Transmission du patrimoine

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 25 janvier 2020
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Transmission du patrimoine - Anecdotes
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Et maintenant, retour pour moi aux délices ô combien intenses (et pas épuisées pour un bon moment encore) du rétablissement de la comptabilité de notre copropriété parisienne.

Programme d'aujourd'hui : début d'A.G. de copropriété. En raison de la masse d'infos à traiter et du souk ambiant, cette séance sera essentiellement méthodologique et devra être reprise à une date à déterminer, laissant au voisin et à moi le temps d'arriver enfin, par des échanges de courriels passionnants et itératifs, à des états mutuellement acceptables. Tout cela à partir du capharnaüm actuel, j'insiste là-dessus. Ô joie !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 25 janvier 2020
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Transmission du patrimoine
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Très bonne assemblée générale de copropriété à Paris. Trois heures trente de réunion, après un très gros travail préparatoire. Excellent climat. J'avais placé le débat sur le terrain de la méthodologie. Toutes les règles à appliquer ont fait l'objet d'un consensus, y compris sur le contenu des tableaux récapitulatifs. Sur ces bases, le voisin a bien voulu se charger de préparer une version finale des comptes que je me bornerai à vérifier par sondages. Je reprends la position de syndic de l'immeuble afin de m'assurer que nous fonctionnons sur de bonnes bases, y compris sur le plan formel, avant de transmettre le cas échéant le flambeau à un syndic professionnel dans trois ans.

La dernière A.G. formelle datait de 1998. Les comptes de détail auront ainsi été repointés et mis au carré sur toute la période postérieure à 2008, pendant laquelle je n'avais plus tenu la comptabilité de cette petite copropriété.

P.S. (à 20 h 30) : Une promenade en fin d'après-midi, pour aller prendre livraison d'une commode que je n'ai finalement pas achetée, m'a donné l'occasion de faire la connaissance d'un administrateur de biens. J'ai pu évoquer avec lui deux questions abordées au cours de l'A.G. :
- que serait le coût d'un syndic professionnel ? Il paraît que c'est fonction du nombre de logements dans la copropriété ; pour 4 logements, il faudrait compter 2 000 €/an ;
- quand une A.G. a voté la vente de droits à construire, que le prix de ces droits à construire a été réglé et que le nouveau règlement de copropriété, postérieur aux travaux, a été enregistré, y a-t-il lieu encore de faire enregistrer la cession des droits à construire ? En première analyse, la réponse serait négative. Dans le cas d'espèce, la cession des droits à construire date de 25 ans, de sorte qu'on approche en tout état de cause de la prescription trentenaire. Pour bien faire, il faudrait s'assurer de cette interprétation auprès d'un notaire. Si du moins l'on ne veut pas se contenter que je vive encore 5 ans, ce que je souhaite également à l'ensemble des copropriétaires de ma résidence principale (au sens fiscal du terme).
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 26 janvier 2020
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Transmission du patrimoine
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Les années passent et les rapports de force (mauvaise expression) au sein de la famille évoluent.

Désormais, les rassemblements familiaux (tribaux, comme je les appelle avec un sens particulier des convenances) se font chez mon aîné et non plus dans le salon de 60 m2 (la même surface qu'au manoir favori) dont Carole disposait avant qu'elle ne se restreigne en acceptant de grimper d'un étage.

"Sic transit gloria mundi".
J'avais fini la préparation des deux tableaux sur lesquels il me paraissait important de pouvoir m'appuyer lors de la réunion du 7 février prochain, à savoir le planning de la "mission EXE" et le récapitulatif de mes efforts financiers depuis 1991. Je devais me trouver ce matin à 9 h à Nantes, pour une audience à la Cour administrative d'appel consacrée pour partie à la sombre (elles le sont toutes) histoire d'éoliennes que l'on sait. Enfin, très accessoirement, j'avais un bibelot à aller voir du côté de Nantes (le hublot).

Plutôt que de rouler à mon habitude en milieu de nuit, et parce que je suis fatigué et n'ai pas, à Nantes, d'endroit où me poser (famille, amis, c'est un vrai désert pour moi qui, dans le temps, y fus administrateur d’une banque – le Crédit industriel de l’Ouest - dont le siège était là, je ne sais si c’est toujours le cas), j'ai décidé de prendre la route hier dans l'après-midi.

Pour ce qui concerne le hublot, l'affaire est faite (200 €). La vendeuse habite dans un vieil immeuble (XVIIème ?) non dénué d’un certain charme, construit sur des poteaux enfouis dans la vase (comme Venise), sur un quai de la Loire, juste en face de l'endroit où est amarré le "Maillé-Brézé", escorteur d'escadre des années 1950, désormais transformé en musée. Occasion pour moi de me remémorer mes souvenirs de 1971, lorsque, jeune polytechnicien, j'ai entamé ma très brève et peu concluante (mal de mer oblige, O’Gustin doit tenir ça de famille) carrière maritime, comme midship (aspirant de marine, c'était mon grade ; j'ai plafonné à enseigne de vaisseau de 1ère classe, lieutenant si vous préférez), à bord du "Dupetit-Thouars", son frère. Je viens d'y faire allusion. Quant au hublot, il provient d'un cargo anglais, paraît-il. Le fait est qu'il comporte des inscriptions en langue de brexiters. Je l'ai acheté parce que, alors que je roulais sur autoroute, j'ai trouvé un endroit où l'installer : au 2ème étage du colombier, où il pourra donner de la lumière au futur cabinet de toilettes prévu par l'"esquisse" d'Arnaud PAQUIN pour desservir la "chambre des tourtereaux". Autrement dit, ce n'est pas moi qui l'installerai là mais mon successeur.

Il est maintenant 4 h 30 du matin. A mon habitude, je suis réveillé et devant mon ordi qui ne me quitte guère. Hélas, la liaison internet de l'hôtel bas de gamme et sonore où je me trouve (le "Kyriad" de la Beaujoire) est pourrie. Donc, au moment où je le rédige, je ne suis pas sûr que ce message pourra être mis en ligne. Il faudrait que je pense à le sauvegarder.

Je souhaite en effet réfléchir aux idées qu'il me semble particulièrement souhaitable que j'arrive à faire comprendre par mes hôtes du 7, qu'ils soient fonctionnaires ou membres de ma famille.

Il est probable que mes interlocuteurs ont besoin que je leur présente des idées aussi simples que je les puisse exprimer pour qu'ils admettent (enfin ?) ma démarche, à savoir :
- pourquoi j'ai porté, jusqu'à une période récente, la quasi-exclusivité de mes efforts sur la restauration des extérieurs de la Chaslerie ; comme le sait le fan-club, les exceptions concernent, pour l'essentiel, la "bulle d'habitation" actuelle, située dans le bâtiment Nord (deux chambres en soupente à l'étage et le "petit salon" du rez-de-chaussée), et le fournil de la ferme (chambre d'appoint, où les travaux ne sont d'ailleurs toujours pas achevés ; je dis ceci pour le fisc qui m'a encore tanné hier en me réclamant la déclaration de fin de ces travaux-ci) ;
- pourquoi j'ai retenu le colombier et la moitié Nord du logis pour étendre la zone habitable au cours des 5 prochaines années ; pourquoi ces travaux-ci nécessitent qu'au préalable, la question de l'installation d'une chaufferie (si possible centrale) soit traitée au moins pour ce que j'appelle la "phase 1" des travaux de plomberie (c'est-à-dire, pour l'essentiel, le chauffage du bâtiment Nord, du colombier et de la moitié Nord du logis, mais en posant convenablement les prémisses de la suite) ;
- pourquoi je limite mon horizon aux 5 années à venir ; cela soulève en particulier deux questions très importantes à mes yeux : celle des ressources que je peux mettre en face d'un tel programme de 5 ans, et, bien entendu, celle de ma succession, que je souhaiterais ordonnée "dans l'intérêt du monument" ; quel est l’état des lieux en ces deux domaines ;
- pourquoi je ne puis me satisfaire de certains phénomènes récurrents ; en particulier, que des intervenant bénéficiant d'un monopole légal puissent donner l’impression qu’ils écrèment, que ce soit délibéré ou non, mon chantier sans souci suffisant de mes souhaits, pourtant très clairement exprimés, en matière d'habitabilité ; quelles parades je puis imaginer à ce qui apparaîtrait, au mieux, comme une trop grande inertie ;
- pourquoi j'ai besoin que mes interlocuteurs, familiaux ou obligés, comprennent les tenants et les aboutissants d'une telle démarche et veillent, autant que possible, à ne pas la freiner dans les faits (même si je ne soupçonne pas le moins du monde, ni les uns, ni les autres, que cela puisse être ne serait-ce qu'une ombre de leurs intentions ; mais enfin, chacun a ses contraintes et je dois m'adapter aux leurs, du moins quand je ne peux pas faire autrement).

Voilà, c'est dit. Reste à faire passer le message.

P.S. (à 15 h 30) : Message mis en ligne à l'instant, dès mon arrivée de Nantes.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 8 février 2020
Désultoirement vôtre ! - Transmission du patrimoine - Anecdotes - Références culturelles
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Je m'étais inscrit dans le but de me changer les idées après la série d'emmerdes que je viens de connaître. Et puis il y avait l'imparfait du subjonctif dont l'article de journal, lu par hasard à ma cantine favorite, rappelait les règles. Ce temps de ce mode m'a toujours fait marrer, notamment lorsqu'il était manié par Raymond-la-Science ou Doudou, à l'époque de leur splendeur. Sans parler du Général, bien sûr, grand maître ès-langue classique. Essayez un peu et vous verrez, ça change l'ambiance ; tout de suite, on vous regarde autrement et vous percevez dans les regards une lueur d'admiration. Sur le thème "Mazette, quel champion ! Il en a dans la cabesse, celui-là !"

Bref, je me suis pointé à 14 heures à Flers, au "Centre Madeleine LOUINTIER", pour ce concours d'orthographe. L'amphi étant comble, avec des participants de tout le département et, au moins, du Calvados en plus...

8 février 2020.

... je me suis assis en bordure d'allée, il faisait une chaleur à crever. Et, vous me connaissez, je n'avais pas manqué d'apporter mon appareil, donc j'ai pu prendre quelques photos :

8 février 2020.

On nous a prévenus que, pendant la dictée, une équipe de TF1 nous filmerait. Et l'épreuve a commencé :

8 février 2020.

Alors que nous en étions rendus aux trois-quarts de l'épreuve, j'ai eu la surprise d'être interrompu par la journaliste de TF1 qui, sous l’œil du cameraman, a cherché à m'interviewer :

8 février 2020.

"Et pourquoi êtes-vous ici ?" a-t-elle fini par me demander. J'ai mis un terme à l'entretien en lui disant, égal à moi-même : "Pour gagner !" Quelle arrogance de tête à claques, n'est-ce pas ? J'ai en effet toujours été agacé par les corniauds qui prétendent qu'il est plus important de participer. Moi, j'ai besoin d'adrénaline et j'aime la compétition. Bref, je me suis replongé dans l'exercice, en cochant en marge les mots ou expressions qui me posaient problème, afin d'y cantonner ma relecture. A la fin de la dictée, l'organisateur a poursuivi par un message destiné à départager les ex aequo (qu'on trouvera ci-après). Les "griffées", jamais entendu parler de ces bêtes-là.

Puis break pour correction. Ensuite, appel des lauréats de la catégorie cadet puis de la catégorie junior. Je remarque que la gagnante des cadets est un tout petit bout de chou, aussi noiraude qu'un rom. Etonnant. Sa mère la couve du regard, même basane. J'admire en mon for intérieur tous les efforts d'assimilation que cette victoire doit représenter pour elles.

Puis, commentaire du corrigé par l'organisateur. Ouille, j'ai écrit "gallinacés" avec un "e" de trop ; à "cantonade", j'ai hésité pour finir par me tromper, etc... Bref, au moins 6 fautes pour moi à vue de nez, donc ça part mal. Bien sûr, "griffées", ça n'allait pas, il fallait écrire "gryphées", huîtres parmi d'autres, disparues depuis belle lurette néanmoins. Et là où j'avais pensé à une "mareyeuse", il fallait comprendre qu'il ne pouvait s'agir que d'une "amareyeuse" ; jamais entendu parler de ces autres bestioles non plus.

Et puis de nouveau break, celui-ci très long, pour la correction des copies à un autre étage. On poireaute. Je discute avec ma voisine, une prof de fac retraitée qui s'est compté 8 fautes.

Après une éternité, l'organisateur revient et annonce que deux candidats sont ex aequo, y compris après l'épreuve subsidiaire. Il les appelle sur scène et, pour les départager, leur dicte une série de mots impossibles. Ce sont deux femmes et elle sont toujours ex aequo à l'issue de cette rallonge. Donc épreuve de tirs au but, l'une des deux finit par s'incliner, c'était vraiment très dur.

Puis appel des lauréats, en commençant par celui classé 7ème. Le 5ème se lève derrière moi à l'appel de son numéro ; j'ai le temps de lui demander combien il pense avoir fait de fautes ; "7", me répond-t-il ; donc ça doit être fichu pour moi. La 4ème est appelée, c'est la perdante du tir aux buts ; puis la 3ème, son vainqueur. Donc, pour moi, plus aucune chance, j'aurais dû partir plus tôt, ce n'était pas la peine d'attendre autant. Puis la deuxième, une tête de vainqueur, elle faisait partie, comme d'autres, de l'écurie de l'organisateur ; il les chauffe en vue de ce genre de compètes, dans une sorte de club de scrabble donc. J'imagine que ce n'est pas pour moi, ce genre de truc... Puis le gagnant : "J'appelle le numéro 55".

Oh, le 55, mais oui, c'est le mien, je descends l'amphi, manque de louper une marche, monte sur l'estrade, reçois ma copie, mon prix et les félicitations au micro de l'organisateur :

8 février 2020.

Il me demande si c'est ma première participation. "Oui" réponds-je. Etonnement sur tous les bancs de l'amphi. "Et d'où êtes-vous ?" "De La Haute Chapelle." "Et pourquoi vous êtes-vous inscrit à ce concours ?" "Parce que je voulais en savoir un peu plus sur l'imparfait du subjonctif." De nouveau, murmures divers dans l'amphi. On me remet mes bons d'achat, je me fraye un chemin à travers la cohue épatée par bibi qui l'est bien davantage et m'échappe au plus vite vers ma Twingo de compétition.

Mes preuves ? Les voici : d'abord le texte de la dictée :

8 février 2020.

Elle m'avait paru moins difficile que ce à quoi je m'attendais.

Ma copie (je m'étais forcé, vraiment forcé à l'écrire à peu près lisiblement cette fois-ci)...

8 février 2020.

8 février 2020.

8 février 2020.

8 février 2020.

... et mon carnet de bons d'achat :

8 février 2020.


Bref, tout ça, c'est pas mal mais, comme dit l'autre, "Je tâcherai de faire mieux la prochaine fois !"

P.S. (du 9 février 2020 à 17 heures) : Je pourrais aller faire un tour à la maison d'activités Saint-Michel de Flers où ce gentil organisateur officie les vendredis. Ne serait-ce que pour le remercier de nous consacrer tant d'efforts autour de sa passion.
Je constate qu'à ce jour, personne n'a demandé à accéder aux pages "Privé" de ce site. En particulier, aucun membre de ma famille.

Cela me rappelle à quel point ces derniers se contrefoutent de ce que je peux raconter (dès lors que je ne mets pas leur trombine en ligne, sujet à propos duquel ils sont toujours prompts, autant qu'ils sont, à m'en chier un half-track). Donc inutile pour moi d'entretenir la moindre illusion à ce sujet. Autant que je le sache pour ne pas mourir idiot.
Public Sénat (via "Facebook")
rédigé le mercredi 1 avril 2020
Désultoirement vôtre ! - Transmission du patrimoine - Pouvoirs publics, élus locaux - Nature (hors géologie)
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Public Sénat vous propose la mise en perspective de grands experts sur une crise déjà entrée dans l’Histoire. ▶️ Un jour, un regard sur la crise du #Covid19 Rebecca Fitoussi ▶️ Aujourd’hui, le regard d’Elie Cohen, économiste et directeur de recherches au CNRS. Pour lui, pas de doute, nous assistons à une conjonction de crises extraordinaire au sens propre du terme. Crise de l’offre qui touche les pays développés, effondrement des matières premières qui frappe surtout les pays pétroliers, crise sanitaire qui touche pays émergés et émergents. « C’est l’ensemble du monde, c’est une crise majuscule ! » Il y a trois scenarii possibles, du plus vertueux au plus catastrophique. Il nous en fait part dans cette interview.

"Le premier scenario est un scenario en V. C’est-à-dire qu’on plonge très profondément, on touche le fond du bassin et on rebondit rapidement. C’est l’hypothèse où la crise dure 4 à 6 semaines. On reprend l’activité et l’idée c’est que la perte d’activité en 2020 sera compensée en 2021 et on aura deux années (2020/ 2021) qui seront des années nulles en termes de croissance. C’est le scenario le plus vertueux. Le deuxième scenario est le scenario en U. On plonge, on reste au fond du bassin un certain temps, le temps de la crise, plusieurs mois (pas de reprise avant l’été ou l’automne selon certains) et là, cela nous envoie dans une perte de PIB qui est beaucoup plus importante que les 2 ou 3% mentionnés actuellement et cela peut même nous amener à une perte de PIB de 10%. Et puis, il y a un scenario encore plus catastrophique, c’est le scenario en W, que je n’ose même pas imaginer. On plonge, on rebondit, puis la crise sanitaire repart, donc on replonge, on se remet en confinement… Là, cette succession de périodes de confinement et de redémarrage, c’est le scenario noir absolu et c’est ce qu’il faut absolument éviter. C’est pour cela que les modalités de sortie de la crise avec généralisation des tests pour la sortie du confinement me semblent être le scenario économique préférable."

N.D.L.R. : La disponibilité de tests en nombre suffisant semble une donnée critique.