Terrassement

Après les festivités de la Sainte Anne, la vie reprend son cours normal sur le chantier.

Pascal, qui sera encore aidé par Maxime pendant 4 semaines, a bien l'intention de finir bientôt les maçonneries du fournil de la ferme (achèvement des murs pignons et restauration du four). Il est probable qu'ensuite, il travaillera au drainage extérieur de la cave.

Bernard aura pour tâche principale, durant les prochaines semaines, d'arroser les arbres qui souffrent le plus de la sécheresse, notamment le jeune séquoïa au centre d'un cadran celtique, les hêtres des allées autour du manoir et les jeunes pommiers proches de la départementale. Pour ce faire, il utilisera la citerne que vient de réparer Maxime et pompera l'eau nécessaire dans le Beaudouët. Il faudra également qu'il coupe les "chardrons" près de la départementale et qu'il commence, notamment si la sécheresse cesse enfin, à couper l'herbe dans les plantations au Sud du manoir.

Quant à Roland FORNARI, le forgeron d'art, il vient de me prévenir que, pour les prochaines Journées du Patrimoine, il ne pourrait avoir posé la grille commandée pour le passage dans le mur entre le manoir et la chapelle. Il a en effet trop de travail en ce moment. Pour moi, ce n'est pas une mauvaise nouvelle pour des raisons fiscales qu'il serait fastidieux d'évoquer ici (tenant au très probable relèvement prochain du taux de la T.V.A. sur les travaux qui y sont soumis, ce qui n'est pas le cas des travaux confiés à cet artisan).

Ce matin à 7 heures, je suis allé vérifier le piège à ragondins. En pyjama, bottes et anorak, un accoutrement habituel pour moi à ce moment-là de la journée. Une nouvelle fois, le piège était vide. On dirait que nous avons temporairement repoussé l'invasion.

Cela m'a donné l'occasion d'apprécier l'éclairage juste avant le lever de soleil. D'abord à l'aller :

J'ai pris la photo suivante pour servir de témoin de l'éboulement progressif du terrain derrière le fournil du manoir et dans les douves. Il faudra un jour stopper cette hémorragie et restaurer le vieux mur écroulé là :

Puis au retour, avec au premier plan les arbustes plantés il y a bientôt deux ans :

Un peu plus tard dans la matinée, ayant enfin revêtu mon uniforme de "gentleman farmer", je suis revenu traîner autour des douves. En songeant au futur (?) chantier de leur mur d'escarpe. Je rêve en effet d'une promenade qui conduirait un jour le public autour du Pournouët. Elle partirait de l'allée principale...

... et passerait à l'Est des douves...

On aperçoit ici le vieux mur d'escarpe, à moitié enfoui sous les éboulis, et qui retient encore, tant bien que mal, la terre du Pournouët. C'est ce très vieux mur qu'il faudrait donc un jour restaurer...

Et Pascal, pendant ce temps, me direz-vous ? Et la restauration du fournil de la ferme ?

Elle s'est bien poursuivie, rassurez-vous. Pascal n'a pas chômé...

Voici la façade intérieure du four restaurée, telle qu'elle se présentait aujourd'hui en début d'après-midi, c'est-à-dire avant tout ravalement et rejointoiement (et avant toute restauration de l'intérieur du four) :

Si vous comparez cette image à celle datant de 5 jours, vous noterez que le linteau n'a finalement pas bougé, l'appui en granite a été remplacé par une pierre en bon état, la niche sous l'appui a été rétablie, l'entrée du four a été remontée en grès au lieu des briques industrielles antérieures. L'ouverture du four reste décentrée par rapport au conduit de cheminée ; elle l'est même par rapport à la niche. Disons que cela participe de la rusticité de l'endroit...

Mais le chantier a aussi progressé par ailleurs. La statue de calcaire a été installée dans la niche prévue à cet effet dans le pignon Est du fournil de la ferme. Elle restera là au moins jusqu'aux prochaines Journées du Patrimoine, avant de repartir en restauration :

Enfin, Pascal et moi avons commencé à étudier comment s'y prendre pour restaurer le puits de la ferme

En fait, l'eau est visible à 4 mètres sous le niveau du sol et, d'après nos mesures, sa profondeur est de 2,20 mètres. Il faudra commencer par éliminer la tuyauterie bricolée là par les exploitants agricoles précédents et remettre en place des pierres descellées dans le puits. Pour y accéder, pas d'autre moyen pour nous que d'intervenir à la mini-pelleteuse pour dégager le premier mètre du puits sous le niveau du sol. On commencera par là, dès demain.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 1 septembre 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Terrassement - Ferme et son fournil
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Dès la reprise du chantier ce matin, Pascal s'est installé aux commandes de la mini-pelleteuse pour dégager l'ouverture du puits :

A 8 h 30, les choses se sont déjà nettement compliquées : Pascal a découvert une fosse jouxtant le puits. Elle a dû être creusée là il y a une cinquantaine d'années ; elle est en effet maçonnée en parpaings sur 3 côtés, mais aussi en béton contre le puits, ce qui ne nous facilitera pas la tâche ; nous ne comprenons pas à quoi elle a pu servir. Bien entendu, malgré ceci, on n'a toujours pas trouvé de trésor à la Chaslerie, contrairement à l'abbé LELEGARD à l'abbaye de la Lucerne...

Un peu plus tard, Pascal, à pied d'oeuvre, n'a plus qu'à se remettre à maçonner...[img:430]2010_09_01_10,[/img]
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 11 septembre 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Terrassement - Charretterie - Cave - Ferme et son fournil
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J'ai emmené Pascal voir ce matin le puits que j'avais retenu comme modèle, celui du ménage VINCENT à la Bossendière. Pascal m'a dit qu'il n'avait pas voulu entrer dans cette propriété voisine car elle est privée. Or, Madame VINCENT nous a accueillis très gentiment et nous a même aidés à prendre les mesures de son puits.

Il est donc entendu que Pascal démontera son travail des trois derniers jours et remontera notre puits en respectant les mesures de celui des VINCENT. En particulier, c'est à 1,20 mètre du sol que doit se trouver la manivelle et c'est à partir de cette hauteur que le diamètre du puits doit commencer à se réduire. A noter cependant que Pascal avait eu raison de prévoir que l'axe de la manivelle ne soit pas parallèle à l'ouverture.

Pascal pourrait avoir besoin de faire appel à Eric AUBINAIS pour tailler la pierre du sommet du puits. Je l'y ai autorisé.

Une fois le puits terminé, il conviendra de drainer les alentours de la cave et le côté Sud de la charretterie. Pascal et moi nous sommes mis d'accord sur la façon de procéder. J'ai demandé qu'à l'instar de ce qui avait été fait autour de la chapelle, les nouveaux drainages soient, autour de ces bâtiments, enchassés dans une gouttière de béton et noyés dans du gravier. Ceci, afin d'éviter que les racines des fleurs ne les bouchent rapidement. Nous sommes convenus que ces travaux de drainage pourraient démarrer dans huit jours, juste après les Journées du Patrimoine.

La tâche suivante pour Pascal pourrait consister à restaurer les ouvertures de la ferme, en débutant par la partie Sud du bâtiment. Il faudra commencer par boucher la communication interne vers le reste du bâtiment.

Un jour, alors que j'étais adulte, ma grand-mère de Tarbes a décidé de ranger une armoire dans sa maison. Sans me consulter, elle a distribué autour d'elle mes "Dinky Toys", mes "Aventures de Babar", mes "Tintin", mes "Aventures de Martin le malin" et autres "Roy Rogers" auxquels je tenais beaucoup. Un vrai désastre !

Mes fils n'auront pas eu plus de chance avec moi puisque j'avais entreposé de longue date leurs souvenirs d'enfance, y compris leurs cahiers scolaires, dans la cave de la Chaslerie. Là, ce sont les infiltrations d'eau à travers les murs qui auront eu raison de ces reliques. Ce bâtiment où je n'entrais plus jamais était ainsi transformé en pataugeoire à mon insu, de sorte que les livres et cahiers de mes fils ont pu y pourrir longtemps. J'en suis désolé pour eux, je ne suis que trop bien placé pour comprendre leurs regrets.

C'est par de telles expériences que j'ai appris à me méfier de l'eau ici. Je veille désormais à bien drainer les terrains au pied des murs des constructions.

De même, à la charretterie, l'eau, traversant les murs, entrait l'hiver dans la pièce qui correspond à une ancienne étable. Et l'on a bien noté que le revêtement en terre battue n'était toujours pas sec lors des dernières Journées du Patrimoine. Des plantules commencent même à y pousser :

19 septembre 2010, la terre battue tarde à sécher dans la charretterie.

Pourtant, j'avais déjà fait drainer les murs de la cave il y a une quinzaine d'années. Mais les drains n'avaient pas été convenablement posés. Ils avaient juste été enrobés de gravier, à même le sol, de sorte que, rapidement, les racines des roses au Sud et des hortensias au Nord les avaient obstrués, les rendant inopérants. C'est ce que j'ai vu au printemps dernier, lorsque nous avons transplanté ces fleurs.

J'avais donc demandé à Pascal de poser des drains autour de la cave, de son appentis et de sa "maison de Toutou", ainsi qu'autour de la charretterie, de manière à ce que pareille mésaventure ait moins de chances de se reproduire. Pour ce faire, je lui avais recommandé de s'inspirer des drainages de la chapelle, c'est-à-dire de poser ses drains sur une gouttière en béton, afin d'empêcher les racines des fleurs voisines d'y accéder.

C'est ce qu'il a fait cette semaine. Voici donc le résultat des derniers jours de travail où la gelée matinale a fait sa réapparition ici.

Une fois encore, nous avons eu recours à notre mini-pelleteuse. La voici à l'oeuvre au Sud de la cave :

Tranchée pour drainage au Sud de la cave.

En fait, la présente campagne de drainage part des roses plantées en bordure de l'allée de la cave...

...passe à l'Est de la cave, le long de l'appentis et entoure la "maison de Toutou"...

...entoure la cave puis plonge vers la charretterie...

... puis passe au Sud de la charretterie (un drain avait déjà été posé, fin juillet, au Nord de ce bâtiment) :

Voici une idée de la profondeur de ce fossé :

Samedi 25 septembre 2009, le fossé a environ 50 cm de profondeur.

Pascal a ensuite déposé un lit de gravier dans la tranchée (du moins dans les parties jouxtant les bâtiments) :

Travaux de drainage au Sud de la charretterie.

avant d'y couler une gouttière en béton :

Gouttière en béton pour le drainage du Sud de la cave.

Gouttière en béton pour le drainage du Nord de la cave.

Il reste bien entendu à parachever ce travail en déposant les drains dans ces gouttières et en les y enrobant de gravier puis à refermer le reste des tranchées.

Les nouvelles de la semaine ne s'arrêtent pas là puisque j'ai pu joindre Roland FORNARI. Il accepte de modifier comme je le souhaitais les deux grilles posées la semaine dernière. J'ai encore oublié de lui parler de mon désir qu'il travaille aussi sur le puits de la ferme que voici, dans son état actuel :

Samedi 25 septembre 2010, Pascal (sans sa casquette !) à côté du puits de la ferme

J'ai de même joint Eric AUBINAIS, le tailleur de pierres, mais il m'a annoncé que, depuis un an, il travaille comme homme toutes mains sur un château privé de la Manche. Il n'est donc pas sûr qu'il puisse se rendre disponible pour tailler la pierre de sommet du puits. Pascal POIRIER serait néanmoins prêt à prendre le relais.

Quant à Roland BOUSSIN, je devais le rencontrer ce matin mais il m'a posé un lapin.

Les travaux de drainage autour de la cave, de ses dépendances, et de la charretterie sont désormais terminés.

Les drains ont été posés sur les rigoles en béton autour des constructions...

Lundi 27 septembre 2010, pose des drains autour de la "maison de Toutou".

... ils ont ensuite été recouverts de "bidim"...

Lundi 27 septembre 2010, les drains sont recouverts d'un tissu protecteur, vue du Sud de la cave.

... puis de gravier :

Lundi 27 septembre 2010, pose de gravier au-dessus du tissu de protection des nouveaux drains, vue du Nord de la cave.

Après quoi, les fossés ont été rebouchés entre les bâtiments :

Mardi 28 septembre 2010, rebouchage des fossés, la charretterie vue de la cave.

Pascal a même pensé à passer un drain à l'intérieur de l'appentis de la cave qui, enfin, devrait ne plus être inondé durant l'hiver prochain. Sur ces bases, Thibaud va pouvoir très bientôt commencer à restaurer l'intérieur de sa future résidence secondaire. Du moins, il n'aura plus d'excuse technique à invoquer pour retarder sa contribution. N'est-ce pas, Thibaud ?

Depuis hier, Pascal et Bernard ont changé de secteur : ils trient désormais les pierres que, depuis plusieurs années, j'entrepose en bordure de la D22, sur près de 150 mètres de longueur.

Voici une vue de ces tas prise aujourd'hui du Nord :

Jeudi 30 septembre 2010, les tas des pierres vus du Nord, en partie dissimulés par les mauvaises herbes.

Nombre de ces pierres proviennent d'une dépendance en ruine du manoir de la Foucherie à La Haute Chapelle. On trouve également là les pierres de l'ancien pont de Lonlay-l'Abbaye, qui avaient été achetées par le père de mon vendeur (c'est en effet des années 1950 que paraît dater le hideux pont en béton - assurément plus commode pour les camions de la biscuiterie voisine - qui franchit l'Egrenne devant l'abbaye...). Et bien d'autres encore, souvent de provenances moins illustres. Dans ces tas, il y a toutefois quelques beaux granites sculptés, montants, corbeaux ou linteaux de cheminées, restes de meneaux ou de chambranles d'ouvertures, appuis de fenêtres troués pour y sertir des grilles, provenant sans doute de bâtiments de style Renaissance ou même plus anciens qui, comme j'ai quelques raisons de le penser, auraient été détruits à la Chaslerie à la fin du XVIème siècle ou durant la première moitié du XVIIIème :

Jeudi 30 septembre 2010, quelques pierres intéressantes parmi beaucoup de banales.

Voici justement Pascal et Bernard en train de trier tous ces cailloux selon qu'ils sont dignes ou non de servir à des parements et, pour les premiers, par épaisseurs :

Jeudi 30 septembre 2010, Pascal et Bernard au travail.

Ils s'aident bien sûr de la mini-pelleteuse, mais c'est quand même un travail difficile :

Jeudi 30 septembre 2010, les cailloux triés par tailles, il reste encore beaucoup de travail...

Pour les semaines qui viennent, Pascal va continuer à trier ces pierres (au moins les grès car les granites sont beaucoup plus volumineux donc pèsent souvent plus du quintal et je ne voudrais pas risquer de les écorner davantage en les maniant à la pelleteuse). Je ne serais pas étonné, tant il y en a, qu'il lui faille y consacrer le prochain mois. Cela dépendra beaucoup de la météo. Pour le moment, le sol reste sec et permet le passage des tracteurs sans creuser d'ornières. Pourvu que ça dure ! Les déchets partent en effet encaisser l'arrivée de l'"allée oblique", celle qu'emprunte quotidiennement le fermier pour visiter ses bêtes tant qu'elles sont au paturage en contrebas. Il faut dire que, longtemps, c'est à la pelleteuse que j'ai fait démonter les bâtiments en ruine dont j'entendais récupérer les pierres. L'argile qui avait servi à les maçonner avait donc été embarquée avec les cailloux. Donc, sur nombre de tas, la végétation a pris le dessus et il faut maintenant dégager ce qu'on l'on veut finalement conserver.

Pendant ce temps, Claude, désormais et pour quelques mois en tenue de chasse, est venu proposer ses services. Le voici en train de rejointoyer le puits de la ferme ; je calcule qu'à la Chaslerie, les joints que Claude a restaurés doivent représenter à ce jour une longueur de l'ordre de 50 kilomètres. Et, chaque fois, le miracle opère, la pierre, jusque là terne, se remet à chanter...

Jeudi 30 septembre 2010, les joints neufs donnent un petit air sympathique au puits de la ferme.

Si tout se passe bien, Roland BOUSSIN devrait pouvoir poser, d'ici quelques semaines, la charpente restaurée du fournil de la ferme, puis ses tuiles. Pour ce même bâtiment, je suis d'ores et déjà en contact avec un menuisier "meilleur ouvrier de France", recommandé par Patrice CAHART, et dont j'attends le devis des huisseries ; je lui ai demandé de s'inspirer de celles du fournil du manoir mais, ici, de prévoir des doubles vitrages.

Enfin, pour ce qui concerne le bâtiment Nord, j'attends toujours le devis d'un électricien. C'est un peu laborieux. Mais cela conditionne l'intervention du plombier en charge du chauffage, notamment par le sol, dans ce même bâtiment.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 5 octobre 2010
Journal du chantier - Terrassement - Cave - Ferme et son fournil - Transmission du patrimoine
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Voici une idée de la vue que l'on aura sur le puits et le fournil lorsqu'on franchira le seuil de la future porte Sud de la ferme :

3 octobre 2010.

A propos de la cave, Thibaud m'a précisé aujourd'hui la somme qu'il est prêt à consacrer à sa restauration en 2010. Dans l'immédiat, il semble avoir des projets plus urgents (comme l'immobilier quelque part au bord de la mer, me dit-il). Je pense donc que, sur la cave, nous pourrions ne pas aller beaucoup plus loin que les drainages cette année. Cela dépendra aussi du planning de Pascal. Donc à suivre...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 5 octobre 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Terrassement - Ferme et son fournil - Anecdotes
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Je reprends mes explications sur l'état actuel de l'intérieur de la ferme.

Depuis 1993, date de mon achat, j'avais remarqué à quel point le sol y était humide, notamment dans l'extension Sud : il y avait d'abondantes traces d'algues vertes sur le carrelage ; tout cela ne m'inspirait pas confiance.

En outre, la moitié du bâtiment était restée à usage agricole, avec un méchant ciment par terre que je souhaitais éliminer.

C'est ainsi que, durant les hivers 2006-2007 et 2007-2008, j'ai demandé à Claude de se mettre à l'abri des intempéries dans la ferme en y faisant le ménage. Le voici donc à l'oeuvre, et l'on voit que sa nature généreuse le poussait toujours à employer les grands moyens...

14 décembre 2007, Claude au travail dans la ferme.

Qu'on ne pense pas, pour autant, que son sort était inhumain : il savait, en tout bien, tout honneur, se ménager quelques pauses pour dialoguer avec les corneilles...

19 décembre 2007, Claude en plein effort dans la ferme.

Voici donc le résultat d'un nettoyage de sol par Claude. On ne peut pas dire qu'il reste un grain de poussière...

20 décembre 2006, le ménage tel que fait par Claude dans la partie de la ferme qui servait jusque là de logement.

Ainsi, il récurait tout jusqu'à retrouver la terre sur laquelle avait été construit le bâtiment. D'où deux légers problèmes : d'une part, on s'apercevait qu'il n'y avait pas de fondations ; il fallait donc en couler en béton en sous-oeuvre ; d'autre part, l'eau se mettait à monter, transformant tout l'intérieur en grand bourbier :

23 janvier 2008, qui a commandé une piscine dans la ferme ?

D'où l'idée de mettre en place des drains dans le bâtiment et à son pourtour, ce qui fut fait avec l'enthousiasme habituel...

28 janvier 2008, le mur Ouest de la ferme en fin de matinée.

Mais nous ne nous étions pas encore aperçus d'une autre particularité du bâtiment. Voici donc l'état du mur en question le même jour que sur la photo précédente, mais à peine deux heures plus tard :

28 janvier 2008, le même mur au retour sur le chantier, juste après le déjeuner.

La cause de ce désastre était que, depuis des lustres, peut-être des siècles, des rongeurs avaient colonisé l'intérieur des murs, substituant leurs provisions de céréales à l'argile habituelle :

8 février 2008, grains de céréales dans le mur.

Il fallut donc commencer par réparer ces dégâts et poser des drains efficaces

8 février 2008, le mur est réparé.

Désormais, au terme de ces péripéties, il n'y a plus d'humidité dans la ferme, tous les drains fonctionnent parfaitement et l'on pourra bientôt songer enfin aux choses sérieuses, à savoir les aménagements intérieurs.

Restent juste à régler au préalable quelques menus détails, comme l'emplacement des ouvertures et la forme finale de la couverture. De simples broutilles, vous dis-je !

Comment, vous ne me croyez pas ?

Je suis chaque fois épaté de voir à quel point ce site aide à débloquer les dossiers encalminés. Rien qu'aujourd'hui W.F. promet de me renvoyer les plans de la ferme avec l'état de ses réflexions sur sa restauration et l'électricien E.J.S. m'assure que j'aurai son devis demain.

Merci à tous les deux !

C'est vrai, ici les choses avancent vite ; voici l'état du mur pignon Sud de la ferme aujourd'hui :

7 octobre 2010, premiers travaux sur les ouvertures de la ferme.

Pascal a ainsi retiré les briques blanches et le linteau de granite et nous avons, en début d'après-midi, défini le niveau du sol dans la future cuisine : elle sera de plain-pied avec le futur salon, ce qui n'était pas le cas précédemment ; nous avons également choisi la pierre de seuil : il s'agit d'un linteau de grès que m'a vendu mon voisin Claude FAVERIS il y a quelques semaines à peine.

Bonne nouvelle : le banc d'angle ne nécessitera pas de trop importants travaux de maçonnerie, la porte Sud-Est actuelle est pile à l'endroit de la future fenêtre évoquée ici le 3 octobre dernier.

L'essentiel des derniers jours a cependant pu être consacré au tri des pierres le long de la D22 car le temps est redevenu suffisamment sec. A l'aide du nouvel outil dont je l'ai doté, Bernard commençait par débroussailler les tas de cailloux au milieu des cerisiers sauvages. On se serait presque crus à Angkor...

7 octobre 2010, Bernard à la débroussailleuse.

... tandis que Pascal devenait expert dans le maniement de la mini-pelleteuse.

Ce soir, un bon quart des pierres ont d'ores et déjà été triées. Tant que le temps le permettra, cette tâche aura la priorité.

7 octobre 2010, vue des pierres triées.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 14 octobre 2010
Journal du chantier - Terrassement - Cave - Transmission du patrimoine
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Dans le prolongement de ce que j'écrivais ici le 5, Mr T., que j'appelais pour avoir de ses nouvelles, m'a informé des conditions qu'il met au déblocage de la somme qu'il envisage d'investir en 2010 dans les travaux de la cave.

Je constate donc qu'il est plus simple pour moi de continuer à garder à ma charge l'intégralité des frais de drainage récents, dont il est pourtant le principal bénéficiaire. Mr T. pourra ainsi consacrer ses économies à un éventuel investissement immobilier en Albanie, puisque ce choix lui paraît judicieux et, semble-t-il, plus intéressant et plus assuré en l'état de ses contacts dans ce pays.

Je lui souhaite donc de trouver, là-bas ou ailleurs, peu importe au demeurant, des interlocuteurs qu'il estime mériter sa confiance.

Pour la reste, la cave attendra, il me suffira juste d'y financer en temps utile quelques travaux complémentaires sur l'appentis et la "maison de Toutou" afin d'en retarder la dégradation, c'est-à-dire d'y achever ce que j'y avais commencé.