Tour Louis XIII

La restauration des vieilles pierres requiert, de la part des maîtres d'ouvrage, quelques moyens matériels, beaucoup d'énergie et infiniment de patience.

Dans mon cas, les premiers sont limités mais je crois que je ne manque ni de la deuxième, ni de la troisième, bien que celle-ci ne soit pas éternelle.

En plus de tout ça, il vaut mieux, sans doute, y faire preuve de ce que l'on pourrait appeler "de la diplomatie". Ce rayon du magasin n'est pas mon fort et, pour dire la vérité, j'ai toujours trouvé (à de très rares exceptions près) les diplomates (au moins ceux de carrière que j'ai eu l'occasion de connaître, et ça m'est arrivé) emmerdants au possible. C'est mon côté plébéien assurément.

Quoi qu'il en soit :

(Début de citation)

De : (...)
Envoyé : lundi 20 janvier 2020 12:18
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Cc : CORESPA <yl-corespa@orange.fr>; C.F. ; T.F. ; A.-V.F.
Objet : Re: DOMFRONT - Manoir de la Chaslerie - Menuiseries extérieures Mise à jour des estimations

Bonjour,

Nous allons nous limiter aux travaux concernant les menuiseries extérieures et la poutre de la "salle dévastée" car il s'agit de l'objet de la commande.
Bien cordialement,

(...)
Architecte DPLG - Architecte du Patrimoine

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Le lun. 20 janv. 2020 à 12:05, Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com> a écrit :

Madame,

On pourrait même compléter cette liste.

Voici de premières idées dans le prolongement de nos précédents échanges :
- phase 0a : les lucarnes du colombier (il existe un reliquat de subvention sur la restauration de la charpente et de la couverture du colombier)
- phase 0b : les lucarnes des écuries (je pense que le reliquat 0a pourrait suffire à couvrir ces dépenses ; c'est toutefois à vérifier par mes soins)
- phase 0c : la porte de l'arrière-cuisine du logis vers l'arrière-cour (c'est urgent (...))
- phase 1a : les menuiseries extérieures du logis telles qu'elles ont été subventionnées au titre de la tranche 1 (c'est-à-dire hors ferronneries des fenêtres - point à vérifier sur les devis soumis lors de la demande de subvention - et hors peinture ; mais couvrant - à vérifier - la tour Sud-Ouest sans les menuiseries métalliques, la "salle dévastée" au 1er étage au-dessus du salon et la cage d'escalier y compris la porte sur cour ; subvention couvrant sous ces réserves les honoraires d'architecte de cette tranche, les menuiseries, la maçonnerie et les grilles de deux fenêtres, sachant que (...) avait mal travaillé et que "Fer Art Forge" est passé derrière pour corriger) ;
- phase 1b : les compléments nécessaires mais pas encore subventionnés de la tranche 1 : peinture et ferronneries des menuiseries, plus le cas échéant les menuiseries métalliques de la tour Sud-Ouest ;
- phase 2a : les menuiseries extérieures de la tranche 2 telles qu'elles ont été subventionnées (à la demande de (...), on casait dans cette tranche les honoraires d'architecte des tranches 2 et 3 au moins) ;
- phase 2b : les compléments nécessaires mais pas encore subventionnés de la tranche 2 ;
- phase 2c : les enduits de la cage d'escalier du logis (il reste un rogaton de subvention en souffrance) ;
- phase 3 : la tranche 3 des menuiseries extérieures du logis ; dossier à mettre au point ;
- tranche A : la problématique particulière de la chambre au 1er étage Nord du logis, à savoir les "poutres pourries", la souche qui se casse la figure et le remontage d'une cheminée (qu'en l'état de mes réflexions je souhaiterais être celle de la Julinière) ;
- tranche B : mon futur bureau-bibliothèque au 1er étage du colombier (plafond, boiseries et étagères, fenêtres, porte) ;
- tranche C : la "chambre des tourtereaux" (combles du colombier) : le sol, les 2 portes et les 4 fenêtres ;
- tranche D : le rez-de-chaussée du colombier : chaufferie centrale (si le bureau d'études arrive à avancer...), coin cuisine, w-c, SdB ;
- tranche E : la salle-à-manger du logis, le RC de la tour NE : un plafond peint manorial, un sol manorial compatible avec le chauffage par le sol, enduits sur les murs
- tranche F : Le 1er étage Nord du logis (chambre et SdB dans la tour NE) : sols, murs, plafond, SdB ;
- tranche G : le calepinage de la cour (il faut que le bureau d'études nous dise quels tuyaux passer et où) ;
- tranche H : la cuisine et l'arrière-cuisine du bâtiment Nord ;
- tranche I : le CdT du RC du bâtiment Nord (douche, w-c, lavabo) ;
- tranche J : le RC de la tour Louis XIII ;
- tranche K : l'isolation des combles du logis ;
- tranche L : l'isolation des combles de la tour Louis XIII ;
- tranche M : en vrac, lucarnes et portes de la tour Louis XIII, porte de la cour à l'arrière-cour ;
- tranche N : mise hors gel de la chapelle ;
etc

Les tranches notées par un numéro sont plus ou moins dans l'ordre chronologique. Pas les tranches notées par une lettre, il faut tenir compte de contraintes diverses qu'il serait trop long d'expliciter ici.

Tout ceci est donné ici à titre indicatif : il y a du pain sur la planche !

Ce programme débouchera, je l'espère, sur un relais par mon aîné à horizon de 5 ans (et même si je n'ai pas pu mener à bien tous ces points).

Haut les cœurs et bien cordialement,

PPF

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De : (...)
Envoyé : lundi 20 janvier 2020 11:12
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>; CORESPA <yl-corespa@orange.fr>
Objet : Re: DOMFRONT - Manoir de la Chaslerie - Menuiseries extérieures Mise à jour des estimations

Comme convenu la synthèse économique comprendra
une phase 0
une phase 1a
une phase 1b
puis phase 2
puis phase 3.

Bien cordialement,

(...)
Architecte DPLG - Architecte du Patrimoine

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Le lun. 20 janv. 2020 à 10:52, (...) a écrit :

Bonjour,

Suite à notre réunion avec la DRAC, les dessins des menuiseries ont été modifiés.

En conséquence le chiffrage des travaux liés à la réalisation des menuiseries extérieures a été mis à jour.

Vous trouverez ci-joint l'ensemble des devis et des dessins qui ont amené à réaliser le tableau récapitulatif des montants des travaux.

Bien cordialement,

(...)
Architecte DPLG - Architecte du Patrimoine

(Fin de citation)
J’ai toujours pensé que l’humour constituait la plus puissante des armes contre la bêtise, l’obscurantisme, le fanatisme, le désespoir, l’absurdité de l’existence et Terry Jones fut sans conteste l’un des plus brillants soldats de cette cause au sein de la merveilleuse et pacifique armée des Monty Python.

N.D.L.R. : Le sage a dit : "On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui".

J'en ai encore reçu une illustration intéressante, bien qu'assez inattendue, du moins par moi, et pas plus tard que ce matin.

Peut-être aussi faudrait-il se méfier également des gens qui, avec beaucoup d'insistance, vous disent ou, même, vous écrivent à tout bout de champ qu'ils apprécient votre franchise. Il n'est pas exclus qu'ils puissent être les mêmes.

N.D.L.R. 2 (à 21 h 30) : Je viens d'avoir mon aîné au téléphone. Je lui avais préalablement transmis la copie d'échanges de courriels de ce matin afin qu'il puisse, à tête reposée et en faisant abstraction de tout ce qui peut biaiser ma propre appréciation, me donner son avis sur le clash en question.

Son avis est clair : il n'y avait pas lieu de prendre la mouche après mon courriel de la veille (qui a amusé mon aîné) ; mon interlocuteur aurait donc adopté une position injustifiée.

Voici qui me soulage après que j'ai essayé plusieurs fois, sans y réussir, de joindre téléphoniquement mon interlocuteur pour essayer de recoller les morceaux. Mais, au moins à propos de cette affaire, me voici conforté dans ma propre appréciation.

C'est bon d'avoir quelqu'un avec qui pouvoir échanger dans de tels cas.
En mon absence, Igor, privé de l'engin repris ce matin par Sébastien LEBOISNE, et peu enclin à jointoyer des murs aujourd'hui, a pris l'initiative de ranger la cour. Il a déplacé tous les pavés et granits qui la jonchaient. Ce soir, on y voit plus clair :

24 janvier 2020.

24 janvier 2020.

24 janvier 2020.

24 janvier 2020.

Et il faut bien l'admettre, il y a de grandes zones où le pavage d'origine a disparu (les lacunes) mais il y en a d'autres, encore plus grandes, qui n'ont jamais dû être pavées : à l'emplacement de l'ancienne "aile en retour", bien sûr, mais aussi à l'Ouest et au reste du Nord de la cour.

Quand je suis rentré, j'ai trouvé Igor en train de découper la lame de l'ancien grand godet de la mini-pelle, en vue de le souder sur celui que j'ai acheté dernièrement.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 27 janvier 2020 09:09
À : (...)@college-de-france.fr
Cc : Carole Fourcade
Objet : RE: château

Chère Madame,

Merci beaucoup pour ce conseil que je vais m'empresser de suivre.

Merci beaucoup, également, de nous admettre dans le cénacle de vos amis, nous permettant ainsi de dialoguer avec des personnes passionnantes. A ce propos, puis-je vous demander le nom de la dame en rouge, "fieffée" du côté de Honfleur ?

Nous sommes en travaux à Paris (pour quelques semaines encore) et en Normandie (pour beaucoup plus longtemps). Mais nous aimerions beaucoup vous inviter chez nous, notamment pour vous présenter des amis qui pourraient vous aider si (...). Auriez-vous une date disponible à partir du début du printemps prochain ?

Respectueusement,

PPF

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De : (...)@college-de-france.fr
Envoyé : lundi 27 janvier 2020 08:53
À : penadomf@msn.com <penadomf@msn.com>
Objet : château

Cher ami,

Après votre départ, hier, nous avons parlé de votre problème (...) à notre ami (...) et il s'en est étonné. Je pense que vous devriez lui téléphoner car il pourrait vous préciser vos droits.
Claude était professeur d'architecture à la Sorbonne, ami d'Alexandre Gady, et très au courant des lois. Époux de (...) que nous connaissons par France Culture.
Leur numéro de téléphone est le (...).
En espérant que cela puisse vous être utile.

Merci encore pour les chocolats et votre présence,

Amitiés à votre épouse et à vous,

(...)

(Fin de citation)
Un coup de fil d'un ami, hier matin, m'a sensibilisé aux faits que je devrais réfléchir à mieux définir les priorités de mon chantier et qu'au lieu de donner l'impression que je me mets en position d'attendre de l'aide extérieure pour un programme pléthorique, je devrais me concentrer sur quelques tranches de travaux aisément réalisables qui donneraient aux occupants du manoir un minimum d'espace vital, compatible avec une vie familiale plus normale.

Son conseil n'est certes pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Il témoigne, à mes yeux, de l'extrême difficulté que j'éprouve, même vis-à-vis de personnes disposées au mieux à mon égard, à partager les enchaînements que je vis au quotidien et que je relate non moins fréquemment - peut-être avec excès ? - via notre site favori.

Je vais donc m'efforcer à un exercice pédagogique consistant à expliquer une nouvelle fois comment j'en suis arrivé, dans un courriel du 20 janvier dernier à l'architecte du patrimoine, à lister de la manière suivante les tranches de travaux que je souhaiterais réaliser au cours des 5 prochaines années :

tranche A : la problématique particulière de la chambre au 1er étage Nord du logis, à savoir les "poutres pourries", la souche qui se casse la figure et le remontage d'une cheminée (qu'en l'état de mes réflexions je souhaiterais être celle de la Julinière) ;
tranche B : mon futur bureau-bibliothèque au 1er étage du colombier (plafond, boiseries et étagères, fenêtres, porte) ;
tranche C : la "chambre des tourtereaux" (combles du colombier) : le sol, les 2 portes et les 4 fenêtres ;
tranche D : le rez-de-chaussée du colombier : chaufferie centrale (si le bureau d'études arrive à avancer...), coin cuisine, w-c, SdB ;
tranche E : la salle-à-manger du logis, le RC de la tour NE : un plafond peint manorial, un sol manorial compatible avec le chauffage par le sol, enduits sur les murs
tranche F : Le 1er étage Nord du logis (chambre et SdB dans la tour NE) : sols, murs, plafond, SdB ;
tranche G : le calepinage de la cour (il faut que le bureau d'études nous dise quels tuyaux passer et où) ;
tranche H : la cuisine et l'arrière-cuisine du bâtiment Nord ;
tranche I : le CdT du RC du bâtiment Nord (douche, w-c, lavabo) ;
tranche J : le RdC de la tour Louis XIII ;
tranche K : l'isolation des combles du logis ;
tranche L : l'isolation des combles de la tour Louis XIII ;
tranche M : en vrac, lucarnes et portes de la tour Louis XIII, porte de la cour à l'arrière-cour ;
tranche N : mise hors gel de la chapelle ;
etc


Vue de ma fenêtre, cette liste ne constitue pas un inventaire à la PREVERT ni, encore moins, un catalogue de revendications face à un entourage, quel qu'il soit, que j'estimerais trop pesant pour ma petite personne. Elle présente, selon moi, un panorama des tâches qui me restent à accomplir pour que puisse prendre fin ma carrière de restaurateur de vieilles pierres et pour que je puisse passer le relais - j'espère toujours que ce soit au bénéfice de mon aîné - à la génération montante et dans de bonnes conditions. En tout cas, des conditions dictées en priorité par l'intérêt du monument dont j'ai provisoirement la charge ("ma danseuse" comme d'aucuns l'appellent).

Pour bien faire, il serait sans doute utile que je dresse un "diagramme P.E.R.T." explicitant les ordres logique et temporel dans lesquels ces tranches peuvent utilement se succéder. Il y a là une masse d'informations à rappeler car je comprends fort bien que, pour quelqu'un qui ne vit pas la chose au quotidien, on puisse tomber des nues devant ma liste et réclamer qu'y soient centrées les priorités. Mais voilà, je ne suis pas assez geek pour savoir utiliser les "templates" (je ne sais pas comment on dit en français) des diagrammes P.E.R.T. Donc, parce que c'est la façon de penser et de m'exprimer la plus naturelle pour moi, je vais exposer la question avec des mots.

En amont de cette liste, trois difficultés majeures du chantier ont, au moins à mes yeux, été résolues :
- le choix du combustible le plus approprié pour chauffer les bâtiments : ce site a relaté la façon dont je m'y suis pris, sans assistance de quiconque, pour arriver à la conclusion que la Chaslerie serait chauffée par aquathermie ; en l'état du dossier, après les forages menés avec succès à la fin de 2018, cette conclusion me paraît définitive ; l'étape logique et temporelle suivante est d'amener l'eau tiède à une chaufferie et d'équiper cette dernière et son aval, de préférence en vue d'un chauffage par le sol ; c'est là un budget très important à mon échelle, plus de 150 000 € sans aide de quiconque à espérer, que l'on peut scinder en deux phases : d'abord le bâtiment Nord et les volumes sur lesquels j'entends concentrer mes efforts d'habitabilité, à savoir la moitié Nord du logis et le colombier ; dans un second temps, qui concernera plus directement ma succession, le reste des bâtiments habitables, à savoir, pour l'essentiel, la moitié Sud du logis et le reste de l'aile Ouest (c'est-à-dire le volume actuel des écuries et la tour Louis XIII, pour autant qu'à la petite semaine, je n'aie pas suffisamment avancé dans cette tour) ;
- la définition d'un escalier pour desservir l'aile Ouest : c'est ce que j'appelle "l'escalier en facteur commun" devant desservir à la fois le colombier et le volume des écuries, étant noté que l'escalier mis en place dans les années 1950, toujours en usage à ce jour, est une horreur absolue ; or, en la matière, nous disposons depuis la mi-2018 d'une esquisse d'Arnaud PAQUIN, architecte du patrimoine qui a su, le premier, présenter un projet qui tienne la route ; ceci étant, j'exclus, pour des raisons financières et en l'absence d'aides extérieures envisageables, de mettre moi-même en oeuvre ce projet ; je continuerai donc, au moins à l'horizon de cinq ans qui est le mien, à emprunter l'escalier merdique actuellement en place ;
- la sélection d'un architecte du patrimoine acceptant de suivre mon chantier : la chose n'a été ni facile, ni rapide, de sorte que, longtemps privé du concours requis, au moins de fait, par les textes, j'ai dû me débrouiller seul ; des observateurs éclairés et très attentifs m'ont toujours dit que ce que je faisais était très réussi ; or je connais les défauts de mes réalisations dont je n'ai jamais manqué de parler, car c'est ma façon de vivre, sur le site favori : mes difficultés, mes doutes et mes remords sont ainsi consignés aussi bien que mes motifs de satisfaction mais je considère que je puis, sans forfanterie aucune, être fier de l'ensemble. Le débat actuel doit porter, selon moi, sur le rythme du travail demandé à l'architecte et accepté par elle, ce qui nous ramène à notre sujet principal, c'est-à-dire à mon courriel du 20 et à ce qui s'en est suivi.

Arrivé à ce stade de mon exposé (Carole me dit toujours que j'écris trop : autant me demander d'arrêter de respirer), j'éprouve le besoin de rappeler quelques enchaînements, évidents pour moi mais dont je conçois fort bien qu'ils puissent être perdus de vue par mes lecteurs :
- si l'on me dit que je devrais commencer par fournir à ma famille une cuisine digne de ce nom là où elle est prévue (après maints débats familiaux, parfois tendus), c'est-à-dire au rez-de-chaussée du bâtiment Nord, il faut que je rappelle qu'il serait absurde d'engager des frais à propos de cette cuisine sans régler simultanément le sort de l'arrière-cuisine, compte tenu des usages à terme de ces deux volumes : il y a en effet consensus familial pour installer l'électro-ménager bruyant dans l'arrière-cuisine ; donc, avant cela, il faut retirer de l'arrière-cuisine la vieille chaudière à fuel actuelle, donc avoir mis en place ailleurs une chaufferie efficace ; comme les travaux de chauffage sont coûteux et non aidés, il faut donc résoudre d'abord la question de l'implantation finale de la chaufferie ; à ce sujet, j'ai mandaté en juin 2019 un bureau d'études dont j'attends les conclusions puisque aucun architecte (au sens large) n'a accepté de m'épauler en la matière et que je suis incompétent, même aidé d'un excellent plombier (comme celui auquel je recours ces derniers temps), pour arrêter seul le bon dimensionnement et même le lieu de la future installation ;
- si l'on admet que je ne puis, en l'état du chantier, coucher, outre Carole et moi, plus d'un couple (dans le fournil de la ferme, ce qui m'expose à des réclamations) et de deux ou trois jeunes enfants, s'entassant avec elle dans la chambre de Carole, on conçoit qu'il serait souhaitable que je puisse rendre habitables deux chambres de plus que les deux actuelles, en soupente, du 1er étage du bâtiment Nord ; or la restauration de la chambre du 1er étage Nord du logis est conditionnée par le règlement préalable de la "problématique des poutres pourries" (dossier ouvert il y a plus de douze ans, sans effet à ce jour) et de la question récente de la restauration du conduit de cheminée qui part en brioche ; par ailleurs, la mise en service de la chambre sous les combles du colombier suppose, à tout le moins, que ses fenêtres soient changées, que des portes y soient installées et que je sache quoi faire au sol (c'est-à-dire au plafond de la pièce qui est en-dessous).

Donc, désolé de le redire mais je suis coincé dans ces deux directions, évidemment essentielles pour l'habitabilité.

Je reprends la question de l'habitabilité par l'autre bout, en supposant que l'on a compris pourquoi il est prioritaire qu'avant toutes choses, j'installe la future chaufferie. Considérons donc que la question du dimensionnement de l'installation a été résolue ainsi que celle, corrélative, de la meilleure implantation de cette chaufferie. Il faudra alors tirer les tuyaux amenant l'eau chauffée dans les circuits de chauffage des pièces d'habitation. Or ces tuyaux ne pourront, pour les premiers mètres, passer qu'à l'intérieur de la cour. Donc il faut d'abord avoir résolu, au moins partiellement, les questions posées par la découverte très récente d'un ancien pavage dans la cour. Comment rendre compatibles les égards éventuellement dus à cette relique (je suis demandeur de conseils) et le reste de la vie du chantier, sans parler du confort de mes proches (moi, j'accepte tout en cette matière, je crois l'avoir bien montré depuis le temps où je ne dispose toujours pas d'un endroit correct pour installer un simple bureau, pourtant essentiel pour moi compte tenu de mes contraintes et de mon mode de vie, largement sédentaire et studieux) ?

Donc voilà ce que je voulais dire en réponse à mon ami et à tous ceux qui éprouvent la même difficulté à comprendre mes soucis ici, en matière de chantier.

Qu'il soit clair cependant que je considère qu'après avoir bel et bien réglé (du moins je l'espère) les trois préalables principaux (le choix du combustible, l'escalier "en facteur commun" et une coopération efficace avec des prestataires diligents et compétents), le plus dur est fait : le train est sur les rails. Il faut juste s'assurer que la machine ne calera pas et que les rails auront été convenablement installés avant la progression de l'engin.

Désormais, ne devraient donc plus se poser, dans le cadre connu, que des questions de choix de modalités pratiques. Normalement, ce devrait être la phase la plus gratifiante d'un tel chantier, celle où l'on voit arriver les premières livraisons et autres mises en service après le très long tunnel des préalables et autres priorités que l'on s'était assignées, toujours, bien entendu, "dans l'intérêt prioritaire du monument". Ces priorités étaient concentrées, après la remise en ordre des abords, sur la mise hors d'eaux des bâtiments (pour laquelle il reste encore, ne l'oublions pas, quelques grosses étapes à franchir, notamment du côté de diverses menuiseries extérieures).
Bonjour,

Les pavés de la cour ayant valeur historique, est-il possible de les utiliser en réemploi après installation des canalisations et nivellement ? quelques allées en pavés nivelés pour le confort des déplacements.

Cordialement

N.D.L.R. : Très franchement, je n'en sais rien à ce stade. Il s'agit moins de pavés au sens où je l'entends que de pierres locales ordonnées de façons rationnelles bien que peu intelligibles à mon humble avis. Elles me semblent, pour beaucoup d'entre elles, très fatiguées et difficilement réutilisables en l'état. Bien sûr, quoi que l'on fasse, il y aura un gros travail de nivellement à effectuer car leur surface est très bahutée par suite de plusieurs siècles de manque d'entretien, sans parler des lacunes boueuses ni des limites apparentes du pavage initial.

Quant à l'enfouissement des canalisations de chauffage, il supposerait, en tout état de cause, que j'aie reçu au préalable les préconisations du bureau d'études mandaté. Il est vrai que, plus les semaines passent, plus je peux craindre qu'Igor ne soit plus ici pour se charger, avec le soin que nous lui connaissons, de travaux nécessaires.

On devrait sans doute en savoir davantage dans les prochaines semaines, le dossier ayant, semble-t-il, retenu également l'attention des meilleurs experts.
Igor est passé me voir ce matin, frais et dispos. Selon le document médical qu'il m'a remis, il s'est blessé au tendon extenseur de l'annulaire gauche.

Nous avons commencé à évoquer sérieusement la suite de sa collaboration avec l'APIJOMM. Son C.D.D. prendra en effet fin avant son arrêt de travail. Et il est toujours désireux de partir en formation dans sept mois.
Comme je l'ai déjà dit de nombreuses fois, ce site a pour moi le très gros avantage de me permettre de retrouver très facilement la moindre information très pointue qui y aurait été mise en ligne. Ceci tient à la présence de deux moteurs de recherche, l'un sur le site-même, l'autre dans la "tour de contrôle".

Ainsi, je viens d'entrer "taux de subvention" dans le moteur de recherche de la "tour de contrôle" et, grâce à cet outil très performant, j'ai immédiatement retrouvé le texte d'un courriel d'il y a trois ans environ où j'expliquais à la tutelle les réalités de ma comptabilité et les ratios que j'en tirais. J'avais immédiatement cantonné ce texte à la partie "Privé" du site, plus précisément sous l'onglet "Privé/Finances etc" ; donc, en procédant comme moi, vous ne le retrouveriez pas et tomberiez sur une impasse (sauf à disposer du mot de passe nécessaire, ce qui n'est le cas que de trois personnes à ce jour, à savoir Guillaume GENDRAUD, ès-qualité de "geek en charge", ma belle-fille et moi).

Or, selon l'ami dont j'ai fait état hier, il ne serait pas inutile que je me tienne prêt à répondre à ce sujet à l'exaspération, si j'ai bien compris (mais je n'en suis pas sûr), de prochains interlocuteurs qui trouveraient que je me plains trop en la matière alors que, selon eux, je serais bien loti.

En réalité, il semble que ces interlocuteurs et moi, lorsque nous évoquons ledit ratio, nous ne mettions pas les mêmes choses au numérateur et au dénominateur, ce qui n'est certes pas la meilleure façon de parvenir à un diagnostic commun. Et, bien naturellement, ma façon de voir aboutit à minorer ledit ratio quand je trouve que la leur a l'effet inverse. Il faut donc que j'explicite mon mode de calcul et, pour commencer, que j'actualise mes chiffres, au moins en les complétant sur la période la plus récente (ce qui amènera, d'ailleurs, à distinguer entre subventions programmées et subventions reçues). Je compte m'y employer, avec toute la sérénité nécessaire, avant leur prochaine visite, de manière à favoriser le caractère constructif de nos échanges, ce qui est évidemment mon seul but à leur sujet.
Je viens d'avoir une conversation téléphonique de 1 h 15 - pas moins ! - avec l'architecte du patrimoine en charge des prochains travaux déjà programmés et résolue à avancer, là comme ailleurs, dans les meilleurs délais, ce qui est de nature à me ravir. Pourtant ceux qui me connaissent savent que je n'aime guère le téléphone, donc que j'y suis volontiers expéditif.

Nous avions, il est vrai, beaucoup de choses à nous dire, tant la transcription en termes formels des réalités du terrain suppose d'ordre et de méthode.

Mais excellent climat entre nous, c'est clair. Même si, de mon point de vue, il reste des boulons à serrer (toujours ce foutu côté perfectionniste qui ne me simplifie pas toujours la vie...). Espérons que ce climat constructif augure d'une période faste pour le chantier favori !
Sur la base du tableau modifié par l'architecte du patrimoine au cours de notre longue conversation téléphonique d'hier après-midi, je sens que je vais devoir passer de longues heures à pointer les différents chiffres collationnés.

L'enjeu de ce travail est de pouvoir présenter à la D.R.A.C. un récapitulatif détaillé des prochaines phases du chantier pour lesquelles soit des subventions ont été obtenues dont le versement n'a pu encore être demandé, soit des subventions seront sollicitées (au moins pour mon compte, c'est-à-dire avant le relais espéré par mon aîné).

Pour la tranche 1 de restauration des menuiseries extérieures du logis, la définition des rubriques de ce tableau sera facile. Pour la tranche 2, il me faudra expliciter un scenario souhaitable et compatible avec les enveloppes existantes. C'est pour la tranche 3 et pour les tranches ultérieures à mettre en place pour d'autres travaux que les choses se compliqueront. Il faudra que je vérifie si le scenario recommandé à ces sujets par l'architecte du patrimoine est compatible avec mes contraintes financières (il y aura, à ce sujet, une grande incertitude pour moi avant, au mieux, le 15 février prochain, date à laquelle je devrais savoir si mon candidat-acquéreur de "Pontorson" a obtenu le feu vert de sa banque) ou pratiques (dues au souci d'avancer dans l'habitabilité, c'est-à-dire, prioritairement, dans l'installation d'un chauffage efficace et approprié).

Je pourrai ensuite préparer, à la demande de l'architecte du patrimoine et en liaison avec elle, la note de synthèse destinée à la D.R.A.C. qui pourra être débattue le 7 février prochain avec les représentants de celle-ci et en présence - je l'espère - de ladite architecte du patrimoine. J'ai en effet prié hier cette dernière de participer à cette réunion, importante à mes yeux pour la bonne programmation de notre chantier favori.