Plomberie-chauffage

J'observe la poursuite d'un phénomène qui me déplaît : l'avancement du mur de refend ne témoigne pas, à mes yeux, de plus de trois demi-journées de travail de Pascal au cours de la dernière semaine.

5 février 2011, course de lenteur dans la ferme.

Par ailleurs, si E.J.S. a bien rétabli l'électricité dans la cage d'escalier du logis, ils ont omis de remédier à un problème au rez-de-chaussée du colombier.

Le plombier M. DELTA n'a pas encore installé le circuit de chauffage prévu dans le bâtiment Nord.

Et si Roland FORNARI prétend toujours qu'"il n'y a pas de lézard", je ne vois rien venir de son côté.

Bref, quand le chat n'est pas là, les souris dansent. Je vais devoir y mettre bon ordre rapidement.

Seule note positive de la semaine, Thierry BURIN des ROZIERS est venu visiter la Chaslerie en vue de préparer son rapport sur les combustibles à privilégier pour le chauffage des différents corps de bâtiment. Il me fera des recommandations sur 4 lots indépendants, les bâtiments sur cour, la cave, la ferme et le fournil de la ferme.

5 février 2011, Thierry BURIN des ROZIERS à la Chaslerie (ici entre la ferme et son fournil).

Arrivé sans prévenir à la Chaslerie, je constate que le chantier n'avance pas bien.

Pascal a pris la mauvaise initiative de déposer derrière le fournil de la ferme les premières bennes de pierres récupérées chez le frère d'Hubert GAHERY, à Saint-Gilles-des-Marais et Saint-Mars-d'Egrenne.

7 février 2011, le lot de pierres achetées à Saint-Gilles-des-Marais nous attend sous ce tas.

Il s'agit de pierres trop grosses pour être maçonnées à la ferme. Donc, à l'évidence, elles n'ont rien à faire à cet endroit. De plus, elles ne sont pas triées. Cela permettra à Pascal de me facturer de nouvelles heures de travail pour convoyer ces pierres soit à l'ancienne carrière de la Chaslerie, soit le long de la départementale, et pour les y trier enfin. Bernard devait l'aider ce matin pour conduire le tracteur et la benne à remplir mais il est absent.

Dans le bâtiment Nord, le plombier, M. DELTA, s'est borné à ce stade à sceller le dispositif d'accrochage du futur w.-c. du rez-de-chaussée. Il me semble que, compte tenu de la taille exigüe de la pièce, il a, malgré ma demande, implanté ce socle trop loin du mur, de sorte que l'espace devant le lavabo sera très réduit.

9 février 2011, dans le futur cabinet de toilettes du rez-de-chaussée du bâtiment Nord.

Roland BOUSSIN m'a téléphoné dimanche pour me communiquer son estimation du coût de restauration de la charpente du fournil de la ferme. Heureusement, j'étais assis. Après m'être concerté avec Carole, j'ai rappelé Roland BOUSSIN ce matin pour lui déclarer que je ne pouvais bien entendu donner suite à des propositions qui me paraissaient délirantes. Cela n'a pas eu l'air de l'émouvoir ; en tout cas, il m'a indiqué que ses prix unitaires étaient les mêmes que ceux appliqués l'an dernier pour la charretterie ainsi que, par ailleurs, pour l'écurie (qui n'en est qu'au début de sa restauration). J'attends de recevoir enfin le devis du fournil de Roland BOUSSIN pour l'étudier point par point. Le fait que ni Mr T., ni W.F. ne manifestent de hâte pour prendre mon relais rend moins urgente la mise à leur disposition d'un local confortable destiné à les abriter les week-ends où ils seraient venus contrôler l'avancement de leurs propres travaux. Quant au fournil, il a déjà passé un hiver sans couverture ; mais il faudra que j'avise, au moins pour assurer la protection du cul du four.

Thierry BURIN des ROZIERS m'a transmis, dès lundi, le résultat de son étude. Il distingue, comme demandé, selon les bâtiments ainsi qu'entre dépenses d'investissement et coûts de fonctionnement. Les montants sont croquignolets. J'ai communiqué ce travail à Carole, Mr T. et W.F. afin qu'ils me fassent part de leurs remarques. Je reprendrai ensuite l'attache de Thierry BURIN des ROZIERS pour me faire expliquer ce que je ne comprendrais pas. Pour le manoir, il envisage un mode de chauffage qui nécessite en tout état de cause une étude complémentaire, afin de déterminer si le débit d'eau dans le puits est suffisant.

L'entreprise S.O.S. Sécurité, filiale de Groupama, est venue ce matin changer le système d'alarme du manoir. Le précédent, pourtant récent, avait déjà des défaillances. J'espère que celui-ci sera de meilleure qualité. J'en ai profité pour le renforcer.

Dans l'après-midi, un maçon recommandé par Lucyna GAUTIER doit venir constater les conséquences du dégât des eaux de cet hiver dans la cage d'escalier du logis. Son devis sera, entre autres, transmis à Groupama aux fins d'indemnisation.

Difficile de rêver, comme pourtant j'en ai besoin, face à de tels projets et devant de telles difficultés pratiques de suivi du chantier.

Heureusement, ce matin, je trouve dans la boîte aux lettres les dessins tant attendus de Roland FORNARI, pour la grille du mur entre la chapelle et le manoir, ainsi que pour les deux lanternes destinées à flanquer l'entrée principale du logis, dans la cour. Les voici ; d'abord la grille :

9 février 2011, le projet de grille de Roland FORNARI.

9 février 2011, le couronnement du projet de grille de Roland FORNARI.

... puis les lanternes :

9 février 2011, le projet de Roland FORNARI pour la paire de grandes lanternes.

J'aime beaucoup la taille prévue (1,20 m, c'est un sacré morceau !) ainsi que cette idée de corde pour soutenir la lanterne mais j'opterais plutôt pour un éclairage électrique (concession vulgaire à la mollesse de notre époque, je le reconnais bien volontiers !).

9 février 2011, détail des lanternes de Roland FORNARI.

Tout ceci me paraît témoigner d'une "manorialitude" de bon aloi. Reste à se procurer le devis avant de décider...

P.S. 1 : Dès ce matin, j'ai téléphoné à Roland FORNARI et lui ai donné mon accord pour la réalisation immédiate de la grille et des deux lanternes. Je lui ai juste demandé de prévoir une protection de la corde (ou plutôt du fil électrique) contre la chute d'eau puisque les bâtiments de la Chaslerie (tous, sauf la ferme) sont dépourvus de gouttières. Roland FORNARI m'a précisé à quel type de verres il pensait ; il choisira des verres à l'ancienne bien entendu. Nous avons également évoqué d'autres aspects pratiques : l'aération pour que la chaleur de l'ampoule n'amollisse pas le plomb et l'accès à l'ampoule pour pouvoir en changer.

P.S. 2 : Puisque Bernard ne peut venir aider Pascal à déménager les pierres du frère d'Hubert GAHERY, j'ai demandé à Pascal de se remettre à remonter le mur de refend de la ferme. Le plombier a, pour sa part, installé la tuyauterie requise pour les pièces d'eau prévues, sur son permis, par Lucyna GAUTIER.

9 février 2011, les réservations sont faites au niveau du 1er étage du mur de refend de la ferme.

Comme W.F. n'a toujours pas émis d'observation à propos de la restauration de la ferme, je poursuis la mise en œuvre du projet de Lucyna. Ajouterai-je que j'apprécierais toutefois que ce ne soit pas un autre "one man show" de ma part, la profondeur de mes poches n'étant hélas pas infinie ?

Pascal a terminé la semaine en continuant à maçonner à l'intérieur de la ferme :

11 février 2011, poursuite de la restauration du mur de refend de la ferme.

Ce matin, j'attends la visite de M. DELTA, le plombier, de M. PRUNIER, le carreleur, et de Pascal. Nous devons nous mettre d'accord sur les travaux au sol des deux pièces du bâtiment Nord critiques à ce stade du chantier, soit l'entrée et la chambre du rez-de-chaussée (avec son cabinet de toilettes et son dressing). J'en profiterai pour voir avec M. DELTA s'il peut déplacer la fixation de la future cuvette de w.-c.

P.S. 1 : La réunion de ce matin s'est très bien passée. M. DELTA a accepté, sans difficulté, de déplacer le socle de la cuvette. Ces Messieurs ont parlé des épaisseurs des matériaux qu'ils vont superposer sur le sol. Mon intention est enfin d'avancer prioritairement dans la restauration intérieure du bâtiment Nord ; cette fois, Carole m'en a en effet convaincu. Cela se fera par étapes. Je ne sais encore combien de temps cela prendra.

P.S. 2 : J'ai croisé Bernard dans l'après-midi. Il souffre du dos, ce qui explique son absence ces derniers jours. Je lui souhaite un prompt rétablissement.

Pascal envisageait, après avoir terminé d'œuvrer au mur de refend de la ferme, d'attaquer la restauration du mur Ouest de la douve Nord. Je lui ai demandé d'attendre encore quelque temps. En effet, je souhaite recueillir l'avis de Lucyna GAUTIER sur cette tranche de travaux pour laquelle il est d'ailleurs attendu une subvention de l'Etat dont la préparation du dossier n'a pas encore commencé.

Comme le plombier n'est pas revenu à la Chaslerie, les travaux dans le bâtiment Nord sont, une fois de plus, gelés. J'attends de M. DELTA qu'il déplace le support du w.-c., me transmette une documentation sur le matériel sanitaire à choisir et, surtout, fasse le nécessaire pour implanter un circuit de chauffage par le sol. Il m'a expliqué qu'une fois ce circuit posé par lui et la nouvelle chape coulée par Pascal, il faudrait encore qu'il chauffe cette dernière avant que le carreleur ne puisse intervenir.

J'ai donc demandé à Pascal de poursuivre son travail sur la ferme, toujours sur la base des plans de Lucyna GAUTIER. Pascal devra déplacer du matériel de Roland BOUSSIN, encore entreposé dans l'extension Sud de ce bâtiment, afin de pouvoir intervenir sur la fenêtre Ouest de cette extension. Ensuite, il devrait travailler sur les ouvertures de la partie de la ferme qui correspond au futur petit salon (l'ancienne salle à vivre). Il a cependant besoin de continuer à mettre à l'abri du matériel de chantier ; il devra donc fermer provisoirement en parpaings l'ouverture du rez-de-chaussée du mur de refend.

Observons Pascal travailler sur la fenêtre Ouest de l'extension Sud de la ferme.

Voici dans quel état se trouvait cette ouverture ce matin, à la reprise du chantier, vue de l'extérieur du bâtiment :

25 février 2011, le chantier en début de journée, vu de l'extérieur.

puis vue de l'intérieur :

25 février 2011, le chantier en début de journée, vu de l'intérieur.

Puisqu'il est prévu, sur le plan de Lucyna GAUTIER (consultable sous cet onglet, vers la fin de sa page 5, en date du 17 octobre 2010), d'installer un évier devant cette fenêtre, Pascal a pensé à ménager un renfoncement pour que le plombier y installe ses tuyaux. On peut aussi remarquer que, cette fois-ci, il n'a pas oublié les gaines électriques.

Avant de replacer les pierres, Pascal est parfois obligé d'en tailler certaines à la disqueuse, comme celle-ci, provenant du lot cédé l'an dernier par la mère de Maxime et qui apparaît sous la lame aussi rose qu'un jambon, confirmant ainsi qu'elle contient du fer :

25 février 2011, une pierre taillée et posée en tout début d'après-midi.

Pascal me fait observer que les pierres achetées le mois dernier à M. BIDARD sont trop dures pour être travaillées de la sorte. Il pense que cela est dû à leur longue exposition au soleil.

Les photos suivantes, prises en fin de journée, donnent une idée de l'avancement du chantier aujourd'hui.

Sur la première, on aperçoit Claude MARTIN, venu saluer Pascal après un journée de chasse à la Chaslerie avec Blacky, son fidèle Youki.

25 février 2011, apparition de Claude MARTIN en fin de journée.

Claude m'a vanté les derniers exploits de son épagneul, capable d'attraper seul des bécasses ; il m'a aussi conseillé de demander à Thierry BOURRE d'attester des dégâts commis par les chevreuils sur mes plantations (il paraît qu'on peut être indemnisés) ; enfin, il m'a indiqué qu'avec son beau-frère et Bernard, ils viendront très prochainement - la saison de la chasse va bientôt s'achever - débusquer un gros sanglier qui laboure mes terres.

La deuxième photo de ce soir montre Pascal en train de brosser les pierres reposées aujourd'hui :

25 février 2011, Pascal brosse en fin d'après-midi les pierres maçonnées dans la journée.

Pascal m'a fait observer la trace d'une ancienne ouverture qui avait précédé la fenêtre bordée de briques blanches que nous avons connue jusqu'à ces travaux-ci. Voici, à droite, un petit morceau de la feuillure de cette ouverture, sans doute d'origine :

25 février 2011, la trace d'une ancienne ouverture de l'extension Sud de la ferme.

Pascal pense que, d'ici le milieu de la semaine prochaine, il devrait avoir achevé la restauration de cette fenêtre-ci.

Il prévoit de s'attaquer dans la foulée à l'ancienne porte Ouest de l'ancienne salle à vivre de la ferme. Selon les plans de Lucyna, il doit à cet endroit rétablir une fenêtre, en éliminant une nouvelle fois les très laides briques blanches qui dénaturent cette ouverture.

Il récupérera à cette occasion la pierre de seuil en grès qui aura ensuite sa place sur la porte à restaurer sur la façade Est de la ferme.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 23 Mars 2011
Journal du chantier - Plomberie-chauffage - Bâtiment Nord
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J'ai signé hier soir le devis de l'entrepreneur qui doit intervenir prochainement au rez-de-chaussée du bâtiment Nord pour couler le produit sur lequel le plombier pourra ensuite installer le circuit de chauffage par le sol.

Cette tranche de travaux portera sur l'entrée de ce bâtiment, ainsi sur les pièces qui se trouvent à gauche de cette entrée, soit une chambre avec un petit dégagement et un petit cabinet de toilettes.

Ce devis n'a pas été agréable à négocier, mon interlocuteur s'étant montré fuyant puis particulièrement rétif à toute discussion : il est en position de monopole dans la région.

Deux nouveautés cette semaine :

Lundi, un entrepreneur spécialisé (Isoltech Normandie, basé à Sainte-Honorine-la-Chardonne) est venu, à l'instigation du plombier, M. DELTA, disposer une couche de produit isolant - de la mousse de polyuréthane - sur une partie du rez-de-chaussée du bâtiment Nord. Voici, à titre d'exemple, une photo, avant ce traitement, du coin de l'entrée qui sera sous l'escalier ; c'est là que seront dissimulées un certain nombre de manettes destinées, entre autres, à régler le chauffage par le sol :

3 avril 2011, le sol de l'entrée du bâtiment Nord, avant pose de l'isolant.

Et voici le même endroit, après traitement :

7 avril 2011, le même endroit après la pose de l'isolant.

Comme on le voit en comparant ces deux photos, l'isolant en question est de bonne épaisseur.

La prochaine étape consistera, pour le plombier, à disposer sur cet isolant le réseau de tuyaux du futur chauffage par le sol ; j'espère qu'il ne tardera pas. Puis Pascal enduira les murs de chaux. Le plombier reviendra ensuite pour le cabinet de toilettes. Le carreleur devrait prendre le relais. Bien sûr, l'électricien interviendra en tant que de besoin. A ce stade, un plâtrier aura à s'occuper des plafonds, tandis que Sébastien LEBOISNE devrait poser les boiseries restaurées de la future chambre du rez-de-chaussée (aux dernières nouvelles, il a retrouvé, dans les décombres de son atelier détruit par le feu, le panneau que je lui avais confié, dont seul l'arrière a été léché par les flammes). Enfin, le menuisier-escaliéteur pourra poser l'escalier et le forgeron sa rambarde, ce qui nous permettra de déplacer le chantier vers le 1er étage du bâtiment Nord. Comme on le voit, tout cela est complexe et nécessitera une bonne coordination entre les différents corps de métier. Gageons que, pour les quelques 34 m2 au sol de cette tranche-ci, les travaux dureront encore quelques mois. Car, comme je le rappelle souvent à Carole, de plus en plus pressée d'emménager, "Paris ne s'est pas bâti en un jour".

De son côté, Pascal s'est, durant les quatre premiers jours de cette semaine, employé à maçonner deux petites ouvertures extérieures sur le pignon Sud de la ferme, comme je le lui avais demandé. Je souhaitais en effet l'occuper utilement avant la livraison des pierres de la cheminée, prévue pour après-demain samedi.

Voici comment se présente désormais le pignon Sud de la ferme, après le percement de ces deux ouvertures :

7 avril 2011, le pignon Sud de la ferme.

Selon moi, ces ouvertures ne dénaturent pas le bâtiment qui conserve, à l'évidence, son statut de ferme. Vues de l'intérieur, ces ouvertures me semblent animer opportunément la future cuisine-salle à manger. Voici celle qui se trouvera dans l'axe de la table :

7 avril 2011, l'ouverture qui sera dans l'axe de la future table.

Comme les murs de cette pièce devraient être enduits de chaux - et aussi parce qu'il y a eu de la mérule dans cette partie du bâtiment - nous avons choisi de réaliser les linteaux en béton, et non en bois.

De l'autre côté de la porte, l'ouverture est symétrique :

7 avril 2011, Pascal en train de terminer la maçonnerie de la seconde petite ouverture au rez-de-chaussée du pignon Sud de la ferme.

Le résultat me convient tout à fait ; je demande donc à Pascal de percer une troisième ouverture, celle-ci sur le mur Est de la même pièce, près de l'emplacement d'une ancienne niche (ou ouverture ?) dont on aperçoit ici l'encadrement de bois vermoulu :

7 avril 2011, l'emplacement de la future troisième petite ouverture de la future cuisine de la ferme.

Il me semble que ces initiatives égaieront agréablement cette future cuisine. J'espère que le résultat plaira à Walter.

Bonjour,

Au risque de passer pour un rabat-joie, je trouve plus élégante la façon dont vous aviez traité les éguets de la boulangerie.

En ce qui concerne votre isolant, j'ose espérer que vous saviez que c'est loin d'être écolo, dans le même esprit que les agriculteurs chimistes.

Cela étant dit, chacun agit avec sa conscience, au jour d'aujourd'hui, on ne peut pas dire que l'on ne savait pas.

Si l'on désire de l'information, elle existe, je redis chacun est libre d'agir à sa guise.

Bonne journée !

Avant-hier matin, lorsque Mr T. et moi avons visité l'"aile de la belle-mère", je lui ai fait part de mes rares idées pour la restauration de ce volume.

Dans la chambre du 2ème étage du colombier, je lui ai indiqué que je ferais sauter le plafond, donc disparaître la chambre du 3ème étage avec la travée d'escalier incommode qui la dessert, de manière à disposer d'une pièce à double hauteur de plafond et vue sur la charpente. A cet endroit, cette dernière est en effet très belle. Cela permettrait de supprimer les deux lucarnes donnant sur la cour et de transformer celle donnant au Sud pour lui redonner un aspect d'entrée du colombier pour les pigeons (étant entendu que les trous de boulin sont nombreux sur deux des quatre murs de la chambre du 2ème étage). Je ferais de même disparaître le cabinet de toilettes exigu donnant sur la cour, ainsi que le petit vestibule contenant la travée d'escalier montant au 3ème, afin de disposer, au second, d'une grande pièce éclairée par 4 fenêtres.

Mr T. a tordu le nez devant ces suggestions et déclaré qu'il préfèrerait conserver les trois lucarnes et transformer ladite chambre du 3ème étage en bureau-bibliothèque pour lui.

Toutefois, dimanche soir, avant de rentrer à Paris, il m'a signalé que son amie trouvait très bonne mon idée. A mes yeux, il ne fait guère de doute que cette demoiselle a bon goût et une influence bienvenue sur mon aîné...

Mais hier soir, lorsque, téléphonant à Mr T., je l'ai informé que j'avais pris rendez-vous chez un notaire pour examiner comment organiser sa prise de relais sur cette "aile de la belle-mère", il m'a recommandé de ne pas trop me presser. Il souhaite réfléchir d'abord à la forme que pourrait avoir le nouvel escalier qui remplacerait l'actuel, raté comme l'on sait.

J'ai proposé à Mr T. de demander à Lucyna GAUTIER de réfléchir à ce problème. Il semblerait d'accord pour financer cette étude, ce qui me paraîtrait une bonne façon d'avancer.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 18 Avril 2011
Journal du chantier - Plomberie-chauffage - Bâtiment Nord
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Dans l'entrée, la chambre, la penderie et le cabinet de toilettes du rez-de-chaussée du bâtiment Nord, les compagnons du plombier ont passé l'après-midi à agrafer sur l'isolant le circuit de chauffage par le sol :

18 avril 2011, pose du circuit de chauffage par le sol sur 35 m2 du bâtiment Nord.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 19 Avril 2011
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Plomberie-chauffage - Bâtiment Nord
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Les deux compagnons du plombier sont revenus ce matin pour finir de brancher leur installation à un ensemble de robinets et tester l'étanchéité du circuit sous pression :

19 avril 2011, les robinets du circuit de chauffage par le sol dans le bâtiment Nord.

Il est prévu qu'un maximum de regards et branchements soit désormais accessible sous l'escalier :

19 avril 2011, l'intendance aux abris !

Dans le bâtiment Nord, la prochaine étape des travaux consistera à couler une dalle de ciment sur le sol. L'épaisseur de cette dalle dépendra de celle du revêtement final. Dans la chambre et le dressing, je pense à des tomettes anciennes. Dans le cabinet de toilettes et l'entrée, j'envisage plutôt des céramiques, afin de faciliter l'entretien.

Les plombiers m'ont cependant averti que les tapis sont proscrits dans les pièces chauffées par le sol. Ce sont en effet d'excellents isolants.

Hier, Pascal a coulé la dalle de ciment au-dessus de la tuyauterie du chauffage par le sol :

26 avril 2011, l'entrée du bâtiment Nord.

M. DELTA, le plombier, doit revenir bientôt mettre le circuit en chauffe de façon à contrôler la bonne dilatation de l'installation.

L'étape suivante sera d'habiller les murs. Je crains que les nombreuses micro-fissures déjà apparues dans les briques de béton cellulaire Siporex utilisées par Pascal ne permettent d'enduire sans risque ces murs de chaux. Pascal m'assure qu'avec un grillage de plastique, ces problèmes disparaîtront.

Je m'interroge donc sur l'opportunité d'habiller les murs de l'entrée de boiseries Louis XIII, au moins jusqu'au niveau du plancher du 1er étage. Pascal me recommande d'utiliser "de la frisette, par mesure d'économie" : il semble donc qu'on ait parfois un peu de mal à nous comprendre...

En tout état de cause, il faudrait que j'aille voir M. DUVEAU, le menuisier, pour discuter de cette question. Cela me donnera l'occasion de visiter son atelier.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 2 Mai 2011
Journal du chantier - Plomberie-chauffage - Logis - Météo - Désultoirement vôtre !
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Sous une pluie bienvenue, j'attends le cabinet d'expertise LECLERCQ-VENARA de Domfront, mandaté par mon assureur Groupama. Il doit venir constater les dégâts des eaux de cet hiver, dans la cage d'escalier et le salon du logis.

J'ai déjà donné ici beaucoup d'informations sur ce problème. Voir en particulier :
- dans le "Journal du chantier", des messages des 5/12/10, 6/12/10, 10/12/10, 11/12/10, 8/1/11, 18/2/11, 4/3/11, 12/3/11,
- dans les "Sujets divers", des messages des 23/1/11, 24/1/11, 26/1/11 et 28/1/11.

P.S. : L'expert est venu. Il a constaté l'humidité persistante du mur Est du logis mais il estime que les dégâts de maçonnerie ne sont pas encore suffisamment avérés, les murs ne lui paraissant pas avoir gonflé ; il place cependant le dossier en attente. Pour le reste des dégâts (portrait d'ancêtre, meuble et livres endommagés), il se déclare, si j'ai bien compris, tout à fait ouvert à mes devis et listes.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 16 Mai 2011
Journal du chantier - Plomberie-chauffage - Electricité - Peinture - Bâtiment Nord
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La peinture du dressing, au 1er étage du bâtiment Nord, est bientôt terminée :

16 mai 2011, vue vers le cabinet de toilettes.

Le radiateur est encore à brancher et quelques installations électriques sont à parfaire.

16 mai 2011, vue vers les chambres du 1er étage du bâtiment Nord.

Sur cette dernière photo, on entrevoit l'état du chantier dans la chambre voisine : il reste encore beaucoup de travaux à y entreprendre !

En fait, le cabinet de toilettes et le dressing du 1er étage du bâtiment Nord seront bientôt, avec mon bureau, les premières pièces d'habitation dont la restauration aura été menée à bien. Au terme de vingt ans de chantier, ce n'est pas si mal, qu'en pensez-vous ?

Pour toutes les autres pièces de la Chaslerie, les travaux sont encore à venir. Mais nous sommes jeunes !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 17 Mai 2011
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Plomberie-chauffage - Ferme et son fournil
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La façade Est de la ferme ce matin, avant la reprise du chantier :

17 mai 2011, la façade Est de la ferme.

A ma demande, Pascal doit incorporer à sa maçonnerie des canalisations pour les eaux de pluie, puisque les gouttières seront interrompues par des lucarnes plus importantes que les deux actuelles. Ceci dit, sur la photo suivante, les tuyaux visibles correspondent à un futur lavabo :

17 mai 2011, la façade Est de la ferme en fin de journée.

17 mai 2011, vue de l'intérieur de la ferme.

Hello Dad,

Comme d'hab, je regarde le site entre midi et 2 h.
Plusieurs questions me viennent :
Quel est l'objet du tuyau de PVC sur le mur de la ferme ?
Pourquoi insérer dans la maçonnerie ce tuyau d'évacuation ?
Si le tuyau fatigue (e.g. gèle, s'obstrue, se perce), comment le remplacer ?

Pour mémoire, la qualité des travaux et de la réflexion ne pourra s'évaluer que dans une centaine d'année mais à J+1 je me pose déjà des questions.

Le Centre Pompidou ne me semble pas une référence pour la Chaslerie, mais de là à tout insérer dans les murs...

En attendant tes lumières.

@ W.F. :

Tu poses là des questions délicates.

J'ai prévu d'incorporer à la maçonnerie un maximum de tuyaux car je trouve très moche la vision de tuyaux à l'intérieur des pièces d'habitation. On peut certes toujours les coffrer dans des menuiseries mais je n'aime guère les verrues correspondantes.

Ces tuyaux sont en PVC et non en fonte car tel est le matériau actuel, qu'on trouve chez les fournisseurs habituels du chantier.

Ils ont deux rôles : soit descendre les eaux pluviales, soit descendre les eaux ménagères (salles de bains, cuisine, w.-c.) et on n'a pas le droit de mélanger les deux, il faut des circuits et des évacuations indépendants (je rappelle qu'on est à la campagne et qu'il n'y a pas de tout-à-l'égoût).

Afin de parer à tout problème, je demande à Pascal de prévoir, si nécessaire, des trappes de visite, au moins pour les eaux pluviales (pour les eaux ménagères, il y a déjà des siphons). J'essaye de m'assurer en temps utile qu'il applique mes instructions. Les tuyaux d'eaux pluviales peuvent être bouchés par des feuilles mortes, par exemple, mais on peut toujours grillager leur entrée afin d'en faciliter l'entretien (ce qui suppose qu'il soit effectué de temps à autre). Or, pour le moment, il n'y a pas d'arbre à proximité immédiate de la ferme. On essaye néanmoins de prendre suffisamment de précautions, et plutôt trop que pas assez.

Quoi qu'il en soit, il est de fait que toute installation d'électricité ou de plomberie (ce qu'on appelle "les fluides") est raisonnablement obsolète au bout d'une cinquantaine d'années. Donc je ne peux garantir un usage impeccable pour, disons, 150 ans. En outre, on ne sait pas ce que nous réservent les prétendus progrès à venir de la "domotique". Mais à chaque génération d'y pourvoir. Je fais les choses au mieux mais ça ne veut pas dire que je peux régler tous les problèmes possibles, et même davantage, pour l'éternité.

Donc, il faudra bien qu'un jour tu interviennes positivement dans la gestion du chantier. D'ici là, je ne crois pas qu'il soit aisé pour toi d'adopter une autre attitude que de me faire confiance.

P.S. 1 : Sur la photo suivante, prise en fin de ce vendredi, tu peux voir une entrée de descente pluviale en PVC. Ma main donne l'échelle du tuyau. Tu aperçois Pascal à l'arrière-plan, dans le bâtiment, ce qui te montre que, comme je m'y attendais hier, le mur n'est pas fini ce soir. Surtout, cette photo te prouve que Pascal a prévu de gainer le tuyau d'un isolant phonique, afin que ta tranquillité ne soit pas troublée par d'intempestifs glouglous les jours de pluie...

20 mai 2011, une entrée provisoire de descente pluviale.

Tu vois donc bien qu'on n'oublie pas de te traiter comme un coq en pâte !

P.S. 2 : Comme tu le sais, la ferme est le seul bâtiment de la Chaslerie à être doté de gouttières. La multiplication de lucarnes traversant les sablières (comme prévu au permis de construire) oblige à prévoir de nombreuses descentes d'eaux pluviales. J'ai cherché à ce qu'il y en ait un nombre minimum en façade. Ne trouves-tu pas que c'était là une bonne idée ?

Enfin, la maçonnerie du mur Est du futur petit salon de la ferme est terminée !

24 mai 2011, la façade Est de la ferme.

Il aura donc fallu trois bonnes semaines pour mener à bien cette tâche (étant entendu que les pierres sont encore à rejointoyer, ce qui ne sera pas fait tout de suite) :

24 mai 2011, le futur petit salon de la ferme, mur Est vu de l'extérieur.

A l'intérieur du bâtiment, Pascal souhaite encore consolider le plan de travail du potager car il y a là une fissure qui lui déplaît :

24 mai 2011, le mur Est du futur petit salon de la ferme, vu de l'intérieur.

Dans les prochains jours, Pascal va travailler dans le bâtiment Nord de la cour, afin d'achever la maçonnerie des murs avant l'intervention du carreleur. Cette semaine, nous attendons aussi, pour le bâtiment Nord, le retour du plombier, M. DELTA, afin de mettre en chauffe le circuit de chauffage par le sol pour en contrôler la dilatation.

L'étape suivante consistera à avancer dans la restauration de l'appentis et de l'abri de jardin de la cave. M. DUVEAU doit fixer les huisseries de cet abri avant que Pascal ne pose le torchis.

Après quoi, tandis que Roland BOUSSIN reprendra ses travaux de charpente sur le fournil de la ferme, Pascal aura quelques rampannages à y peaufiner avant de revenir travailler sur le corps de ferme.

Là, je pense que, si nous arrivons à coordonner Roland et Pascal, on devrait bientôt découvrir l'extension Sud du bâtiment afin de lui redonner son aspect initial de longère. Auparavant, il aura sans doute fallu relever le linteau de la porte de passage entre le futur petit salon et la future petite cuisine (on voit sur la dernière photo ci-dessus que ce relèvement affectera un ou deux rangs de pierre), voire insérer des descentes d'eaux pluviales dans les murs de la future cuisine (car nous les avions oubliées).

A moment donné, nous aurons besoin d'installer le futur plafond de la future cuisine, afin de pouvoir poursuivre confortablement la restauration du conduit de cheminée du futur petit salon.