SVAADE

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 21 Mai 2022
SVAADE - SVAADE (animations et visites) - Vie de l'association
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Dona SEVENE est passée ce matin pour vérifier l'état du crapaud "ERARD". Elle a immédiatement détecté à l'oreille que l'agrafe remplacée n'est pas idéale. Elle s'est demandé si son jeu serait gêné, dans les notes les plus graves, par la vrille d'une pièce de bois. Un accordeur, choisi avec son accord, interviendra quelques jours avant le concert pour essayer de remédier à ces défauts. Enfin, elle a envisagé d'adapter son programme :
Traversée
Par Jean-Pierre Arbon / 20 mai 2022

Un jour, il s’agira de monter dans la barque et de gagner l’autre rive, celle qu’on ne voit pas. Vous n’aurez pas le choix. Le temps sera maussade. À peine aurez-vous quitté l’embarcadère qu’un grand vent se lèvera. Votre esquif roulera et tanguera, chahuté par la houle. Vous serez dans l’obscurité. Vous aurez peur. Vous serez perdu.

Il se peut que quelqu’un, émergeant de la nuit et marchant sur les eaux, vienne alors à votre rencontre ; qu’à sa vue vous soyez saisi d’une crainte plus grande encore que celle de la tempête ; qu’il vous dise « N’ayez pas peur », et que la barque touche terre, de l’autre côté.

Il se peut aussi que vous tombiez à l’eau, et que cette histoire de traversée s’arrête là. Il se peut même qu’elle se termine au moment même où vous monterez dans la barque, car elle ne s’adresse qu’à ceux qui demeurent sur la rive, inquiets de votre départ et de ce qui vous (et donc les) attend.

Quelle fin choisir ? Que croire ? Et se pourrait-il enfin que selon que vous optez pour l’une ou l’autre version, ce soit celle que vous aurez retenue qui réellement vous advienne ?


« Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent au bord du lac. Ils s’embarquèrent pour gagner l’autre rive. Déjà il faisait nuit et Jésus ne les avait pas encore rejoints. Un grand vent se mit à souffler et le lac devint houleux. Les disciples avaient ramé pendant cinq mille mètres environ, lorsqu’ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors ils furent saisis de crainte. Mais il leur dit : “C’est moi. N’ayez pas peur.” Aussitôt, la barque toucha terre là où ils se rendaient. » Evangile selon Saint Jean 6, 16-21

N.D.L.R. : Même moi, je peux comprendre qu'un homme qui écrit ceci a d'autres soucis en tête que venir chanter du BRASSENS à la Chaslerie.
Je pense ne pas être particulièrement réputé pour dire souvent le plus grand bien des architectes du patrimoine ou assimilés. Trente et un ans de restauration du manoir favori m'en ont fait côtoyer huit, le dernier ("mon Richard BURTON"), ayant déjà été mon sixième.

Eh bien, je tire mon chapeau bien bas à Arnaud PAQUIN qui, malgré les traquenards du dossier, arrive à tirer remarquablement son épingle du jeu !

Ainsi, ce matin, il m'a transmis les "fichiers pdf" de trois de ses productions qui me contentent presque totalement.

Les plans de l'état actuel de la "Ferme" sont d'une précision fantastique, due au laser de compétition qu'il utilise. Ces plans constituent une excellente base de départ de la réflexion à mener pour transformer cette longère en "résidence d'artistes", comme envisagé grâce à La SVAADE.

Pour la "Cave", destinée à devenir à terme la "maison du gardien" et, en attendant, la résidence de mes vieux jours, la réflexion est très avancée et, pour ainsi dire, aboutie. A l'étage, le plan est adapté pour abriter (ENFIN !) le "bureau-bibliothèque-de-mes-rêves". Il a fallu agrandir la trémie pour que l'escalier soit praticable pour un petit vieux de mon acabit. Pour la salle-de-bains, on n'a pas lésiné : enfin une baignoire ! enfin un bidet ! Au rez-de-chaussée, rien de bien neuf en revanche, le plan de Nicolas GAUTIER était déjà très bon.

Enfin, le document le plus important dans l'immédiat sera le dossier que je devrai bientôt mettre dans les circuits afin d'obtenir les autorisations encore requises pour les menuiseries extérieures du logis. A ce sujet, Arnaud PAQUIN, se distinguant magistralement de ses trois prédécesseurs immédiats (depuis l'alcoolique notoire), traite enfin la "problématique des poutres pourries" au 1er étage Nord du logis, ainsi que la lancinante question de la porte de séparation entre l'arrière-cuisine et l'arrière-cour. Sa proposition relative à la porte principale du logis me confirme que j'ai eu raison d'insister pour que les lubies d'un de ses prédécesseurs ("mon cinquième", celui qui avait déchiré son contrat dans les conditions dont on se souvient...) rejoignent enfin leur destination normale : au panier !

Il reste encore quelques points secondaires à améliorer selon moi, à propos desquels je dialogue avec Arnaud PAQUIN et son collaborateur Aliaume LICARI-HERDIER, notamment sur le troisième document, mais, reconnaissons-le, ces points sont des broutilles au regard de l'extraordinaire travail d'ores et déjà fourni et dont je suis heureux de féliciter très chaleureusement Arnaud PAQUIN et son équipe.