Tour Louis XIII

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 9 Novembre 2019
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Electricité - Tour Louis XIII
0
Ludo est venu ce matin poursuivre les travaux d'électrification du rez-de-chaussée de la tour Louis XIII. Des gaines avaient été disposées sur le sol avant son dallage. Il s'agit désormais de les utiliser :

9 novembre 2019.

9 novembre 2019.

9 novembre 2019.

9 novembre 2019.

Comme on le voit, les fils slaloment entre les pierres, pour ne pas avoir à trop abîmer ces dernières.

J'envisage néanmoins de faire enduire à la chaux les murs de cette pièce. Avec ses maçonneries assainies par les "trottoirs" et autres drainages, son beau dallage "sui generis" presque complet et bientôt, j'espère, une cheminée restaurée, ce sera une très belle pièce, soit pour un billard, soit même pour une chambre.
La bonne nouvelle du jour est une grande nouvelle pour notre chantier favori : il s'est tenu aujourd'hui, à la Chaslerie, une réunion de chantier normale ! Cela fait plus de deux ans et demi que ce n'était pas arrivé.

M. LESCROART était présent, en sa qualité d'assistant du maître d'ouvrage, ainsi que Sébastien LEBOISNE, le menuisier, et Robert HOGUE, le ferronnier. La conservation régionale était représentée par mon interlocuteur habituel et favori, grand expert en matière de menuiseries extérieures (j'observe que son site internet - un travail de bénédictin très réussi - a beaucoup évolué depuis ma dernière visite qui doit remonter à deux ans, de mémoire). La nouvelle architecte du patrimoine (celle recommandée par Arnaud PAQUIN ; elle m'a demandé de ne pas citer son nom) nous a présenté ses dessins et a dialogué devant moi avec les artisans et les autres participants. Ces débats étaient très techniques et ont permis de régler tous les problèmes relevés.

Il m'a été posé quelques questions, notamment de savoir si les impostes des fenêtres (toutes au rez-de-chaussée du logis) devraient être ouvrables ou non ; j'ai répondu que oui, afin de faciliter le lavage des vitres. De même, j'ai demandé qu'il n'y ait pas de volets intérieurs aux fenêtres de la cage d'escalier, sauf à celle du rez-de-chaussée (donnant sur les jardins).

Ont ainsi été passées en revue toutes les fenêtres des tranches 1 et 2 de la restauration des menuiseries extérieures du logis mais aussi les lucarnes du colombier (mon idée de donner à la lucarne Sud un aspect évoquant l'ancien usage du lieu a été retoquée) et des écuries.

A propos des menuiseries métalliques des meurtrières, j'ai rappelé qu'à ma connaissance, il n'y avait dans le secteur qu'un artisan capable de les réaliser, la S.A.R.L. PICARD. M. HOGUE m'a signalé qu'Alexandre GURY, déjà intervenu de façon très satisfaisante à la Chaslerie en relais de Roland FORNARI, saurait également traiter cette question.

La réunion s'est poursuivie par une visite du chantier car seront également restaurées par cette nouvelle architecte du patrimoine et ces artisans :
- la porte entre l'arrière-cuisine et l'arrière-cour, qui sera d'un modèle fortement inspiré de celui de la porte du logis sur la terrasse, cette dernière telle que magnifiquement restaurée par Pascal BRESSON en 2014 sous le contrôle de Benoît MAFFRE ; j'ai toutefois demandé qu'y soit incorporé un judas ;
- la porte extérieure du 1er étage de la tour Louis XIII ; à cet endroit, la porte actuelle, qui est mourante et déjà très bricolée, sera remplacée par une nouvelle porte à dessiner
- et, bien sûr, la porte principale du logis ; à ce propos, toutes les hypothèses ont été envisagées et il est finalement prévu que le linteau ne devrait pas être abaissé et que l'architecte proposera de nouveaux dessins, sans doute d'une porte à deux battants comme actuellement ; la barre de porte sera restaurée mais n'aura pas de nécessité fonctionnelle.

Je signale que, si le heurtoir acheté dernièrement aux enchères à Vire a beaucoup plu à l'ensemble des participants et a été déclaré digne d'orner la porte principale du logis, les targettes, achetées à la même vente, ont été jugées trop volumineuses pour la porte entre l'arrière-cuisine et l'arrière-cour et plutôt proportionnées à une porte cochère (avis aux amateurs, je suis donc prêt à les céder).

Enfin, la restauration des "poutres pourries" au premier étage du logis a été évoquée, pour laquelle il est prévu une restauration à l'identique qui serait subventionnable au titre des monuments classés.

A noter que, lors de la visite du salon, il m'a été demandé tout particulièrement de ne rien y entreprendre sur les boiseries intérieures avant d'avoir sollicité et obtenu le feu vert de la D.R.A.C. Utile rappel pour moi car on se souvient que, dans le cadre de la mise en place espérée du chauffage par le sol, j'envisageais de faire disparaître ces boiseries qui m'ont toujours semblé de mauvaises qualités de matériaux, d'inspiration et d'exécution, ne serait-ce que parce qu'elles font partie des travaux réalisées par mon prédécesseur des années 1950, travaux que j'ai de longue date pris en grippe, à juste titre selon moi. La nouvelle architecte du patrimoine est au contraire d'avis qu'il faut se demander si ces menuiseries ne mériteraient pas d'être sauvées, quitte à y envisager d'assez importantes modifications, comme sous les fenêtres ou en matière de logements des volets intérieurs. J'ai conclu cette partie du débat en disant que, de toutes façons, j'entendais laisser ce choix à la charge de mes successeurs, non sans ajouter qu'en tout état de cause, Carole sera heureuse que ces boiseries soient, au moins dans l'immédiat, mises à l'abri de ma furie restauratrice (je rappelle à toutes fins utiles que ces boiseries proviennent d'un appartement du début de la IIIème République du quartier de la rue et du square de l'Alboni à Paris, dont mes prédécesseurs avaient hérité, avec beaucoup d'autres biens dans le même quartier, du fait de leur alliance avec les fameux (?) GOUPIL, bâtisseurs du mastoc château de Tessé-la-Madeleine, planté là en face du château de Couterne, et avec une tour de plus, pour des raisons bien connues de mes services).

Comme on approchait de deux heures de l'après-midi, j'ai emmené déjeuner à la pizzeria de Domfront ceux de mes hôtes qui en avaient encore le temps. Nous y avons agréablement devisé de sujets divers, notamment des derniers propos du général GEORGELIN qui, comme on pouvait s'y attendre, émeuvent beaucoup et même révoltent les professionnels du patrimoine, toutes catégories confondues.

P.S. (à 9 heures) : Je m'aperçois que l'architecte a laissé à ma disposition, dans la cuisine (ou la pièce en faisant fonction) de notre manoir favori, un jeu des plans et dessins qui ont été étudiés hier. Je l'en remercie. Bien que le papier en soit de grandes dimensions, je tâcherai d'en scanner des morceaux afin de les mettre en ligne, ceci aux simples fins habituelles de documentation.

P.S. 2 (à 10 h 30) : J'ai omis de consigner que j'ai entraîné mes hôtes sous les combles de la tour Louis XIII. Ils ont pu y constater que les lucarnes et leurs alentours, bien que restaurés dans les années 1970 (très mal de mon point de vue), auraient besoin d'être changés.

De façon plus générale, il y aurait lieu de traiter, au-delà des lucarnes, toutes les ouvertures de l'aile Ouest. De quoi nourrir des tranches 4 et 5 de restauration des menuiseries extérieures de notre manoir favori. A ce stade de nos rapports, je pense que l'architecte du patrimoine venue hier présente toutes garanties de savoir prendre en charge cela aussi de la meilleure façon.
La mauvaise nouvelle d'hier est que j'ai reçu, juste avant que ne commence la réunion de chantier, une lettre recommandée du bureau d'études m'annonçant qu'il a mis fin à la mission que je lui avais confiée en juin dernier.

Je mettrai cette lettre en ligne en même temps que la réponse que je vais préparer au cours des prochains jours.

Voici une tuile importante à mon échelle et dont je me serais bien passé, ne serait-ce que parce qu'elle va beaucoup compliquer la tâche d'Igor dont le temps de présence ici est limité (son C.D.D. avec l'APIJOMM devant expirer fin février prochain).
Voici la L.R.A.R. que j'ai reçue le 14 novembre dernier, juste avant le début de la réunion de chantier,...

... et voici le courriel que je viens d'adresser ce soir à trois de mes correspondants favoris :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : lundi 18 novembre 2019 18:14
À : CORESPA <yl-corespa@orange.fr>; C.F. ; T.F.
Objet : Bee+ - Projet de réponse à la L.R.A.R. du 12/11/19

Je vous prie de m'indiquer si ce projet vous convient.

Bonne soirée !

PPF

(Fin de citation)
Voici le texte de la lettre, datée de ce jour, que sauf avis contraire de M. LESCROART, de Carole ou de mon aîné, à qui j'ai soumis une précédente version peu différente sur le fond, j'adresserai demain matin à l'architecte du patrimoine en charge de notre chantier favori :

(Début de citation)

Madame,

M. Yves LESCROART me signale ce matin, après que je vous ai adressé le chèque correspondant à votre facture n°1 reçue hier, que vous souhaitez que je vous renvoie signés les documents que vous m’aviez adressés début septembre par lettre recommandée.

Ces documents comportent, semble-t-il, un certain nombre d’oublis sur lesquels M. LESCROART pourra vous éclairer afin que vous y remédiiez en tant que de besoin.

Ils comportent par ailleurs un certain nombre de novations par rapport à notre accord contractuel tel qu’il avait été acté par mon courriel du 1er août dernier. Nous avons étudié ces novations qui, toutes sauf celle relative à mon activité internet, recueillent mon accord. La demande sous-jacente correspondant à cette dernière paraissant injustifiable en l’état du droit encadrant la liberté d’expression dans notre pays, j’ai simplement considéré qu’il était inutile que la question soit évoquée dans deux paragraphes du CCG (le G7 et le G9 nouveaux) et, plus précisément, biffé la disposition excessive de l’article G 9.3. Pour autant, et comme convenu dès notre première rencontre, je continuerai bien entendu à ne pas citer votre nom sur internet tant que vous ne m’en aurez pas donné l’autorisation.

Comme je le lui ai déjà exprimé, je suis reconnaissant à votre collègue M. Arnaud PAQUIN de m’avoir mis en relation avec vous car je pense et j’espère que nous pourrons faire un excellent travail.

Au-delà du champ défini dans le contrat ainsi modifié et complété, je pense que, si vous en aviez convenance et comme j’en ai laissé la demande par de récents messages sur votre répondeur, vous pourriez intervenir également entre le bureau d’études et moi. Le bureau d’études est chargé, principalement, de déterminer si une chaufferie unique pourrait suffire à la Chaslerie (étant entendu qu’on devrait pouvoir s’y chauffer par aquathermie et, le plus souvent, par le sol) et de dessiner tous les circuits utiles aux artisans concernés (eau, électricité, chauffage, wifi, etc).

Comme je l’ai indiqué lors de notre première réunion de chantier, jeudi dernier, j’ai toutefois été informé que le bureau d’études qui m’avait été recommandé par une architecte de qualité entend mettre fin à la mission que je lui ai confiée en juin dernier et dont, semble-t-il, il ne pouvait respecter le calendrier qu’il avait pourtant lui-même fixé. Ce dossier serait donc vraisemblablement à reprendre à la base. Nous pourrions en reparler si vous le voulez bien.

Je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes salutations distinguées.

(Fin de citation)
Après prise en compte des suggestions formulées par M. LESCROART hier soir et réflexion, cette nuit, sur ce que sont mes intentions et possibilités, j'ai amendé et complété mon projet de lettre à l'architecte du patrimoine mandatée.

Voici la version de mon texte que je compte lui expédier dès l'ouverture de la poste tout à l'heure :

(Début de citation)

Madame,

M. Yves LESCROART me signale ce matin que vous souhaitez que je vous renvoie signés les documents que vous m’aviez adressés début septembre par lettre recommandée.

Ces documents comportent, semble-t-il, un certain nombre d’oublis que M. LESCROART m’a signalés ; ces pièces devront donc y être jointes :
Sur le CCG :
- Annexe financière mentionnée en P. 3 (case cochée à cet effet)
Sur le CCP :
- Programme précis de l’opération (y compris la question dite des « poutres pourries » du 1er étage Nord du logis)
- Calendrier prévisionnel global (à recaler en fonction des conclusions de notre réunion du 14 novembre)
- votre attestation d’assurance
.

Ces documents contiennent par ailleurs un certain nombre de novations par rapport à notre accord contractuel tel qu’il avait été acté par mon courriel du 1er août dernier. Nous avons étudié ces novations qui, toutes sauf celle relative à mon activité internet, recueillent mon accord.

Considérant, pour cette dernière, que la demande sous-jacente correspondante serait injustifiable en l’état du droit encadrant la liberté d’expression dans notre pays, j’ai estimé qu’il était inutile que la question figure dans deux paragraphes du CCG (le G7 et le G9 nouveaux) et, plus précisément, biffé la disposition excessive de l’article G 9.3. du CCG. Pour autant, et comme convenu dès notre première rencontre, je continuerai à ne pas citer votre nom sur internet tant que vous ne m’en aurez pas donné l’autorisation.

Je vous ai déjà adressé ce matin le chèque correspondant à votre facture n°1 reçue hier.

Comme je le lui ai déjà exprimé, je suis reconnaissant à votre collègue M. Arnaud PAQUIN de m’avoir mis en relation avec vous car je pense que nous pourrons faire un excellent travail.

Au-delà du champ défini dans le contrat ainsi modifié, je pense que, si vous en aviez convenance et comme j’en ai laissé la demande par de récents messages sur votre répondeur, vous pourriez intervenir également entre le bureau d’études et moi. Le bureau d’études est chargé, principalement, de déterminer si une chaufferie unique pourrait suffire à la Chaslerie (étant entendu qu’on devrait pouvoir s’y chauffer par aquathermie et, le plus souvent, par le sol) et de dessiner tous les circuits utiles aux artisans concernés (eau, électricité, chauffage, wifi, courants faibles, etc).

Comme je l’ai indiqué lors de notre première réunion de chantier, jeudi dernier, j’ai toutefois été informé que le bureau d’études qui m’avait été recommandé par une architecte de qualité entend mettre fin à la mission que je lui ai confiée en juin dernier et dont, semble-t-il, il ne pouvait respecter le calendrier qu’il avait pourtant lui-même fixé. Ce dossier serait donc vraisemblablement à reprendre à la base. Nous pourrions en reparler si vous le voulez bien.

J’ajoute que, sous réserve des conditions financières, je serais prêt à vous confier la maitrise d’œuvre de l’ensemble des installations techniques, et - pourquoi pas ? - de l’ensemble de la restauration des parties inscrites que je pense et espère pouvoir mener à bien avant de passer, si possible, le relais de la maîtrise d’ouvrage à mon aîné, d’ici environ 5 ans.

Mon espoir serait ainsi de pouvoir personnellement mener à bien le programme de travaux de restauration suivant que je me suis assigné, avec les particularités suivantes :
- Dans le logis :
o Cage d’escalier : pose de radiateurs puis enduits sur les murs, avant l’expiration de la subvention accordée par la D.R.A.C. ;
o Salle-à-manger : modification de la poutraison du plafond par densification des solives, changement des poutres et pose de corbeaux qui pourraient être inspirés de ceux du manoir du Bas au Teilleul ; peinture de la nouvelle poutraison ;
o Chambre Nord : boiseries sur les murs ;
o 1er étage de la tour Nord-Est : salle de bains avec baignoire ;
o Rez-de-chaussée de la tour Nord-Est : l’usage qui pourra être donné à cette pièce n’est pas défini à ce jour ; le plafond pourra être abaissé ; pose de corbeaux ; le sol devra continuer à témoigner de l’ancienne forme des fondations.
- Dans l’aile Ouest :
o Toutes les menuiseries extérieures qui, selon l’ "esquisse" du 19 juillet 2018 de M. PAQUIN, devront être restaurées ;
o Au rez-de-chaussée du colombier : installation de la chaufferie (que j’espère unique), d’un w.-c., d’une salle-de-bains avec baignoire ; réservation d’une cuisine pour l’ensemble de l’aile ;
o Au 1er étage du colombier : modification éventuelle de la poutraison du plafond (je m’interroge sur l’état des poutres et la densité des solives) ; boiseries Louis XVI sur les murs (y compris la cheminée) de cette pièce destinée à être mon bureau-bibliothèque ;
o Au 2ème étage du colombier : achèvement, si c’est encore nécessaire, du programme de travaux en cours ; prévoir une illumination possible de la poutraison (M. ROBVEILLE, électricien à Caen, réalisant des merveilles en la matière) ;
o La mise en place d’un escalier n’entre pas dans mes intentions ; je me déclare néanmoins très satisfait de l’ "esquisse" de M. PAQUIN à ce sujet ; je considère que l'escalier ainsi recommandé serait approprié pour servir de colonne vertébrale à la restauration de toute l'aile.
- Dans le bâtiment Nord :
o Installation d’un cabinet de toilettes au rez-de-chaussée ; la douche sera implantée au plus près de la fenêtre ; attention : il y a déjà un chauffage par le sol dans cette pièce ;
o Installation d’une cuisine et d’une arrière-cuisine au rez-de-chaussée.
- Dans la chapelle : installation d’un radiateur et d’un système de ventilation destinés à stopper la dégradation des peintures murales malgré leur restauration récente ;
- Dans la cave : mise en place d’une isolation thermique de la couverture ; le chauffage devra pouvoir être installé à partir de la chaufferie centrale du manoir ;
- Dans la cour : finition de l’aménagement, y compris par l’installation d’un système d’illuminations par M. ROBVEILLE.


Je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes salutations distinguées.

(Fin de citation)

Si jamais j’arrive au bout de ce programme, je pourrai peut-être me dire que mon passage sur Terre n'aura pas été complètement inutile.
Attendre plus longtemps aurait pu devenir contre-productif : ma réponse au bureau d'études part donc ce matin.

Cette réponse tient compte des remarques formulées par mon aîné sur mon projet du 18. Remarques utiles dont je le remercie.
A mes yeux, la priorité du chantier dans les prochains jours sera de décaper le sol de la cour pour mettre à jour, de façon systématique, un maximum de l'ancien pavage.

Ceci supposera de déplacer, au moins le temps du décapage, tous les matériaux entreposés dans la cour (l'essentiel du stock de pavés, les dalles résiduelles, bref que du lourd).
Igor va me bénir...

Mon hypothèse principale (après les travaux du début de l'été) est qu'il n'y avait de pavés qu'entre les deux ailes du manoir de 1598 (manoir "en L" à l'époque). Il sera donc intéressant de gratter en direction du mur Sud, et également vers la vasque centrale. Sous l'ancienne aile en retour, j'imagine qu'on ne trouvera rien, à part, peut-être, quelques fondations, ce qui serait néanmoins très instructif.

Autrement dit, j'incline à ce stade en faveur de l'hypothèse d'un pavage "contemporain de la Chaslerie" et non du XVIIIème siècle.

Donc on va enlever la couche bitumée datant des années 1950. Mon pauvre prédécesseur d'alors n'a vraiment pas de chance avec moi : je finirai par faire disparaître toutes les traces de son passage sur les terres de notre manoir favori.

J'exagère juste un peu : on sait que je n'ai pas refermé certains des percements qu'il a réalisés sur l'"aile de la belle-mère" ou sur le bâtiment Nord. Je les trouve stupides (dans l'inspiration) et ratés (dans l'exécution) mais je me suis résigné à les garder car ils confèrent une habitabilité bienvenue (au moins potentiellement et aux yeux de mes proches) à d'anciens communs agricoles.
Voici, prises ce soir à 17 h 30 à partir de ma fenêtre, deux photos de la cour :

7 décembre 2019.

7 décembre 2019.

Comme on peut l'imaginer, il est impossible d'accéder au bâtiment Nord sans se crotter les chaussures. Et, même en se déchaussant dès l'entrée, on y importe un volume de boues incompatible avec une vie normalement civilisée. A ce propos, je m'avoue étonné que Carole ne râle pas devant cet état de fait pour le moins inconfortable, pour ne pas dire désagréable.

Néanmoins, le moral des troupes est bon :
- l'architecte du patrimoine a accepté - c'est du moins ce que j'ai compris - d'encadrer notre chantier favori pour que soient menées à bien, sous ma gestion, les restaurations du colombier et de la partie Nord du logis (pour ne citer ici que le principal) ;
- le bureau d'études avec qui il y a eu quelques turbulences doit réfléchir en ce moment à la réponse à apporter à ma lettre du 25 novembre dernier ; j'espère qu'elle sera constructive ;
- la vente de Pontorson a été menée, du moins à ce stade, en un temps record et me permettra de financer les doigts dans le nez mon programme de travaux ;
- de façon générale, je me trouve en prise avec une série d'intervenants, dûment sélectionnés et éprouvés, en qui j'ai confiance pour surmonter toutes les difficultés qui ne manqueront pas de se présenter.

En fait, dans l'hypothèse où le bureau d'études se remettrait au travail pour notre chantier favori, la principale hypothèque tiendrait à la disponibilité d'Igor qu'en l'état du dossier, je devrais perdre fin février. A ce propos, beaucoup dépendra de son admission au stage de formation qu'il souhaite. Or, compte tenu des dysfonctionnements bien connus de Pôle-Emploi, il est fort possible que sa candidature soit retoquée une nouvelle fois. Ce serait malheureux pour lui mais, peut-on penser, bienvenu pour moi.
Une excellente nouvelle en ce début d'après-midi : Régis FOUILLEUL, le plombier, vient de me téléphoner qu'il a réussi à joindre Julien ANDRE, d'où il ressort que le bureau d'études "Bee +" va me répondre qu'ils acceptent de reprendre leur mission.

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 10 décembre 2019 16:18
À : ANDRE <julien@beeplus.fr>
Cc : (...)architecte@gmail.com; Régis Fouilleul <fouilleul.energie@gmail.com>; CORESPA <yl-corespa@orange.fr>; C.F. ; T.F.
Objet : RE: Suite courrier du 25 novembre 2019

Cher Monsieur,

Très bien.

Je comprends qu'il ne s'agit pas d'une annulation de la mission "Fluides" mais d'un report après la mission "Aquathermie".

Je préviens Mme (...), architecte du patrimoine, et Régis FOUILLEUL, mon plombier. Je tiens également informés M. LESCROART et mes proches.

Cordialement,

PPF

__________________________________________________________________________

De : ANDRE <julien@beeplus.fr>
Envoyé : mardi 10 décembre 2019 10:40
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Suite courrier du 25 novembre 2019

Bonjour,

Suite à la lecture de votre courrier du 25 novembre 2019 et à un récent échange interne entre associés, nous vous proposons :

- Un changement d'interlocuteur technique pour reprendre et terminer la mission de l'étude de faisabilité aquathermie (Mr VANNOBEL).

- L'annulation de la mission fluides. Pourquoi ? Avant tout, nous souhaitons être rassurer sur votre attitude et le niveau de coopération pendant cette reprise d'étude. Il sera également nécessaire d'obtenir des validations de votre part suite à la présentation de l'étude de faisabilité aquathermie avant de se lancer sur la mission fluides.

- Le respect de notre méthodologie de travail pour la bonne réalisation de l'étude de faisabilité (exemple : ne pas demander des réponses/éléments techniques avant la présentation de nos conclusions).

- La présence de l'architecte du patrimoine et de l'entreprise pressentie pour réaliser les travaux, lors de la restitution de l'étude de faisabilité.

- Un nouveau planning de travail tenant compte des disponibilités de Mr VANNOBEL. Reprise de l'étude : mi-janvier, restitution de l'étude : mi-février.

En espérant votre compréhension.

Cordialement.
--
Julien André
Agence Bee+ Miniac Morvan
06 07 56 17 78
julien@beeplus.fr

(Fin de citation)
Igor m'apprend ce matin qu'il ne pourra être inscrit à la prochaine session du stage qu'il souhaite. Son interlocuteur, dans la structure autre que "Pôle Emploi", lui a toutefois indiqué qu'il pourrait être inscrit à la session suivante, commençant le 31 août. Donc Igor devrait pouvoir rester avec nous jusqu'à cette date.

Ceci étant, pour avoir "droit" à ce stage, il faut qu'il reste en C.D.D. à défaut de pouvoir exciper d'un C.D.I. d'un an. Donc je vais devoir continuer à payer ses charges sociales au tarif lourd. (...)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 20 Décembre 2019
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Ferronnerie - Logis - Tour Louis XIII
0
Alexandre GURY, de "Fer, Art, Forge", vient de prendre les mesures des différentes meurtrières qu'il s'agit d'équiper de menuiseries métalliques :

20 décembre 2019.

20 décembre 2019.

20 décembre 2019.

Il y en a 4 au rez-de-chaussée de la tour Sud-Ouest, 4 au 1er étage de la même tour, 4 au rez-de-chaussée de la tour Nord-Est ; il y a en outre les deux petites ouvertures du 1er étage de cette dernière tour qui seraient à traiter, de même que 3 meurtrières au rez-de-chaussée de la tour Louis XIII et une dernière à son étage.

J'ai demandé que le devis soit préparé dans deux hypothèses, selon que les châssis seraient ouvrants ou non. J'ai enfin souhaité que l'emprise visuelle du métal soit minimale. Quant au calendrier de réalisation, j'ai visé la fin du 1er trimestre de 2020 afin qu'Igor puisse intervenir en maçonnerie si nécessaire.
Après qu'Igor m'a reparlé du problème, je ne suis pas sûr d'arriver à le faire coopérer avec Daniel sur le même chantier. Ceci ne me simplifie pas la vie.

Ce matin, j'avais chargé Igor de poursuivre le curetage de la cour. Mais il vaut peut-être mieux que je conserve cette tâche pour Daniel.

Donc, cette après-midi, j'ai demandé à Igor de poursuivre la pose de lattes de parquet entre les chevrons du colombier. A quelques détails dans les angles et aux lucarnes près, on peut dire que le travail est terminé au niveau des brisis :

27 décembre 2019.

Pour ce qui concerne l'habillage de l'intérieur des lucarnes, Igor me dit à juste titre être gêné tant que les menuiseries des ouvertures n'ont pas été posées. J'espère que celles-ci pourront être fabriquées dans des délais pas trop éloignés afin qu'Igor puisse parfaire son travail à ces endroits avant la fin de son contrat.

Enfin, pour ce qui est du dessous des terrassons, il vaut mieux attendre que je nous ai trouvé suffisamment de lattes de parquet anciennes en chêne ciré pour que les terrassons soient équipés à partir d'un seul lot homogène.