Terrassement

Il est probable que ne pas avoir rendu compte immédiatement de la réunion de recadrage du 7 février dernier avec la D.R.A.C. va me gêner. Car je n'ai rien consigné par ailleurs. Au demeurant, je suis toujours gêné quand Carole est présente dans la mesure où elle ne supporte guère que je pianote alors sur mon ordi. Donc je vais oublier des idées ou des impressions que j'aurais immédiatement consignées si j'en avais eu la liberté. Idem à propos des échanges que j'ai eus avec mon aîné à la suite de cette réunion.

Ceci étant, toujours aussi procrastinateur, je ne me suis pas encore astreint à achever les pointages et vérifications nécessaires à mes yeux avant que je ne m'exprime à ces sujets. Et il faut également que je rebâtisse le "tableau EXE" en tenant compte des règles précises applicables au bon déblocage des subventions. Or c'est compliqué et contraignant donc ça demande du boulot.

Certes Carole est repartie avant-hier, donc je recommence à disposer d'un peu de temps pour bosser. D'autant que j'avais prévu de passer une tête à Villers-sur-Mer pour revoir les aînés de mes petits-enfants qui devaient s'y trouver avec elle ces jours-ci. Mais la tempête l'a dissuadée de reprendre la route et elle est restée avec eux à Paris. Donc je devrais avoir tout mon temps dans les prochains jours, tranquille comme Baptiste au manoir favori.

Mais voilà, ça me casse vraiment les pieds de replonger en permanence dans ces dossiers. Je pensais en être quitte après la mise au point du "tableau EXE" la semaine dernière. Mais c'est râpé.

En plus, je vous avoue me faire de la bile à propos de "Pontorson" : le candidat-acquéreur arrivera-t-il à se faire accorder par sa banque le crédit qu'il a défini comme condition suspensive à son achat ? La réponse à cette question, attendue pour la fin de cette semaine-ci, conditionnera le rythme immédiat de mes travaux. Donc à quoi sert de potasser encore ce "tableau EXE" si je n'en sais pas davantage à propos de ce préalable ?
Parmi les messages "individualisés" hier, le 44960. Il a quinze mois et la situation n'a guère évolué. Sauf lorsque j'ai pris seul le taureau par les cornes.

Je suppose qu'il vaut mieux en rire.

Le 44436 a également eu beaucoup de succès. A juste titre selon moi.
L'architecte du patrimoine en charge de la "Mission EXE" vient de m'appeler. Très bons échanges. Elle accepte de se charger de l'interface avec le bureau d'études "Bee +". Je lui transmets donc les pièces pertinentes du dossier :
- les trois contrats qui lient ce bureau d'études à moi depuis juin dernier,
- le texte de la lettre recommandée par laquelle j'ai rattrapé ce bureau d'études par les cheveux,
- leurs productions à ce jour.
Igor est passé cette après-midi afin que je signe des paperasses "nécessaires" (?) à l'inscription à la formation qu'il souhaite :

17 février 2020.

17 février 2020.

Sa blessure cicatrise bien mais il ne doit pas commettre d'imprudence.

Il voulait également savoir comment s'était passée la réunion du 7...
A la demande de l'architecte du patrimoine, j'ai prié BREBANT-FORAGE de me rappeler quelle forme avait pris sa déclaration des forages de la fin de 2018.

Voici sa réponse, qui a été complétée à propos des liens que je n'arrivais pas à ouvrir, à savoir la "déclaration d'ouverture de travaux d'exploitation d'un site géothermique de minime importance", le "dossier technique du forage d'eau pompage" et celui du "forage d'eau rejet".
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 20 Février 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Plomberie-chauffage - Peinture - Terrassement - Chapelle
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L'architecte du patrimoine qui a accepté d'intervenir en aval du bureau d'études "Bee +" a noté que j'entends mettre hors gel la chapelle de la Chaslerie.

Elle m'a demandé de justifier ce choix à toutes fins utiles.

Dans ce but, je vais mettre en ligne, au cours des prochaines heures, deux messages principaux :
- l'un relatif au rapport de l'artisan, Corneliu ANDRONESCU, qui avait restauré les peintures murales de la chapelle, le maître d’œuvre étant Christiane SCHMÛCKLE-MOLLARD, architecte en chef des monuments historiques et vice-présidente de l'Académie d'architecture qui disposait, à l'époque et de mémoire, d'un monopole sur la restauration des monuments historiques dans l'Orne ; cette tranche de travaux avait coûté 400 000 F, avec une subvention de l'Etat au taux de 50 % ;
- l'autre relatif à un reportage que j'ai effectué hier, donc 21 ans après cette restauration.

Je rappelle que, lors de mon achat de la Chaslerie en 1991, la chapelle était dans un état lamentable. En particulier, le fermier de mon vendeur avait, pendant de nombreuses années, utilisé cette chapelle comme corral pour ses vaches. Le sol était défoncé et des animaux fouisseurs accédaient aux cercueils de la famille de mon vendeur. Un badigeon de chaux, datant vraisemblablement de la fin du XIXème siècle, dissimulait tant bien que mal que les peintures murales d'origine avaient longtemps subi le heurt de fagots entreposés là contre des enduits reconnus de longue date comme particulièrement fragiles. Néanmoins, apercevant des vestiges de peintures murales alors qu'il intervenait sous la double casquette d'A.B.F. de l'Orne et de maître d'ouvrage de mes premiers travaux de restauration, Nicolas GAUTIER s'était enthousiasmé et m'avait convaincu de solliciter, en mettant en avant ces vestiges, le classement de la Chaslerie comme monument historique, ce qui fut obtenu en 1996.

Auparavant, Nicolas m'avait mis en contact avec Roland BOUSSIN et la charpente et la couverture de la chapelle avaient été fort bien restaurés par Roland sous le contrôle de Nicolas.

Avant 1999 mais après que Nicolas GAUTIER avait dû renoncer à exercer la maîtrise d’œuvre sur mon chantier, j'avais fait restaurer les deux portes de la chapelle, telles qu'on les voit encore aujourd'hui, par Patrick CENNI, à l'époque propriétaire du château de Chaulieu dans la Manche, pour la restauration duquel, menée largement par ses soins, il avait obtenu le grand prix national des V.M.F. Auparavant, ces deux portes étaient en sapin et peintes en blanc, et surtout H.S.

Après la restauration des peintures murales, j'ai restauré le sol de la chapelle en utilisant des tommettes anciennes en provenance du Beaujolais et en y ajoutant quatre tombes du même modèle que les quatre antérieures ; de même, j'ai fait maçonner une estrade qui n'existait pas antérieurement et prévu une possibilité d'illuminations à l'intérieur du bâtiment et à ses quatre angles. Surtout, j'ai meublé la chapelle.

Chaque année, la visite de la chapelle a beaucoup de succès auprès du public, notamment à l'occasion des "Journées du patrimoine".
Longue conversation téléphonique hier soir avec l'architecte du patrimoine.

Deux sujets ont été abordés principalement :

- les suites à donner aux premières conclusions du bureau d'études "Bee +" : l'architecte du patrimoine m'a, à juste titre, indiqué qu'elle demanderait (1) que soit précisé le circuit de l'eau entre les forages et la chaufferie centrale, (2) que le circuit des tuyauteries à enterrer dans la cour soit rendu compatible avec les exigences du service régional d'archéologie et (3) que soit bien prise en compte la mise hors gel de la chapelle. De mon côté, (1) j'ai rappelé que j'avais demandé que le chauffage de la cave soit inclus dans la seconde phase de l'installation du chauffage ; il faudra sans doute que je rappelle aux uns et aux autres à quoi, dans mon esprit, doivent correspondre ces deux phases (phase 1 : le colombier, le bâtiment Nord, la moitié Nord du logis y compris la cage d'escalier, la mise hors gel de la chapelle ; phase 2 : le reste de l'aile Ouest, y compris la tour Louis XIII, la moitié Sud du logis, avec un extension possible de l'installation pour couvrir les besoins en eau chaude de la cave) ; et (2) j'ai indiqué ne pas être favorable à un empiètement du matériel de chauffage dans l'arrière-cuisine du bâtiment Nord ; je préférerais qu'on utilise les combles du logis si nécessaire ;

- la transformation de la "salle dévastée" en garde-meubles : j'ai besoin que cette pièce soit prête le plus tôt possible, afin de ne pas freiner trop longtemps mon chantier de Paris ; l'architecte du patrimoine me recommande de me contenter dans l'immédiat d'un sol provisoire pour cette salle, ce qui me paraît raisonnable, ne serait-ce qu'en raison du flou qui entoure encore la restauration de sa cheminée (et d'abord à propos de l'âtre qui serait à repenser, l'actuel étant un infâme bricolage dû au massacreur et lésineur des années 1950). Je vais donc demander à Igor de se mettre à cette tâche dès son retour et, pour la préparer, vais passer commande des lambourdes et dalles de bois aggloméré nécessaires en l'état du stock.
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C'est quand même chouette, l'administraaaâââtion ! Et ce site aussi, d'ailleurs...

Je retrouve ainsi la trace d'un message du 18 février 2010 que je vous laisse redécouvrir.

Depuis plus de dix ans, aucune des menuiseries extérieures du logis n'a encore pu être posée. Ni même fabriquée. Je dis bien : aucune, la shay', ma ta shay' (لا شيء, ما تا شيء ) !

Mais, de la paperasse, ça oui, il en a été produit un max : félicitations, mabrouk (مبروك ) !

Et je ne vous parle pas (ou pas encore) du dernier traquenard, apparu il y a moins d'un mois. Et qui va encore nous compliquer la vie. Et pour quoi finalement, walimadha fi alnahayata (ولماذا في النهاية؟ ) ?


J'en bous encore, ma zilt almismar dhlk (ما زلت المسمار ذلك )...
La réunion de ce matin avec "Bee +" s'est déroulée dans un climat très studieux, le changement d'interlocuteur s'étant ainsi révélé très salutaire :

10 mars 2020.

10 mars 2020.


Les principaux enseignements que je retiens pour ma part sont les suivants :
- le principe du chauffage par aquathermie ayant été validé, on s'orienterait vers un chauffage par le sol partout où c'est possible, mais avec des radiateurs électriques plutôt que par aquathermie là où ça ne l'est pas ;
- par voie de conséquence, les espaces dévolus à la sous-station à prévoir dans le bâtiment Nord seraient fortement réduits ; en clair, Carole disposerait d'une arrière-cuisine non ratatinée pour cause de chauffage ;
- l'eau chaude aux robinets serait fournie par des chauffe-eau électrique et non par l'aquathermie comme envisagé précédemment ;
- la mise hors-gel de la chapelle se ferait par un dispositif aussi peu invasif que possible ;
- le chauffage de la cave ne serait pas raccordé au chauffage central du manoir mais à un système particulier d'aérothermie (sans doute à dissimuler, selon moi, dans l'appentis de la cave, ce point n'ayant toutefois pas été évoqué).

Sur ces bases, le coût en investissement et en fonctionnement de l'ensemble de l'installation de chauffage serait moindre que celui d'une installation exclusivement aquathermique.

L'architecte du patrimoine s'est tout particulièrement intéressée aux problématiques du raccordement des puits à la chaufferie centrale ainsi que de cette dernière au logis. Son souci est d'éclairer toutes les questions susceptibles d'être posées par le service régional d'archéologie au titre de l'enfouissement des réseaux nécessaires, tant dans l'avant-cour que dans la cour, ainsi qu'en direction de la chapelle.

Pour le reste, l'architecte du patrimoine et le bureau d'études se sont mis d'accord sur les adaptations à apporter à la version de l'étude d'aquathermie déjà remise, ainsi que sur un découpage des livraisons de compléments d'études réparti entre "APS" et "APD" (mais assez chinois pour moi).

Le plombier n'est, comme moi, intervenu que marginalement dans ces débats auxquels Carole n'a pas participé. Mon principal rôle aura ainsi été de présenter les volumes à chauffer et de rappeler mes souhaits en terme d'habitabilité et d'échelonnement des travaux dans le temps.
Au cours de la discussion, hier après-midi, avec l'architecte du patrimoine, celle-ci m'a demandé de documenter tous les travaux que j'ai effectués depuis mon achat de la Chaslerie, de manière à lui permettre de reconstituer, à l'usage de l'administraaaâââtion qui a dit le souhaiter le 7 février dernier, un dossier complet.

Je ne vois aucun inconvénient de principe à une telle demande. Je suis même désireux d'y satisfaire. J'ai néanmoins fait observer que, avant le lancement du site favori, je n'avais pas une méthodologie d'archivage aussi régulière et systématique que désormais. Donc les deux premiers tiers de ma vie de chantier pourraient être retracés par moi de façon lacunaire. "Qu'à cela ne tienne", m'a répondu l'architecte du patrimoine, "j'irai rechercher les documents utiles auprès des services des affaires culturelles".

A la réflexion, je me dis que c'est certainement là une idée à creuser.

Pour ma part, je serais en effet demandeur d'accéder aux archives suivantes (si elles existent) :
- celles relatives à la campagne de travaux des années 1950 ; ceux-ci ont été considérables et ont touché, notamment, à l'avant-cour (comblement de la mare), à l'aile Ouest (percement de nombreuses ouvertures, conception d'un escalier particulièrement raté, affouillement des sols, usage intensif du ciment), au bâtiment Nord (percement de nombreuses fenêtres carrées, usage intensif du ciment), au logis (trafics divers de cheminées, infâmes bricolages de la charpente, réimplantation de décors, boiseries et planchers IIIème République d'appartements parisiens, usage intensif du ciment, recours fréquent à de l'amiante) ;
- celles relatives à la campagne de travaux des années 1970, tant dans le bâtiment Nord (usage intensif de parpaings, de ciment et de céramiques bleu des mers du Sud bas de gamme) que dans la tour Louis XIII (restitution de la charpente en lamellé-collé, ratage manifeste de la prétendue restauration de la cheminée du rez-de-chaussée, implantation d'un linteau ridicule, en granit, de la lucarne sur cour).

Et, puisqu'on ferait remonter à la surface de telles archives, ne pas oublier le dossier des travaux consécutifs à l'incendie de 1884 (notamment relatifs à l'arasement du logis et à la reconstitution de la charpente avec du sapin).

Tout cela promet d'être passionnant. Particulièrement pour la période allant de 1926, année de l'inscription à l'I.S.M.H. de l'ensemble du manoir et de ses dépendances, intérieurs comme extérieurs (donc de l'entrée de la Chaslerie dans le champ de contrôle des autorités des affaires culturelles), à 1991, année de mon achat.
Echange de courriels, pendant le week-end, avec l'architecte du patrimoine, en vue de mieux cerner ce que pourrait être le périmètre de l'extension de sa mission (au-delà de la "mission EXE" sur les menuiseries extérieures).

Elle prend son rôle très à cœur et c'est très bien. Mais j'ai des idées arrêtées sur certains sujets sur lesquels j'ai réfléchi depuis des années.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 20 mars 2020 12:45
À : (...)architecte@gmail.com
Objet : RE: DOMFRONT Manoir - Budget prévisionnel

Merci.

Bien cordialement,

PPF

____________________________________________________________________________

De : (...)architecte@gmail.com
Envoyé : vendredi 20 mars 2020 12:29
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Re: DOMFRONT Manoir - Budget prévisionnel

Bonjour,

Je comprends. Je vais vous faire un devis pour une mission partielle.
On pourra faire un avenant quand la situation sera améliorée et quand le montant des travaux sera établi.
Bien cordialement,
(...)
Architecte DPLG - Architecte du Patrimoine

____________________________________________________________________________

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 20 mars 2020 11:44
À : (...)architecte@gmail.com
Cc : C.F. ; T.F.
Objet : RE: DOMFRONT Manoir - Budget prévisionnel

Madame,

Je ne suis pas capable de vous répondre. Particulièrement dans le contexte présent. Préparez donc au mieux les deux hypothèses si vous le voulez bien.

Bien cordialement,

PPF

____________________________________________________________________________

De : (...)architecte@gmail.com
Envoyé : vendredi 20 mars 2020 10:50
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : DOMFRONT Manoir - Budget prévisionnel

Bonjour,

Afin de vous faire une proposition financière, auriez-vous un budget prévisionnel pour l'ensemble des travaux qui feront l'objet du dossier administratif de dépose auprès du gouvernement?
Vais-je avoir une mission jusqu'à l'autorisation administrative ou bien une mission complète (suivi de chantier?)

Bien cordialement,

(...)
Architecte DPLG - Architecte du Patrimoine

(Fin de citation)
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 20 mars 2020 17:40
À : Grégory Vannobel Bee+ <gregory@beeplus.fr>
Cc : (...)architecte@gmail.com; Régis Fouilleul <fouilleul.energie@gmail.com>; C.F. ; T.F.
Objet : RE: Projet M. Fourcade : Etude faisa aquathermique actualisée + Compte-rendu réunion 10 mars

Monsieur,

Merci beaucoup. Nous allons prendre le temps d'étudier tout cela.

Je vous règle votre facture.

Pas de problème pour ne pas publier ce qui vous gênerait.

Cordialement,

PPF

__________________________________________________________________________

De : Grégory Vannobel Bee+ <gregory@beeplus.fr>
Envoyé : vendredi 20 mars 2020 15:58
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Cc : (...)architecte@gmail.com ; Régis Fouilleul <fouilleul.energie@gmail.com>; C.F. ; T.F.
Objet : Projet M. Fourcade : Etude faisa aquathermique actualisée + Compte-rendu réunion 10 mars

Bonjour,

Vous trouverez ci-joint l'étude de faisabilité actualisée (chiffrage inclus) en tenant compte des décisions prises le 10 mars dernier.
Je vous informe que, malgré l'épidémie et le confinement, nous sommes en mesure de continuer à travailler.
Si cela devait changer (personne n'étant malade actuellement dans l'équipe), nous vous informerions le plus rapidement possible.

Je joins également nos plans (pdf et dwg).
J'ai constaté que vous publiez nos documents sur votre blog. Je vous remercie de ne pas publier nos plans au format dwg.
En effet, il y a une part de savoir-faire dans ces fichiers que nous ne souhaitons pas offrir à tout-un-chacun.

Compte rendu des décisions et prochaines actions décidées lors de la réunion de 10 mars (en ce qui concerne les activités fluides) :

- L'aquathermie est retenue. 1 des forages existants sera utilisé comme source d'eau. L'eau sera ensuite rejetée dans la Douve

- L'aquathermie n'assurera que le chauffage par planchers chauffants et des radiateurs existants dans le Manoir.
Les compléments de chauffage seront assurés par des radiateurs électriques.
L'eau chaude sanitaire sera produite par des chauffe-eaux électriques placés à proximité des points de puisage

- L'aquathermie assurera également le chauffage de la Chapelle par un aérotherme mural (qui sera habillé par un mobilier en bois)

- Les réseaux traversant le cour sont modifiés pour longer les bâtiments le long du mur d'enceinte sud et de la façade Ouest du logis.
Un départ de plancher chauffant est ajouté dans le logis sud.
L'altimétrie des réseaux enterrés est à préciser sur les plans.

- Le rapport est à modifier pour préciser que l'eau jaillit naturellement du sol et qu'il est impossible de la renvoyer dans le sol.

- Nature des menuiseries : profilé en chêne, et double vitrage type Monastic (Ug = 1.9)

- Calendrier des prochaines échéances :
+ Fin mars : Bee+ : Rendu final de l'étude de faisabilité (Présent mail)
+ Fin mai : (architecte) : Disponibilité des plans d'aménagement intérieur
Bee+ : Plans des réseaux extérieurs avec l'altimétrie
+ Fin juillet : Bee+ : Rendu étude stade APD

Cordialement,

Grégory Vannobel
Agence Bee+ Louvigné de Bais
06 37 98 62 69
gregory@beeplus.fr

(Fin de citation)
M. Fourcade,

Après quelques années sans visiter votre site et l’avancement des travaux, je le redécouvre avec plaisir.
Ce message pour évoquer vos travaux de la cour. Excellente nouvelle que d’avoir mis à jour une partie de l’ancien pavage.

Mais cette découverte confirme la drôle d’impression que j’avais en regardant le travail d’Igor... à savoir que les pavés sont certes très bien posés, mais sont pour la plupart posés à l’envers... !
Ces pavés permettent notamment aux eaux de pluie d’être drainées loin de la façade. Pour ce faire, ils doivent former des lignes perpendiculairement à la façade, et non parallèlement...
Exception : les allées menant aux portes piétonnes et aux portes de grange. A ce moment les pavés sont posés parallèlement à la façade, et en formant un petit dôme, toujours pour l’écoulement des eaux (la partie centrale de ce dôme constituant le fameux « haut du pavé » ).
Ce traitement différent permet de marquer ces entrées et cela permet aussi une marche plus aisée. De même devant les portes de grange, les roues de charrette évitaient ainsi de rester coincées dans une ligne de pavés (c'est une hypothèse, mais elle me parait sensée).

Restaurer ce pavage à l’identique et avec ces mêmes pavés serait effectivement la meilleure chose à faire. Les pavés posés par Igor ont le défaut d’être presque trop parfaits, et pour beaucoup trop carrés. Ce pavage ancien est constitué de pavés plutôt allongés il me semble (un type de pavés plus difficile à trouver, j’en sais quelque chose).
Si vous vous orientez vers une restauration à l’identique, je ne pense pas que vous pourrez faire l’économie de démonter entièrement les pavés posés par Igor...

Autre point, quel est le mortier de pose utilisé par Igor ? Les photos sont peu flatteuses et ressemblent à s’y méprendre à un mortier réalisé avec du ciment... Ou un mélange bâtard chaux/ciment ?
Ces pavés devraient être posés exclusivement avec de la chaux, type chaux hydraulique naturelle. (ex : chaux Saint Astier NHL 3,5) et un sable grossier se rapprochant plutôt d’un sable à béton.
Le ciment n’a aucune raison d’être ici, ces pavés n’auront jamais qu’à supporter leur propre poids et pendant quelques secondes celui des personnes y circulant... pourquoi chercher une résistance mécanique pouvant accueillir un char d’assaut ?
Autre défaut du ciment, et surtout à cet endroit, c’est qu’il n’est pas du tout perspirant et va emprisonner l’humidité en pied de mur ; ce qui risque de créer des remontées capillaires dans vos murs... assez gênant.
Dernier argument, le ciment contrairement à la chaux contient des sels solubles qui peuvent migrer par capillarité et créer des efflorescences en pied de mur. Ces sels ont également un effet délétère sur les pierres de taille (du moins celles en calcaire, ce qui n’est toutefois pas le cas ici).

On pourrait aller plus loin en remettant même la chaux en question. Habitant en Lorraine, je n’ai pas forcément une bonne connaissance de la géologie et des matériaux de construction de votre secteur. Mais ce qui tombe sous le sens, c’est que, dans une région dominée par le granit, la chaux y est quasi inexistante, a fortiori à l’époque de construction de votre manoir ! Pas de calcaire, pas de chaux.
Importer de la chaux d’une région voisine n’est pas exclu, mais même pour des propriétaires de manoir, cela devait représenter un coût non négligeable à l’époque considérée. Au plus près de votre secteur, je pense à la chaux dolomitique de Neau, en Mayenne, qui pourrait être une bonne candidate (on la fabrique encore aujourd’hui sous l’appellation Batidol par le groupe BCB Tradical)
En tout cas, en importer devait rester chose très rare, à réserver à l’exécution de certains enduits ou de décors, mais je ne pense pas pour maçonner des murs et encore moins poser des pavés... J’imagine donc que la grande majorité de vos murs sont montés à la terre. Et ma foi ils ont tenu !
Ne connaissant pas votre région je peux me tromper, mais je jugeais utile de porter à votre connaissance ces quelques éléments.

En vous souhaitant la meilleure poursuite possible pour cette belle restauration,

Bien cordialement,

T. Schuler
Professeur de physique-chimie
Maçon du bâti ancien

N.D.L.R. : Merci beaucoup pour ce point de vue substantiel, réfléchi et détaillé.

Je me bornerai à quelques remarques :

- sur l'écoulement des eaux : il se fait en effet parallèlement aux façades et non perpendiculairement mais il a été prévu tout un système de canalisations et drainages sous le pavage nouveau (les "trottoirs") pour que l'eau disparaisse au plus vite, étant signalé qu'il existe une pente de 2% partout où, dans cette conformation, c'est nécessaire ;

- sur les raisons de ce choix d'orientation de l'écoulement : ceci résulte du souci principal d'origine d'assainir le pied du mur Ouest du bâtiment Ouest ; vous retrouverez mes explications détaillées en vous reportant aux pages du "site favori" de l'été 2019 ; l'idée principale était, en l'absence de gouttières, d'évacuer au plus vite les eaux pluviales, localement abondantes, tombées sur les couvertures ;

- sur les matériaux et la pose des pavés : je confirme qu'ici, les maçonneries sont traditionnellement montées à la terre ; la pierre est principalement du schiste, donc dérive, me semble-t-il, du calcaire mais, pour autant, il n'y avait pas de chaux, sauf peut-être dans des monuments plus riches que celui-ci qui est fondamentalement rural et rustique ; je pense (point à vérifier) qu'Igor a utilisé du sable légèrement additionné de "Baticim" pour la cohésion, étant entendu qu'il passera de lourds engins de chantier (dont le "Valtra") dans la cour, au moins aussi longtemps que l'intérieur du monument n'aura pas été restauré ;

- sur le projet de restauration de la cour : j'ai beaucoup hésité mais un élément nouveau important est apparu le 7 février dernier ; le service régional d'archéologie est en effet intervenu ce jour-là dans des conditions telles que le conservateur régional du patrimoine nous a conseillés, à l'architecte du patrimoine et à moi, de "cristalliser" (le terme est de moi) le pavage ancien, c'est-à-dire de nous borner à ne pas à y toucher et à le recouvrir d'un revêtement qui demeurerait "amovible" (l'expression est encore de moi), tout en pouvant, en principe, poursuivre la pose de ce que j'appelle les "trottoirs" (en fait à l'emplacement des plates-bandes que nous connaissions jusqu'à mes travaux) sur le reste du pourtour de la cour, et en veillant à ne pas déborder de leur emprise pour enfouir les canalisations requises par le système de chauffage par aquathermie. Tout cela peut paraître excessivement compliqué et contraignant compte tenu de l'état et de l'intérêt apparents, au moins à mes yeux pourtant attentifs et relativement expérimentés, du pavage ancien mais, par pragmatisme, donc par résignation, et par manque de fonds et de temps pour entreprendre un travail plus fondamental, nous entendons, l'architecte du patrimoine et moi, agir de la sorte (en espérant, au moins pour ce qui me concerne et sur ce sujet particulier, que personne ne nous mettra, si je puis l'exprimer aussi carrément, davantage de bâtons dans les roues, et ceci sans valeur ajoutée qui paraisse suffisamment significative "en l'état du dossier et dans les circonstances de l'espèce").
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 24 Mars 2020
Journal du chantier - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse
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Du côté de la Guerche, Francis a bien avancé...

24 mars 2020.

24 mars 2020.

24 mars 2020.

24 mars 2020.

... même si, cette après-midi,...

24 mars 2020.

24 mars 2020.

... il a dû consacrer beaucoup de temps à réparer un flexible de la mini-pelle qui avait lâché :

24 mars 2020.

24 mars 2020.

24 mars 2020.

24 mars 2020.

De ce seul fait, ce démontage de muret ne pourrait être poursuivi et achevé avant le début de la semaine prochaine.
L'homme qui marche...

26 mars 2020.

26 mars 2020.

26 mars 2020.

... et la femme qui ne tarde pas à le dépasser :

26 mars 2020.

26 mars 2020.

Il est vrai que j'ai bifurqué vers la Guerche puisque Francis m'avait téléphoné qu'il était revenu travailler ce matin. J'ai voulu voir où il s'est interrompu. Et en effet...

26 mars 2020.

26 mars 2020.

26 mars 2020.

26 mars 2020.

26 mars 2020.

26 mars 2020.

... ce terrain devrait pouvoir être rendu propre lundi prochain.

26 mars 2020.

Retour vers le manoir favori :

26 mars 2020.

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 27 mars 2020 11:27
À : Grégory Vannobel Bee+ <gregory@beeplus.fr>; (...)architecte@gmail.com
Cc : Régis Fouilleul <fouilleul.energie@gmail.com>; C.F. ; T.F.
Objet : RE: Projet M. Fourcade : Etude faisa aquathermique actualisée + Compte-rendu réunion 10 mars

Madame, Monsieur,

Je reviens sur l'étude de faisabilité, dans sa Version 3, telle que M. VANNOBEL nous l'a transmise le 20 mars dernier.

A la réflexion, je me demande si la chaufferie centrale ne devrait pas être installée sous la charretterie plutôt que sous le colombier.

Ceci aurait plusieurs avantages, parmi lesquels :

- la libération du rez-de-chaussée du colombier pour d'autres usages (comme ceux imaginés par M. PAQUIN dans son "esquisse" de juillet 2018) ;
- l'affectation d'une partie de la charretterie à un usage technique d'autant mieux venue que, d'une part, la problématique éventuelle de l'acoustique serait améliorée, d'autre part, il y a déjà là l'arrivée générale de l'électricité (cf dernière photo jointe) ;
- la grande facilitation de la question de la "tuyauterie lourde" (j'appelle ainsi les jonctions entre, d'une part, le puits 1 et la chaufferie centrale, cf la 2ème photo, d'autre part, entre cette dernière et la douve) : moins de longueur, donc moins de déperditions de chaleur à ce titre, moins de fossés, donc moins de débats à ce titre avec le service régional d'archéologie ;
- la faible complexification de la problématique de la "tuyauterie moyenne" (j'appelle ainsi les jonctions entre la chaufferie centrale et les trois points à desservir, à savoir l'aile Ouest, le Sud du logis et le Nord du logis) ; les circuits correspondants se trouveraient au total allongés en moyenne de la distance entre la charretterie et la porte charretière de la cour (cf avant-dernière photo).

Bien entendu, pour qu'une telle idée prospère, il faudrait d'abord que les déperditions de chaleur dans la "tuyauterie moyenne" ne soient pas trop significatives entre l'hypothèse 1 d'une chaufferie centrale dans le colombier et l'hypothèse 2 de cette chaufferie dans la charretterie. Je prie donc M. VANNOBEL de nous faire part de son sentiment qualitatif à ce sujet. Nul besoin d'entrer dans des calculs savants. Il suffit, me semble-t-il, qu'il nous rappelle les ordres de grandeur à prendre en compte : déperdition de chaleur au mètre linéaire des tuyaux "lourds" et des "moyens", profondeur d'enfouissement normale pour les deux types de tuyaux, différences de coûts correspondantes, et qu'il en tire une conclusion grossière.

Si, au terme de cet examen préalable sommaire, mon hypothèse 2 ne paraît pas trop stupide, je prierais M. VANNOBEL d'adapter en conséquence son étude "Faisa", en liaison avec l'architecte du patrimoine. Bien entendu, cette "Variante 4" se traduirait par un devis complémentaire de "Bee +".

A propos de la "Variante 3", des évaluations y sont données des coûts d'investissement et de fonctionnement mais elles le sont en chiffres absolus, c'est-à-dire sans indication de la marge d'erreur. Les ordres de grandeur étant importants à mon échelle, je souhaiterais que, si possible, l'étude soit approfondie sur cette question, délicate pour moi.

Je reviens sur mon hypothèse 2 (chaufferie centrale sous la charretterie). J'ai mesuré le volume disponible dans ce bâtiment pour cet usage (1,88 m sous poutre, sachant que le bas des solives se trouve plus de 36 cm au-dessus du bas de la poutre ; il serait en outre facile, par démontage de solives, de disposer d'un volume plus élevé). Il n'y a donc pas de difficulté à ce sujet. Je joins des photos que j'ai prises ce matin.

Dans un prochain envoi (car problème de volume de l'envoi), je vous transmettrai des plans de la charretterie et un schéma relatif à mon hypothèse 2.

Je suis à votre disposition pour vous fournir tout document complémentaire ou pour commenter mes photos.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)

Voici les pièces que j'ai réussi à joindre à ce courriel, photos, documents divers et plans :
1 - la charretterie vue du Nord :

27 mars 2020.

2 - vue du Sud-Est ; au 1er plan, le forage n°1, celui qui servira ; on voit qu'il n'est guère éloigné de la porte par laquelle le "tuyau lourd amont" pourrait passer ; quant au "tuyau lourd aval", il lui suffirait de rejoindre un regard situé à l'angle Sud-Est du bâtiment, et le problème de l'aval serait réglé :

27 mars 2020.

3 - Le seuil de l'entrée par laquelle la "tuyauterie lourde" passerait. On voit que ce serait facile à mettre en place :

27 mars 2020.

4 - Vue sous la charretterie, vers le Nord-Ouest. On voit que le sol est dans l'état de l'ancienne étable des années 1950 :

27 mars 2020.

5 - Vue vers le Sud-Ouest :

27 mars 2020.

6 - Vue vers le Sud. A gauche, la poutre dont je parle dans mon courriel (1,88 m au-dessus du sol en ciment de l'ancienne étable des années 1950) :

27 mars 2020.

7 - Vue vers le Sud-Ouest :

27 mars 2020.

8 - Photo prise de la petite porte de la façade Nord de la charretterie. C'est par là que, dans l'hypothèse 2, passerait la "tuyauterie moyenne". Donc elle prendrait la pelouse de gauche de l'avant-cour en écharpe pour rejoindre la porte charrettière :

27 mars 2020.

9 - L'arrivée générale de l'électricité. Il paraît que, s'il y a permis de construire, les frais de passage au "tarif orange" d'EdF (de l'ordre de 5 000 € d'après ce qui m'avait été dit) resteraient à la charge d'"Enedis" :

27 mars 2020.

Des extraits du plan réalisé à ma demande par un géomètre en 1992, avant tous travaux de terrassement (autres qu'au niveau des douves et des canaux amont et aval) réalisés par mes soins. A noter que, depuis cette époque, j'ai relevé le sol le long du mur de la chapelle au manoir, du côté Ouest de celui-ci, et notamment aux alentours de l'angle Nord-Ouest de la chapelle :

Le permis de construire (largement de reconstruire) la charretterie :

Les plans de la charretterie dressés par Nicolas GAUTIER, A.B.F., il y a une bonne vingtaine d'années, sachant que le projet alors envisagé est identique à ce qui a été réalisé (aux menuiseries extérieures Nord près, qui n'ont toujours pas été fabriquées) :

L' autorisation de travaux (charpente et couverture) sur la chapelle. (Il y a eu ensuite la restauration ratée des peintures murales, à l'intérieur du bâtiment, sous l'égide de Mme SCHMÜCKLE-MOLLARD, A.C.M.H.) :

Des extraits des plans de Nicolas GAUTIER relatifs à la chapelle :


(Il me reste à dessiner mon croquis de principe.)