Tour Louis XIII

Je viens enfin de terminer de passer en revue tous les messages de l'onglet "Journal du chantier/Architecte-M.O." afin de rassembler ma documentation avant de rédiger ma note de synthèse sur les travaux à venir, destinée à m'aider à recruter un nouvel architecte du patrimoine.

Combien de temps ai-je passé à ce travail de préparation ?

La réponse est ici :

- La première session commence le 6/3/18 à 2 h. J'arrête à 3 h, il me reste 940 des 968 messages à écluser.
- Puisque je n'arrive pas à fermer l’œil, autant m'y remettre. Il est 5 h 20, j'en étais resté au 9 février 2011.
- 6 h 40, les yeux me picotent. Il reste 880 messages à traiter, j'ai donc à peine fait 9 % du boulot en 2 h 20, donc il me faudra de l'ordre de 26 h de travail pour venir à bout de la simple préparation de ma copie destinée à l'architecte... J'en suis rendu au 28 juin 2012.
- 8 h : nouvelle session.
- 8 h 45 : break. J'en suis rendu à la page 42 de la tour et au 3 février 2013. Donc encore 840 messages à lire (j'ai donc dépassé la centaine de messages lus).
- 10 h 45 : reprise.
- 11 h 45 : break. J'en suis à la page 37 de la tour et au 17 février 2014. Encore 740 messages à lire.
- 17 h : je reprends.
- 18 h 50 : break. J'en suis à la page 30 de la tour et au 25 juin 2014. Il reste 600 messages à lire. Donc en 6 heures de travail, j'ai passé en revue 368 messages. Donc mon rythme est de 1 message par minute. Donc il me reste encore 10 heures de boulot.
- reprise le 7/3/18 à 3 h 20. Je suis obligé d'introduire des têtes de paragraphes dans la tour, sinon je ne verrai plus rien dans le code.
- 4 h 20, je n'avance pas, il vaut mieux que je me recouche.
- reprise le 8/3/18 à 9 h 20.
- 11 h, break. Il reste 520 messages à écluser. J'en suis arrivé au 17 mars 2015.
- 18 h 10, je reprends.
- 19 h 50, je suspends. Il reste moins de 400 messages à passer en revue.
- reprise le 8/3/18 à 3 h 30.
- 5 h 10, suspension, il reste 300 messages à lire.
- 9 h 20, reprise.
- 10 h 30, break, il reste 260 messages à lire, postérieurs au 9 janvier 2017. On va y arriver !
- 16 h 30, reprise.
- 17 h 30, break, il ne reste plus que 200 messages. J'en suis rendu au 6 janvier 2018.
- reprise le 9/3/18 à 4 h 15.
- 6 h, break. Il ne me reste plus que 100 messages à traiter, je suis arrivé au 12 février 2018.
- 9 h 50, reprise.
- 11 h 05, terminé, enfin !

Donc un peu plus de 17 h. Je pense qu'il ne serait pas inutile que je mette un peu plus d'ordre dans ce fatras. Mais je vais d'abord reprendre des forces.
L'ouvrage de la DREAL sur l'hydrologie de la Basse-Normandie est un étouffe-chrétien de plus de 500 pages :

Plutôt que de le lire, j'en mets en ligne quelques images qui, à première vue, me semblent intéressantes (le numéro de la page est indiqué en fin de nom de la photo, tel que ce dernier apparaît en bas à gauche de l'écran quand on passe la souris sur une image).

Regardons d'abord, la conclusion...

... puis le glossaire :

Manque de pot, le secteur de notre manoir favori n'est pas traité en détail sur ce document bas-normand (il faudra aller voir le site de la DREAL des Pays de la Loire) :

Je note cependant une tendance à l'assèchement de la Varenne voisine :

Pour le reste, laissons-nous porter par les images, dans l'ordre où elles apparaissent dans le bouquin :

Ici, nous sommes donc dans une zone de "mesures ponctuelles".

Donc ici un bon mètre de flotte par an (ou peu s'en faut)...

Pas limpide cette carte mais, en se repérant grâce aux deux cluses que l'on sait, on voit qu'on est ici sur le Massif Armoricain (roches sédimentaires et roches métamorphiques, les roches magmatiques n'étant pas loin).

Ici, je dis chapeau à celui qui arrive à lire quelque chose sur cette carte. La situation a l'air passablement complexe dans le secteur de notre manoir favori. Il semble toutefois qu'il y ait par ici une bande de terrain Est-Ouest de nature hydromorphe. Mais il y a surtout des "sols bruns acides".

Sur la carte précédente, entre le Domfrontais et les Alpes Mancelles, on reconnaît notamment la cluse de l'Egrenne (très nette), la cluse de la Varenne et le Mont Margantin.

On reconnaît la cluse de la Varenne. La Chaslerie est à son Nord-Ouest, sur la hauteur Domfront-Avranches (par Mortain), en limite de "région à réseau hydrographique divergent", près de la ligne de partage des eaux vers la Loire.

On se trouve très près du "marais de la faille de la Varenne" (cf la Saucerie ou Saint-Gilles-des-Marais).

Ici, on est au cœur de notre sujet. Il serait sans doute utile que je contacte Jean-Michel CADOR, l'auteur de ce dessin.

Grosse différence de débit des cours d'eau entre l'hiver et l'été par ici, de l'ordre de 1 à 10.

"Coefficient de ruissellement" de l'ordre de 30 % par ici.

Il me semble qu'on n'est pas loin ici d'un "aquifère d'intérêt supra-régional" mais on doit le louper de 2 ou 3 km et se trouver dans un "aquifère d'intérêt local", sur le "socle sédimentaire de l'Armorique".

Bref, tout cela gagnerait à être sérieusement précisé. En attendant de rencontrer Christian ENOUF, le co-auteur de la carte géologique locale, il faudrait peut-être que j'arrive à me faire expliquer les choses par Jean-Michel CADOR.
Toujours sur les conseils de Roger GRIPPON, j'ai rendu visite ce matin à mon voisin, M. TOUTAIN père, à 1,2 km à vol d'oiseau au NNO de notre manoir favori :

Il y a deux ou trois ans, M. TOUTAIN a chargé l'entreprise MANGOT de Magny-le-Désert de lui forer un puits à un endroit qu'il lui a désigné derrière sa maison. Ce premier forage n'a rien donné.

L'entreprise MANGOT a proposé un second forage à un endroit qu'elle a choisi, au pied d'une butte, devant la maison.

Ce second forage a eu 50 m de profondeur. Les 20 premiers mètres ont trouvé de l'argile, puis est sorti le schiste, d'abord marron puis noir. L'eau a été trouvée à - 30 m dans du schiste noirci par l'humidité. L'eau était d'abord ferrugineuse, mais, en-dessous, tout à fait limpide et parfaitement potable bien qu'un peu calcaire. L'installation fonctionne à la satisfaction de la famille TOUTAIN.
Le site de l'entreprise de forage MANGOT fait état d'un crédit d'impôt prévu par l'article 200 du c.g.i.. Mais, en première lecture et si je ne me trompe pas, on dirait que ce régime n'a plus cours depuis le début de 2017.

En tout état de cause, je suppose que ce régime doublonne (ou doublonnait) largement avec le régime fiscal des monuments historiques. Il était toutefois question là de crédit d'impôt, ce qui est plus favorable qu'une déduction de type monument historique.

Il va donc falloir que je me fasse expliquer cette usine à gaz.

P.S. : Sur la première question, j'ai trouvé que le dispositif a été reconduit mais recentré. Tu parles d'un bazar, il va falloir que je m'habitue à tout ce jargon ! Je note que, pour bénéficier du crédit d'impôt, il faut que le logement soit une résidence principale ; le crédit d'impôt est de 30 % maximum et ne concerne les dépenses éligibles que dans la limite de 8 000 € pour une personne seule et du double pour un couple. Autrement dit, beaucoup d'emmerdements administraaaâââtifs en contrepartie d'un avantage réduit.

Sur la seconde question, propre aux M.H., il n'y a pas photo, les dépenses relatives à l'installation d'un chauffage central, les travaux d'électricité et de plomberie, etc, sont bien déductibles.

Donc il me reste à voir à ce stade s'il n'existe pas de bonnes raisons d'obliger Carole ou moi à déclarer sa résidence principale à la Chaslerie. A première vue, cela n'aurait guère d'effet que sur les 2 400 € de crédit d'impôt ci-dessus (au plus) ainsi qu'en matière d'impôts locaux (étant entendu qu'après sa promesse démagogique d'exonérer de taxe d'habitation les foules, le Jupiter en charge va bien finir par nous présenter la douloureuse, sous forme de nouvel impôt destiné à compenser la perte de recettes fiscales pour les collectivités locales).
En surfant sur la toile, j'ai trouvé ceci qui fait suite aux fortes précipitations de janvier dernier :

Donc la nappe a remonté : on s'en serait douté.

Surtout, je note que la nappe serait par ici "semi-captive" et dans un "aquifère" constitué par de la "cornéenne du Briovérien".
Grâce à l'important travail de préparation que j'avais effectué ces derniers jours, il ne m'aura fallu que 90 minutes ce matin pour torcher, au saut du lit, cette lettre que, sous réserve d'améliorations que je pourrais lui apporter, j'envisage d'adresser dès aujourd'hui à un architecte du patrimoine :

P.S. : A la relecture, je suis pris d'un doute : dois-je parler (en haut de la page 2) de maîtrise d'ouvrage ou bien de maîtrise d’œuvre ? Il y a peut-être un lapsus de ma part car j'ai toujours eu du mal à cerner les contours des deux notions.

P.S. 2 : La réponse à ma dernière question est maîtrise d’œuvre.

Bon, je trouve que, sous réserve de quelques modifications mineures, elle n'est pas mal, cette lettre. Je vais donc rechercher ce matin les versions-papier des documents à y joindre. C'est quand même plus commode à consulter.
Voici la lettre que je souhaiterais déposer en début d'après-midi au cabinet de l'architecte du patrimoine que j'ai contacté :

A la question que je lui ai posée sur le mode opératoire pour accéder aux informations sur les puits forés dans le secteur, Jean-Michel CADOR a répondu ceci, que je vais tâcher de mettre en application :

(Début de citation)

De : Jean-Michel Cador <jean-michel.cador@unicaen.fr>
Envoyé : mardi 13 mars 2018 09:59
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Re: La Haute-Chapelle (Orne) - Demande de renseignement sur le sous-sol

Bonjour,

les carrés noirs qui s'affichent sont les dossiers de la Banque de données du Sous-Sol (BSS).

Dans la liste des couches d'information (icône avec un petit + en haut à droite), vous ajoutez le type de dossier qui vous intéresse depuis le menu Dossiers du sous-sol BSS (avec ou sans profils, avec ou sans documents, vérifiés ou non). Il faut fouiller, il y a de tout dans ces dossiers.

En cliquant sur un carré noir avec l'icône "i" pour information, menu en haut au milieu, vous avez accès aux données (lien "fiche détaillée" dans le tableau) : localisation, descriptif des terrains, voire coupe dessinée (appelée log), informations sur la qualité des eaux, bref, une multitude de données de plus ou moins bonne qualité, il y a un gros travail de recherche à faire dans ces dossiers pour trouver des informations complètes. Privilégiez les points de forage d'eau potable qui sont de loin les plus complets et sérieux.

Il faut recouper les infos, car dans cette banque de données on trouve les sondages faits par des foreurs plus ou moins compétents en géologie et la dénomination des terrains peut être fantaisiste.

Par exemple, le forage 02491X0014/F à St Gilles des Marais est un dossier pour la géothermie, avec une coupe géologique :


Sincères salutations.
_________________________________
Jean-Michel Cador
Maître de Conférences

- directeur du Département de Géographie
- responsable L. Pro Environnement et Agriculture

UFR SEGGAT
Sciences Economiques, de Gestion, Géographie et Aménagement des Territoires
Département de Géographie

Université de Caen Normandie
Laboratoire GEOPHEN UMR6554 CNRS
Bâtiment Accueil
Esplanade de la Paix
BP 5186
14032 Caen cedex
direct : 02.31.56.60.46
accueil : 02.31.56.63.84

http://geographie.unicaen.fr:80/

(Fin de citation)
Je suis arrivé à appliquer le mode opératoire décrit par Jean-Michel CADOR mais que les renseignements sur lesquels je suis tombé, à propos du puits de mes voisins TOUTAIN, sont compliqués !

- localisation,
- description technique,
- documents numérisés
, (les 3 premières séries d'informations sont accessibles à l'aide du même lien)
- fiche descriptive de la donnée.

Je vais tâcher d'extraire de cette masse d'informations celles qui sont susceptibles de m'intéresser pour mes propres forages éventuels à venir.

A première vue, les infos semblent correspondre :

- on est bien chez mes voisins TOUTAIN, au point de coordonnées Lat : 48° 37' 33'' N , Lon = 0° 41' 24'' O, à une altitude de 140 m :

- le forage dont il est question ici est celui qui, si j'ai bien compris les explications de M. TOUTAIN, aurait raté son objectif d'alimenter le cheptel en eau :
- ce forage a eu un diamètre de 125 mm, une profondeur de 52 m alors que M. TOUTAIN m'avait parlé de 50 m ; il date de fin février 2012 (M. TOUTAIN ne se rappelait plus la date) et a bien été réalisé par l'entreprise Mangot Forage ;
- la carte géologique est celle que j'avais trouvée :


- on est sur le bassin versant de la Mayenne, en écoulement libre sur un socle karstique (si je comprends bien la carte suivante) :


- des documents techniques que j'ai ainsi trouvés, le plus intéressant pour moi est le dernier des quatre suivants, avec en particulier les indications de débit d'eau et les informations sur le chemisage opéré :

Il ne me reste donc plus qu'à aller étudier la documentation disponible sur les autres forages du secteur, afin d'essayer d'en tirer des conclusions utiles pour ici.
On dirait que je traverse enfin une période faste après des mois de mauvaises nouvelles. Un certain nombre de dossiers, délicats à mon échelle, sont, semble-t-il, en train de bouger du bon côté :
- le recrutement d'un architecte du patrimoine,
- le recrutement d'un plombier fiable et diligent,
- la mise en place d'une ligne de crédit.

Sur ces trois sujets, j'ai reçu de bonnes nouvelles aujourd'hui. Touchons du bois !