Terrassement

Bonne nouvelle ce matin au courrier : la direction départementale des territoires autorise la dérivation du filet d'eau du fond des douves. L'instruction a été menée dans des délais record ; merci à tous ceux qui y ont participé !

Courrier du 28 juin 2012 de la direction départementale des territoires.

Il faut cependant que, après le passage du représentant de la D.R.A.C. avant-hier, je vérifie que j'ai bien son feu vert pour faire intervenir rapidement le terrassier sans compromettre mes chances de subvention. Je désirerais en effet procéder le plus tôt possible à cette dérivation, de manière à permettre, autant que faire se peut, l'assèchement du fond de la douve afin qu'Igor et Jonathan puissent commencer à récupérer et trier les pierres du mur d'escarpe avant la période des congés d'été (et le mariage d'Igor à la mi-septembre).

Je suis par ailleurs, depuis ce matin, en dernier round de négociations avec deux des quatre terrassiers consultés (les deux autres sont "out") afin de finaliser mes commandes immédiates, celle relative à cette dérivation et celle relative à l'Avenue.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 30 Juin 2012
Journal du chantier - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse - Liens divers
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Je viens de toper avec Philippe JARRY pour la restauration de l'Avenue. La chaussée aura 3,3 m de large alors que l'espace entre talus est au moins de 11,6 m. Philippe décaissera le terrain de 40 cm, le profil retenu envoyant les eaux de pluie au pied des talus ; il étendra un Bidim de 4 m de large dont il repliera les bords puis il disposera et compactera deux couches de cailloux de Gondin, du 0/150 pour 634 tonnes et du 0/31,5 pour 428 tonnes. L'intervention devrait durer deux semaines. J'ai demandé à Philippe d'avoir fini pour fin juillet.

Bonsoir,

Ca c'est nouveau, gratter les joints avec une brosse à dents ; ils ont des méthodes bizarres dans le Bocage Domfrontais.

Quel est donc ce personnage qui longe les murs ?

Ce drainage ne m'inquiète pas ; en revanche, celui de la boulangerie........ Enfin laissons le temps faire son oeuvre.

Bonne soirée.

N.D.L.R. : C'est la seconde fois que vous me faites le coup. Je vais donc vous appeler Oeil-de-lynx ! Je rappelle cependant que la photo en question date d'hier, ce qui semble vous avoir échappé, preuve que, comme je m'en doutais, l'attention se relâche un peu au pays des igloos. Tout cela pour dire que le personnage en question est Jonathan-le-coquet qui a pris le temps, lui, de changer de tenue.

A l'occasion des sondages récemment effectués au pied du mur d'escarpe, j'ai cru remarquer que la fondation était moins profonde au niveau du 1er sondage, celui du 12 juin dernier, qu'au niveau des suivants, ceux du 26 juin. J'ai voulu en avoir le coeur net. J'ai donc prié Philippe JARRY de m'aider à mesurer ce phénomène à l'aide de son niveau à laser. Il est passé ce matin :

4 juillet 2012, Philippe JARRY en train de mesurer la profondeur de la fondation du mur d'escarpe au laser.

Pour qu'on puisse suivre mes explications, j'ai reporté les mesures sur un graphique qui montre, avec une échelle 20 fois plus ramassée sur l'horizontale que sur la verticale, le profil précis du mur ainsi que le profil du lit de la douve. Voici ce que ceci donne :

Profil du mur d'escarpe.

Ce schéma confirme que mon impression initiale, au pied du mur, était fondée (c'est le cas de le dire) : le bas de la fondation au sondage 1 est plus élevé (par rapport au niveau de la mer) qu'il ne l'est au sondage 2 ou au sondage 3. Or le mur ne présente pas, pour autant que l'on puisse en juger en l'état de ce qui en reste, de désordre apparent qui expliquerait cette curiosité ; en particulier, il ne porte aucune trace sensible d'affaissement de sa partie centrale, pas plus que le Pournouët qui le surplombe. Pour autant, il "manque" 20 cm de maçonnerie au pied du mur, à la hauteur du sondage 1. Il me semble que la principale explication devrait en être recherchée soit parmi les aléas du chantier d'il y a environ 500 ans (ce qui est impossible à savoir), soit par l'hypothèse qu'une racine d'arbre aujourd'hui disparu ou bien un remblayeur de chemins ait retiré quelques pierres à cet endroit. J'estime que l'on peut conclure de toutes ces observations et mesures que le niveau supérieur des fondations des douves restaurées devra se trouver calé là où se trouvent les fondations anciennes, telles qu'on les a retrouvées lors des sondages 2 et 3.

P.S. du 5 juillet 2012 : Il n'est peut-être pas inutile que je rappelle ici que l'escarpe de la douve Est a 136 m de long (à quoi il convient d'ajouter deux retours de 15 m sur les douves Nord et Sud pour avoir la longueur qu'aura la maçonnerie restaurée). Un sondage du 12 juin dernier a montré que la maçonnerie résiduelle avait 80 à 85 cm d'épaisseur (mesure effectuée au niveau du sondage 1). La hauteur de la maçonnerie résiduelle a été précisée, sous cet onglet, dans un message du 27 juin dernier ; elle varie entre 1,75 m au niveau du sondage 1 et 2,50 m au niveau du sondage 5. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, j'ai calculé que nous devrions pouvoir récupérer 236 m3 de pierres, soit les deux tiers environ de ce dont nous aurions besoin pour ce chantier. Enfin, le croquis que je viens de mettre en ligne démontre que 20 cm de maçonnerie "manquent" au niveau de la fondation 1 ; ces 20 cm de hauteur doivent toutefois être comparés aux 136 m de longueur du mur ; ils peuvent donc être qualifiés d'infimes à tous égards par rapport aux masses en cause.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 5 Juillet 2012
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse - Murs divers
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En début de journée, Igor et Jonathan ont commencé à boucher deux des trois chantepleures du bas du mur Ouest de la douve Nord, afin de permettre le séchage des pierres alentour :

5 juillet 2012, bouchage de deux chantepleures et nettoyage des pierres du bas du mur Ouest de la douve Nord.

Puis ils ont entrepris de terrasser à la pelle et à la pioche les abords immédiats du parement Est de ce mur :

5 juillet 2012, terrassement à la pelle sur le versant Sud de la douve Nord.

Ils se sont alors avisés que ce serait plus facile pour eux de travailler à la mini-pelleteuse. Ils ont donc "remouvé" des pierres qui empêchaient l'accès du tracteur Valtra au bord de la douve, côté Nord :

5 juillet 2012, le déplacement d'un tas de pierres.

Grâce au Valtra, le travail est allé plus vite...

5 juillet 2012, le Valtra se cabre sous l'effort.

mais Jonathan a souhaité accélérer encore le mouvement, en adepte du moto-cross qu'il est ; il voulait ainsi conduire notre engin à chenilles au fond de la douve mais en coupant au plus court, c'est-à-dire en piquant directement le long du mur. Plus sagement, Igor a préféré descendre à un endroit où la pente est beaucoup plus douce, à côté du bief aval.

5 juillet 2012.

Tel un Inuit bien connu de nos services, il devait penser que la progression serait facile en fond de douve, sous-estimant par là la "mouillature" (comme le dit Bernard) due à nos drainages brevetés maison et à l'efficacité légendaire...

5 juillet 2012, le début de la progression de la mini-pelle au fond de la douve Nord.

Au début, tout se passait à peu près bien...

5 juillet 2012, tout baigne !

... jusqu'à ce que les choses se compliquent...

5 juillet 2012, dans la boue jusqu'à la garde !

... mais, en roi du tout-terrain, Igor a réussi à se dégager en s'appuyant et en tirant sur la pelle donc à atteindre enfin le mur...

5 juillet 2012, sorti d'affaire !

... sous les encouragements de Jonathan :

5 juillet 2012, Jonathan veille au grain.

Le voici donc à pied d’œuvre :

5 juillet 2012, la mini-pelleteuse au pied du mur.

5 juillet 2012, premiers coups de mini-pelleteuse au pied du mur.

A la pause du déjeuner, on ne reconnaissait plus les lieux :

5 juillet 2012, vers 12 h 30.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 5 Juillet 2012
Journal du chantier - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse - Murs divers - Références culturelles
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Un fois son terrassement terminé en fond de douve...

5 juillet 2012, le chantier en milieu d'après-midi.

... tel FITZCARRALDO, Igor a entrepris de gravir la montagne avec son engin interplanétaire...

5 juillet 2012, collé en fond de douve.

Il a cependant fallu que Bernard vienne le secourir et le tracter à l'aide du Valtra :

5 juillet 2012, dans la mouise.

5 juillet 2012, enfin sauvé !

On peut se demander si l'herbe repoussera en fond de douve après le passage de ce jeune homme mais la réponse ne fait bien sûr aucun doute.

5 juillet 2012, après le passage du nouvel Attila.

En tout cas, Igor a vite repris son poste en haut des douves pour pelleter encore.

5 juillet 2012, la mini-pelleteuse en train de peaufiner le profil de la douve.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 7 Juillet 2012
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse - Murs divers
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Au mur Ouest de la douve Nord, il reste à consolider la terre à la sortie de la chantepleure en bas à gauche du mur, côté Est :

5 juillet 2012, la chantepleure à consolider.

Il faut attendre que le bas du parement Est sèche (si cela arrive un jour) avant de pouvoir terminer les joints à cet endroit. Par ailleurs, il reste à terminer un petit bout du dos d'âne...

5 juillet 2012, le bout de dos d'âne à terminer.

... et à finir de jointoyer le parement Ouest :

5 juillet 2012, le parement Ouest du mur Ouest de la douve Nord.

Mais ce qui prendra le plus de temps, ce sont les terrassements des quelques 2 000 m2 environ qui ont été labourés depuis plusieurs mois par les roues et les chenilles des engins de chantier.

5 juillet 2012, une remise en ordre s'impose.

Il faudra également faire disparaître les tas d'argile ou de pierres qui n'ont plus rien à faire dans ces parages.

5 juillet 2012, avant les derniers travaux de terrassement.

J'estime qu'il reste ainsi une bonne semaine de travail. Donc mes prévisions étaient correctes. Ceci étant, nous ne procéderons peut-être pas à ces terrassements tout de suite car le chantier a désormais d'autres priorités.

La priorité évidente du chantier dans les prochains jours doit être donnée à la remise en état du plafond du salon du logis et au coulage du béton allégé au-dessus, afin de servir de sol à ce que j'appelle pour le moment la "pièce dévastée".

A ce jour, il reste à finir de traiter les solives du plafond du salon, puis à rampanner ces solives à la chaux, puis à demander à Sébastien LEBOISNE de venir clouer les nouveaux entrevous, puis à protéger les murs du salon contre les risques de coulures de béton, puis à couler le béton.

Mon objectif est de permettre, dans toute la mesure du possible, à Carole de récupérer l'usage du salon et de la salle-à-manger voisine (où sont entreposés les meubles du salon) pour le début de ses congés, programmés du 6 au 27 août prochains. Avec un peu de chance, on devrait arriver à tenir cette échéance.

Le programme de travaux de l'été comporte d'autres tâches pressées, comme la fin du jointoyage de la future chaufferie puis son repavage avant l'intervention du plombier qui devra, avant le retour du froid, avoir déménagé la chaudière actuellement installée au bout Est du bâtiment Nord...

6 juillet 2012, on avance le jointoyage de la future chaufferie pendant qu'il pleut.

... mais aussi la pose de torchis là où nous avions interrompu ce chantier l'an dernier, c'est-à-dire, notamment, sur l'appentis de la cave et dans le fournil de la ferme ; il ne faudra pas oublier de peindre le plus tôt possible les nouvelles menuiseries extérieures de M. DUVEAU (sur le fournil de la ferme, la cave, la charretterie ou au rez-de-chaussée du colombier). Bref, je pense qu'Igor et Jonathan ne vont pas chômer avant leur départ en vacances !

Par ailleurs, dès que j'aurai le feu vert de Lucyna GAUTIER consultée, je lancerai les travaux sur les boiseries de la chambre du rez-de-chaussée du bâtiment Nord.

Enfin, je me garderai d'oublier la restauration de l'Avenue qui, aux dernières nouvelles, débutera le 23 juillet prochain.

J'ai trouvé ceci pour votre plancher :

J'ai oublié de vous dire qu'il ne faut pas mettre de treillage métallique avec de la chaux.

Bonne journée !

N.D.L.R. : Merci beaucoup. On va tâcher de se faire prêter le niveau à laser de Philippe JARRY pour déterminer quelle pourra être l'épaisseur entre le haut des solives et le niveau du sol de la pièce au-dessus du salon. Cette mesure, nécessaire préalable au choix de la solution parmi celles que vous citez, sera compliquée par le fait que la surface enveloppant le haut des solives est tout sauf plane et horizontale...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 15 Juillet 2012
Journal du chantier - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse
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Pour une raison technique indépendante de ma volonté, il est fort possible que nous ne puissions commencer la remise en état de l'Avenue de la Chaslerie avant la fin juillet, comme prévu. En tout cas, un report à des temps meilleurs me permettrait d'alléger mon budget de travaux pour 2012, ce qui serait loin d'être inopportun.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 18 Juillet 2012
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Terrassement - Murs divers
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Voici où nous en sommes rendus, ce soir, du mur Ouest de la douve Nord :

18 juillet 2012, le parement Ouest.

Il reste donc à jointoyer la moitié de la partie verticale du parement Ouest. Quant aux terrassements du secteur, nous les entreprendrons dans quelques semaines, je pense, car, d'ici là, nous aurons d'autres priorités.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 26 Juillet 2012
Journal du chantier - Administraaaâââtion - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse - Murs divers
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Philippe JARRY a commencé cet après-midi à creuser le nouveau fossé destiné à détourner, autant que faire se peut, l'eau des douves de la Chaslerie.

26 juillet 2012, la pelle à chenilles en action en limite d'une prairie que je loue au G.A.E.C. du Nord.

J'en ai profité pour prendre une photo de la couleur de l'argile que l'on trouve là, sous moins de 10 centimètres de bonne terre. Cette photo illustrera prochainement un dossier que je prépare pour la D.R.A.C. afin d'obtenir toutes les autorisations nécessaires pour commencer le démontage du mur d'escarpe...

26 juillet 2012, la bonne argile de la Chaslerie.

... ainsi que la future restauration du bief amont, c'est-à-dire des maçonneries disloquées ci-après, qui sont classées parmi les monuments historiques :

26 juillet 2012, le bief amont (ou plutôt ce qui en reste).

A proximité du bief amont, j'ai pris au télé-objectif cette photo du manoir :

26 juillet 2012, la Chaslerie sous un soleil de plomb.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 27 Juillet 2012
Journal du chantier - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse - Murs divers
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L'entreprise de Philippe JARRY a commencé hier après-midi et continué ce matin à terrasser les abords des douves à plusieurs endroits. Des schémas vous feront, je l'espère, comprendre où nous sommes intervenus.

Un premier schéma a pour objet de vous rappeler les noms et les emplacements des principaux fossés et murs du circuit des douves ; pour l'essentiel, l'eau part du Choisel et y revient :

27 juillet 2012, le

Sur ce premier schéma est indiqué le "nouveau fossé" destiné à shunter le circuit des douves, donc à permettre son assèchement avant que ne puissent commencer la restauration du mur d'escarpe et celle du bief aval ; il a été creusé hier après-midi en terrassant du point bas sur le Choisel (au Nord) vers le point haut sur le canal d'arrivée de l'eau dans les douves (au Sud) :

27 juillet 2012, le

Un second schéma rappelle les arrivées secondaires de l'eau dont il faut assurer également la sortie sans compromettre l'assèchement de la douve Est :
- à travers le mur Ouest de la douve Sud ;
- à travers le mur Ouest de la douve Nord ;
- et, au Sud, par un fossé qui descend de l'Avenue.

27 juillet 2012, le

Le chantier du mur d'escarpe nécessitera deux rampes d'accès, à proximité de chacune des deux extrémités du mur :
- la "rampe d'accès n°1" prévue à l'extrémité Est de la douve Sud, c'est-à-dire à l'endroit où, au 19ème siècle, passait le "canal d'arrivée d'eau dans les douves" (que j'ai déporté à l'Ouest en 1991, de manière à lui redonner son implantation du 18ème siècle) ; il y avait eu là un lavoir, encore visible, paraît-il, il y a quelques décennies ; pour accéder à la "rampe d'accès n°1", je prévois de construire un "futur pont" à l'endroit où, d'après les plus anciens plans disponibles, il y en avait un autrefois ; ce pont permettra ultérieurement aux visiteurs de faire un grand tour des douves en bénéficiant, selon moi, de très belles vues sur le manoir avec, au premier plan, son mur d'escarpe restauré ;
- la "rampe d'accès n°2" prévue à côté du "bief aval".

Enfin, il y a lieu de préciser que, pour permettre la construction du "nouveau pont", il faut que la fin du "canal d'arrivée d'eau dans les douves" soit sèche, d'où la nécessité d'un barrage destiné à aiguiller vers le "nouveau fossé" les eaux arrivant notamment du fossé longeant l'Avenue à partir de son extrémité Sud.

Ces précisions étant données, Philippe JARRY a creusé ce matin la "rampe d'accès n°1". Voici le paysage au début de cette partie des travaux...

27 juillet 2012, l'angle entre la douve Sud et la douve Est, vu du coin Sud-Est du

... et le voici une heure plus tard :

27 juillet 2012, la

Lors de ce terrassement-ci, Philippe JARRY a retrouvé de vieilles ferrailles qui doivent être des restes de lessiveuses...

27 juillet 2012, des morceaux de lessiveuses ou bien des vestiges de bouillotte ? Mystère !

... et il a mis de côté les belles pierres qui formaient une passerelle :

27 juillet 2012, les vestiges d'une ancienne passerelle dont Igor et Jonathan devront trier les pierres.

Nous nous sommes ensuite déplacés du côté du confluent entre le "canal d'arrivée d'eau dans les douves" et la douve Sud. Voici quel était le paysage à cet endroit en début de matinée...

27 juillet 2012, la barrière de la végétation, vue vers l'Est.

... puis un peu plus tard...

27 juillet 2012, les aulnes et les saules ont été abattus.

... et voici l'allure de ce confluent après nos travaux de ce matin, vu du "Pounouët" et vers le Sud :

27 juillet 2012, l'emplacement du fitur

Bien sûr, les photos permettent mal de se rendre compte des dimensions de ces travaux (et notamment des profondeurs atteintes) mais je vous assure que c'est plutôt impressionnant.

Enfin, nous avons dressé le "barrage" nécessité par le souci d'assécher le terrain au pied du "futur pont".

Demain, le chantier reprendra avec, au programme, le percement du "petit fossé" et le creusement de la "rampe d'accès n°2".

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 29 Juillet 2012
Journal du chantier - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse - Murs divers
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D'abord, une photo vous montrera que je n'exagérais pas, avant-hier, en évoquant les dimensions des terrassements :

28 juillet 2011, Philippe JARRY à l'emplacement prévu pour le

Aux commandes de sa pelle à chenilles, Philippe JARRY a creusé hier après-midi, le "petit fossé" (qui n'est pas vraiment petit) :

28 juillet 2012, Philippe JARRY creuse le

Bien qu'il ait fallu traverser le remblais qui longe la douve Est, moins de deux heures auront été nécessaires pour que ce fossé soit opérationnel :

28 juillet 2012, l'arrivée des flots dans le

Mon copain de promo de "London Business School" Ayodele Babatounde BALOGUN (un nom qui, en yoruba, signifie, paraît-il, que "dans la maison du chef de guerre, le père est de retour et la famille est en liesse"), venu avec son amie Keryn, était épaté et m'a déclaré qu'au Nigéria, le même travail serait effectué à la pelle et à la pioche et prendrait plusieurs semaines.

28 juillet 2012, Ayo n'était pas revenu à la Chaslerie depuis 2008.

Malheureusement, au terme de ce terrassement, Philippe m'a indiqué qu'il doutait que nous arrivions à assécher suffisamment les douves, notamment à l'angle entre la douve Sud et la douve Est, c'est-à-dire à proximité de la "rampe d'accès n°1" qui serait donc impraticable.

Nous avons donc décidé de laisser du temps au temps et de ne pas nous précipiter pour creuser la "rampe d'accès n°2" ni pour curer la douve Est. Il est loin d'être certain à ce stade que les assèchements recherchés soient au rendez-vous, ce qui pourrait compliquer très sensiblement la restauration du mur d'escarpe. En tout cas, Philippe exclut que les engins de chantier puissent rouler un jour au fond de la douve. Donc, si nous devions creuser des fondations, il faudrait pelleter du haut du "Pournouët". Plus embêtant, le démontage (que je projetais dès que possible) des vestiges du mur d'escarpe devrait se faire entièrement à la main et tous les mouvements à pied. Bien entendu, il devrait en aller de même, ensuite, pour approvisionner le chantier ultérieur éventuel en pierres, "colle", etc... Bref, tout semble indiquer à ce stade qu'on est plutôt mal barrés.

En tout cas, cela prouve que nous avons eu raison de terrasser en début d'été car nous allons pouvoir, au cours des prochains mois et avant d'engager des opérations plus coûteuses, observer comment la terre va réagir.