Plomberie-chauffage

L'équipe de Brébant-Forage est réapparue sur notre chantier favori ce jeudi matin. Elle était composée de David BREBANT, accompagné du chef d'équipe déjà intervenu ici et d'un compagnon. L'apprenti avait en effet été affecté à un autre forage.

David BREBANT m'a expliqué que les questions à régler sur le premier puits étaient de savoir si le collage allait se faire comme il faut (je n'ai pas compris de quel collage il s'agissait) et si l'on montait beaucoup en pression. S'il y avait trop de pression, cela rendrait impossible le rejet dans un tel puits, sachant que la pompe à chaleur accepte, pour sa part, une pression de 3 à 3,5 bars au maximum. Il avait téléphoné ces derniers jours à ses collègues chez les trois plus grands foreurs de l'Hexagone et avait ainsi appris qu'en Bretagne, au bord de la mer, l'un d'entre eux avait trouvé un puits artésien d'un débit de 100 m3/h à la pression de 3,9 bars ; les deux autres avaient été obligés de reboucher des forages ayant mis à jour des puits artésiens, ce que David BREBANT n'avait jamais fait pour sa part. Il a ajouté qu'en Basse-Normandie, les forages faisaient découvrir en moyenne de l'eau au débit de 6 m3/h et à la profondeur de 40 mètres.

Voici deux photos du matériel fraîchement débarqué de la camionnette de cette équipe, un manomètre à fixer en haut du puits artésien mis à jour lors de la précédente intervention...

12 décembre 2018 à 9 h 10.

... et un ciment spécial pour les puits de forage :

12 décembre 2018 à 9 h 21.

Mais place au spectacle :

12 décembre 2018 à 9 h 22.

12 décembre 2018 à 9 h 22.

12 décembre 2018 à 9 h 24.

Voici donc la bête à dompter dans un premier temps :

12 décembre 2018 à 9 h 25.

Vu de dessus, on dirait l’œil d'un immense poisson qui nous fixe et nous nargue :

12 décembre 2018 à 9 h 25.

Impressionnant, n'est-ce pas ?
Installation du manomètre en tête du puits du premier forage :

12 décembre 2018 à 10 h 13.

12 décembre 2018 à 10 h 14.

On tourne un robinet de manière à bloquer la sortie de l'eau vers le tuyau noir de dérivation et on observe le résultat : seulement 100 grammes de pression !

12 décembre 2018 à 10 h 19.

Je lis une certaine déception sur les visages, il faudra une pompe immergée pour amener l'eau à la chaufferie mais on me dit qu'on ne devrait pas avoir de problème pour le rejet :

12 décembre 2018 à 10 h 22.

L'eau a en outre l'inconvénient d'être ferrugineuse puisque la tôle ondulée utilisée quelques jours seulement a déjà rouillé :

12 décembre 2018 à 10 h 54.

Il est temps de se déplacer vers l'endroit du deuxième forage, à 20 mètres à l'Ouest du premier, légèrement en aplomb. Il est en effet prévu à ce moment-là que l'eau sera pompée du 2ème puits pour être rejetée dans le 1er :

12 décembre 2018 à 11 h 24.

Je note au passage la température de l'eau du 1er puits : 11° C, ce qui est moins que ce que nous avions pensé au toucher :

12 décembre 2018 à 11 h 22.

On me déclare que le 1er puits débite 32 m3/h d'eau et que le caractère ferrugineux de celle-ci, dont je m'inquiète, ne devrait pas poser de problème dans la mesure où elle circulera en circuit fermé, sans contact avec l'air ; il faudra cependant, par précaution, installer sur les puits des pompes en inox.

On m'explique enfin que le fort débit et la petite pression caractérisent le fait qu'on a atteint une rivière souterraine. Tout cela me semble bien mystérieux.
Le début du deuxième forage a commencé à 11 h 30 :

12 décembre 2018 à 11 h 29.

12 décembre 2018 à 11 h 30.

12 décembre 2018 à 11 h 31.

12 décembre 2018 à 11 h 33.

12 décembre 2018 à 11 h 34.

12 décembre 2018 à 11 h 34.

On a rencontré les eaux de surface sur la roche vers 12 mètres de profondeur :

12 décembre 2018 à 11 h 36.

Remontée du gros trépan :

12 décembre 2018 à 11 h 37.

Installation du petit, qui est neuf :

12 décembre 2018 à 11 h 52.

12 décembre 2018 à 11 h 54.

A midi, le petit trépan a touché la roche :

12 décembre 2018 à midi.

A une profondeur de 15 mètres :

12 décembre 2018 à 12 h 03.

A la reprise du travail, vers 13 h 30 :

12 décembre 2018 à 13 h 39.

A une quarantaine de mètres de profondeur :

12 décembre 2018 à 13 h 51.

12 décembre 2018 à 13 h 55.

12 décembre 2018 à 13 h 56.

12 décembre 2018 à 14 h 11.

A une soixantaine de mètres de profondeur, toujours pas d'eau, rien que de la roche noire réduite en poudre par le trépan :

12 décembre 2018 à 14 h 12.

Les deux foreurs se concertent et décident d'arrêter le forage à une profondeur de 68 mètres :

12 décembre 2018 à 14 h 13.

La sortie du petit trépan :

12 décembre 2018 à 14 h 31.

Les tubes bleus à retirer :

12 décembre 2018 à 14 h 34.

12 décembre 2018 à 14 h 34.

12 décembre 2018 à 14 h 38.

12 décembre 2018 à 14 h 39.

Comme un œil mort :

12 décembre 2018 à 14 h 44.

Les foreurs ont remis dans le trou un maximum des matériaux qui en avaient été retirés...

12 décembre 2018 à 14 h 53.

... mais, après ce travail, environ la moitié de ces matériaux est restée en surface puisque le sable est moins dense que la pierre :

12 décembre 2018 à 14 h 54.

En résumé, deux heures de travail pour rien.

Donc un troisième forage au moins sera nécessaire. Direction le premier alignement de tilleuls, vers le deuxième tilleul en partant de la charretterie.
Après le premier forage, nous étions tous enthousiastes. Après le deuxième, j'étais devenu très perplexe et me mettais à douter de la possibilité de forer un puits convenable pour le rejet.

Le troisième forage a commencé vers 15 heures, à un endroit que j'avais fait niveler par le terrassier COURTEILLE de Domfront peu de temps après mon achat de la Chaslerie. Je n'ai donc pas été surpris qu'il y ait là très peu de bonne terre et qu'on arrive tout de suite sur de l'argile :

12 décembre 2018 à 14 h 55.

12 décembre 2018 à 14 h 55.

12 décembre 2018 à 14 h 56.

12 décembre 2018 à 14 h 58.

Avant même que le premier trépan soit complètement enfoncé, on a en effet trouvé de l'argile. Et, tout au long du forage, j'ai senti une nette odeur d'H2S dont je doute qu'elle soit porteuse de bonnes nouvelles pour la pérennité de l'installation :

12 décembre 2018 à 14 h 59.

12 décembre 2018 à 15 heures.

12 décembre 2018 à 15 h 02.

12 décembre 2018 à 15 h 04.

12 décembre 2018 à 15 h 05.

Voici l'eau de surface :

12 décembre 2018 à 15 h 08.

12 décembre 2018 à 15 h 12.

Le passage au petit trépan :

12 décembre 2018 à 15 h 12.

12 décembre 2018 à 15 h 13.

12 décembre 2018 à 15 h 13.

Le tubage des 12 premiers mètres de forage :

12 décembre 2018 à 15 h 14.

12 décembre 2018 à 15 h 15.

12 décembre 2018 à 15 h 15.

12 décembre 2018 à 15 h 18.

12 décembre 2018 à 15 h 19.

12 décembre 2018 à 15 h 20.

12 décembre 2018 à 15 h 21.

12 décembre 2018 à 15 h 23.

12 décembre 2018 à 15 h 25.

12 décembre 2018 à 15 h 25.

12 décembre 2018 à 15 h 27.

12 décembre 2018 à 15 h 27.

12 décembre 2018 à 15 h 42.

A une profondeur de 55 mètres, on a trouvé de l'eau en débit médiocre :

12 décembre 2018 à 15 h 44.

12 décembre 2018 à 15 h 51.

12 décembre 2018 à 16 heures.

12 décembre 2018 à 16 h 05.

12 décembre 2018à 16 h 15.

A 61 mètres de profondeur, le débit était de 4,5 m3/h :

12 décembre 2018 à 16 h 21.

12 décembre 2018 à 16 h 21.

Les foreurs ont alors décidé de descendre à 70 mètres.
A 16 h 35, le chef d'équipe m'a dit que le débit avait progressé à 5,5 m3/h.
La remontée du trépan a commencé à 16 h 40. En attendant, les tubes destinés à être enfilés dans le puits étaient alignés sur le sol :

12 décembre 2018 à 16 h 48.

A 17 h, le chef d'équipe m'a déclaré que ce troisième forage s'est également traduit par un puits artésien. Sentant que je doutais du caractère suffisant du débit de ce puits, il a ajouté que "le débit va se développer, comme pour le premier forage où il est passé de 25 à 50 m3/h". D'où sortait-il ce chiffre ? Je l'ignore et devrai le demander à David BREBANT. En tout cas, toutes ces histoires de circulation de l'eau dans le sol m'apparaissent de plus en plus mystérieuses :

12 décembre 2018 à 17 h 14.

12 décembre 2018 à 17 h 17.

12 décembre 2018 à 17 h 21.

12 décembre 2018 à 17 h 30.

12 décembre 2018 à 17 h 32.

12 décembre 2018 à 17 h 32.

Le travail s'est poursuivi à l'éclairage électrique :

12 décembre 2018 à 17 h 41.

12 décembre 2018 à 17 h 45.

Voici le compagnon en train de faire couler de petites billes d'un produit blanc dans l'espace entre le tube bleu et la terre forée ; il ne travaillait que d'un côté du tube et j'ai alors exprimé mon doute sur le fait que les billes puissent ainsi se répandre en quantité suffisante tout autour de ce dernier :

12 décembre 2018 à 17 h 49.

12 décembre 2018 à 17 h 49.

En fin de journée, je me retrouvais ainsi avec un résultat très différent de celui encore espéré le matin-même. J'étais resté toute la journée debout dehors, le moral n'était pas terrible. D'où mon courriel d'interrogations à David BREBANT et la ribambelle d'échanges qui ont suivi à ce stade.
Les foreurs sont revenus avant-hier, pendant que je me trouvais à Paris.

Hier, j'ai vu qu'ils avaient disposé des tuyaux pour déverser l'eau excédentaire des puits artésiens :

14 décembre 2018.

14 décembre 2018.

Ces tuyaux sont posés en travers de l'allée historique sur laquelle ils empêchent par conséquent toute circulation. Il va donc falloir que, très rapidement, je fasse à tout le moins enfouir ces tuyaux, ce qui va défoncer l'empierrement de l'allée.

14 décembre 2018.

Pas mal d'eau continue ainsi à être canalisée vers les douves...

14 décembre 2018.

... et j'observe que les chantepleures ont repris du service...

14 décembre 2018.

... ce qui me paraît corroborer l'information, donnée par un courriel de David BREBANT, que la cimentation du premier puits fuit.

Il va falloir évaluer la situation. Je me propose donc, dans un premier temps, d'interroger de nouveau David BREBANT puis de demander son avis à Thierry BURIN des ROZIERS.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : jeudi 27 décembre 2018 09:18
À : antoineassocies@orange.fr
Objet : RE: Devis

Merci.

Où s'arrête ce devis ? Je comprends qu'en amont, vous prenez le relais du foreur. Mais où est la limite aval ? Est-ce que l'arrivée de la chaleur (par le sol ou les radiateurs, selon le cas) dans les pièces destinées à l'habitation est incluse ?

Je comprends que ce devis ne couvre que la 1ère tranche du chauffage (colombier, RC du logis, bâtiment Nord, chapelle). Pourriez-vous m'indiquer quelle rallonge prévoir pour le reste (étage du logis, reste de l'"aile de la belle-mère", tour Louis XIII, cave) ?

Et j'avais compris que les PAC seraient des T130. Pourquoi ce changement en faveur de T98-E ?

Par ailleurs, j'attends que M. BREBANT déclare son travail fini et, dans l'immédiat, ses réponses à mes dernières questions sur les qualités/défauts de son installation et ses analyses de l'eau.

Bien cordialement,

PPF

________________________________________________________

De : antoineassocies@orange.fr <antoineassocies@orange.fr>
Envoyé : jeudi 27 décembre 2018 08:56
À : penadomf@msn.com; antoineassocies@orange.fr
Objet : Devis

Bonjour,

Veuillez trouver ci joint le devis.

En vous souhaitant bonne réception.

Cordialement.

ANTOINE & ASSOCIES
21 Rue du Champ Saint Michel - 14700 FALAISE
Tel : 02 31 40 70 05 Mail : antoineassocies@orange.fr

(Fin de citation)
Notre troquet favori à Bagnoles, du côté du "Cetlos", celui où l'on servait un chocolat chaud excellent car allongé de maïzena, a fermé du fait du départ à la retraite des tenanciers coutumiers. La réouverture est prévue en mars sous un autre pavillon. Carole et moi avons donc dû, hier après-midi, passer à notre choix n°2, une pâtisserie après le marchand de journaux. Et, là, autour d'un chocolat moins bon que dans l'ex-troquet favori, Carole m'a reproché que ma liste du 20 novembre soit "trop compliquée". Comme moi, elle s'interroge en effet sur les meilleurs moyens de débloquer notre chantier favori, encalminé depuis trop longtemps.

Je trouve curieux ce souci de vouloir ramasser en un minimum de points un tel chantier. Déjà la D.R.A.C. me l'avait demandé lors de sa visite du 15 novembre dernier. Dans son principe, l'idée paraît simple et de bon sens. Mais, en pratique, ça ne marche pas, en tout cas pour moi.

Toutes ces personnes, dont je ne mets nullement en doute les bonnes intentions, ne comprennent pas que j'ai besoin de pouvoir me lancer constamment dans plusieurs directions à la fois, par simple souci de ne pas me retrouver coincé par l'un des multiples contretemps qui ne manquent pas de surgir à tout moment pour des raisons étrangères à ma volonté. A commencer par la disponibilité des artisans ou les découvertes inopinées comme il en arrive à tout bout de champ en de multiples domaines. J'ai aussi et surtout des rythmes à respecter, le fiscal n'étant pas le moindre, loin s'en faut, qui m'obligent à avancer vaille que vaille, contre vents et marais si nécessaire : à ce seul titre, je dois pouvoir maintenir une vitesse de croisière à peu près constante et ce n'est pas un mince effort au milieu de tous les obstacles entre lesquels je passe ma vie à godiller.
En cette aube de l'année 2019, notre chantier favori traverse deux zones de turbulence, affectant deux problématiques critiques conditionnant directement la suite des opérations sur le terrain. En effet, à ce jour :

- je n'ai pu obtenir du dernier architecte du patrimoine auquel j'ai dû recourir la moindre contribution écrite de nature à encadrer comme il conviendrait le travail des artisans, c'est-à-dire qui leur soit opposable, avant la mise en fabrication des menuiseries extérieures du logis ni le moindre effort significatif pour m'aider à résoudre d'autres questions dont l'urgence, signalée dès notre premier contact, il y a neuf mois, ne fait aucun doute ; ce ne sont pourtant pas les relances, de mon côté, ni les promesses d'y pourvoir, du sien, qui auront manqué. Suite à une demande plus récente, je n'ai pas eu plus de succès pour obtenir de lui le moindre début de définition d'un calendrier quelconque de préparation des dossiers requis par les textes.

- le dialogue avec le foreur a été momentanément (?) interrompu après que je lui ai demandé certains éclaircissements techniques sur la qualité de son travail et les incidences de ses résultats.

Il paraît encore possible que, dans l'un et l'autre cas, la situation évolue favorablement après les fêtes mais je n'en ai pas la certitude. Bien entendu, dès qu'elles me parviendront, je ferai part des nouvelles que j'attends.
La présentation que j'ai faite des difficultés rencontrées avec le dernier architecte du patrimoine soulève bien entendu la question de savoir ce qui a bien pu se passer pour que nous en arrivions là. Après tout, je n'ai cessé et je continuerai de souligner la sympathie que j'éprouve pour l'individu et de reconnaître les compétences du technicien. En face de cela, on sait que je suis souvent exigeant pour mes contreparties, dès lors que je les trouve en défaut, et aussi que j'ai dû, contre mon gré, continuer de supporter seul de mon espèce la pression de ce chantier auquel j'ai déjà donné beaucoup des dernières 27 années de ma vie, ce qui ne me rend pas béatement patient.

Je vais tâcher d'expliciter les positions, et de le faire de la façon la plus impartiale dont je sois capable. Je pense qu'une telle clarté peut être utile pour recoller les morceaux, si faire se peut encore car nous sommes parvenus à un instant de vérité dans cette relation qui, dans l'immédiat, conditionne la poursuite sereine du chantier.

De ce fait, ma démarche vise à la compréhension de ce qui s'est passé, et non à la préparation d'une accusation qui ne serait nullement dans mes intentions. En outre, si j'entends ne faire état ici que de faits et, si cela me semble utile, d'appréciations, il est non moins clair que je ne puis traiter que de ma relation directe avec l'architecte du patrimoine en question et que je ne me sens nullement habilité à traiter, même sur un mode suggestif, de questions plus générales comme le fonctionnement de son cabinet ou encore ses relations avec d'autres artisans que ceux intervenus sur mon chantier ou, surtout, avec d'autres clients. (A suivre)

P.S. : Je compte compléter ce message dès que j'en trouverai le temps. Il n'est, bien sûr, pas facile à rédiger. On voudrait en effet être précis sans, pour autant, manquer de tact.

Je vais commencer par copier ce message dans les pages "Privé" où je pourrai travailler tranquillement à sa rédaction, en la corrigeant autant de fois que cela me paraîtra nécessaire et utile. Puis, lorsque je serai arrivé à un texte suffisamment satisfaisant à mes yeux, je le rebasculerai ici. Quitte, bien sûr, à l'y corriger encore si j'en éprouve le besoin.

Tout cela va me prendre un jour ou deux car il faut que je puisse me référer à mes écrits antérieurs (courriels, S.M.S., messages mis à l'abri des regards tiers dans les pages "Privé" de notre site favori, comme je le fais parfois), étant entendu que tout n'a pas été consigné, donc qu'il me faudra sans doute faire également appel à ma mémoire, ce qui ne pourra qu'affaiblir la certitude de mon propos ; je le signalerai alors.
Mon voisin et ami François LAUTOUR viendra me donner son avis sur la possibilité de tirer parti des forages récents pour alimenter, dans de bonnes conditions d'exploitation, un dispositif de chauffage par aquathermie.

En l'état du dossier, la question ne me semble pas évidente et je ne voudrais pas m'engager dans des investissements aussi coûteux sans avoir vérifié, autant que faire se peut, que je ne vais pas me retrouver planté.
François LAUTOUR m'a rendu visite ce matin. Je lui ai montré les forages, en ai détaillé les résultats, tels du moins que je les connais, puis lui ai fait lire le devis d'un plombier.

Selon lui, je n'ai pas de souci à me faire à propos d'un chauffage par aquathermie réalisé dans de telles conditions.
Je poursuis la rédaction d'un message délicat. Cela m'amène à me replonger dans toutes les pièces du dossier.

Puisque la lecture de ma rédaction actuelle est autorisée aux seules personnes ayant accès aux pages "Privé", à savoir mes fils, j'ai demandé à mon aîné de m'indiquer si, compte tenu des pièces que j'ai exhumées, il considère que je charrie ou si, au contraire, il trouve que j'ai raison.

Le nez sur le guidon, je ne suis sans doute pas le meilleur juge. Et mon aîné est, d'ordinaire, suffisamment critique de mon comportement général pour que je puisse penser qu'il ne me passera rien.

P.S. (du 4 janvier 2018 à 10 heures) : Interrogé à l'instant, le fiston me dit que mon début de message est trop touffu et que le plan de ma rédaction n'apparaît pas assez clairement. C'est sans doute vrai, il faut que ça décante...

Je vais quand même faire un "break", vu que je bosse là-dessus ce matin depuis 4 bonnes heures "non stop".
Cela m'a bien réussi de prendre un demi comprimé de "Donormyl" hier soir. Je vais recommencer ce soir afin d'être en pleine forme demain pour avancer dans mon pensum.

En fait, je ne mettrai pas en ligne (autrement qu'en pages "Privé") le détail de mon analyse. Il me paraît clair qu'agir autrement rendrait vain tout effort de recoller les morceaux.

Lorsque j'aurai terminé cette analyse qui pourra être très complète et factuelle tant sont nombreux les matériaux accumulés, je pourrai articuler ma proposition.

Pour dire les choses clairement et donner une idée de ce que j'ai derrière la tête, il me semble urgent de définir un nouveau cadre, très simplifié, pour mes relations avec l'architecte.

Je pense qu'il ne faut pas chercher à blinder le dossier au moyen d'un cadre contractuel complet et pérenne mais qu'il suffirait pour avancer que :
- de mon côté, je précise clairement les parties du chantier qui me paraissent devoir être réglées prioritairement ; on se bornerait, du moins dans un premier temps, à ne contracter qu'à propos de celles-ci ;
- du côté de l'architecte, on s'engage fermement à tenir un calendrier suffisamment serré sur ce programme ainsi limité en s'en donnant enfin les moyens.

Si l'expérience se révèle probante, vue de mon côté, c'est-à-dire gérable du côté de l'architecte, nous aurons fait un grand pas en avant qui pourra être réitéré.

Sinon (ou si le blocage actuel devait se prolonger), j'espérerais que l'architecte m'aide effectivement à lui trouver un successeur en toute sérénité. Si possible aussi sympathique que lui et aussi compétent sur le plan technique.

Mais il vaudrait mieux, quand même, que je ne rêve pas trop.
J'ai demandé hier soir au foreur comment procéder pour enterrer les tuyaux d'évacuation des puits.

Voici sa réponse, ce matin :

(Début de citation)

Tout d'abord, les tuyaux de forage peuvent effectivement être enterrés mais les tuyaux gris d'évacuation valent moins cher (tube de forage alimentaire : 9.65 euros H.T. le mètre) ; à vous de voir.

Il faut tout d'abord ouvrir les tranchées afin d'y poser les tubes d'évacuation et ensuite creuser tout autour des forages afin de poser des drains autour avec du cailloux 20x40 et d'orienter les drains dans les tubes d'évacuation.

Le cailloux et les drains posés, recouvrir les drains de cailloux 20x40 et ensuite idéalement poser des buses de puits par exemple de 50 cm de haut mais enterrées pour quelle ne dépassent pas du sol. (voir plan schématique joint ; excusez-moi je ne suis pas un grand dessinateur).

Tant que les PAC ne sont pas installées, j'ai peur qu'en fermant la vanne le forage déborde davantage entre la cimentation et le terrain ; donc il vaut mieux la laisser ouverte.

(Fin de citation)

Comme indiqué hier, j'envisageais de demander à Igor de faire le nécessaire. Mais Christian craint que les chenilles de la mini-pelle ne défoncent le terrain ; il me recommande donc ce matin d'attendre le retour des beaux jours pour donner suite, non sans ajouter qu'il sait lui aussi conduire la mini-pelle.
A l'heure où je déjeunais d'un cassoulet à ma cantine favorite, j'ai reçu, sur mon téléphone portable, un long courriel d'un membre du fan club. Ce que j'appelle un membre de qualité du fan club puisqu'il n'hésite pas à s'exprimer sur notre site favori à propos de sujets divers. Je me souviens qu'à l'occasion de la dernière présidentielle, nos opinions divergeaient ; je ne sais si, à ce jour, "Nicodème" (c'est son pseudo sur ce site) a admis que son candidat, qui fut élu, était surtout une bulle médiatique, nous n'en avons pas reparlé. Nicodème s'est également intéressé à mes réflexions sur le choix du mode de chauffage de notre manoir favori et nous a tenu informés du résultat de ses propres recherches en la matière.

Soyons clairs : je n'ai jamais rencontré "Nicodème" dans le monde réel, c'est en se connectant à notre site favori, je ne sais pourquoi ni à quelle occasion, qu'il s'est intéressé à mon aventure de restaurateur de vieilles pierres. Nous sommes ensuite devenus "amis Facebook" à sa demande, de sorte que je sais qu'il travaille dans l'immobilier au Maroc, qu'il est en train de se construire une grande maison du côté de Marrakech et qu'il aime parcourir son pays d'adoption en "Land-Rover", en tenue de bédouin et dans des paysages dignes du film "Le patient Anglais".

Voici donc ce qu'il vient de m'écrire et que je cite "in extenso" :

(Début de citation)

De : (...)@gmail.com
Envoyé : mardi 8 janvier 2019 12:38
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Tuyaux puits canadien

Hello PPF, bonne année !

Pour la réalisation de mon puits canadien, à Marrakech , j'ai utilisé des tuyaux d'évacuation en PVC de 200mm type SN2 (résistance à 2 bars de pression) à environ 5 €/m acheté chez Ferroplast. Il ne me parait pas utile de prendre de la qualité alimentaire. Beaucoup plus solide que le PVC gris.

Voici une description du puits canadien qui devrait être achevé cette semaine :


Il s'agit de tuyaux PVC orange de 6m de long et diamètre 200mm. Ils s'emboitent par des joints caoutchouc.

La tranchée fait 50m x 3m x 3m et nous avons enfoui 8 séries de tuyaux à 3m de profondeur à l'arrivée. La tranchée fait un coude pour éviter un arbre existant.

Les tuyaux sont posés en 2 nappes de 4 séries, ceci afin de respecter un intervalle de 1m en largeur et 50 cm en hauteur et favoriser les échanges thermiques avec la terre.

Il y a une pente de 2% pour évacuer l'eau de condensation par un siphon en entrée de l'air (photo avec la dalle en béton posée sur un hérisson de galets).

Les tuyaux se rejoignent dans une grande buse qui entre dans le local technique, dans la maison, puis va sur le toit où est positionné un ventilateur-évaporateur. L'air ainsi aspiré et refroidi (2 fois : par le puits canadien puis dans le ventilateur en évaporant de l'eau) passe alors dans des canalisation souples dissimulées dans les faux plafonds.

Bon courage.

Pour ton architecte :

Il me semble que que tu réclames de la franchise dans les échanges avec tes lecteurs, donc je me jette à l'eau.

Je crois que tu as tendance à vouloir résoudre les conflits en montant des dossiers et en écrivant des palanquées de messages, destinés notamment à montrer que tu as raison, et donc implicitement que l'autre a tort. Je te suggère une solution plus courageuse sur le plan de l'amour-propre : va le voir, parle-lui et excuse-toi, ceci dans l'intérêt de la poursuite de ton chantier, sinon, c'est 6 mois de plus à en trouver un autre. Sans compter que tu dois être connu comme le loup blanc dans la profession.

Beaucoup d'échanges avec les personnes que tu cites dans tes messages décrivent des situation conflictuelles ou a minima contiennent des remarques blessantes qu'elles lisent probablement (femme, fils, belle-fille, Christian, architecte(s),etc...). Cela te rend sûrement malheureux et c'est contre-productif pour ton chantier.
La définition de l'EMPATHIE me parait digne d'être méditée.

Amicalement

Nico(...)
Mob : +212 666 (...)

(Fin de citation)

Bon, me voici habillé pour l'hiver !

Ce courriel m'interpelle d'autant plus que, dans sa partie consacrée à l'architecte, le deuxième paragraphe répète mot pour mot le conseil que, pas plus tard qu'il y a trois jours, m'a donné ma mère, lectrice très assidue de notre site favori (c'est à son intention que je mets en ligne des photos de notre descendance pendant le laps de temps où cela m'est autorisé).
(Si ce n'est que, forte d'une expérience continue de plus de 67 années, ce qui n'est pas rien, ma mère admet que j'ai toujours raison, "qualité FOURCADE" oblige...).

Quant au paragraphe suivant, il est évidemment en phase avec les retours que j'obtiens, quand il y en a, des intéressés. En termes psychanalytiques, on dirait, je crois, que je n'ai pas beaucoup de surmoi. C'est un fait.

Je vais bien entendu prendre tout cela en considération.

S'agissant de l'architecte, j'ai commencé à rédiger à son intention un projet de lettre que je ne lui enverrai pas dans sa version actuelle. Je n'étais pas encore arrivé tout seul à l'idée de lui téléphoner pour essayer de rétablir le contact. Car, pour avancer, il n'y a rien que j'apprécie autant qu'être sûr de mes arrières. Or je n'ai pas encore achevé mon "home work". Mais ça avance, petit à petit et, je l'espère, dans la bonne direction.
Une réunion cette après-midi à laquelle participaient notamment deux représentants de l'entreprise "LEMASSON", fabriquant de pompes à chaleur, me laisse très perplexe :
- je comprends que ma responsabilité est en première ligne pour les forages dont les résultats m'ont causé un certain inconfort ;
- je suis dissuadé d'opter pour une chaufferie centrale en raison des déperditions de chaleur et du coût des tuyaux de transport de l'eau chauffée ;
- il m'est vivement recommandé de faire intervenir un bureau d'études pour définir mes besoins de puissance de chauffage en fonction des isolations thermiques qui seraient mises en place ainsi que des parts relatives des radiateurs et du chauffage par le sol ;
- enfin, il m'est indiqué que le "tarif jaune" d'EdF ne serait pas nécessaire, au moins pour la première tranche de chauffage que j'envisage.

Dans ces conditions, inutile de s'étonner que j'aie beaucoup de mal à avancer sereinement sur ce dossier aussi difficile et coûteux qu'enquiquinant pour moi.
Les propos de Jean-Louis BERCAITS, dirigeant de "LEMASSON", et Maxime HELYE, "responsable Applications spécifiques" de la même entreprise, ont commencé à faire leur chemin dans mon esprit. En particulier, j'avais compris hier que je pourrais avoir intérêt, moi aussi, à abandonner le principe d'une chaufferie centrale au profit de l'installation de plusieurs chaufferies desservant chacune une partie de l'ensemble de mes bâtiments (l'une de ces chaufferies pouvant utilement être établie dans l'arrière-cuisine du bâtiment Nord).

Ainsi, ce matin, je me suis réveillé avec l'idée de remettre en cause les schémas définis, à l'intention d'Arnaud PAQUIN, dans ma lettre du 10 avril et mon courriel du 20 novembre derniers. Comme on le sait, j'y exprimais mes "desiderata" de l'époque en matière de restauration de notre manoir favori (sans oublier d'évoquer l'urgence relative des différentes tranches de travaux envisagées ou, si l'on préfère, le calendrier souhaité pour leur réalisation).

Mes vues seraient dorénavant les suivantes :

- je retiendrais l'idée de renvoyer à mon successeur l'installation du chauffage du colombier ainsi que du premier étage du logis, du reste de l'"aile de la belle-mère", de la tour Louis XIII et de la chapelle ; je me bornerais donc à une pompe à chaleur dans l'arrière-cuisine du bâtiment Nord ;

- par voie de conséquence, je limiterais en principe l'horizon des travaux que je financerais au bâtiment Nord en entier (donc y compris le cabinet de toilettes jouxtant la "chambre mortuaire", la cuisine à l'emplacement-même de celle qui existait lorsque j'ai acheté notre manoir favori et donc cette arrière-cuisine) et à la moitié Nord du logis (c'est-à-dire la salle-à-manger, la chambre au-dessus, la tour Nord-Est et la cage d'escalier). Ainsi, je m'abstiendrais de toute intervention significative (autre que la restauration des menuiseries extérieures) dans le reste du logis (c'est-à-dire le salon, la "salle dévastée" et la tour Sud-Ouest).

Bien entendu, je me réserverais la possibilité d'en faire davantage, selon mes disponibilités et celles de toutes les contreparties en cause sur de tels projets.

A ce stade de mes réflexions, il me semble que cela pourrait fonctionner pour moi et constituer une base utile de dialogue avec l'architecte (ou les architectes) en charge de mon projet.

P.S. (du 30 octobre 2019) : La tour de contrôle m'apprend que ce message a été individualisé hier. Je le relis donc. Et m'aperçois que mes idées ont encore évolué depuis le 12 janvier dernier.

Désormais, j'attends que le bureau d'études mandaté en juin dernier (le 27 précisément) me communique le résultat de ses réflexions. Le contrat stipulait que l'"Etude de faisabilité Aquathermie" me serait parvenu avant la fin octobre. Il ne reste que deux jours pour savoir si "Bee +" aura respecté cet engagement.