceux qui ne veulent pas mourir idiots :


Et encore merci à mon aîné qui me l'a offert pour Noël : choix parfait !

Je viens de commencer la lecture du bouquin sur l'intelligence artificielle que m'a recommandé Pierre ORY, ce qui m'ouvre des perspectives inquiétantes. En particulier, vu de ma fenêtre, que pèsera la restauration de monuments historiques lorsque notre espèce aura été débordée par le transhumanisme, ce que certains qui s'y connaissent nous promettent pour les tout prochaines décennies ? Et, beaucoup plus grave, à quel monde complètement nouveau doit-on s'attendre, auquel il faudrait préparer nos petits-enfants et leurs contemporains ?

Portrait d'un vieillard et d'un jeune garçon par Domenico Ghirlandaio, vers 1490.

Cela paraîtra un trait futile, marginal, voire provocant, mais en France aujourd’hui TOUS les châteaux sont en vente (et toujours pour l’industrie des chambres d’hôtes). J‘en vois passer un en Sologne dont l’annonce dit qu’il est dans la même famille depuis vingt-deux générations.

Quelle tristesse ! Personne ne peut plus tenir. Le remplacisme veut un peuple sans mémoire, sur un territoire sans histoire. Toutes les maisons de famille lui sont ennemies. Civilisation des prénoms, haine de l’héritage, da capo perpétuel, les industries de la MHI exigent la mort du temps. Personne ne doit mourir où il est né.
La date de l'assemblée générale de notre petite copropriété parisienne approche à grands pas et, depuis plus d'un mois, je n'ai plus rien fichu pour préparer cette fête, tant la perspective de reconstituer puis de contrôler une comptabilité largement en déshérence depuis une bonne douzaine d'années me casse les pieds.

Pour me (re)donner du cœur à l'ouvrage et disposer ensuite d'une base de données où le moteur de recherche de notre site favori n'aurait pas de mal à retrouver ses petits, je crée, dans les pages "Privé" de ce site un sous-onglet que j'appelle "15 JJ" (par voie de conséquence, le sous-dossier "Lieux" devient "Autres lieux"). Pour accéder à "15 JJ", il faudra disposer d'un mot de passe spécifique (ne permettant pas d'accéder aux autres pages "Privé") que je communiquerai aux seules personnes concernées en l'état du dossier, à savoir Carole, nos deux fils et notre voisin.

Ce sous-onglet pourra contenir des messages datés antérieurement à sa création, ceci pour permettre au moteur de recherche de fonctionner dans les meilleures conditions.
Et maintenant, retour pour moi aux délices ô combien intenses (et pas épuisées pour un bon moment encore) du rétablissement de la comptabilité de notre copropriété parisienne.

Programme d'aujourd'hui : début d'A.G. de copropriété. En raison de la masse d'infos à traiter et du souk ambiant, cette séance sera essentiellement méthodologique et devra être reprise à une date à déterminer, laissant au voisin et à moi le temps d'arriver enfin, par des échanges de courriels passionnants et itératifs, à des états mutuellement acceptables. Tout cela à partir du capharnaüm actuel, j'insiste là-dessus. Ô joie !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 25 Janvier 2020
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Transmission du patrimoine
Très bonne assemblée générale de copropriété à Paris. Trois heures trente de réunion, après un très gros travail préparatoire. Excellent climat. J'avais placé le débat sur le terrain de la méthodologie. Toutes les règles à appliquer ont fait l'objet d'un consensus, y compris sur le contenu des tableaux récapitulatifs. Sur ces bases, le voisin a bien voulu se charger de préparer une version finale des comptes que je me bornerai à vérifier par sondages. Je reprends la position de syndic de l'immeuble afin de m'assurer que nous fonctionnons sur de bonnes bases, y compris sur le plan formel, avant de transmettre le cas échéant le flambeau à un syndic professionnel dans trois ans.

La dernière A.G. formelle datait de 1998. Les comptes de détail auront ainsi été repointés et mis au carré sur toute la période postérieure à 2008, pendant laquelle je n'avais plus tenu la comptabilité de cette petite copropriété.

P.S. (à 20 h 30) : Une promenade en fin d'après-midi, pour aller prendre livraison d'une commode que je n'ai finalement pas achetée, m'a donné l'occasion de faire la connaissance d'un administrateur de biens. J'ai pu évoquer avec lui deux questions abordées au cours de l'A.G. :
- que serait le coût d'un syndic professionnel ? Il paraît que c'est fonction du nombre de logements dans la copropriété ; pour 4 logements, il faudrait compter 2 000 €/an ;
- quand une A.G. a voté la vente de droits à construire, que le prix de ces droits à construire a été réglé et que le nouveau règlement de copropriété, postérieur aux travaux, a été enregistré, y a-t-il lieu encore de faire enregistrer la cession des droits à construire ? En première analyse, la réponse serait négative. Dans le cas d'espèce, la cession des droits à construire date de 25 ans, de sorte qu'on approche en tout état de cause de la prescription trentenaire. Pour bien faire, il faudrait s'assurer de cette interprétation auprès d'un notaire. Si du moins l'on ne veut pas se contenter que je vive encore 5 ans, ce que je souhaite également à l'ensemble des copropriétaires de ma résidence principale (au sens fiscal du terme).
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 26 Janvier 2020
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Transmission du patrimoine
Les années passent et les rapports de force (mauvaise expression) au sein de la famille évoluent.

Désormais, les rassemblements familiaux (tribaux, comme je les appelle avec un sens particulier des convenances) se font chez mon aîné et non plus dans le salon de 60 m2 (la même surface qu'au manoir favori) dont Carole disposait avant qu'elle ne se restreigne en acceptant de grimper d'un étage.

"Sic transit gloria mundi".
J'avais fini la préparation des deux tableaux sur lesquels il me paraissait important de pouvoir m'appuyer lors de la réunion du 7 février prochain, à savoir le planning de la "mission EXE" et le récapitulatif de mes efforts financiers depuis 1991. Je devais me trouver ce matin à 9 h à Nantes, pour une audience à la Cour administrative d'appel consacrée pour partie à la sombre (elles le sont toutes) histoire d'éoliennes que l'on sait. Enfin, très accessoirement, j'avais un bibelot à aller voir du côté de Nantes (le hublot).

Plutôt que de rouler à mon habitude en milieu de nuit, et parce que je suis fatigué et n'ai pas, à Nantes, d'endroit où me poser (famille, amis, c'est un vrai désert pour moi qui, dans le temps, y fus administrateur d’une banque – le Crédit industriel de l’Ouest - dont le siège était là, je ne sais si c’est toujours le cas), j'ai décidé de prendre la route hier dans l'après-midi.

Pour ce qui concerne le hublot, l'affaire est faite (200 €). La vendeuse habite dans un vieil immeuble (XVIIème ?) non dénué d’un certain charme, construit sur des poteaux enfouis dans la vase (comme Venise), sur un quai de la Loire, juste en face de l'endroit où est amarré le "Maillé-Brézé", escorteur d'escadre des années 1950, désormais transformé en musée. Occasion pour moi de me remémorer mes souvenirs de 1971, lorsque, jeune polytechnicien, j'ai entamé ma très brève et peu concluante (mal de mer oblige, O’Gustin doit tenir ça de famille) carrière maritime, comme midship (aspirant de marine, c'était mon grade ; j'ai plafonné à enseigne de vaisseau de 1ère classe, lieutenant si vous préférez), à bord du "Dupetit-Thouars", son frère. Je viens d'y faire allusion. Quant au hublot, il provient d'un cargo anglais, paraît-il. Le fait est qu'il comporte des inscriptions en langue de brexiters. Je l'ai acheté parce que, alors que je roulais sur autoroute, j'ai trouvé un endroit où l'installer : au 2ème étage du colombier, où il pourra donner de la lumière au futur cabinet de toilettes prévu par l'"esquisse" d'Arnaud PAQUIN pour desservir la "chambre des tourtereaux". Autrement dit, ce n'est pas moi qui l'installerai là mais mon successeur.

Il est maintenant 4 h 30 du matin. A mon habitude, je suis réveillé et devant mon ordi qui ne me quitte guère. Hélas, la liaison internet de l'hôtel bas de gamme et sonore où je me trouve (le "Kyriad" de la Beaujoire) est pourrie. Donc, au moment où je le rédige, je ne suis pas sûr que ce message pourra être mis en ligne. Il faudrait que je pense à le sauvegarder.

Je souhaite en effet réfléchir aux idées qu'il me semble particulièrement souhaitable que j'arrive à faire comprendre par mes hôtes du 7, qu'ils soient fonctionnaires ou membres de ma famille.

Il est probable que mes interlocuteurs ont besoin que je leur présente des idées aussi simples que je les puisse exprimer pour qu'ils admettent (enfin ?) ma démarche, à savoir :
- pourquoi j'ai porté, jusqu'à une période récente, la quasi-exclusivité de mes efforts sur la restauration des extérieurs de la Chaslerie ; comme le sait le fan-club, les exceptions concernent, pour l'essentiel, la "bulle d'habitation" actuelle, située dans le bâtiment Nord (deux chambres en soupente à l'étage et le "petit salon" du rez-de-chaussée), et le fournil de la ferme (chambre d'appoint, où les travaux ne sont d'ailleurs toujours pas achevés ; je dis ceci pour le fisc qui m'a encore tanné hier en me réclamant la déclaration de fin de ces travaux-ci) ;
- pourquoi j'ai retenu le colombier et la moitié Nord du logis pour étendre la zone habitable au cours des 5 prochaines années ; pourquoi ces travaux-ci nécessitent qu'au préalable, la question de l'installation d'une chaufferie (si possible centrale) soit traitée au moins pour ce que j'appelle la "phase 1" des travaux de plomberie (c'est-à-dire, pour l'essentiel, le chauffage du bâtiment Nord, du colombier et de la moitié Nord du logis, mais en posant convenablement les prémisses de la suite) ;
- pourquoi je limite mon horizon aux 5 années à venir ; cela soulève en particulier deux questions très importantes à mes yeux : celle des ressources que je peux mettre en face d'un tel programme de 5 ans, et, bien entendu, celle de ma succession, que je souhaiterais ordonnée "dans l'intérêt du monument" ; quel est l’état des lieux en ces deux domaines ;
- pourquoi je ne puis me satisfaire de certains phénomènes récurrents ; en particulier, que des intervenant bénéficiant d'un monopole légal puissent donner l’impression qu’ils écrèment, que ce soit délibéré ou non, mon chantier sans souci suffisant de mes souhaits, pourtant très clairement exprimés, en matière d'habitabilité ; quelles parades je puis imaginer à ce qui apparaîtrait, au mieux, comme une trop grande inertie ;
- pourquoi j'ai besoin que mes interlocuteurs, familiaux ou obligés, comprennent les tenants et les aboutissants d'une telle démarche et veillent, autant que possible, à ne pas la freiner dans les faits (même si je ne soupçonne pas le moins du monde, ni les uns, ni les autres, que cela puisse être ne serait-ce qu'une ombre de leurs intentions ; mais enfin, chacun a ses contraintes et je dois m'adapter aux leurs, du moins quand je ne peux pas faire autrement).

Voilà, c'est dit. Reste à faire passer le message.

P.S. (à 15 h 30) : Message mis en ligne à l'instant, dès mon arrivée de Nantes.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 08 Février 2020
Désultoirement vôtre ! - Transmission du patrimoine - Anecdotes - Références culturelles
Je m'étais inscrit dans le but de me changer les idées après la série d'emmerdes que je viens de connaître. Et puis il y avait l'imparfait du subjonctif dont l'article de journal, lu par hasard à ma cantine favorite, rappelait les règles. Ce temps de ce mode m'a toujours fait marrer, notamment lorsqu'il était manié par Raymond-la-Science ou Doudou, à l'époque de leur splendeur. Sans parler du Général, bien sûr, grand maître ès-langue classique. Essayez un peu et vous verrez, ça change l'ambiance ; tout de suite, on vous regarde autrement et vous percevez dans les regards une lueur d'admiration. Sur le thème "Mazette, quel champion ! Il en a dans la cabesse, celui-là !"

Bref, je me suis pointé à 14 heures à Flers, au "Centre Madeleine LOUINTIER", pour ce concours d'orthographe. L'amphi étant comble, avec des participants de tout le département et, au moins, du Calvados en plus...

8 février 2020.

... je me suis assis en bordure d'allée, il faisait une chaleur à crever. Et, vous me connaissez, je n'avais pas manqué d'apporter mon appareil, donc j'ai pu prendre quelques photos :

8 février 2020.

On nous a prévenus que, pendant la dictée, une équipe de TF1 nous filmerait. Et l'épreuve a commencé :

8 février 2020.

Alors que nous en étions rendus aux trois-quarts de l'épreuve, j'ai eu la surprise d'être interrompu par la journaliste de TF1 qui, sous l’œil du cameraman, a cherché à m'interviewer :

8 février 2020.

"Et pourquoi êtes-vous ici ?" a-t-elle fini par me demander. J'ai mis un terme à l'entretien en lui disant, égal à moi-même : "Pour gagner !" Quelle arrogance de tête à claques, n'est-ce pas ? J'ai en effet toujours été agacé par les corniauds qui prétendent qu'il est plus important de participer. Moi, j'ai besoin d'adrénaline et j'aime la compétition. Bref, je me suis replongé dans l'exercice, en cochant en marge les mots ou expressions qui me posaient problème, afin d'y cantonner ma relecture. A la fin de la dictée, l'organisateur a poursuivi par un message destiné à départager les ex aequo (qu'on trouvera ci-après). Les "griffées", jamais entendu parler de ces bêtes-là.

Puis break pour correction. Ensuite, appel des lauréats de la catégorie cadet puis de la catégorie junior. Je remarque que la gagnante des cadets est un tout petit bout de chou, aussi noiraude qu'un rom. Etonnant. Sa mère la couve du regard, même basane. J'admire en mon for intérieur tous les efforts d'assimilation que cette victoire doit représenter pour elles.

Puis, commentaire du corrigé par l'organisateur. Ouille, j'ai écrit "gallinacés" avec un "e" de trop ; à "cantonade", j'ai hésité pour finir par me tromper, etc... Bref, au moins 6 fautes pour moi à vue de nez, donc ça part mal. Bien sûr, "griffées", ça n'allait pas, il fallait écrire "gryphées", huîtres parmi d'autres, disparues depuis belle lurette néanmoins. Et là où j'avais pensé à une "mareyeuse", il fallait comprendre qu'il ne pouvait s'agir que d'une "amareyeuse" ; jamais entendu parler de ces autres bestioles non plus.

Et puis de nouveau break, celui-ci très long, pour la correction des copies à un autre étage. On poireaute. Je discute avec ma voisine, une prof de fac retraitée qui s'est compté 8 fautes.

Après une éternité, l'organisateur revient et annonce que deux candidats sont ex aequo, y compris après l'épreuve subsidiaire. Il les appelle sur scène et, pour les départager, leur dicte une série de mots impossibles. Ce sont deux femmes et elle sont toujours ex aequo à l'issue de cette rallonge. Donc épreuve de tirs au but, l'une des deux finit par s'incliner, c'était vraiment très dur.

Puis appel des lauréats, en commençant par celui classé 7ème. Le 5ème se lève derrière moi à l'appel de son numéro ; j'ai le temps de lui demander combien il pense avoir fait de fautes ; "7", me répond-t-il ; donc ça doit être fichu pour moi. La 4ème est appelée, c'est la perdante du tir aux buts ; puis la 3ème, son vainqueur. Donc, pour moi, plus aucune chance, j'aurais dû partir plus tôt, ce n'était pas la peine d'attendre autant. Puis la deuxième, une tête de vainqueur, elle faisait partie, comme d'autres, de l'écurie de l'organisateur ; il les chauffe en vue de ce genre de compètes, dans une sorte de club de scrabble donc. J'imagine que ce n'est pas pour moi, ce genre de truc... Puis le gagnant : "J'appelle le numéro 55".

Oh, le 55, mais oui, c'est le mien, je descends l'amphi, manque de louper une marche, monte sur l'estrade, reçois ma copie, mon prix et les félicitations au micro de l'organisateur :

8 février 2020.

Il me demande si c'est ma première participation. "Oui" réponds-je. Etonnement sur tous les bancs de l'amphi. "Et d'où êtes-vous ?" "De La Haute Chapelle." "Et pourquoi vous êtes-vous inscrit à ce concours ?" "Parce que je voulais en savoir un peu plus sur l'imparfait du subjonctif." De nouveau, murmures divers dans l'amphi. On me remet mes bons d'achat, je me fraye un chemin à travers la cohue épatée par bibi qui l'est bien davantage et m'échappe au plus vite vers ma Twingo de compétition.

Mes preuves ? Les voici : d'abord le texte de la dictée :

8 février 2020.

Elle m'avait paru moins difficile que ce à quoi je m'attendais.

Ma copie (je m'étais forcé, vraiment forcé à l'écrire à peu près lisiblement cette fois-ci)...

8 février 2020.

8 février 2020.

8 février 2020.

8 février 2020.

... et mon carnet de bons d'achat :

8 février 2020.


Bref, tout ça, c'est pas mal mais, comme dit l'autre, "Je tâcherai de faire mieux la prochaine fois !"

P.S. (du 9 février 2020 à 17 heures) : Je pourrais aller faire un tour à la maison d'activités Saint-Michel de Flers où ce gentil organisateur officie les vendredis. Ne serait-ce que pour le remercier de nous consacrer tant d'efforts autour de sa passion.
Je constate qu'à ce jour, personne n'a demandé à accéder aux pages "Privé" de ce site. En particulier, aucun membre de ma famille.

Cela me rappelle à quel point ces derniers se contrefoutent de ce que je peux raconter (dès lors que je ne mets pas leur trombine en ligne, sujet à propos duquel ils sont toujours prompts, autant qu'ils sont, à m'en chier un half-track). Donc inutile pour moi d'entretenir la moindre illusion à ce sujet. Autant que je le sache pour ne pas mourir idiot.
Public Sénat (via "Facebook")
rédigé le Lundi 1er Avril 2020
Désultoirement vôtre ! - Transmission du patrimoine - Pouvoirs publics, élus locaux - Nature (hors géologie)
Public Sénat vous propose la mise en perspective de grands experts sur une crise déjà entrée dans l’Histoire. ▶️ Un jour, un regard sur la crise du #Covid19 Rebecca Fitoussi ▶️ Aujourd’hui, le regard d’Elie Cohen, économiste et directeur de recherches au CNRS. Pour lui, pas de doute, nous assistons à une conjonction de crises extraordinaire au sens propre du terme. Crise de l’offre qui touche les pays développés, effondrement des matières premières qui frappe surtout les pays pétroliers, crise sanitaire qui touche pays émergés et émergents. « C’est l’ensemble du monde, c’est une crise majuscule ! » Il y a trois scenarii possibles, du plus vertueux au plus catastrophique. Il nous en fait part dans cette interview.

"Le premier scenario est un scenario en V. C’est-à-dire qu’on plonge très profondément, on touche le fond du bassin et on rebondit rapidement. C’est l’hypothèse où la crise dure 4 à 6 semaines. On reprend l’activité et l’idée c’est que la perte d’activité en 2020 sera compensée en 2021 et on aura deux années (2020/ 2021) qui seront des années nulles en termes de croissance. C’est le scenario le plus vertueux. Le deuxième scenario est le scenario en U. On plonge, on reste au fond du bassin un certain temps, le temps de la crise, plusieurs mois (pas de reprise avant l’été ou l’automne selon certains) et là, cela nous envoie dans une perte de PIB qui est beaucoup plus importante que les 2 ou 3% mentionnés actuellement et cela peut même nous amener à une perte de PIB de 10%. Et puis, il y a un scenario encore plus catastrophique, c’est le scenario en W, que je n’ose même pas imaginer. On plonge, on rebondit, puis la crise sanitaire repart, donc on replonge, on se remet en confinement… Là, cette succession de périodes de confinement et de redémarrage, c’est le scenario noir absolu et c’est ce qu’il faut absolument éviter. C’est pour cela que les modalités de sortie de la crise avec généralisation des tests pour la sortie du confinement me semblent être le scenario économique préférable."

N.D.L.R. : La disponibilité de tests en nombre suffisant semble une donnée critique.
Furieux, Trump menace de suspendre le Congrès pour imposer des nominations

Furieux contre le Congrès américain, Donald Trump a provoqué la stupéfaction mercredi en menaçant d'user de pouvoirs constitutionnels jamais employés auparavant pour forcer la confirmation de juges et autres nominations au Sénat, tout en accusant les démocrates de paralyser des mesures d'aide économique.

N.D.L.R. : Un fou furieux, oui, cela semble plus que jamais le bon diagnostic hélas ! Pour où donc ce dégénéré va-t-il finir par nous embarquer ?

Je trouve, via "Google", un article de presse (tiré de "Slate.com") qui nous en dit davantage sans nous rassurer toutefois :

"It would still be an unprecedented power grab. As historian Michael Beschloss tweeted, “Wilson, Taft and FDR were all urged to adjourn Congress and all refused.”

It’s possible that the move is also just intended as a feint to distract from Trump’s disastrous response to the COVID-19 pandemic and the spiraling economy. “Trump desperately wants to change the subject—away from the pandemic he’s so badly handled that’s killing Americans and toward this,” Georgetown Law professor Josh Geltzer told me. “It’s important to explain why he is out of step with American constitutional traditions. But it’s also important not to let him change the focus at this critical time.”

Ultimately, the real concern is that someone has advised President Trump that he has the power to adjourn Congress and he’s building an argument for it; his White House Counsel and Justice Department are doubtless crafting the fanciful legal scaffolding right now. As is often the case when the president makes broad claims about untested constitutional authority, the worry is less that he will adjourn Congress tomorrow, and more that he is recreationally floating insane notions, bolstering them with in-house analysis, and laying the groundwork for emergency powers he may someday seek in earnest. It’s happened before and there is no reason it can’t happen again. "
En complément du dossier de permis de construire accordé pour la cave, j'ai retrouvé des dessins préparatoires de Nicolas GAUTIER en vue de la restauration de l'appentis de ce bâtiment...

... ainsi que, semble-t-il, des dessins achevés qui devaient faire partie du dossier déposé en vue de ce permis de construire :

Or l'on sait que l'appentis réalisé n'a pas la forme de celui dessiné. Si mes souvenirs sont bons, Roland BOUSSIN avait préconisé puis réalisé le bardage que l'on connaît.

Quoi qu'il en soit, je n'ai pas conservé les plans du dossier déposé ; j'ai dû les communiquer à un maître d’œuvre qui ne me les aura pas rendus (je pense qu'il s'agit de Dominique RONSSERAY car Mme SCHMÜCKLE-MOLLARD n'avait pas manqué, à la fin de sa mission, de me renvoyer ses archives).

Or ce manque dans mes dossiers est à l'origine d'un incident avec mon aîné que je me rappelle très bien.

Afin de l'inciter à me relayer, je lui avais fait don de la nue-propriété de la cave, à charge pour lui d'en finir la restauration. Il était encore célibataire et m'avait dit qu'il voulait percer des fenêtres sur la façade Sud de ce bâtiment ; il expliquait que jamais une demoiselle n'accepterait de vivre dans un bâtiment aussi sombre, donc que je le condamnais à ne pas prendre femme. J'avais résisté, arguant qu'il n'y avait pas de raison de dénaturer ce bâtiment à une époque où les LED fournissent un excellent éclairage intérieur. Puis, devant son insistance, j'avais affirmé, sur la base de mes souvenirs, que le permis obtenu ne permettait pas ces modifications.

Ne se le tenant toujours pas pour dit, mon aîné s'était rendu en mairie de La Haute Chapelle pour consulter ledit permis. Et m'avait rendu compte de sa découverte :


Et, à ce stade du débat, j'avais encore résisté "dans l'intérêt du monument", en soulignant la difficulté du percement de telles ouvertures si l'on ne voulait pas que leur nouveauté saute aux yeux. Donc mon aîné avait alors abandonné son projet de restaurer la cave selon son idée.

Il se trouve que, dans le cadre du pensum en cours, je viens de remettre la main sur le jeu de plans de la cave qui restent en ma possession :

Il s'agit, ici aussi et à l'évidence, de travaux préparatoires aux dessins déposés dans le cadre de la demande de permis. En effet, il n'était pas alors prévu de lucarnes mais des "casts" qui avaient dû me hérisser à un point tel que j'en avais oublié que le projet prévoyait bien les fenêtres désirées par mon aîné.

Accessoirement, ceci montre que les GAUTIER, mari et femme, sont des fanas de "casts", ce qui est pour le moins étrange à mes yeux.

Trêve de bavardage. Avec le recul (et la sagesse ?) que confèrent les années, je me dis que l'idée de mon aîné n'était pas si mauvaise. Et je sais désormais, d'expérience (notamment sur le bâtiment Nord), qu'on peut introduire des novations significatives dans une maçonnerie sans que cela pose en soi de problème esthétique (dans le cas du bâtiment Nord, j'ai ainsi pu réduire, comme montré par ailleurs sur ce site, la dimension d'horreurs des années 1970, sans aller toutefois jusqu'à les faire disparaître).

Tout ceci pour dire que, si mon aîné voulait bien reprendre son projet au cours des prochaines années, je m'y opposerais d'autant moins que j'ai vu ce dont il avait été capable à son domicile parisien. Et, comme je l'ai rappelé par ailleurs, "il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis".
Alors que nous observions le manoir, calés dans des chaises longues installées dans l'arrière-cour, mon aîné m'a demandé, hier après-midi, ce qui me bloque pour avancer dans mes travaux. Il faisait alors allusion aux contraintes financières. J'ai répondu ne plus me sentir capable, pour les raisons qu'il connaît, d'absorber l'installation de la chaufferie centrale qui conditionne l'habitabilité de l'ensemble des bâtiments ; à sa demande, je lui en ai donné l'ordre de grandeur du coût, soit 150 000 €. "Et au-delà ?" a-t-il poursuivi. J'ai expliqué que, pour ce qui concerne la "bulle" que je souhaite livrer (à savoir le colombier et la moitié Nord du logis, mais également la cuisine du bâtiment Nord et un cabinet de toilettes au rez-de-chaussée de ce dernier bâtiment), le principal préalable technique, après la question du chauffage, sera de résoudre la problématique des "poutres pourries" et de la cheminée au 1er étage Nord du logis. Pour ce qui concerne le colombier, ai-je enchaîné, il y aurait l'installation d'un "escalier-en-facteur-commun" à prévoir, sur des plans améliorés par rapport à ceux d'Arnaud PAQUIN ; à ce sujet, l'architecte en charge de la "mission n°2" réfléchit à une optimisation de l'usage du volume entre cet escalier et le colombier ; elle recommande d'ores et déjà de réaliser cet escalier en bois (j'ai demandé que les marches soient recouvertes de tomettes) mais je ne serais pas davantage en mesure, ai-je précisé, de supporter le coût d'un tel escalier, encore à chiffrer ; j'ai néanmoins chargé cette architecte d'inclure, pour des raisons de bon sens, ce dernier dans le dossier de demande de permis de construire à déposer.

Puis nous nous sommes rendus dans l'aile Ouest. Au second étage du colombier, mon aîné doute que la "chambre des tourtereaux" soit hospitalière l'hiver ; j'ai expliqué que mon objectif est que le chauffage en soit bien dimensionné. Dans les combles des écuries, il a vu des défauts dans l'échantillon de menuiseries entre chevrons réalisé et trouve que ce sera un gros travail ; je lui ai dit que je pense pouvoir y arriver, même si cela prendra quelque temps.

Dans le bâtiment Nord, Carole et ma belle-fille semblent s'être mises d'accord sur les grandes lignes du parti à retenir pour l'aménagement de la cuisine : l'arrière-cuisine en resterait isolée (selon le vœu de Carole que je n'ai pas réussi à faire bouger à ce sujet) et, si je comprends bien, l'espace de cuisson serait installé contre le mur du fond (celui de parpaings, actuellement peint en bleu).

Enfin, mon aîné insiste sur la nécessité qu'internet puisse être reçu partout dans les bâtiments sur cour ; en l'état du chantier, il ne peut en effet "recevoir ses calls" que dans la cuisine ou ma "chambrette monacalo-monastique", ce qui n'est certes pas des plus confortables, ni pour lui, ni pour moi.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 02 Juin 2020
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Transmission du patrimoine - Anecdotes - Privé - Chez l'aîné - Garance
Le piano que m'avait vendu Jean LOUCHET l'hiver dernier devrait bientôt repartir pour Paris. Direction la chambre de ma petite-fille qui va commencer, dès septembre prochain, à apprendre à jouer de cet instrument. Je m'en réjouis (c'était le but de la manip).

Accessoirement, mon aîné me disait dernièrement que leur voisin de palier s'était installé dans leur immeuble en raison de la tranquillité du voisinage immédiat. M'est avis qu'il pourrait bientôt y avoir là une opportunité d'extension d'appartement permettant d'accueillir un petit "number four(cade)", voire plus si affinité...