"Projet MORIN"

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 9 avril 2024 12:59
À : b.soul@villededomfront.fr
Cc : MEUNIER Catherine <Catherine.MEUNIER@normandie.fr> ; Membres du bureau de "Domfront-Patrimoine au Carré"
Objet : "Domfront-Patrimoine au Carré" - "Projet MORIN" - Saisine de la C.A.D.A.

Monsieur le maire,

Depuis de nombreux mois, nous essayons, à titre individuel puis dans le cadre de l'association "Domfront-Patrimoine au Carré", d'obtenir de vous la communication des documents administratifs les plus importants du "projet MORIN".

Devant votre refus persistant d'accepter notre "main tendue" et de nous répondre utilement et dans le prolongement de la lettre ouverte du 17 janvier dernier qui vous était destinée, je m'apprête, après avis du bureau de l'association, à saisir la "Commission d'accès aux documents administratifs" dans les termes que je vous transmets (lettre de saisine ainsi que pièces jointes à cette lettre de saisine).

Par égard pour votre responsabilité d'élu, nous avons pensé souhaitable de vous communiquer ces documents avant leur envoi officiel, via le site de la C.A.D.A, auquel nous souhaiterions procéder dans les meilleurs délais, et en tout cas avant le 15 avril prochain.

Vous vous trouvez ainsi en position de nous faire part de vos réflexions au sujet de ce projet d'envoi.

Nous espérons une réponse enfin utile de votre part.

Bien cordialement,

Pierre-Paul FOURCADE
Président de "Domfront-Patrimoine au Carré"

(Fin de citation)
Hugues HOURDIN me signale que le président de la C.A.D.A. est M. Bruno LASSERRE, ancien vice-président du Conseil d'Etat. Je ne le connais pas personnellement mais en ai toujours entendu dire le plus grand bien, notamment par Pierre LAURENT qui fut, avant lui, président de la "commission des participations et des transferts" (ancienne "commission de la privatisation" du temps où j'en étais le secrétaire général).

J'adapterai donc ma lettre en conséquence. En particulier, elle lui sera directement adressée.
Un habitant du haut de ville me communique cette lettre signée du maire de Domfront en Poiraie et qu'il a reçue dans sa boîte aux lettres. Cette lettre n'est jamais arrivée autrement à la Chaslerie :


Nouvelle indice du fait que M. Bernard SOUL tient le manoir de la Chaslerie comme un endroit négligeable sur la carte de l'activité et de l'attractivité touristiques de la commune. Quant à l'activité culturelle, il serait saugrenu d'en parler.

Pour lui, on serait tout juste bons, à la Chaslerie, à se voir réclamer une taxe d'habitation aberrante. Et il ne faut surtout pas que, ni "La SVAADE", ni moi, ne soyons associés à aucun moment à la définition, l'élaboration ou la mise en œuvre d'une quelconque facette du "projet MORIN".

Une fois de plus, tout cela est illustratif des méthodes de gouvernance de cet élu et de son adjoint au tourisme, M. Bernard DAVY.
Pour une fois et sur ce point, le procès-verbal de la partie de l'ordre du jour de la séance du conseil municipal de Domfront en Poiraie au cours de laquelle avait été voté un budget de l'ordre de 80 000 € pour financer une "création littéraire" paraissait clair :


Le démenti qu'oppose l'auteur de ladite "œuvre littéraire" dans le "Ouest-France" du jour ne l'est pas moins. M. Arnaud DELALANDE aurait en réalité touché 30 000 € :


On a là une nouvelle illustration du caractère totalement bâclé des procès-verbaux adoptés, les yeux fermés à l'évidence, par le conseil municipal de Domfront en Poiraie.

C'est vraiment se foutre du monde que prétendre, comme le fait M. Bernard SOUL, que l'accès à ces torche-culs, tels que mis en ligne sur le site internet de la mairie, suffirait à répondre à toutes les questions que soulève sa gestion obstinément maintenue opaque du "projet MORIN".
D'après les rumeurs du haut de ville ce matin, le président MORIN ne viendra pas à Domfront aujourd'hui.

Pas folle, la guêpe (si je puis me permettre) !

Car c'est jour de grand raout à propos de la première des trois branches du "projet MORIN", telles qu'elles ont été imaginées à ce jour sous la responsabilité du maire de cette commune :

Le maire de Domfront en Poiraie n'a pas réagi à mon dernier courriel plus que ce que l'on pouvait attendre de lui : encéphalogramme plat !


La lettre au président de la C.A.D.A. partira donc demain, à la première heure et sous forme recommandée.

Bien entendu, devant tant d'incompétence, d'inertie et de violations des formes les plus élémentaires de la démocratie locale, comment ne pas commencer à s'interroger sur la composition d'une liste municipale alternative ?
Il faut sans doute éprouver une grande confiance dans ses qualités personnelles de persuasion et dans la capacité de la C.A.D.A. de répondre à un tel courrier pour espérer une suite utile à cette saisine.

Ou bien avoir foi en la légitimité de son combat. Et, en effet, il en va ici des conditions élémentaires de la démocratie locale à Domfront en Poiraie, à savoir un minimum de transparence dans les actes des élus et un souci suffisant de leur part de non-dilapidation des deniers publics.

La lettre recommandée de saisine de la C.A.D.A. au sujet des errements en cours à Domfront en Poiraie, à l'occasion du "projet MORIN" et du fait de MM. Bernard SOUL, maire, et Bernard DAVY, adjoint en charge entre autres du tourisme, partira demain matin.
«C’est notre patrimoine qui nous tue»: une municipalité met en vente son ancien tribunal

Pour seulement 30.000 euros, soit 72 euros le mètre carré, il est possible de devenir propriétaire d’un ancien tribunal à Bourganeuf, dans la Creuse :


N.D.L.R. : Rigolo, ça me fait penser à quelque chose :

Cela phosphore sec dans la mouvance du manoir favori, sans qu'il m'apparaisse utile de mettre en ligne tous les messages échangés :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : samedi 18 mai 2024 05:01
À : Jacques Brochard
Cc : Autres membres du bureau de La SVAADE
Objet : RE: CONVOCATION A.G. du 13 juin 2024.

Cher Jacques,

Si ma mémoire est bonne, l'expérience de la Saucerie n'est pas la meilleure puisque son précédent propriétaire s'était résolu à la mettre en vente, ce qui avait suscité des polémiques qui m'avaient semblé très malvenues puisqu'elles témoignaient d'une incompréhension totale, notamment par le président de Les amis de la Saucerie, des réalités de l'économie de monuments historiques tels que la Saucerie ou la Chaslerie. Je veux dire par là de monuments qui ne génèrent guère de revenus mais, au contraire, de très lourdes dépenses de travaux.

En clair, Bernard DESGRIPPES s'était offusqué de n'avoir pas été associé à la décision de vendre et, surtout, que, selon lui, le vendeur puisse réaliser une plus-value due aux subventions que l'association avait en effet aidé à récolter. Je lui avais alors volé dans les plumes puis m'en étais repenti, comme cela arrive parfois avec moi.

A ce sujet, je voudrais rappeler quelques réalités un peu austères :

- en 33 ans de chantier continu, la Chaslerie a fait l'objet d'une moyenne de 150 000 € de travaux par an, d'entretien ou de restauration ;
- les subventions reçues depuis 33 ans représentent au total 11 % des sommes engagées ; 89 % sont donc sortis de ma seule poche, à un rythme que je ne pourrais soutenir plus longtemps ;
- sur les 2 500 m2 de surface SHOB de la Chaslerie, seuls quelque chose comme 75 sont habitables toute l'année par ma famille, cette réalité étant une raison de son peu d'empressement à m'y visiter et, bien entendu, à m'y relayer ;
- si la Chaslerie devait être mise en vente aujourd'hui, il serait absurde d'imaginer, en dépit de travaux aussi lourds et bien réalisés, la moindre plus-value par rapport au prix d'achat ; au contraire, la moins-value serait de l'ordre du montant des travaux réalisés depuis 33 ans (ce qui signifie que le prix de vente, en l'état du marché, ne serait que peu différent du prix d'achat actualisé, de sorte qu'une très large part des travaux serait à passer par pertes et profits) ;
- tous ces chiffres sont documentés dans des dossiers que je tiens scrupuleusement à jour, ne serait-ce que pour des raisons fiscales, particulièrement importantes en l'espèce.

Je veux bien admettre que je ne suis pas très doué pour obtenir des subventions, même dans l'hypothèse heureuse où les élus qui tiennent les manettes seraient intelligents, cultivés et soucieux du bon usage, en toute transparence, des deniers publics.

Mon âge, le caractère résiduel de mes moyens présents, physiques comme financiers, le travail considérable de M. PAQUIN, le travail, non moins considérable, de mise, grâce à La SVAADE donc grâce à vous, de la Chaslerie à la disposition du public, tout cela m'incite à attendre beaucoup de vous pour avancer dans le programme de travaux futurs en cours de définition.

Le message sera-t-il compris de tous ceux à qui il a vocation à s'adresser, vous d'abord, d'autres ensuite, fût-ce par ondes successives ?

Amicalement,

PPF

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De : Jacques Brochard
Envoyé : samedi 18 mai 2024 01:44
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>; Xavier Meyer
Cc : Jean Thuaudet ; Philippe Durand ; Guillaume Beesau
Objet : RE: CONVOCATION A.G. du 13 juin 2024.

Chers amis

Je pense quant à moi qu'il ne faut pas limiter l'envoi des invitations à participer à la prochaine A.G. de La SVAADE aux seuls adhérents, mais l'élargir à la liste des personnes qui viennent écouter des concerts. Leur proposer une adhésion n'est pas leur forcer la main, Beaucoup pourraient être heureux d'adhérer à La SVAADE, en raison des concerts et spectacles proposés, mais aussi de se retrouver associés de cette façon à la reconstruction de la Chaslerie.
N'y avait-il pas, il y a quelques années une association, Les amis de la Saucerie, qui je crois était intervenue dans le financement des travaux - peut-être pour une somme peu importante, je ne sais - Bernard Desgrippes a peut-être sur ce sujet des connaissances que je n'ai pas.
Amitiés
JB

(Fin de citation)
Il paraît que ce truc encombrant, installé place du champ de foire à Domfront en Poiraie, fait partie du "projet MORIN" et sera inauguré vendredi prochain :

20 mai 2024.

20 mai 2024.

20 mai 2024.

20 mai 2024.


On n'ose demander combien cette ferraille, à l'évidence aussi dangereuse que du matériel de chantier laissé sans garde, est destinée à coûter aux contribuables. Elle est pourtant installée juste en face du lycée, endroit où passent des enfants de tous âges. De même que des chiens, si j'en juge par les crottes qui constellent la pelouse autour de ce haut lieu "médiéval" (comme le tourisme que l'on sait, celui qui amène donc à faire à peu près n'importe quoi de l'argent public en question).

Il est vrai que nous avons, à Domfront en Poiraie, des élus tellement à la hauteur de leur tâche qu'il est inutile de poser ce genre de question. N'est-ce pas M. Bernard DAVY ?

Lamentable !

Plus que lamentable, triste.
Lucile BOURDIN-NORGEOT m'a transmis ce soir une nouvelle mouture des parties I à III du projet d'"étude de diagnostic d'ensemble" que l'on sait :
- Préambule.
- Relevés du logis et de l'aile Ouest.
- Relevés de l'aile Nord et des dépendances.
- Etude historique et patrimoniale jusqu'à la Révolution.
- Etude historique et patrimoniale depuis la Révolution.
- Etude historique et patrimoniale - Plans de chronologie relative.
- Diagnostic sanitaire des abords.
- Diagnostic sanitaire des bâtiments sur cour.
- Diagnostic sanitaire des dépendances.

Je viens d'imprimer en recto-verso le fichier en question sur du papier A3 puis j'ai relié sommairement ces 222 pages (à comparer à 172 dans le version précédente car on a cherché à aérer le document de manière à en rendre la lecture plus confortable) :

25 mai 2024.


Je trouve ainsi qu'avec cette nouvelle version, on a nettement progressé en termes de lisibilité. Mais je m'aperçois qu'il reste diverses petites corrections à apporter, la plus importante étant, à première vue, le renvoi du texte de la page 147 juste après la page 126.

Quoi qu'il en soit, je vais pouvoir, sur cette base ainsi qu'à partir des éléments reçus le 28 avril dernier, remodeler le texte des parties IV et V puis rédiger ma version de la partie VI.

Avec un peu de chance et encore beaucoup de travail, on devrait ne pas être loin de pouvoir mettre un point final à cette "étude de diagnostic d'ensemble" en temps utile avant l'A.G. de La SVAADE programmée pour le 13 juin prochain.
Lorsque j'ai dû laisser mon ordi de côté pendant trop longtemps, j'éprouve des difficultés à me remettre au boulot.

Cette fois-ci, j'aurais pas mal de messages à rattraper pour garder la mémoire des micro-événements qui ont accompagné mon existence pendant ce silence forcé.

Mais ma priorité doit être la rédaction de la première version de la partie VI que l'on sait : la procrastination, ça suffit !

Et il faudrait que je rende compte du long courrier que j'ai reçu du maire de Domfront en Poiraie à la suite de mon recours à la "Commission d'accès aux documents administratifs". En deux mots et en première analyse, ma démarche, au nom de "Domfront-Patrimoine au Carré" a été couronnée de succès :


Voici la lettre de couverture de cet envoi :


Bien sûr, il faudrait que je prenne le temps d'étudier ce pavé. Dans l'immédiat, je le tiens bien entendu à la disposition des personnes qui souhaiteraient le consulter. Et il y aura lieu d'examiner si "Domfront-Patrimoine au Carré" peut se contenter de cette transmission ou s'il conviendrait au contraire qu'elle se mobilise pour poursuivre la clarification qu'elle continuerait à estimer nécessaire autour du "projet MORIN".

A dire vrai, après ce résultat non nul dans le principe, je pencherais plutôt, du moins à titre personnel, pour la première branche de l'alternative.