Très importante réunion de chantier aujourd'hui puisqu'il s'agissait, à propos du projet de restauration de l'intérieur de la moitié nord du logis (cage d'escalier incluse) :
- de définir certaines priorités dans un calendrier de travaux qui promet d'être foisonnant et fortement contraignant pour l'organisation de prochains "spectacles à la Chaslerie"
- et de trouver des solutions aux premières difficultés techniques prévisibles.
La restauration de l'intérieur de la moitié nord du logis suppose que des choix aient été préalablement arrêtés en matière de chauffage du logis et du bâtiment nord dès lors que la chaudière serait installée sous la charreterie. Ces préalables concernent le passage de gros tuyaux pour arriver au rez-de-chaussée du logis, tant dans sa partie nord que dans la sud.
Participaient à la réunion, outre Arnaud PAQUIN, maître d’œuvre, et moi, maître d'ouvrage, les maçons Cyrille RIALLAND et Igor EREMIA et le plombier Jean-Baptiste LETERTRE (de "Jannelec").
Jacques BROCHARD, représentant "Les amis de la Chaslerie", maître d'ouvrage délégué, et Carole ont assisté au début de la réunion, jusqu'à l'arrivée de Renaud LAY à qui ils ont choisi de proposer une visite du manoir.
De mon point de vue, les différentes questions abordées lors de cette réunion de chantier étaient à la fois très complexes et inédites. Nous avons en effet essayé de passer en revue les principales orientations qui, à ce stade de nos réflexions, semblent mériter d'être retenues à un horizon que Carole et moi souhaiterions aussi proche que possible. Je vais essayer de n'en oublier aucune dans ce message-ci mais il est prévu qu'Arnaud PAQUIN rende compte formellement de cette réunion. Ce sera le troisième compte rendu de sa part en quelques semaines, les deux précédents, très substantiels, ayant été consacrés aux menuiseries extérieures de la "tranche B" (au sens de la D.R.A.C.) du logis.
1 - Plafond de la salle-à-manger du logis et sol de la chambre nord à l'étage :
Il y a lieu de rappeler que les deux poutres de ce plafond seraient coffrées (pour dissimuler la laideur de la plus à l'est) mais que le nouveau plafond devrait, en tout état de cause, respecter la contrainte en hauteur des linteaux des fenêtres sur cour de la salle-à-manger.
Après débat et malgré l'implantation prochaine des corbeaux récemment sculptés, ces deux poutres seraient conservées à leur place actuelle, faute de quoi le poids de la partie centrale du sol de l'étage serait trop important. Par voie de conséquence, le manteau de la cheminée garderait ses volumes actuels (que je ne trouve pas optimaux d'un point de vue esthétique) et la pose des corbeaux devrait s'accommoder de ce choix.
Nous avons évoqué les quatre hypothèses envisageables pour ce plafond :
- un solivage "tant plein que vide" traditionnel, tel que prévu sur le permis de construire obtenu, c'est-à-dire en continuant à faire reposer les solives sur le dessus des poutres ;
- un solivage "tant plein que vide", les solives reposant sur des linçoirs, de manière à gagner une douzaine de centimètres pour l'épaisseur du sol de l'étage ;
- un solivage analogue à celui récemment installé dans la cuisine du bâtiment nord (inspiré du manoir du Grand Taute), c'est-à-dire avec des solives à touche-touche, de section triangulaire et reposant sur des linçoirs ;
- un solivage de même inspiration mais avec des solives de section carrée, posées sur des linçoirs.
Je défendais la troisième hypothèse, pour des raisons esthétiques et pour nous éviter de devoir rechercher un peintre pour le décor envisagé sur les poutres et les solives.
Arnaud PAQUIN a orienté nos réflexions vers la quatrième solution et prévu qu'au-dessus des solives ainsi disposées, le sol de l'étage reposerait sur les deux poutres, un dispositif métallique complexe de renfort permettant à ces poutres de supporter le poids du nouveau sol de l'étage, ce dernier devant inclure le chauffage par le sol de l'étage.
2 - Cheminée nord du logis :
Le permis de construire obtenu a prévu de refermer le conduit de la cheminée à l'étage, là où j'avais fait démonter la "cheminée de Mebzon". Mais, alors que, jusque là, les réflexions s'étaient orientées vers la création d'une excroissance du conduit rebouché à l'intérieur de la chambre nord de l'étage, Arnaud PAQUIN et Cyrille RIALLAND ont constaté que, moyennant le renfort de poutres métalliques permettant de supporter le poids du conduit rebouché, il serait possible de faire en sorte que le mur nord de la pièce ne présente ni excroissance ni fruit.
À l'étage, le chevêtre en béton du plafond serait conservé pour des raisons de simplicité et parce que la charpente est calée dessus mais il disparaîtrait sous un décor de plafond à définir, soit en plâtre comme c'était courant au 18ème, soit en bois comme j'en ai vus sur des photos d'intérieurs de malouinières.
Contrairement à ce qu'il avait prévu jusque là, Arnaud PAQUIN considère désormais comme inutile le chemisage intérieur du conduit de cheminée, un choix qui m'étonne et sur lequel je le réinterrogerai dans la mesure où, chaque hiver, des matériaux variés, dont des pierres et des briques, dégringolent du conduit :
3 - Problématique du chauffage :
L'idée de déménager la vieille chaudière de la seconde moitié de l'arrière-cuisine à la charreterie a été approuvée dans son principe, étant entendu que, si nécessaire, il faudra, dans un premier temps, la remplacer par une chaudière au fuel plus performante, comme on en trouve, paraît-il, sur le marché de l'occasion.
Ceci entraîne une série de questions et de choix à opérer, étant signalé que le cheminement des gros tubes qui conduiront l'eau chaude de la chaudière aux bâtiments sur cour ayant vocation à être chauffés devra être strictement horizontal, de manière à éviter que des bulles d'air ne fassent perdre toute efficacité à l'équipement :
- l'idée serait de prévoir que l'un des deux tubes en question rejoigne le mur sud du colombier (obligeant à casser une partie du dallage extérieur actuel en "opus incertum") tandis que l'autre, celui-ci destiné à desservir le logis et le bâtiment nord, entrerait dans la tour sud-ouest au niveau de l'âtre de sa cheminée :
- il faudrait démonter une partie du sol provisoire du grand salon du logis et, possiblement, en raison de la contrainte d'horizontalité, découper dans le béton sous-jacent un passage pour le gros tube en question ;
- dans l'entrée du logis, le dallage de granit posé en 2014 devrait être démonté pour partie afin de faire passer ce même tube, les réservations faites en 2014 au niveau des seuils du salon et de la salle-à-manger étant d'un diamètre insuffisant ;
- dans la salle-à-manger, le sol provisoire devrait être démonté pour faire passer ce tuyau qui, grâce à un trou à creuser entre la salle-à-manger et la seconde partie de l'arrière-cuisine, rejoindrait une robinetterie plaquée contre le mur sud de cette seconde partie.
Accessoirement, au plafond de la seconde partie de l'arrière-cuisine, il serait loisible de substituer à l'actuel chauffe-eau encombrant un modèle nettement plus ramassé (qui ne descendrait pas sous le linteau de béton du passage entre les deux parties de l'arrière-cuisine). De même, entre ces deux parties de l'arrière-cuisine, rien ne s'opposerait plus à ce qu'on fasse disparaître la porte provisoire actuelle.
En conclusion et pour ce qui concerne le calendrier de toutes ces réalisations grandioses, il a été imaginé que les travaux correspondants ne seraient pas lancés avant octobre prochain, de manière à :
- ne pas télescoper les concerts de la saison 2026 ;
- nous donner le temps de peaufiner ces premières réflexions, chiffrer les coûts correspondants et programmer le phasage des différents intervenants,
- le tout avec les soucis de pouvoir continuer à chauffer le bâtiment nord durant l'hiver prochain et de pouvoir ouvrir en temps utile la saison 2027 des "spectacles à la Chaslerie".
Très ambitieux programme sans aucun doute !
Plomberie-chauffage
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 18 Mars 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Plomberie-chauffage - Abords, Avenue, terrasse - Logis - Bâtiment Nord - Tour Louis XIII - Aile "de la belle-mère" - Chapelle - Charreterie - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Vie des associations
rédigé le Mercredi 18 Mars 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Plomberie-chauffage - Abords, Avenue, terrasse - Logis - Bâtiment Nord - Tour Louis XIII - Aile "de la belle-mère" - Chapelle - Charreterie - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Vie des associations
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 21 Mars 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Plomberie-chauffage - Ferronnerie - Menuiserie - Peinture - Terrassement - Sculpture - Abords, Avenue, terrasse - Logis - Bâtiment Nord - Tour Louis XIII - Aile "de la belle-mère" - Charreterie - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (animations et visites) - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - "Projet MORIN"
rédigé le Samedi 21 Mars 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Plomberie-chauffage - Ferronnerie - Menuiserie - Peinture - Terrassement - Sculpture - Abords, Avenue, terrasse - Logis - Bâtiment Nord - Tour Louis XIII - Aile "de la belle-mère" - Charreterie - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (animations et visites) - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - "Projet MORIN"
(Début de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : samedi 21 mars 2026 05:10
À : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>; RIALLAND Cyrille <rialland61@gmail.com> ; LETERTRE Jean-Baptiste <jbletertre@jannelec.com>; LEBOISNE Ebénisterie <leboisne0564@orange.fr>; eremiaigor@yahoo.com
Cc : C. F. ; Jacques BROCHARD
Objet : RE: La Chaslerie - Réunion de chantier du 18 mars concernant les travaux intérieurs du logis
Cher Monsieur,
Très impressionnant compte rendu, un grand merci à vous !
Voici mes remarques :
- page 1 et 2, Igor EREMIA a participé à la réunion.
- page 2 : Sébastien LEBOISNE n'était pas participant mais présent dans nos pensées.
- page 2 : 1er paragraphe : non pas "correspondant à la tranche A" mais "sur sa moitié nord, cage d'escalier incluse".
- page 2, point 3.1 : une autre contrainte est fournie par les linteaux des fenêtres sur cour au rez-de-chaussée.
- page 3, points 3.2 et 3.3 : préciser que les solives seront à touche-touche (je ne sais pas quel est le bon terme) sur le modèle d'un plafond du manoir du Grand Taute :
- page 4, point 3.6 : je n'ai pas entendu qu'ait été abordée la question de la peinture des poutres encoffrées et des solives mais je ne rejette pas l'idée bien qu'elle soit étrangère au modèle du manoir du Grand Taute, dès lors qu'elle ne serait pas compliquée à mettre en œuvre (voir 6ème photo du message https://www.chaslerie.fr/blog/message/51699) :
- page 5, point 3.7 :
+ pourquoi ne pas prévoir que, plutôt que vissées dans les poutres, les solives soient portées par des linçoirs, comme on l'a fait à la cuisine ? Leur ancrage dans les murs serait gêné, surtout, au moins d'après moi, par la présence de linteaux de bois aux fenêtres sur cour, du moins pour leur partie visible dans la salle-à-manger.
+ À propos des corbeaux, vous pouvez indiquer que ceux que j'ai fait sculpter par Benjamin LE COUILLARD, artisan domfrontais, sont, à la largeur près peut-être insuffisante (35 cm au lieu de 40 après coffrage des poutres, ceci malgré mes consignes à l'artisan), étroitement inspirés de ceux du manoir-jumeau de la Chaslerie qu'est le manoir du Bas au Teilleul ?
+ pourquoi faudrait-il conserver "une certaine réversibilité de l'intervention", dès lors que le plafond actuel est consécutif à l'incendie de 1884 et, peut-on ajouter, merdique de tous points de vue (important aubier d'une poutre, solives de densité insuffisante eu égard au principe du "tant plein que vide", entrevous de merde, à l'évidence mal posés et probablement réalisés en matériau désormais banni).
- page 6, point 4.1 :
+ mon désir d'écarter un petit peu les poutres l'une de l'autre tient à mon souci que les corbeaux puissent être posés sans disparaître dans l'enduit du manteau. Prière de bien vouloir reconsidérer ce point.
+ je rappelle que la cheminée de la salle-à-manger a été posée dans les années 1950, provenant d'une autre propriété LEVÊQUE, le manoir de la Jarrière à Torchamp ; on ne saurait donc parler d'authenticité de cette cheminée à la Chaslerie, d'autant que des granits ont très probablement dû être sculptés pour cette cheminée à la suite de son déménagement.
- page 6, point 4.2 : la cheminée démontée résultait elle aussi des travaux des années 1950 ; elle provenait du manoir de Mebzon à Septforges (pour plus de détails, voir https://www.chaslerie.fr/recherche?q=mebzon), et était manifestement totalement incongrue à la Chaslerie, ainsi que clairement précisé dans notre "étude de diagnostic d'ensemble" favorite et d'anthologie.
- page 6, point 4.3 : il n'est pas tenu compte du fait que, tous les hivers notamment, un nombre très significatif de briques et de pierres du conduit de la cheminée en tombent, affaiblissant ainsi la structure du conduit d'une manière qui, au moins à terme, ne peut qu'être dangereuse et aboutir à un effondrement de la verge correspondante. Une telle situation est toujours regrettable mais elle pourrait ici être dramatique si, par exemple, des gens dormaient ou avaient tout autre activité au pied du mur de refend en question. Jusque là, vous aviez recommandé un chemisage du conduit, idée que je ne saurais trop vous suggérer de bien vouloir reconsidérer activement, comme déjà indiqué sur le site favori.
- page 7, point 4.4, dernier paragraphe : le "probablement" me paraît inapproprié quand il s'agirait d'une nécessité. Là aussi, on voudrait du dur, comme à la belle époque !
- page 8, point 6.1, fin du texte : non du seul logis mais "du logis et du bâtiment nord".
- page 9, point 6.4 :
+ le schéma fourni prête à confusion : faire mieux disparaître les cheminements non retenus.
+ 3ème paragraphe : "l'ancienne cheminée transformée en fenêtre" en dit trop ou pas assez, vu notamment que la fenêtre en question a disparu ; préciser la rédaction.
+ 4ème paragraphe : mal rédigé, on n'y comprend rien ("et du logis" ?) ; préciser que, tant sur le colombier pour l'aile ouest que sur la tour sud-ouest pour le logis, les pénétrations nécessiteront de défoncer les terrasses (quel est le terme exact ?) en "opus incertum", qui avaient été posées à mon initiative en 2010, sur une généreuse couche de béton, de surcroît armé :
Il s'agissait en effet que, dans l'avant-cour et au pied des murs sud en question, on ne patauge plus dans la boue et que cette terrasse puisse supporter le passage d'un tracteur ou la pose des échafaudages nécessaires à la restauration de couvertures.
- page 9, point 6.5 :
+ expliquer pourquoi le tube doit être strictement posé à l'horizontale.
+ ce n'est pas "le long" mais "au travers" du grand salon, et "sur toute sa longueur" que ce tube passera ; préciser que cela pourra nécessiter de défoncer le béton sous-jacent au plancher provisoire (on ne rencontrera pas la même difficulté dans la salle-à-manger).
+ ce n'est pas l'escalier qui devra être déposé mais une bande du dallage de l'entrée.
+ en dernière ligne, vous pouvez préciser "pour aboutir dans l'actuelle seconde partie de l'arrière-cuisine".
- page 10, point 6.6 :
+ il n'y a pas d'allège sud dans la salle-à-manger, donc prière de reconsidérer votre orientation.
+ préciser que le chauffage dans la cage d'escalier et le salon se fera par radiateurs, et ailleurs par le sol.
+ parler de "hall d'entrée" me semble exagéré pour ce qui me semble plutôt un boyau.
- pages 11 et 12, point 8.2 :
+ le dernier concert de 2026 aura lieu le 3 octobre ; prévoir une intervention de Sébastien LEBOISNE en septembre lui donnerait une ambiance "rock & roll", ce à quoi je ne suis pas du tout opposé dans le principe ; à noter que l'avant-dernier spectacle de 2026 sera le 12 septembre : même remarque de ma part ; je signale qu'entre le 6 juin et le 12 septembre, il n'y aura pas de spectacle, ce qui pourrait permettre à Sébastien d'intervenir tranquillement.
+ on sait tous que les travaux de maçonnerie sont particulièrement salissants ; ils me paraissent néanmoins pouvoir être réalisés à partir du 7 juin, en ayant en tête le calendrier des trois spectacles des 6 juin, 12 septembre et 3 octobre.
+ en haut de la page 12, je ne sais d'où vous tirez l'idée qu'il doive être tenu compte de la période de Noël ; il me semble qu'on a déjà assez de contraintes diverses sans en ajouter de nouvelles, comme celle-ci qui me semble sans base pertinente dans le cas d'espèce. En revanche, mes contraintes fiscales ou de réception des subventions antérieurement décidées pourraient jouer sur le calendrier de mes paiements.
+ février 2027 : il faut que je voie les dalles de schiste que vous recommandez. Peut-être préférerons-nous des tomettes pour la salle-à-manger.
- pages 12 et 13 :
+ les noms d'artisans que vous citez le sont sous réserve que ceux-ci ne m'estourbissent pas avec leurs devis. Ceci va sans dire mais tellement mieux en le disant !
+ le nom de l'artisan chargé des feuillards et autres pièces de métal sera à préciser.
+ les tâches que vous citez sont sous réserve de tenir compte de mes remarques, notamment :
° quant à l'écartement des poutres au plafond du rez-de-chaussée
° et à propos du chemisage du conduit de cheminée.
+ d'ores et déjà, tous les artisans cités sont invités à préparer leurs devis et à faire part de leurs possibilités de calendrier.
- page 14 : la conclusion me paraît belle comme l'antique et mériter d'être encadrée après avoir été gravée dans le marbre, comme il convient bien entendu.
Bien cordialement,
PPF
______________________________________________________________________________________________
De : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : vendredi 20 mars 2026 23:23
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>; RIALLAND Cyrille <rialland61@gmail.com> ; LETERTRE Jean-Baptiste <jbletertre@jannelec.com>; LEBOISNE Ebénisterie <leboisne0564@orange.fr>
Cc : C. F. ; Jacques BROCHARD
Objet : La Chaslerie - Réunion de chantier du 18 mars concernant les travaux intérieurs du logis
Bonsoir,
Suite à la réunion du 18/03/2026 à la Chaslerie concernant les travaux intérieurs du logis, je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint mon compte-rendu.
Bien cordialement,
Arnaud Paquin
Atelier PAQUIN architecte D.P.L.G
Architecte du patrimoine DSA école de Chaillot.
2, rue du collège 50300 AVRANCHES
tél: 02 50 26 01 32
arnaudpaquin.architecte@gmail.com
atelierpaquin.architecte@gmail.com
(Fin de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : samedi 21 mars 2026 05:10
À : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>; RIALLAND Cyrille <rialland61@gmail.com> ; LETERTRE Jean-Baptiste <jbletertre@jannelec.com>; LEBOISNE Ebénisterie <leboisne0564@orange.fr>; eremiaigor@yahoo.com
Cc : C. F. ; Jacques BROCHARD
Objet : RE: La Chaslerie - Réunion de chantier du 18 mars concernant les travaux intérieurs du logis
Cher Monsieur,
Très impressionnant compte rendu, un grand merci à vous !
Voici mes remarques :
- page 1 et 2, Igor EREMIA a participé à la réunion.
- page 2 : Sébastien LEBOISNE n'était pas participant mais présent dans nos pensées.
- page 2 : 1er paragraphe : non pas "correspondant à la tranche A" mais "sur sa moitié nord, cage d'escalier incluse".
- page 2, point 3.1 : une autre contrainte est fournie par les linteaux des fenêtres sur cour au rez-de-chaussée.
- page 3, points 3.2 et 3.3 : préciser que les solives seront à touche-touche (je ne sais pas quel est le bon terme) sur le modèle d'un plafond du manoir du Grand Taute :
- page 4, point 3.6 : je n'ai pas entendu qu'ait été abordée la question de la peinture des poutres encoffrées et des solives mais je ne rejette pas l'idée bien qu'elle soit étrangère au modèle du manoir du Grand Taute, dès lors qu'elle ne serait pas compliquée à mettre en œuvre (voir 6ème photo du message https://www.chaslerie.fr/blog/message/51699) :
- page 5, point 3.7 :
+ pourquoi ne pas prévoir que, plutôt que vissées dans les poutres, les solives soient portées par des linçoirs, comme on l'a fait à la cuisine ? Leur ancrage dans les murs serait gêné, surtout, au moins d'après moi, par la présence de linteaux de bois aux fenêtres sur cour, du moins pour leur partie visible dans la salle-à-manger.
+ À propos des corbeaux, vous pouvez indiquer que ceux que j'ai fait sculpter par Benjamin LE COUILLARD, artisan domfrontais, sont, à la largeur près peut-être insuffisante (35 cm au lieu de 40 après coffrage des poutres, ceci malgré mes consignes à l'artisan), étroitement inspirés de ceux du manoir-jumeau de la Chaslerie qu'est le manoir du Bas au Teilleul ?
+ pourquoi faudrait-il conserver "une certaine réversibilité de l'intervention", dès lors que le plafond actuel est consécutif à l'incendie de 1884 et, peut-on ajouter, merdique de tous points de vue (important aubier d'une poutre, solives de densité insuffisante eu égard au principe du "tant plein que vide", entrevous de merde, à l'évidence mal posés et probablement réalisés en matériau désormais banni).
- page 6, point 4.1 :
+ mon désir d'écarter un petit peu les poutres l'une de l'autre tient à mon souci que les corbeaux puissent être posés sans disparaître dans l'enduit du manteau. Prière de bien vouloir reconsidérer ce point.
+ je rappelle que la cheminée de la salle-à-manger a été posée dans les années 1950, provenant d'une autre propriété LEVÊQUE, le manoir de la Jarrière à Torchamp ; on ne saurait donc parler d'authenticité de cette cheminée à la Chaslerie, d'autant que des granits ont très probablement dû être sculptés pour cette cheminée à la suite de son déménagement.
- page 6, point 4.2 : la cheminée démontée résultait elle aussi des travaux des années 1950 ; elle provenait du manoir de Mebzon à Septforges (pour plus de détails, voir https://www.chaslerie.fr/recherche?q=mebzon), et était manifestement totalement incongrue à la Chaslerie, ainsi que clairement précisé dans notre "étude de diagnostic d'ensemble" favorite et d'anthologie.
- page 6, point 4.3 : il n'est pas tenu compte du fait que, tous les hivers notamment, un nombre très significatif de briques et de pierres du conduit de la cheminée en tombent, affaiblissant ainsi la structure du conduit d'une manière qui, au moins à terme, ne peut qu'être dangereuse et aboutir à un effondrement de la verge correspondante. Une telle situation est toujours regrettable mais elle pourrait ici être dramatique si, par exemple, des gens dormaient ou avaient tout autre activité au pied du mur de refend en question. Jusque là, vous aviez recommandé un chemisage du conduit, idée que je ne saurais trop vous suggérer de bien vouloir reconsidérer activement, comme déjà indiqué sur le site favori.
- page 7, point 4.4, dernier paragraphe : le "probablement" me paraît inapproprié quand il s'agirait d'une nécessité. Là aussi, on voudrait du dur, comme à la belle époque !
- page 8, point 6.1, fin du texte : non du seul logis mais "du logis et du bâtiment nord".
- page 9, point 6.4 :
+ le schéma fourni prête à confusion : faire mieux disparaître les cheminements non retenus.
+ 3ème paragraphe : "l'ancienne cheminée transformée en fenêtre" en dit trop ou pas assez, vu notamment que la fenêtre en question a disparu ; préciser la rédaction.
+ 4ème paragraphe : mal rédigé, on n'y comprend rien ("et du logis" ?) ; préciser que, tant sur le colombier pour l'aile ouest que sur la tour sud-ouest pour le logis, les pénétrations nécessiteront de défoncer les terrasses (quel est le terme exact ?) en "opus incertum", qui avaient été posées à mon initiative en 2010, sur une généreuse couche de béton, de surcroît armé :
Il s'agissait en effet que, dans l'avant-cour et au pied des murs sud en question, on ne patauge plus dans la boue et que cette terrasse puisse supporter le passage d'un tracteur ou la pose des échafaudages nécessaires à la restauration de couvertures.
- page 9, point 6.5 :
+ expliquer pourquoi le tube doit être strictement posé à l'horizontale.
+ ce n'est pas "le long" mais "au travers" du grand salon, et "sur toute sa longueur" que ce tube passera ; préciser que cela pourra nécessiter de défoncer le béton sous-jacent au plancher provisoire (on ne rencontrera pas la même difficulté dans la salle-à-manger).
+ ce n'est pas l'escalier qui devra être déposé mais une bande du dallage de l'entrée.
+ en dernière ligne, vous pouvez préciser "pour aboutir dans l'actuelle seconde partie de l'arrière-cuisine".
- page 10, point 6.6 :
+ il n'y a pas d'allège sud dans la salle-à-manger, donc prière de reconsidérer votre orientation.
+ préciser que le chauffage dans la cage d'escalier et le salon se fera par radiateurs, et ailleurs par le sol.
+ parler de "hall d'entrée" me semble exagéré pour ce qui me semble plutôt un boyau.
- pages 11 et 12, point 8.2 :
+ le dernier concert de 2026 aura lieu le 3 octobre ; prévoir une intervention de Sébastien LEBOISNE en septembre lui donnerait une ambiance "rock & roll", ce à quoi je ne suis pas du tout opposé dans le principe ; à noter que l'avant-dernier spectacle de 2026 sera le 12 septembre : même remarque de ma part ; je signale qu'entre le 6 juin et le 12 septembre, il n'y aura pas de spectacle, ce qui pourrait permettre à Sébastien d'intervenir tranquillement.
+ on sait tous que les travaux de maçonnerie sont particulièrement salissants ; ils me paraissent néanmoins pouvoir être réalisés à partir du 7 juin, en ayant en tête le calendrier des trois spectacles des 6 juin, 12 septembre et 3 octobre.
+ en haut de la page 12, je ne sais d'où vous tirez l'idée qu'il doive être tenu compte de la période de Noël ; il me semble qu'on a déjà assez de contraintes diverses sans en ajouter de nouvelles, comme celle-ci qui me semble sans base pertinente dans le cas d'espèce. En revanche, mes contraintes fiscales ou de réception des subventions antérieurement décidées pourraient jouer sur le calendrier de mes paiements.
+ février 2027 : il faut que je voie les dalles de schiste que vous recommandez. Peut-être préférerons-nous des tomettes pour la salle-à-manger.
- pages 12 et 13 :
+ les noms d'artisans que vous citez le sont sous réserve que ceux-ci ne m'estourbissent pas avec leurs devis. Ceci va sans dire mais tellement mieux en le disant !
+ le nom de l'artisan chargé des feuillards et autres pièces de métal sera à préciser.
+ les tâches que vous citez sont sous réserve de tenir compte de mes remarques, notamment :
° quant à l'écartement des poutres au plafond du rez-de-chaussée
° et à propos du chemisage du conduit de cheminée.
+ d'ores et déjà, tous les artisans cités sont invités à préparer leurs devis et à faire part de leurs possibilités de calendrier.
- page 14 : la conclusion me paraît belle comme l'antique et mériter d'être encadrée après avoir été gravée dans le marbre, comme il convient bien entendu.
Bien cordialement,
PPF
______________________________________________________________________________________________
De : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : vendredi 20 mars 2026 23:23
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>; RIALLAND Cyrille <rialland61@gmail.com> ; LETERTRE Jean-Baptiste <jbletertre@jannelec.com>; LEBOISNE Ebénisterie <leboisne0564@orange.fr>
Cc : C. F. ; Jacques BROCHARD
Objet : La Chaslerie - Réunion de chantier du 18 mars concernant les travaux intérieurs du logis
Bonsoir,
Suite à la réunion du 18/03/2026 à la Chaslerie concernant les travaux intérieurs du logis, je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint mon compte-rendu.
Bien cordialement,
Arnaud Paquin
Atelier PAQUIN architecte D.P.L.G
Architecte du patrimoine DSA école de Chaillot.
2, rue du collège 50300 AVRANCHES
tél: 02 50 26 01 32
arnaudpaquin.architecte@gmail.com
atelierpaquin.architecte@gmail.com
(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 24 Mars 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Plomberie-chauffage - Menuiserie - Peinture - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse - Logis - Bâtiment Nord - Aile "de la belle-mère" - Charreterie - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux
rédigé le Mardi 24 Mars 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Plomberie-chauffage - Menuiserie - Peinture - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse - Logis - Bâtiment Nord - Aile "de la belle-mère" - Charreterie - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux
Intéressante conversation téléphonique avec Arnaud PAQUIN, à la suite de son récent compte rendu de visite de chantier.
On a évoqué :
- le chemisage des conduits de cheminée : il est d'accord ;
- l'écartement des poutres de la salle-à-manger du logis : il maintient son refus de l'accroître un tant soit peu ;
- le sol de la salle-à-manger du logis : il est d'accord pour qu'on s'inspire de Lavardens et va réfléchir au choix des matériaux ;
- le cheminement de l'"écoflex" : je dois demander à Sébastien LEBOISNE (qui vient cette après-midi) de mesurer l'espace disponible dans le salon, entre le sol de béton et le sol provisoire actuel ;
- l'assiette de la prochaine demande de subventions (au moins à la D.R.A.C. et à la Région) :
+ certaines menuiseries extérieures de l'aile ouest mais aussi celles de la cour et celles de la chapelle, toutes classées au titre des monuments historiques,
+ mais aussi le sol, les murs et les plafonds de la moitié nord du logis (cage d'escalier incluse), tout ceci étant inscrit à l'I.S.M.H.
On a évoqué :
- le chemisage des conduits de cheminée : il est d'accord ;
- l'écartement des poutres de la salle-à-manger du logis : il maintient son refus de l'accroître un tant soit peu ;
- le sol de la salle-à-manger du logis : il est d'accord pour qu'on s'inspire de Lavardens et va réfléchir au choix des matériaux ;
- le cheminement de l'"écoflex" : je dois demander à Sébastien LEBOISNE (qui vient cette après-midi) de mesurer l'espace disponible dans le salon, entre le sol de béton et le sol provisoire actuel ;
- l'assiette de la prochaine demande de subventions (au moins à la D.R.A.C. et à la Région) :
+ certaines menuiseries extérieures de l'aile ouest mais aussi celles de la cour et celles de la chapelle, toutes classées au titre des monuments historiques,
+ mais aussi le sol, les murs et les plafonds de la moitié nord du logis (cage d'escalier incluse), tout ceci étant inscrit à l'I.S.M.H.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé hier
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Plomberie-chauffage - Electricité - Ferronnerie - Menuiserie - Peinture - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse - Logis - Bâtiment Nord - Tour Louis XIII - Aile "de la belle-mère" - Chapelle - Charreterie - Cave - Ferme et son fournil - Murs divers - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie (A.G.) - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Les amis de la Chaslerie
rédigé hier
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Échanges très intéressants aujourd'hui avec plusieurs acteurs de grande qualité du secteur de la restauration des monuments historiques.
Sur un plan général, il semblerait que les remontées dont disposent les meilleurs experts en Normandie fassent état d’une baisse de 35 % en 2026 des enveloppes budgétaire de l'Etat, aggravée par une nouvelle réduction de 10 % qui vient à peine d'intervenir, soit un niveau de contraction budgétaire sans précédent pour les opérations patrimoniales régionales. Cette alerte locale s’inscrit dans un contexte national de baisse des crédits patrimoniaux. Dans la note de présentation du PLF 2026 au Sénat, les crédits de l’action 01 « Monuments historiques et patrimoine monumental » sont en effet indiqués en baisse de 34 % en autorisations d’engagement et de 21 % en crédits de paiement par rapport à 2025.
On voudra bien m'excuser de ne pas fournir ici la liste documentée des arguments expliquant l'absurdité d'une telle politique.
Sur un plan particulier, on se souvient que lors de la réunion régionale de la "Demeure Historique" le 27 mars dernier (soit il y a moins de trois semaines), M. le conservateur régional des monuments historiques avait invité les participants à lui soumettre des demandes de subventions pour l'entretien de leur monument. Le motif de cette recommandation, fort applaudie par l'auditoire, était qu'il lui restait des crédits inemployés sur lesquels il avait appelé notre attention en termes sympathiques. N'ayant bien sûr pas trouvé de formulaire à remplir dans la confusion du site internet administratif correspondant, je m'étais immédiatement adressé aux services de la D.R.A.C. pour en recevoir un exemplaire. La réponse m'est arrivée ce matin. Elle ne comporte toujours pas le moindre formulaire en question mais rappelle une série de truismes bien connus de tous ceux dont la carrière de restaurateur de monument historique s'étend sur trente-cinq années. Surtout, elle se conclut par ces deux phrases d'airain frappées sur la meilleure enclume : "l’ensemble des projets d’entretien pouvant être subventionnés a été arrêté. Votre demande ne pourra donc pas être prise en compte pour l’année 2026."
"Et voilà pourquoi votre fille est muette !"
Pas notre site favori, apparemment, n'en déplaise à ceux, heureusement rares, qui tenteraient encore d'en brider la libre parole.
P.S. (du 17 avril 2026 à 3 heures 20) : La mise en ligne de telles informations par votre serviteur a provoqué le commentaire suivant le l'un de nos interlocuteurs préférés :
"Merci d'avoir relayé...
Il faut savoir qu'aucune baisse du budget de l'audiovisuel (par exemple) n'est notée, à ma connaissance, et imaginons qu'une baisse de 45% du budget de l'éducation dite nationale soit prévue, quelles seraient les réactions des intéressés ?
Le silence des agneaux (ou des veaux) est effrayant devant l'abattoir."
Nous vivons une drôle d'époque. Gardons toutefois le moral en nous rappelant la réponse de Winston CHURCHILL, en pleine Seconde Guerre Mondiale, à des interlocuteurs abrutis qui lui recommandaient de couper dans les crédits de son ministère de la culture (ou de son équivalent puisque le nôtre est sans égal) :
Je me bornerai à souligner que cette magnifique citation figure en exergue d'une interview d'un acteur très dévoué, et que l'on croit non moins méritant, de la chaîne du patrimoine.
Voir à ce sujet la page 161 de la deuxième édition revue et augmentée de l'ouvrage très superbement préfacé et néanmoins sobrement titré "Le manoir de la Chaslerie - Aspects historiques et perspectives d'avenir.
Cet ouvrage est en vente audit manoir favori au prix de 20 € l'exemplaire (plus 10 € de frais de port si l'on ne vient pas le quérir sur place, comme c'est encore possible en ce jour).
Sur un plan général, il semblerait que les remontées dont disposent les meilleurs experts en Normandie fassent état d’une baisse de 35 % en 2026 des enveloppes budgétaire de l'Etat, aggravée par une nouvelle réduction de 10 % qui vient à peine d'intervenir, soit un niveau de contraction budgétaire sans précédent pour les opérations patrimoniales régionales. Cette alerte locale s’inscrit dans un contexte national de baisse des crédits patrimoniaux. Dans la note de présentation du PLF 2026 au Sénat, les crédits de l’action 01 « Monuments historiques et patrimoine monumental » sont en effet indiqués en baisse de 34 % en autorisations d’engagement et de 21 % en crédits de paiement par rapport à 2025.
On voudra bien m'excuser de ne pas fournir ici la liste documentée des arguments expliquant l'absurdité d'une telle politique.
Sur un plan particulier, on se souvient que lors de la réunion régionale de la "Demeure Historique" le 27 mars dernier (soit il y a moins de trois semaines), M. le conservateur régional des monuments historiques avait invité les participants à lui soumettre des demandes de subventions pour l'entretien de leur monument. Le motif de cette recommandation, fort applaudie par l'auditoire, était qu'il lui restait des crédits inemployés sur lesquels il avait appelé notre attention en termes sympathiques. N'ayant bien sûr pas trouvé de formulaire à remplir dans la confusion du site internet administratif correspondant, je m'étais immédiatement adressé aux services de la D.R.A.C. pour en recevoir un exemplaire. La réponse m'est arrivée ce matin. Elle ne comporte toujours pas le moindre formulaire en question mais rappelle une série de truismes bien connus de tous ceux dont la carrière de restaurateur de monument historique s'étend sur trente-cinq années. Surtout, elle se conclut par ces deux phrases d'airain frappées sur la meilleure enclume : "l’ensemble des projets d’entretien pouvant être subventionnés a été arrêté. Votre demande ne pourra donc pas être prise en compte pour l’année 2026."
"Et voilà pourquoi votre fille est muette !"
Pas notre site favori, apparemment, n'en déplaise à ceux, heureusement rares, qui tenteraient encore d'en brider la libre parole.
P.S. (du 17 avril 2026 à 3 heures 20) : La mise en ligne de telles informations par votre serviteur a provoqué le commentaire suivant le l'un de nos interlocuteurs préférés :
"Merci d'avoir relayé...
Il faut savoir qu'aucune baisse du budget de l'audiovisuel (par exemple) n'est notée, à ma connaissance, et imaginons qu'une baisse de 45% du budget de l'éducation dite nationale soit prévue, quelles seraient les réactions des intéressés ?
Le silence des agneaux (ou des veaux) est effrayant devant l'abattoir."
Nous vivons une drôle d'époque. Gardons toutefois le moral en nous rappelant la réponse de Winston CHURCHILL, en pleine Seconde Guerre Mondiale, à des interlocuteurs abrutis qui lui recommandaient de couper dans les crédits de son ministère de la culture (ou de son équivalent puisque le nôtre est sans égal) :
"Si ce n'est pour la culture, pourquoi nous battons-nous alors ?"
Je me bornerai à souligner que cette magnifique citation figure en exergue d'une interview d'un acteur très dévoué, et que l'on croit non moins méritant, de la chaîne du patrimoine.
Voir à ce sujet la page 161 de la deuxième édition revue et augmentée de l'ouvrage très superbement préfacé et néanmoins sobrement titré "Le manoir de la Chaslerie - Aspects historiques et perspectives d'avenir.
Cet ouvrage est en vente audit manoir favori au prix de 20 € l'exemplaire (plus 10 € de frais de port si l'on ne vient pas le quérir sur place, comme c'est encore possible en ce jour).
