Tour Louis XIII

Au courrier trouvé cette nuit, en rentrant à notre manoir favori, les documents suivants que je commente en les mettant en ligne :
- une lettre de notre géomètre-expert favori :

- sa facture que je vais régler immédiatement puisqu'il a bien répondu à ma commande :

- les documents d'arpentage relatifs à la création d'une parcelle pour le bief amont des douves (classé parmi les monuments historiques) :

- les documents d'arpentage relatifs à la création de quatre autres nouvelles parcelles, l'une pour la tour Louis XIII, l'autre pour le logis, une troisième pour l'allée historique et une dernière pour l'ensemble constitué principalement par la terrasse, le Pournouët et les maçonneries du circuit des douves autres que le bief amont :

- le plan de division qui résulte de tout ce qui précède :

Mon intention est de vendre les nouvelles parcelles, en nue-propriété, à une S.C.I. familiale (peut-être celle déjà mise en place pour l'"aile de la belle-mère"), de manière à donner une assiette juridique incontestable aux travaux de restauration qui pourraient y être menés, dès que possible selon mon souhait.

Quant à ces travaux de restauration, ils devraient être mis en œuvre avec mon accord sur les partis architecturaux retenus et les matériaux choisis.

En effet, ce n'est pas parce que je n'ai plus les moyens de financer ces travaux que je compte m'en désintéresser et, en particulier, cesser d'en rendre compte sur notre site favori. Je ne vois là nulle "immixtion" (n'en déplaise à un prestataire qui semble se croire fondé à se plaindre de moi qui ne suis certes pas un béni-oui-oui ni, je le crois du moins, un observateur inculte ou imbécile), mais une "contrepartie légitime et normale", en plus d'un juste prix à payer par le porteur de parts de la S.C.I., aux abandons d'une propriété jusque là pleine et entière que je suis prêt à consentir dans l'intérêt du monument.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 4 juillet 2017
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Menuiserie - Logis - Tour Louis XIII - Aile "de la belle-mère"
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Pascal BRESSON m'a apporté ce matin ses plans de ce que pourrait être ma future bibliothèque :

La fenêtre sur cour est en haut de ce plan, l'accès au salon en bas à droite (j'observe que, sur ce plan, le battant de la porte n'ouvre pas du bon côté) ; les quatre meurtrières sont représentées, une par côté :

Pour la face A (vers l'Ouest), le dessin de mon bureau ne me convient pas car il est basé sur l'hypothèse que mon ordi comporte une tour et un clavier indépendant alors que j'utilise un "laptop".

Pour la face B (vers le Nord), Pascal BRESSON recommande de ne pas prévoir d'étagères au-dessus de la porte.

Même idée pour la face C (vers l'Est) au-dessus de la meurtrière, l'idée étant ici que l'entrée dans la pièce soit confortable.

Face D (vers le Sud), la meurtrière est prise en écharpe par un montant de la bibliothèque. Dans l'ancienne alcôve, Pascal BRESSON recommande de ne pas exploiter tout l'espace disponible, notamment dans la partie haute.

Les moulures seraient de style Louis XIV, c'est-à-dire les mêmes que dans le petit salon (ex "chambre mortuaire") du bâtiment Nord.

Enfin une échelle pourrait être déplacée le long d'une tringle de laiton.

Voici le type de corniche que recommande Pascal BRESSON :

4 juillet 2017.

4 juillet 2017.

Il a profité de sa venue pour prendre les mesures des lucarnes et d'autres ouvertures de l'"aile de la belle-mère"...

4 juillet 2017.

... car il semble qu'en liaison avec l'architecte favori, l'aîné soit décidé à passer à l'attaque. Touchons du bois !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 22 août 2017
Journal du chantier - Menuiserie - Tour Louis XIII
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Malgré moultes reprises à la résine, la porte d'accès à mon bureau, au 1er étage de la tour Louis XIII, est en coma dépassé :

22 août 2017.

Lors de sa dernière visite, Pascal BRESSON en avait pris les mesures. Il me propose, par courriel de ce matin, de choisir entre diverses propositions :

22 août 2017.

22 août 2017.

22 août 2017.

22 août 2017.

22 août 2017.

22 août 2017.

22 août 2017.

Tout cela est fort intéressant. Compte tenu du caractère somme toute assez rudimentaire de ma bâtisse, je préférerais pour ici le modèle 3 (Bayeux). Mais le choix ne dépendra peut-être plus de moi bientôt. En tout cas, la question est désormais explicitement posée.
Transmis la nuit dernière à mon aîné un document l'autorisant à restaurer à ses frais le logis de notre manoir favori et, dans ce but, à solliciter toute autorisation administraaaâââtive réputée nécessaire et toute subvention utile, ainsi qu'à encaisser toute subvention obtenue.

Ce document était devenu urgent dans la mesure où il ne restait plus que quelques jours avant la date-limite retenue par la D.R.A.C. pour que les aspects administraaaâââtifs du dossier puissent être réputés traités au titre de l'exercice 2017, du moins pour une première tranche de 75 000 € de travaux. A ce sujet, et puisque je ne suis plus en situation de financer rapidement la réalisation d'un bureau-bibliothèque dans la tour Sud-Ouest, ainsi qu'envisagé dernièrement, j'ai laissé mon aîné libre de composer cette première tranche de travaux. Je lui ai toutefois rappelé qu'il y aurait lieu, à mon sens, d'y inclure les menuiseries extérieures, d'une part, de la cage d'escalier (afin de ne pas risquer de perdre le reliquat de subvention du "programme 2014" disponible pour ses enduits intérieurs), d'autre part, en raison de l'urgence relative évidente, de la "pièce dévastée" (au-dessus du salon).

Reste néanmoins à régler un ensemble de questions juridiques complexes destinées à donner une assise solide à l'opération : par exemple, y aura-t-il démembrement ou non de la propriété, puis y aura-t-il don, vente ou encore bail emphytéotique ? Patrice CAHART nous a été précieux pour éclairer les aspects fiscaux de ces deux questions et nous lui en sommes très reconnaissants. Il revient à ce stade à mon aîné et à moi d'opérer quelques menus choix qui ne sont peut-être pas les plus aisés en termes tant de trésoreries que de psychologies respectives. L'avenir nous le dira.

P.S. : J'oubliais de signaler qu'à ma connaissance, mon aîné a mandaté ou envisage de mandater celui que j'appelais, avant un happening récent, "mon architecte du patrimoine favori", afin d'assurer la maîtrise d’œuvre des travaux qu'il envisage de réaliser en 2018. Si j'ai bien compris, ce programme inclurait ladite tranche de 75 000 € de menuiseries, plus la restauration de diverses menuiseries extérieures de l'"aile de la belle-mère", voire de la tour Louis XIII, plus la réalisation d'une cuisine familiale dans l'espace gardé disponible à ce jour au rez-de-chaussée du bâtiment Nord. On voit qu'à l'échelle de notre chantier favori, tout cela n'est pas rien.

P.S. 2 : Je pense qu'il n'est pas inutile que j'indique avoir laissé, en temps utile, toute latitude à mon aîné de prendre ou de ne pas prendre mon relais. Y compris par écrit, en lui explicitant l'étendue des dégâts. En effet, je ne suis que trop convaincu de la lourdeur et du coût du sacerdoce que constitue la restauration de vieilles pierres pour embarquer, "à l'insu de son plein gré", ce jeune homme dans un telle galère. Je peux même ajouter que cela m'aurait posé un problème moral de ne pas le laisser, autant que faire se peut, entièrement libre de son choix.
J'ai mandaté aujourd'hui Eric YVARD afin qu'il mène, à propos de notre manoir favori, un complément d'étude historique, en vue de documenter la prochaine restauration de l'intérieur des principaux bâtiments et de quelques abords protégés.

On se souvient qu'il y a vingt ans (déjà !), Patrick DELAUNAY avait produit une première compilation de documents issus du chartrier de la Chaslerie, facilement accessibles au public dans les locaux des Archives départementales de l'Orne. Il s'agira pour M. YVARD de poursuivre ce travail, en s'attaquant à la partie cachée de l'iceberg.

Photo DDM, archives.

Pour que cette étude soit le plus utile possible, elle sera surtout centrée sur l'aspect et l'usage anciens des constructions en question.

Eric YVARD m'a été recommandée par Barbara TOUSSAINT. Basé dans le Perche (il est maire-adjoint de Bellême), cet ancien élève de la mère de François FILLON, qui l'a formé à l'étude d'archives, a déjà eu l'occasion de travailler sur quelques vieilles familles du Domfrontais, dont celle de Jacques COUPPEL du LUDE qui était apparentée aux LEDIN.