Terrassement

Igor n'a pas les yeux dans la poche alors qu'il travaille comme intérimaire, du côté de Gorron, dans une entreprise de travaux publics. Il m'a en effet proposé ce matin un lot de 200 m2 de pavés d'une vingtaine de centimètres de côté :

27 mars 2019.

27 mars 2019.

Je recherche plutôt un lot d'un millier de m2 au moins et ne suis pas sûr que la bonne méthode soit de m'approvisionner en lots plus petits.

Quoi qu'il en soit, Igor m'a annoncé, à l'occasion de cet échange, qu'il viendra, lundi prochain, signer un contrat de travail avec l'APIJOMM.

Voici une excellente nouvelle qui réjouira, j'en suis sûr, tous les membres de notre fan-club favori qui sont de droit, bien entendu, également membres du fan-club d'Igor !
Il est, bien entendu, très gênant d'en être toujours à attendre une quelconque réaction utile du dernier architecte du patrimoine avec qui les circonstances m'ont mis en contact.

Or il se trouve qu'on n'a pas besoin de l'intervention d'un tel intervenant pour les travaux intérieurs de notre manoir favori puisque ceux-ci relèvent de la législation applicable aux monuments inscrits, donc peuvent être menés, de la conception à la livraison, sous le contrôle d'un architecte "normal", si j'ose dire.

Ayant eu largement le temps, depuis quelques mois, de mener mon enquête de terrain, j'espère avoir trouvé un architecte digne de ce beau nom, c'est-à-dire apte à mener à bien le chantier intérieur, y compris le traitement professionnel des problèmes posés par la circulation des fluides, problèmes ô combien importants en pratique, et même prioritaires.

Un premier contact devrait pouvoir avoir lieu à notre manoir favori à la mi-avril.
La réunion avec l'architecte pressentie, rejointe à ma demande par M. LESCROART, a été studieuse. Nous avons visité le manoir de fond en comble, dans le bâtiment Nord, le logis, le colombier et la chapelle. L'architecte a piloté un drone pour photographier la besace de la couverture du logis, à proximité de la cheminée Nord, soupçonnée d'être à l'origine du pourrissement d'une poutre au plafond que l'on sait, hypothèse qui n'a pas été confirmée par cet examen.

J'ai été questionné sur les raisons pour lesquelles j'avais été amené à changer tant de fois d'architecte en une trentaine d'années de ce chantier. J'ai expliqué les six problématiques.

L'architecte pressentie m'a répondu qu'elle me fera une proposition de collaboration comportant l'intervention d'un bureau d'études à propos des questions de circulation des fluides, ce qui me semble normal. Je l'ai sentie plus réservée que je ne l'avais souhaité sur la question de la porosité du mur Ouest.

Elle a compris que mon point de vue exprimé ce matin, donnant la priorité au colombier, était calé sur le souci de Carole de disposer d'une cuisine à toutes les phases du chantier. Elle s'est néanmoins demandée s'il ne faudrait pas plutôt prévoir une installation provisoire de cuisinette dans le futur cabinet de toilettes du rez-de-chaussée du bâtiment Nord (à côté du "petit salon"). Je soumettrai cette idée à mon gouvernement, étant entendu que, s'il ne tenait qu'à moi, un frigo et un micro-ondes suffiraient amplement à mon bonheur en la matière.

P.S. (du 16 avril 2019 à 00 h 30) : J'ai oublié de noter que l'architecte pressentie recommande, dans le colombier :
- de ne pas changer les poutres du plafond du 1er étage qui, malgré le triste état de l'une d'elles, lui semblent restaurables :

16 avril 2019.


- d'ajouter des garde-corps aux fenêtre du 2ème étage, notamment si on devait en relever le sol pour y incorporer un dispositif de chauffage.

Au rez-de-chaussée de la tour Nord-Est, l'idée de prévoir un placo pour doubler le mur Nord est rejetée, même si les réservations pour ventilation sont approuvées. D'autres matériaux seront à mettre en œuvre, comme des boiseries. A ce jour, cette suggestion se heurte toutefois à l'objection que je ne sais pas encore quelle affectation donner à cette pièce. (L'idée d'y implanter le "bureau-bibliothèque-de-mes-rêves" pourrait refaire surface, notamment si la résolution du problème de porosité du mur Ouest devait traîner, ce qui, de mon point de vue, serait néanmoins un sérieux handicap.)

Dans la chapelle, elle recommande de prévoir une aération en partie haute, afin d'éviter que la condensation et les remontées d'humidité du sol ne gâtent si rapidement les décors peints.

A noter également que cette personne m'a indiqué être propriétaire d'un bulldog anglais et d'un bouledogue français et, de plus, déclaré qu'elle trouve O'Gustin très beau et très vif. Bref, nous nous sommes d'ores et déjà trouvé de très fortes affinités qui me semblent bien augurer de la suite.
Journée très active. Je n'ai pas eu le temps d'intervenir sur notre site favori. On va essayer de se rattraper dans les prochaines heures.

Qu'il me suffise ici de dire qu'à certains moments de la journée, une dizaine de personnes travaillaient simultanément à notre manoir favori (dont votre serviteur, ce qui, au passage, confirme que la journée était bel et bien exceptionnelle).

Comme vous pouvez néanmoins vous en douter, tout cela ne suffisait pas à empêcher certains (toujours les mêmes, d'ailleurs) de prendre un peu de bon temps à l'occasion :

23 avril 2019.

0
On se souvient que l'entreprise "BREBANT Forage" avait, à la mi-décembre, foré deux puits au Sud de la charreterie, près du départ de l'allée historique, et avait eu la surprise que les deux soient artésiens, dont l'un, le premier, de fort débit.

Or, au début de ce mois-ci, j'ai constaté, à environ 1,25 mètre du centre du premier puits, une résurgence, correspondant manifestement à une fuite de celui-ci, comme si la gaine en ciment-bentonite de 254 mm de diamètre et d'une vingtaine de mètres de profondeur avait lâché. J'avais donc alerté David BREBANT.

Il est passé hier, en tout début d'après-midi, pour constater enfin la situation. Voici ce qu'il a pu voir :

- l'allée historique sous l'eau sur quasiment ses 100 premiers mètres :

23 avril 2019.

23 avril 2019.

- un débit d'eau toujours important à la sortie de la tuyauterie qu'il avait fait installer :

23 avril 2019.

- enfin, une résurgence désormais à 25 cm environ du centre du premier puits :

23 avril 2019.

23 avril 2019.

Comme mes photos ne sont pas très parlantes, je les double de deux vidéos dont le son donne une idée des débits en cause :
Impressionnant, n'est-ce pas ?

En fait, et contrairement à ce que je craignais, David BREBANT n'a fait aucune difficulté pour reconnaître sa responsabilité pleine et entière de professionnel dans cette situation. Il a immédiatement proposé d'envoyer ses deux compagnons pendant deux jours à la fin de cette semaine-ci pour terrasser autour des deux puits afin d'y ouvrir deux réceptacles de l'eau fuyante de manière à ce qu'elle ne ressorte plus ailleurs que dans le circuit des douves.

Je lui suis très reconnaissant de son attitude responsable.

Se posait néanmoins la question de savoir où faire passer le nouvel exutoire de ces deux réceptacles, la solution techniquement la meilleure étant à travers l'allée historique vers la douve Sud.

Compte tenu de l'attitude de M. BREBANT, j'ai accepté que le passage se fasse sous l'allée historique, avec un exutoire là où Claude MARTIN avait enterré un collecteur, accolé au mur Ouest de la douve Sud lorsque, fin 2007-début 2008, il avait restauré ce dernier.

Rappelons-nous les travaux en question :

Décembre 2007.

Décembre 2007.

Décembre 2007.

Février 2008.

Février 2008.

Février 2008.

Notons au passage qu'il est heureux que, grâce à notre site favori, la documentation utile de cette installation soit facile à retrouver.
0
L'équipe de "BREBANT-Forage" est arrivée tôt ce matin...

25 avril 2019.

... et a rapidement repéré, à l'angle Sud-Est de la charretterie, un regard de drainages susceptible de faciliter sa tâche :

25 avril 2019.

Débouchent là, en effet, un drain en provenance de la façade Sud de la charretterie et un autre de l'angle Sud-Ouest du colombier. L'issue de ce regard passe sous l'allée historique pour traverser le mur Ouest de la douve Sud. Il s'agit là de travaux dont je n'avais pas gardé le souvenir mais qui doivent dater de l'époque de la restauration de ce dernier mur, en 2007-2008.

Le fait est que la présence de ce regard paraissait de nature à permettre de faire l'économie d'un nouveau terrassement à travers l'allée historique. Donc j'ai immédiatement donné mon accord pour que les eaux des deux forages fonctionnels y soient déversées. Et ainsi fut fait :

25 avril 2019.

25 avril 2019.

25 avril 2019.

25 avril 2019.

25 avril 2019.

Voici, à ce stade du travail, le débit de sortie de l'eau dans les douves :

25 avril 2019.

25 avril 2019.

En fait, les compagnons de David BREBANT ont creusé autour du puits n°1 jusqu'à un bon mètre de profondeur et placé des drains autour du puits, recouverts de gros gravier puis de terre :

25 avril 2019.

25 avril 2019.

25 avril 2019.

Au niveau du puits n°3, le débit d'eau était beaucoup plus faible mais David BREBANT a souhaité tout mettre en ordre comme pour le puits n°1 :

25 avril 2019.

Mais revenons au puits n°1 :

25 avril 2019.

25 avril 2019.

Voici le gravier posé sur la canalisation bleue et le drain jaune :

25 avril 2019.

Comme on le voit, le robinet de sortie du tube de forage n°1 ayant été fermé, toute l'eau de ce puits sortait désormais à gros bouillons à côté du tube cimenté de forage :

25 avril 2019.

Arrivé à ce stade de mon reportage, je me suis absenté pendant deux bonnes heures et, lorsque je suis revenu, juste après la pause du déjeuner, le travail était terminé pour ce qui concernait le puits n°1 et bien avancé pour le n°3...

25 avril 2019.

... le débit dans le regard étant puissant :

25 avril 2019.

Au total, l'intervention des deux compagnons de "BREBANT-Forage" aura duré beaucoup moins longtemps qu'imaginé, grâce à la simplification qu'a apportée le regard en question.

En fin de journée, je suis allé vérifier l'état du chantier. J'ai constaté que "BREBANT-Forage" avait laissé la place aussi nette que possible et que la situation est redevenue normale sur l'allée historique. Il suffira, lorsque leur terre aura séché, de faire disparaître les trois tas qu'on aperçoit, un pour chaque puits (les deux fonctionnels et le sec), sur la photo suivante :

25 avril 2019.

En aval du mur Ouest de la douve Sud, il conviendra qu'Igor renforce le sol pour limiter les risques d'érosion trop rapide :

25 avril 2019.

25 avril 2019.

25 avril 2019.

Au final, je me déclare très satisfait du travail de "BREBANT-Forage" et je remercie chaleureusement David BREBANT d'avoir réagi comme il le fallait quand il le fallait face à ce puits artésien d'un débit élevé et tout à fait inattendu au départ.

En toute logique, ce débit d'eau devrait rendre bientôt indispensable la restauration du bief aval des douves, monument historique classé donc nécessitant l'intervention d'un architecte du patrimoine. Nous aurons l'occasion d'en reparler.
0
Avec la résolution hier du problème aigu que me posait la résurgence du puits n°1, le front de mes soucis de chantier se dégage 💪💪💪.

Il reste encore (et ce ne sera pas de la tarte) à trouver un "architecte du patrimoine digne de ce beau label" 💘💘💘. Si un visiteur de notre site favori en connaît un, si possible dans le secteur, qui puisse être disponible pour notre chantier favori, qu'il n'hésite surtout pas à nous le faire savoir !
Dans l'ancien salon de l'"aile de la belle-mère", les abondantes précipitations récentes ou en cours ne se sont pas encore traduites par une entrée d'eau comme l'an dernier, surtout au premier semestre :

10 mai 2019.

10 mai 2019.

En revanche, au rez-de-chaussée du colombier, l'eau pénètre à jet continu, pas du tout du fait des trois tuyaux coupés que l'on aperçoit sur la deuxième photo suivante...

10 mai 2019.

10 mai 2019.

... mais parce que le mur est poreux, à gauche de ces photos, près des tuyaux blancs (en fait verdâtres, entre ces tuyaux et le tuyau noir de l'avant-dernière photo).

Je suis donc allé voir de quoi il retourne à l'extérieur du bâtiment, au niveau des sondages effectués il y a quelques mois par Igor à la demande d'Arnaud PAQUIN, architecte du patrimoine :

10 mai 2019, sondage le plus au Sud, c'est-à-dire au niveau de l'entrée d'eau constatée.

10 mai 2019, deuxième sondage en partant du Sud, près de l'entrée d'eau de l'an dernier.

10 mai 2019, troisième sondage en partant du Sud, près de l'entrée extérieure des écuries.

La nécessité d'un drainage vigoureux ne fait plus aucun doute (si elle en faisait encore).

Mes appels à l'aide, aux uns et aux autres, étant restés sans réponse utile depuis quinze mois et la situation étant susceptible de se dégrader rapidement si on laisse la passivité ou l'incurie continuer à l'emporter, qu'on ne compte pas sur moi pour rester les deux pieds dans le même sabot ! Je vais au contraire essayer de tirer le meilleur parti de la présence d'Igor, dont le contrat avec l'APIJOMM prendra fin, en l'état du dossier, dans à peine six semaines. Tant la porosité du pied du mur que la possibilité pratique d'y remédier justifient des dispositions d'urgence qui soient enfin efficaces.

J'ai donc convoqué mon terrassier favori, Philippe JARRY, pour demain après-midi. Il viendra avec son laser pour déterminer le dispositif le plus pertinent pour régler enfin ce problème, compte tenu des évacuations d'ores et déjà existantes, y compris à travers le mur Ouest de la douve Sud.

A la suite de l'intervention de terrassement précis que j'envisage de confier à Philippe, Igor pourra procéder à tous les travaux de maçonnerie que l'on peut considérer comme indispensables, notamment ceux évoqués par Arnaud PAQUIN lorsqu'il avait bien voulu aborder le problème (de la façon et dans les conditions que l'on sait). Je demanderai en particulier à Igor de colmater les interstices apparus entre les pierres du bas du mur Ouest par un coulis de chaux, ainsi que Mickaël vient de nous en montrer le procédé lorsqu'il a changé trois pierres de la fenêtre Est de la salle-à-manger du logis.
Comme il a fortement plu une partie de la nuit, je viens d'aller vérifier la fraîcheur des troupes.

Au rez-de-chaussée du colombier, l'eau continue à entrer par l'endroit identifié hier :

11 mai 2019.

Rien à signaler cependant, dans l'ancien salon de l'"aile de la belle-mère".

A l'extérieur du bâtiment, j'ai photographié l'état du 4ème sondage, le plus au Nord (je l'avais oublié hier). Même motif, même punition ; il faudra donc drainer jusque là, au moins :

11 mai 2019.

Voici de nouveau le trou de sondage le plus proche de l'entrée d'eau actuelle (cette photo permet de le situer plus commodément que celle d'hier) :

11 mai 2019.

Et, pour s'y reconnaître entre ces quatre sondages, les voici en perspective, vus du Nord :

11 mai 2019.

Séance de travail très positive avec Philippe JARRY :

11 mai 2019.


1 - il n'y aura pas besoin de modifier le système de collecte des eaux pluviales à l'angle Sud-Ouest du bâtiment Ouest. En effet, les arrivées et les sorties d'eau dans ce regard sont à des profondeurs parfaitement adaptées au programme envisagé, consistant à drainer le pied du mur Ouest et à assurer l'évacuation des eaux vers la douve Sud. La pente du terrain, du Nord au Sud, à l'Ouest du bâtiment Ouest, est tout à fait compatible avec le projet. Quant à la profondeur du drainage, elle ne posera aucun problème par rapport à celle des fondations du bâtiment ni par rapport au niveau de l'eau actuellement constaté au rez-de-chaussée du colombier ;

2 - un drainage au pied Nord de la tour Louis XIII est, de même, parfaitement envisageable sans difficultés particulières en termes de terrassement ; là aussi, j'aurais tout intérêt à profiter de la présence d'Igor pour lancer rapidement ces travaux :

11 mai 2019.


3 - un curetage du drainage Nord du bâtiment Nord sera le bienvenu et ne devrait pas, lui non plus, poser de problème pratique :

11 mai 2019.

11 mai 2019.

J'ai profité de cette visite pour observer les circuits d'eau sous la dalle de béton qu'avait implantée Claude MARTIN à l'angle Nord-Est du bâtiment Nord. C'est du solide, tout y est en ordre :

11 mai 2019.

11 mai 2019.

11 mai 2019.

4 - Tant qu'à faire intervenir un terrassier, autant lui demander d'installer un drainage au pied Est du talus Ouest de l'arrière-cour :

11 mai 2019.

5 - Enfin, j'ai demandé à Philippe JARRY de me préparer un devis pour un drainage de surface au pied du mur Sud du bâtiment Nord et au pied du mur Ouest du logis, y compris le quart de la tour Sud-Ouest qui se trouve dans la cour. Là aussi, Igor pourra intervenir utilement. Quant aux roses des parterres de Carole, il paraît qu'elles ne devraient pas trop souffrir de l'opération.
Au 2ème étage du colombier, Igor a bien avancé aujourd'hui :

18 mai 2019.

Dès que Philippe JARRY interviendra, Igor pourra enchaîner avec les travaux prévus sur les fondations du mur Ouest. D'ici là, il va continuer à jointoyer les parements intérieurs des murs du colombier.

J'ai laissé à Sébastien LEBOISNE un message sur son répondeur, lui demandant pourquoi il n'a pas encore posé la partie intérieure des linteaux des fenêtres du 2ème étage du colombier. J'attends sa réponse. Pour ce qui concerne l'isolation de la couverture, son compagnon Gérald n'a pas dû aimer que je qualifie son travail de trop lent. Ce n'est pas grave puisque, si j'arrive à recruter un architecte du patrimoine, Sébastien pourra mettre en fabrication la 1ère tranche des menuiseries extérieures du logis. Inutile alors d'inventer du boulot pour consommer une part des 50 000 € que j'avais réglés d'avance à Sébastien en fin de 2017 (dans le contexte, alors opaque, de la mise en place du "prélèvement à la source").
Felice GRAZIANO, ce nom me disait quelque chose. Et en effet. Je remercie ce membre du fan-club pour sa fidélité.

Puisqu'il avait eu l'amabilité de former des vœux pour la poursuite de mon chantier, je précise qu'à ce stade, mes deux priorités sont :
- de retrouver un architecte du patrimoine qui puisse rapidement débloquer le chantier pour ses parties classées (en clair, dessiner des fenêtres qui fonctionnent et régler le problème des poutres pourries) ;
- de trouver un bureau d'études apte à organiser la circulation des fluides avant toute intervention rendant plus de 65 m2 habitables dans notre manoir favori.

Pour ce qui concerne la porosité du mur Ouest, je fais mon affaire des travaux qui me semblent nécessaires.

Je considère en effet que deux autres préalables délicats du chantier sont derrière nous :
- le choix du combustible, grâce aux travaux de "Brébant-Forages" ; le choix de l'aquathermie est ainsi définitif ;
- la définition d'un "escalier-en-facteur-commun" dans l'aile Ouest, grâce au projet d'Arnaud PAQUIN qui pourra toutefois être amélioré sur des points secondaires.

Le phasage des travaux a été clarifié autant que possible :
- je donne la priorité à la moitié Nord du logis (y compris la cuisine à aménager dans le bâtiment Nord) ainsi qu'au colombier ;
- le choix plus précis du phasage entre ces deux zones dépendra de facteurs qui me sont extérieurs, comme la nécessité, en l'état des textes, d'autorisations administraaaâââtives.

Quant à la question du financement, j'y travaille :
- en prévoyant de mettre en vente "Pontorson" dès que possible ;
- en préparant la voie à d'autres recettes à horizon de, disons, une petite année.
J'ai attendu toute la matinée un visiteur qui, au moins dans mon esprit, pourrait être important pour la suite de notre chantier favori.

A 11 h 30, alors que j'avais fait part plus tôt, à son secrétariat parisien, de mon étonnement de ne pas le voir arriver, il m'a fait rappeler par sa collaboratrice pour me dire qu'il ne pourra pas passer aujourd'hui, étant retenu par la D.R.A.C. sur un chantier voisin. Il n'a toutefois pas poussé la courtoisie jusqu'à me faire proposer une autre date.
Très bonne réunion de travail, ce matin, avec Julien ANDRE, du bureau d'études "bee +".

J'ai expliqué que j'ai besoin d'être conseillé, à ce stade du chantier, sur les questions de chauffage par aquathermie et d'isolation thermique ainsi que sur l'optimisation de l'électrification et de la couverture wi-fi de notre manoir favori. J'ai indiqué que je souhaite, au cours des prochaines années, privilégier l'habitabilité de la moitié Nord du logis (y compris la cuisine à loger dans le bâtiment Nord) ainsi que celle du colombier. J'en ai fait visiter les volumes, en faisant observer les endroits où les plafonds-planchers pourraient avoir une épaisseur supérieure à celle à laquelle on était habitués à la suite des travaux des années 1950.

Mon interlocuteur a noté que mes priorités sont qu'il m'accompagne (en liaison avec le plombier retenu, Régis FOUILLEUL) pour :
- ne pas commettre d'erreur pour faire arriver l'eau tiède de l'aquathermie aux deux endroits où sont prévues des pompes à chaleur, à savoir le rez-de-chaussée du colombier et l'arrière-cuisine du bâtiment Nord ;
- faire des recommandations sur les matériaux à utiliser au sol de la "salle dévastée" afin qu'elle puisse servir rapidement de garde-meubles, ceci sans obérer la possibilité ultérieure d'un chauffage par le sol à cet endroit également ;
- faire des recommandations sur les sols du rez-de-chaussée du colombier et de la moitié Nord du logis, y compris à propos de la ventilation à prévoir.

A ces différents endroits, je souhaiterais pouvoir faire réaliser les travaux de maçonnerie correspondants par Igor, ce qui constitue une contrainte très forte en matière de calendrier.

Pour ce qui concerne l'étude complète proprement dite, j'ai indiqué avoir en revanche beaucoup plus de souplesse sur l'échéancier de réalisation.

Sur ces bases, j'attends un devis.
Compte tenu de ce qu'a été notre discussion, je transmets, par ce message-ci, à Julien ANDRE les plans disponibles (sans oublier, pour l"aile de la belle-mère", le projet d'Arnaud PAQUIN) et demanderai à (...), géomètre, de les compléter en tant que de besoin, notamment en utilisant, dans les pièces vides de tout mobilier (soit tout le logis sauf le salon, plus tout le colombier) le scanner dont il m'a parlé.
Poursuite du creusement d'un fossé le long du mur Ouest du bâtiment Ouest :

27 mai 2019.

Voici ce que cela donne, à ce stade, du Sud au Nord :

27 mai 2019.

27 mai 2019.

27 mai 2019.

27 mai 2019.

27 mai 2019.

27 mai 2019.

27 mai 2019.

27 mai 2019.

A noter que tous les tuyaux rencontrés lors de ce creusement étaient H.S. depuis longtemps. Bien entendu, on y verra plus clair quand ces fondations auront été nettoyées au kärcher, ce qui pourrait être le cas dès demain. En tout état de cause, on constate que ces fondations sont suffisamment profondes pour la pose d'un drain débouchant efficacement dans le trou visible sur le regard (au Sud du mur et Sud-Ouest du colombier).
A gauche (au Nord) de la porte percée, sans doute fin XIXème ou début XXème, pour entrer dans les écuries, nous avons trouvé une cuve de béton, vide, jusqu'alors inconnue de nous, dont l'absence d'évacuation nous empêche de comprendre ce qu'a pu être l'usage :

27 mai 2019.

27 mai 2019.

27 mai 2019.

27 mai 2019.

27 mai 2019.

Reprenons notre reportage sur les fondations, toujours du Sud au Nord, cette fois à partir de cette cuve bizarre :

27 mai 2019.

27 mai 2019.

27 mai 2019.

27 mai 2019.

27 mai 2019.

27 mai 2019.

27 mai 2019.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 27 Mai 2019
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Terrassement - Tour Louis XIII
0
Jérôme SUART a poursuivi son effort en creusant le fossé du drainage le long du mur Nord de la tour Louis XIII :

27 mai 2019.

27 mai 2019.

Il a rencontré la terre du paratonnerre à l'angle Nord-Est de cette tour :

27 mai 2019.

Mais une telle nouvelle n'est pas de nature à émouvoir les vieilles troupes comme nous :

27 mai 2019.