Transmission du patrimoine

Histoires de famille :

Le "cousin éloigné de Carole" m'a communiqué le document suivant...

... avec ce commentaire : "annonce relative à la vente de la propriété de Guillaume Sauzet et de son épouse à Ste Foy les Lyon, ancienne propriété de Jean-Pierre Sauzet et d’Antoinette Ballyat. Le couple (...) possédait assurément une peu d’argent ainsi qu’une campagne près de Lyon (ils ne dotèrent pourtant pas Guillaume à son mariage, lui qui ne fait état que de sa qualité de médecin comme apport (!) tandis que son épouse apporte une jolie dot (tout en étant issue d’une famille de sept enfants à marier)…".

Le nom PERNETTY me dit quelque chose, mais quoi ?
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 16 novembre 2017
Désultoirement vôtre ! - Transmission du patrimoine - Economie
0
Coup de fil à Patrice CAHART, vice-président de "La Demeure Historique" où il est notamment en charge de la fiscalité. Je voulais l'interroger sur quelques conséquences de l'entrée en vigueur du prélèvement à la source dès le début de 2019.

Je comprends que, toutes choses égales par ailleurs, il y a lieu pour les gens comme moi de réaliser un maximum de travaux de restauration en 2017 car ceux de 2018 ne seront pris en compte fiscalement que pour moitié.

Répercuté l'info à mon aîné qui est, "a priori" et en l'état du dossier, susceptible d'être beaucoup plus impacté que moi.

De mon côté, j'ai toutefois relancé Patrick DAUMAL qui me promet son devis pour la semaine prochaine. On dirait donc que ma belle-fille aura bien un cabinet de toilettes à sa disposition lors de sa prochaine venue ici, où elle pourra étaler une partie de son attirail et des affaires de ses petits mignons.

P.S. : En allant faire ma provision de kiwis "bio" et de yaourts au lait de chèvre (bases de ma nourriture le soir) à l'"Intermarché" de Domfront, je viens d'avoir une idée lumineuse. Plutôt qu'accélérer mes dépenses, ce qui est toujours compliqué quand il s'agit de travaux sur monument historique, il suffit que je retarde mes recettes. A cet égard, le binz du paiement de ma pension de retraite m'offre une fenêtre de tir : il suffit que, cédant en cela à mon irrépressible procrastination, je ne fasse pas diligence pour fournir à l'administraaaâââtion toutes les paperaaaâââsses encore réputées par eux indispensaaaâââbles pour enclencher le versement de ces picaillons. J'ai déjà tenu six semaines sans recettes, il me suffirait de tenir six semaines de plus. Donc poursuite du régime jockey et basta ! C.Q.F.D.
lemonde.fr
rédigé le samedi 18 novembre 2017
Désultoirement vôtre ! - Transmission du patrimoine - Pouvoirs publics, élus locaux
0
L’Etat promet 362 millions pour le patrimoine.

Côté financement, des mécanismes innovants sont en route. Un « loto du patrimoine » sera inscrit dans le projet de loi de finances rectificatif, avec amendement au règlement de la Française des jeux. Un tirage annuel du Loto sera organisé lors des Journées du patrimoine 2018, ainsi qu’un jeu de grattage.

Les fonds récoltés permettront de soutenir les dossiers urgents, retenus parmi les demandes collectées sur la plate-forme numérique lancée dans le cadre de la mission confiée à Stéphane Bern.

N.D.L.R. : Il va falloir faire le beau devant un clown ? Tu parles d'un progrès !
Comme on le sait, la question de la transmission du patrimoine que constitue la Chaslerie me préoccupe depuis fort longtemps. J'y consacre d'ailleurs un onglet de notre site favori. Cet onglet a été ouvert en même temps que le site.

A ce jour, mon expérience est que la route est longue et riche de désillusions et autres frustrations. Peut-être m'y suis-je mal pris ? Pourtant, me semble-t-il, ce ne sera pas faute d'avoir multiplié les tentatives.

Il y a quelques années, mon épouse et moi avons ainsi donné à notre aîné la pleine propriété de la cave. Il s'est borné à m'observer en commencer la restauration. Puis nous lui avons donné la nue-propriété des écuries et du colombier. Là, il a financé la restauration des charpentes et couvertures mais semble avoir renoncé à l'ambition de rendre habitable cette ancienne "aile de la belle-mère". Deux projets architecturaux ont pourtant été imaginés mais, d'hésitations en manques de motivation, ces deux projets sont restés lettre morte.

Plus récemment, j'ai proposé à mon aîné de prendre en charge, sous le contrôle d'un architecte du patrimoine (afin de limiter les fautes de goût prévisibles), la restauration du logis, réputée des plus simples à mettre en œuvre. Il a posé pour condition que la plus grande partie du rez-de-chaussée du bâtiment Nord soit consacrée à une cuisine, là où je rêvais d'installer un bureau-bibliothèque. J'ai précisé que la restauration du logis devait s'effectuer dans un cadre juridique et fiscal sûr et, de plus, non préjudiciable à mon cadet. Autrement dit, s'il y avait lieu qu'à tout le moins, la nue-propriété du logis soit détenue par mon aîné, celui-ci devrait, pour une fois, nous en payer le juste prix.

Mon aîné a alors fait valoir que certains préalables qui lui sont propres devaient être levés, sujet sur lequel je me suis gardé de faire des remarques, quoi que j'en pense. Puis, me plaçant paradoxalement dans l'obligation d'être son banquier, il a ajouté que le paiement du prix devait faire l'objet d'un échéancier qu'il s'est gardé de préciser. On voudra bien admettre qu'à l'âge où j'avais moi-même acheté le manoir et commencé sa restauration, mon aîné continue face à moi à manifester une certaine propension (et un certain talent) à botter en touche et à attendre que tout lui tombe du ciel, aussi cuit que possible.

A un mois du début de l'année prévue pour la réalisation de la première tranche de ces derniers travaux, je constate ainsi que, malgré des rappels verbaux puis écrits dont on peut imaginer le caractère souvent humiliant pour moi, la base juridique de ce chantier n'existe toujours pas.

En l'état du dossier et dans les circonstances de l'espèce, je réfléchis donc à un plan B.

J'envisage ainsi de garder la pleine maîtrise d'ouvrage du chantier du logis (et évidemment du bâtiment Nord), ce qui signifie que je devrais trouver les ressources appropriées. En l'état de mon analyse, compte tenu de la chute de revenus consécutive à la mise à la retraite de ses parents, cela nécessitera que mon aîné nous rende rapidement la jouissance de logement qu'il occupe à Paris. Par ailleurs, il semblerait normal qu'il transfère à son frère, si celui-ci le souhaite, la propriété de la cave dont lui-même n'a jamais rien fait (ce qui aura au moins permis qu'il ne la défigure pas) si ce n'est, ici comme en divers autres endroits, y compris chez moi, y entreposer durablement une partie de son binz, de ce fait livrée par sa seule indifférence aux souris et autres volatiles chiants puis crevants qui n'attendent pas son autorisation pour la maculer.
Coup de fil avant-hier de notre ami Igor. Il m'a semblé très heureux. Comme ils en avaient le projet, son épouse et lui sont en train d'acheter une maison dans un lotissement du côté de Laval. Il me demandait les coordonnées de mon électricien car il doute que son installation soit à la terre. Il m'a promis de repasser nous voir et, à l'occasion, de nous donner un coup de main.

Cela pourrait être bienvenu, notamment si j'installe le bureau-bibliothèque de mes rêves dans le bâtiment Nord, c'est-à-dire si le dernier avatar de la "transmission de patrimoine" que j'avais cru bon d'imaginer échoue à son tour.

En l'état du dossier, il n'y a plus, en la matière, la moindre image utile (ni même d'aucune sorte) sur mon radar.