Plomberie-chauffage

On sait que je m'inquiète de la consommation d'électricité requise pour faire fonctionner la (ou les) pompe(s) à chaleur que j'envisage de faire installer pour chauffer notre manoir favori. La simulation fait en effet état d'une consommation de l'ordre de 5 000 €/an pour la seule tranche 1 du chauffage (bâtiment Nord, colombier et rez-de-chaussée du logis). J'envisage ainsi de couvrir ces dépenses par la vente à EdF d'une électricité photo-voltaïque que je produirais grâce à une installation implantée dans un recoin de mes "nouvelles terres" (au Nord de la parcelle achetée récemment à mes voisins VINCENT).

A priori, je suis totalement incompétent à propos de l'électricité photo-voltaïque mais, en roulant sur la D22 à proximité de notre manoir favori, j'avais repéré une installation chez mon voisin Daniel HAMELIN :

12 septembre 2018.

Je lui ai donc demandé s'il en est satisfait. J'ai retenu que chacune des deux tranches visibles sur sa toiture lui a coûté environ 20 000 € et qu'il n'est pas heureux des conditions de revente de l'électricité de la seconde tranche. Daniel m'a recommandé d'aller interroger sur le même sujet Roger GRIPPON, maire-délégué de La Haute Chapelle, ce que j'ai fait dans la foulée.

Roger GRIPPON m'a appris qu'il avait étudié la question pour le bâtiment de l'ancienne ferme de ses parents mais que les 20 années de retour sur investissement lui étaient apparus trop longs, de sorte qu'il avait renoncé à ce projet.

J'ai rencontré hier matin deux spécialistes de ces questions, amenés à moi par Ludovic ANTOINE, plombier-électricien-chauffagiste basé à Falaise avec qui je suis en contact (sur la recommandation de Marc CHALUFOUR). Il s'agit de Simon BERNARD, responsable commercial de "SYSTOVI" et de David BABIN, directeur de l'agence de Flers de "YESSS ELECTRIQUE".

Je leur ai demandé de m'indiquer quelle serait la surface au sol de l'installation photo-voltaïque nécessaire pour me rapporter 5 000 €/an au titre de la vente de l'électricité ainsi produite, en précisant que leur calcul devait prendre en compte l'amortissement du coût de l'installation.

J'ai ainsi appris qu'EdF rachète de moins en moins cher l'électricité ainsi produite car elle entend favoriser l'auto-consommation (une hypothèse inadaptée pour moi qui aurais besoin d'électricité au moment où je me chaufferais et pas en plein été). La baisse du prix de rachat concerne les nouveaux contrats donc m'affecterait (comme elle doit affecter Daniel HAMELIN pour sa seconde tranche). Les contrats sont, paraît-il, de 20 ans, ce qui garantirait le prix de rachat sur cette période.

En première analyse, mes interlocuteurs m'ont répondu que pour couvrir la seule dépense de 5 000 €/an correspondant à la consommation de 30 000 kWh calculée par Ludovic ANTOINE, c'est-à-dire sans même prendre en considération l'amortissement de l'installation, il faudrait prévoir 100 panneaux de 1,60 m2 chacun, ce qui, à soi seul, représenterait un coût d'investissement de 55 000 €.

J'ai demandé qu'on me fournisse le résultat du calcul après prise en compte de l'amortissement. A première vue et puisque je n'imprime pas encore les billets, on me semble très mal barrés pour que je donne suite à mon idée écolo.

D'autant que, par ailleurs, mon correspondant d'"Enedis"en charge de mon branchement au "tarif jaune" d'EdF nécessité par ma géothermie profonde m'a appris que je devrais non seulement supporter seul le coût d'un changement de transfo (de l'ordre de 5 000 €) qui servirait aussi à mes voisins mais encore déplacer un attirail d'EdF que j'avais réussi à faire planquer à un endroit non gênant...

12 septembre 2018.

... pour transférer cette horreur au pignon de la charretterie dont elle constituerait une verrue visible comme le nez au milieu de la figure :

12 septembre 2018.

Et mes correspondants d'hier m'ont dit que je devrais, en cas de revente de mon électricité photo-voltaïque, prévoir un autre édicule, par exemple à côté de celui-ci.

Pour moi donc, "écolo un peu, ça va ; beaucoup, bonjour les dégâts !"
Moi qui considère qu'une bonne conversation téléphonique est une conversation courte avec deux ou trois idées échangées, je viens de passer 50 minutes au téléphone avec Carole pour parler principalement de fiscalité et, par voie de conséquence, de financement de notre chantier favori.

Si je résume, Carole, dupée par la propagande gouvernementale éhontée que l'on sait (la prétendue "modernité" du prélèvement à la source et toutes les salades débitées à ce sujet), croyait qu'aucun impôt ne serait dû sur ses revenus de retraite de 2018. Pour arriver à ébranler cette conviction fallacieuse, il a fallu que je lui explique que sa situation fiscale ne serait pas la même selon qu'elle aurait 0 de tels revenus en 2018 ou bien la somme qu'elle anticipe.

Comme elle est de bonne foi, elle a, je crois, fini par comprendre. Nous devrions donc pouvoir échapper à l'"imposition séparée". Autrement dit, il suffirait qu'elle me verse, le moment venu, les sommes correspondant à l'impôt dont elle serait taxée si elle était célibataire, ce qui est ma demande, ni plus, ni moins.

En fin de conversation, elle n'a pas manqué de m'interroger sur le calendrier de finition de travaux suffisants pour abriter ma famille. J'ai répondu que ce calendrier dépend de mes disponibilités financières, étant entendu que je n'en rabattrai jamais sur la qualité des travaux. J'ai rappelé la complexité du phasage des interventions des différents corps de métier et signalé qu'un jour prochain, je devrais attaquer le sol du salon du logis. Quant à la cuisine, elle admet que la translater provisoirement au 1er étage du colombier est sans doute un luxe dont on devrait pouvoir se passer, même s'il paraît utile de conserver quelque part une machine à laver le linge et un sèche-linge branchés sur l'eau à l'entrée et à la sortie.
J'ai rendu visite ce matin au directeur de l'agence "Société Générale" de Flers. A ce stade et pour mettre en place le crédit autorisé dans son principe (250 000 € sur 16 ans), on va essayer de trouver un assureur moins couard que "MetLife". Pour ce faire, nous nous adressons à un autre courtier que celui qui assure notre manoir favori. Affaire à suivre.

A dire vrai, je serais prêt à me contenter d'un crédit moins important. Mon principal souci est en effet de passer, en trésorerie, la "vague" que va représenter le coût de l'installation du chauffage, surtout s'il faut commencer par forer, pour la seule première tranche, 1 600 mètres dans le sol, à 35 €/m.

En fait, le mieux pour moi serait que le plombier me fasse crédit (c'est-à-dire qu'il étale ses factures sur plusieurs exercices) car cela me permettrait de ne pas altérer l'intérêt fiscal de ces travaux, compte tenu de ce que sont mes revenus de retraité, déjà bien entamés par le coût de tous les autres travaux envisagés dont, de fait, la charge d'un salarié.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 17 septembre 2018 10:09
À : ludo.antoine@hotmail.fr
Objet : Chaslerie - Installation provisoire de la cuisine

Cher Monsieur,

Compte tenu des travaux en cours dans différentes parties du manoir, il serait souhaitable d'installer provisoirement l'évier et l'électro-ménager (lave-vaisselle, lave-linge, sèche-linge) au rez-de-chaussée du bâtiment Nord. Ils se trouvent actuellement au rez-de-chaussée du colombier.

En clair, il s'agirait de percer un mur de parpaings pour faire arriver l'eau dans l'"ancienne cuisine" et en évacuer les eaux usées.

Quand pourriez-vous intervenir et à quel prix ?

Cordialement,

PPF

(Fin de citation)
Après un invraisemblable parcours dû au dispositif GPS de la "Twingo" qui, à l'évidence, déconne à pleins tubes, j'ai fini par arriver, hier peu avant midi, aux Rairies, près d'Angers, plus précisément à l'usine de "Rairies Montrieux".

Sur un panneau d'exposition, j'ai tout de suite repéré des modèles de tomettes qui m'ont paru intéressantes :

24 septembre 2018.

Puis j'ai parcouru les rayonnages où sont présentés les fins de série et les articles déclassés :

24 septembre 2018.

24 septembre 2018.

Enfin, j'ai été abordé par le dirigeant et propriétaire de l'entreprise, M. MONTRIEUX, représentant de la 7ème génération de briquetiers de sa famille, qui m'a fait entrer dans un four à bois en cours de déchargement (il m'a ainsi expliqué les différences de couleurs des produits finis)...

24 septembre 2018.

... puis fait parcourir ses ateliers (je me suis étonné de la couleur très foncée de la terre broyée)...

24 septembre 2018.

24 septembre 2018.

... avant de m'entraîner à sa cantine favorite où nous avons très bien déjeuné.

J'ai indiqué que je pourrais me porter acquéreur de tomettes de dimension 11x11 des modèles "Anjou" (notamment "Valanjou" et "Chambellay") pour des surfaces de 40, voire 100 ou même 200 m2 pour commencer. J'ai ajouté que je ne voulais pas de tomettes présentant des traces de cendre de bois (c'est-à-dire de striures disgracieuses selon moi).

Il m'a dit que le prix serait de 45 €/m2, avec un manque de sensibilité à la surface qui m'a laissé quelque peu perplexe.

J'avais pensé, dans la foulée, aller voir de petits potiers que m'avait recommandés William BOVE (neveu de Carole), à Fuillet et Saint-Léger-sous-Cholet. Mais je n'en ai pas eu le temps cette fois-ci, de même que d'aller voir son père, Dominique BOVE, pour contempler ses installations de chauffage par géothermie profonde. Il faudra que je m'organise mieux une prochaine fois.
Je viens d'assister au cocktail d'inauguration de l'agence "Société Générale" de Flers. A cette occasion, j'ai pu parler à trois cadres de cette banque, dont le directeur de l'agence, Jérémy PREVOST.

Je leur ai indiqué qu'à ce stade de mes réflexions, et pour des raisons fiscales évidentes, il était de mon intérêt de financer l'installation du chauffage à notre manoir favori sous forme, de fait, d'un crédit du plombier. Je veux dire par là que, pour pouvoir déduire au mieux de mon revenu imposable les factures de cet artisan, il conviendrait que celles-ci soient étalées dans le temps. Bien entendu, il m'appartiendrait de conforter ce plombier d'une manière lui garantissant qu'il serait bien réglé aux échéances ainsi convenues.

Mes interlocuteurs bancaires ont très bien compris la manip et affirmé qu'ils m'épauleraient en tant que de besoin. Je les en remercie. Ils confirment ainsi mon impression que, sur le marché bancaire de l'Ouest Ornais, ils surclassent très nettement leurs concurrents, eux emberlificotés à n'en plus finir dans des procédures internes hyper-tatillonnes et, pour parler clairement, franchement débiles.

Il ne me reste plus pour l'essentiel - du moins me semble-t-il - qu'à obtenir le feu vert du plombier.

A dire vrai, il reste encore à régler la question de la garantie que j'offrirais à la SocGen, et l'on sait que je bute sur des questions médicales. Bien sûr, ces soucis tomberaient si mon aîné consentait à me cautionner. Je sais qu'il me lit. Je lui rappelle que je serais prêt à me contenter d'un crédit de 125 000 €. C'est quand même pas la mer à boire, en l'état du dossier !
Un courriel hier en fin d'après-midi m'a transmis la facture de BODIN pour les travaux effectués au cours des derniers mois. Je n'avais pas anticipé ce total, ça fait vraiment mal. J'ai commencé à repointer mais les calculs sont exacts. Je vais me reporter aux devis pour pointer encore.

On pourra s'étonner que je découvre ainsi le total après avoir reçu les devis et lancé les travaux. Je reconnais que ma méthode d'engagement est quelque peu défaillante. Il faut dire qu'il y a désormais tellement de paperasses dans ma chambrette monacalo-monastique (qui me sert actuellement de bureau), et tant de dossiers (chiants) à suivre en de multiples domaines que je laisse parfois un peu trop flotter les rubans.

Même si je ne sais pas où en est Carole du versement de sa retraite, il est probable que mon programme 2018 de travaux, tel que j'en optimise avec soin le total pour des raisons fiscales, est proche de son terme. Avec la facture de PICAULT à venir, les salaires et charges de Christian et les impôts locaux à régler (une note plus salée d'année en année), j'arriverai à un total rondelet qui ne me laissera guère de place pour d'autres fantaisies. Il faudrait néanmoins, pour ne pas crever de froid cet hiver, que j'arrive à tout le moins à faire passer rapidement, dès qu'Arnaud PAQUIN arrivera enfin à nous en transmettre les plans, la fabrication d'au moins deux portes pour le bâtiment Nord.

Pourtant, il reste à trouver le financement du projet de chauffage par géothermie profonde que je devrais, idéalement, lancer sans trop tarder. A défaut, nous ne pourrions procéder aux forages en 2018, sauf à risquer de dévaster les abords immédiats du manoir. A ce sujet, je me dis que le plus rationnel à beaucoup de titres serait, à l'évidence, de ne pas tronçonner ce programme-ci en deux tranches. Mais où trouverais-je les 100 000 € nécessaires rien que pour ces 3 km environ de forages ? Et comment faire pour arriver à optimiser fiscalement un tel investissement en l'état définitivement déprimé des revenus de mon foyer fiscal de retraités ? Je crains donc de devoir repousser le premier coup de pioche en la matière à juin prochain, une fois que la terre sera redevenue suffisamment sèche pour supporter les engins. Ou bien je lance rapidement ces forages, mais avec facturation en 2019 et, alors, mon programme 2019 de travaux sera déjà plus que sursaturé. J'entends les cris d'orfraie de mes proches qui se plaignent constamment de la lenteur de mes travaux. Ou, pire à mes yeux, qui se satisferaient, comme ils ne manquent pas de me le rabâcher, de travaux bâclés ou bas de gamme pour ne pas gêner leur petit confort passif. Le fait est qu'avec moi, en ce domaine au moins, ils sont servis...
S.M.S. envoyé à mon aîné ce jour à 3 h 29 : "Si ce notaire est nul, il te faut t'en trouver un autre. Ras le bol d'attendre indéfiniment cette restitution de parts de SCI."

Ou alors, devrais-je ajouter, il faudra que mon aîné, nu-propriétaire abusif, supporte le coût des travaux dans l'"aile de la belle-mère", y compris les prochains forages. Il ne fait aucun doute que lui, dont ce serait le devoir, au moins légal, en aurait largement les moyens.
J'avais espéré qu'Arnaud PAQUIN resterait assez longtemps au colloque de Cerisy pour que nous puissions échanger sur toutes les questions qui sont en suspens de son fait, certaines depuis des mois.

Mais il n'y a fait qu'un passage-éclair samedi matin...

6 octobre 2018.

... de sorte que, las d'attendre, je demande à Christian de me bricoler une séparation étanche au froid entre la salle-à-manger du logis et la "cuisine-provisoire-qui-ne durera-pas" du bâtiment Nord.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 8 Octobre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Plomberie-chauffage - Bâtiment Nord
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En cette fin de journée, on peut presque prétendre que Carole disposera d'une cuisine dans le bâtiment Nord la prochaine fois qu'elle réapparaîtra par ici :

8 octobre 2018.

8 octobre 2018.

8 octobre 2018.

Preuve de confort moderne, la buanderie est renvoyée dans l'arrière-cuisine...

8 octobre 2018.

... et se trouve ainsi disposée sur une trappe en béton dont émanent certaines odeurs que nous dirons de campagne :

8 octobre 2018.

Le réaménagement provisoire de la cuisine au rez-de-chaussée du bâtiment Nord donne à Carole l'occasion de réfléchir concrètement aux prochains (?) aménagements intérieurs.

Ce matin, elle me déclare ainsi que :
- je ne peux décemment pas maintenir mon bureau dans ma "chambrette monacalo-monastique" ; elle considère que je devrais consacrer à mon bureau la première travée de ladite cuisine provisoire, jusqu'à la poutre centrale comprise ;
- sa cuisine devrait occuper le rez-de-chaussée de la tour Nord-Est ;
- disposer d'une arrière-cuisine là où se trouve actuellement la chaufferie est une bonne idée, à retenir ;
- dans le bâtiment Nord, elle se contenterait, en plus de cette arrière-cuisine, d'une buanderie.

On en reviendrait de la sorte au schéma que j'avais imaginé et proposé en début d'année, à la suite de la défection mémorable et inattendue de mon aîné ; simplement, depuis ce schéma, j'ai renoncé, sur les conseils d'Arnaud PAQUIN, de Cédrick COOS et de Sébastien DUVAL, à percer un passage entre ladite arrière-cuisine et la tour Nord-Est. Donc tout cela ne serait pas forcément des plus pratiques, du moins me semble-t-il.

Ceci dit, ne nous emballons pas pour mettre en œuvre ces idées. Il faudrait d'abord que j'aie résolu la question du chauffage, c'est-à-dire tous les problème de phasage des travaux et de financement que soulève cette très importante tranche du chantier, d'une priorité désormais absolue.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : mardi 23 octobre 2018 10:48
À : arnaudpaquin architecte
Cc : carolefourcade(...) ; Thibaud Fourcade
Objet : Chaslerie - Passage au tarif jaune d'EdF - Impact sur une dépendance ISMH

Cher Monsieur,

Comme vous le savez, l'installation d'un chauffage par géothermie profonde à la Chaslerie présuppose le changement du transfo local afin de pouvoir bénéficier du "tarif jaune" d'EdF nécessité par ce projet ô combien prioritaire.

L'entreprise qui a le monopole des changements de transfo, "Enedis", m'a transmis le dossier suivant : https://www.chaslerie.fr/blog/message/44512.

J'en retiens ici deux caractéristiques :

- il met à ma seule charge le coût de ce changement de transfo alors que le voisinage de la Chaslerie pourra en bénéficier ;
- surtout, il impose l'installation d'un appareillage disgracieux à l'extérieur du pignon Ouest de la charretterie, monument inscrit à l'ISMH et ouvert au public tout au long de l'année. Pourtant l'équipement antérieur - lui-même assez récent - avait pu être logé sous ce même bâtiment, à un endroit très aisément accessible aux agents d'"Enedis".

Je vous prie de m'indiquer si "Enedis" ne pourrait pas être rappelée à l'ordre, par exemple par l'UDAP de l'Orne, afin que leurs caprices et autres changements de normes décidés loin du terrain ne compliquent indument le dossier.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)

P.S. (à 11 h) : Mon correspondant d'"Enedis" vient de me rappeler. Il se dit ouvert à mes remarques et prêt à adapter son offre aux contraintes d'un bâtiment inscrit. Il m'indique même que l'obtention d'un permis de construire pour ce dossier lui faciliterait les choses. Je vais regarder si cette démarche est envisageable.
Excellente réunion de travail ce matin avec un plombier et ses alliés :
- ils acceptent le principe de factures étalées et réglées dans le temps, de manière à optimiser leur incidence fiscale pour moi ; reste à traiter la question du nantissement ou autre garantie à mettre en place en leur faveur, sachant que mon aîné ayant refusé de m'aider, je ne puis compter, encore et toujours, que sur mes propres forces ;
- je m'oriente vers une campagne unique de forages, couvrant les besoins à terme de l'ensemble du manoir ; cela permettra diverses économies d'échelle et évitera d'avoir à ouvrir le terrain à plusieurs occasions ; à ce stade de nos réflexions, les forages seraient effectués dans le pré situé immédiatement au Sud de la charretterie et occuperaient une zone de 30 mètres sur 50, sur laquelle il ne serait plus possible de replanter d'arbres ;
- pour faire pénétrer dans le colombier la tuyauterie située en aval des forages et, plus précisément, des collecteurs assez hideux à prévoir (j'ai demandé que de la fonte remplace le plastique ), le mieux techniquement serait d'opérer sous la fenêtre Sud-Ouest du rez-de-chaussée du colombier ; l'importance des terrassements à prévoir entre le champ des forages et cette entrée dans le bâtiment nécessiterait l'intervention d'un terrassier professionnel (et non d'Igor à la mini-pelle) ;
- l'emprise de la chaufferie centrale devrait être calibrée de manière à ce qu'à terme, elle puisse abriter toutes les pompes à chaleur et citernes nécessitées par l'ensemble de l'installation (soit la tranche 1 et la tranche 2 du chauffage) ; de ce fait, je risque de perdre l'espace que je comptais consacrer là à une salle-de-bains avec baignoire.

La météo annonçant l'arrivée de l'hiver le week-end prochain, j'ai profité de la présence du plombier pour lui faire rallumer la chaudière actuelle, celle dissimulée dans l'arrière-cuisine du bâtiment Nord. Il a eu un peu de mal car, m'a-t-il expliqué, des connecteurs ont fondu. Il va essayer de les remplacer mais n'est pas sûr d'y arriver parce que, me dit-il, cette chaudière commence à dater (je l'avais achetée neuve il y a 25 ans environ et il faudrait qu'elle me dure encore 2 ou 3 ans, le temps que le nouveau chauffage de la tranche 1 fonctionne).
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En cette période où j'ai commencé à opérer les ajustements de fin d'année de mes comptes, ajustements rendus souhaitables par la révélation ce week-end d'une partie des comptes de Carole pour 2018, j'ai passé commande aujourd'hui de 1 900 mètres de forages en vue de l'installation d'un chauffage par géothermie profonde. Il paraît que c'est la longueur nécessaire pour l'ensemble de l'installation projetée à terme (c'est-à-dire pour les deux tranches envisagées pour l'aval de ces forages ; je rappelle que je ne serai pas capable de financer plus que la première de ces tranches mais que, pour des raisons diverses, il a paru préférable de concentrer les forages en une seule session). La "puissance totale frigorifique soutirée (suivant le B.R.G.M.)" sera, m'assure-t-on contractuellement, de 95 kW, paraît-il nécessaire et suffisante pour chauffer l'ensemble constitué par les bâtiments sur cour et la chapelle de notre manoir favori.

Il faut espérer à ce stade :
- que je trouve très rapidement le financement de cette commande au-delà des arrhes d'ores et déjà versées ; les échanges s'intensifient donc avec le directeur de l'agence de Flers de la Société Générale sous l’œil de mon aîné, tenu informé ;
- et, aussi, que la réalisation des 19 puits de 100 mètres en question puisse intervenir avant que les abords concernés (au Sud de la charretterie) ne soient redevenus impraticables sous l'effet des pluies de saison.

Bien entendu, cette commande va jouer un rôle-clé dans l'enchaînement des travaux à venir. Au-delà de la poursuite prioritaire du programme de restauration des menuiseries extérieures du logis, je sais désormais sans ambiguïté quel sera mon fil conducteur : à partir des puits, je n'aurai qu'à dérouler la pelote des interventions du plombier ; elles s'enchaîneront en effet, en quelque sorte, de façon mécanique car obligée et commanderont tout le reste, confié aux autres corps de métier.
Le dernier week-end, mon aîné m'a fait observer qu'il serait grand temps que je rétablisse des toilettes au rez-de-chaussée du bâtiment Nord dont l'aménagement pourtant très provisoire de la cuisine lui semble très bienvenu, avec la marche bricolée par Christian mais qui aura permis à mon premier petit-fils de poursuivre aisément sa carrière prometteuse de déménageur.

Quant à Carole, elle a suggéré que, dans le futur petit cabinet de toilettes en question, j'installe la douche au fond de la pièce (là où j'avais prévu une cuvette de w.-c.) et la cuvette des w.-c. immédiatement à droite en entrant (c'est-à-dire là où j'avais fait les réservations pour une douche). En fait, cette permutation me semble pertinente car de nature à permettre des évolutions plus commodes dans la pièce. Et je butais sur la difficulté de conception des aménagements du mur du fond, sous le fenestrou ; là, on aurait même un granit sculpté à la Renaissance pour servir de tablette où poser les shampooings. Il faut cependant que je m'assure du caractère réalisable de ce plan en l'état des canalisations en attente pour le chauffage par le sol. Et bien sûr - air connu - que je trouve les choux.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 14 novembre 2018 07:49
À : Arnaud Paquin Architecte
Objet : RE: convocation à un rendez-vous avec la DRAC au manoir de la Chaslerie-propriété de monsieur Pierre-Paul Fourcade

Cher Monsieur,

Ne m'aviez-vous pas dit que le menuisier présenterait demain une fenêtre posée dans le logis au titre de la 1ère tranche de restauration des menuiseries extérieures ? (...) Et quid des ferronneries des fenêtres, sans parler de celles de la porte principale (...) ?

Ne conviendrait-il pas que soit évoquée la porte à installer dans le bâtiment Nord, entre l'arrière-cuisine et l'arrière-cour ? (...) On pourrait également évoquer deux autres portes que je vous avais signalées : celle, extérieure, du 1er étage de la tour Louis XIII, qui est morte, et celle de la porte entre la cour et l'arrière-cour.

Par ailleurs, il me paraitrait indispensable que, demain, on puisse avancer sur la résolution du problème de dégâts des eaux dans l'"aile de la belle-mère". Nous en sommes au 13ème de l'année (...).

En outre, il ne faudrait pas oublier les lucarnes du colombier, pour lesquelles les travaux devront (...) être effectués très rapidement, sauf à nous faire perdre les subventions correspondantes dont la date de péremption approche à grands pas désormais. Si vous pensez ne pas y arriver, il conviendrait de solliciter de la DRAC un report de la date-limite, ainsi qu'elle avait bien voulu l'accepter pour les enduits de la cage d'escalier du logis...

Enfin, il conviendra de se coordonner avec "Enedis" pour le changement de transfo permettant le "tarif jaune" nécessité par le projet de chauffage par géothermie profonde pour lequel j'ai dû passer commande de 1 900 m de forages qui devraient être prochainement effectués dans la pièce de terre au Sud de la charretterie. Apparemment, "Enedis" serait prêt à dialoguer sur le coût du transfo et sur les réservations nécessaires, dès lors que cela se passerait dans le cadre d'un permis de construire, par exemple consécutif à votre esquisse de juillet. Tout cela conditionne l'installation d'un chauffage central à la Chaslerie, ce qui constitue un point de passage, technique et familial, obligé dans le phasage de travaux destinés à rendre enfin habitables plus de 65 m2 du manoir...

Il était également prévu qu'on évoque les meilleures isolations thermiques à mettre en place au sol du rez-de-chaussée et du 1er étage du logis. Là, le cas de la "salle dévastée" (grande pièce au-dessus du salon) est le plus urgent compte tenu de mon souhait d'y disposer très rapidement du garde-meubles rendu indispensable par mes autres travaux.

Et il faudrait qu'on n'oublie pas de parler des menuiseries métalliques pour les meurtrières des tours. Comme le fabricant ne semblait pas décidé à se déplacer pour trop peu de telles huisseries, l'idée serait de lui commander d'un coup toutes les menuiseries métalliques de meurtrières, y compris celles de la tour Nord-Est.

Bien cordialement,

PPF

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De : Arnaud Paquin Architecte <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : vendredi 9 novembre 2018 08:07
À : 'LEBOISNE Ebénisterie'; 'Bodin Entreprise'
Cc : 'Pierre-Paul Fourcade'
Objet : convocation à un rendez-vous avec la DRAC au manoir de la Chaslerie-propriété de monsieur Pierre-Paul Fourcade

Bonjour,

Je vous prie de trouver ci-jointe la convocation au rendez-vous avec les services de la DRAC au manoir de la Chaslerie jeudi prochain 15 novembre.

Comptant sur votre présence.

Bien cordialement,

(Fin de citation)
En vue de préparer la réunion de chantier de demain à laquelle participeront notamment le conservateur régional des monuments historiques et l'ingénieur en charge du dossier de notre manoir favori, j'ai entrepris de relire tous les messages de notre site favori, du moins ceux apparus sous l'onglet "Architecture-M.O." depuis que je dialogue avec Arnaud PAQUIN. Cela en fait près de 400, une paille.

Je trouve que tout cela vieillit assez bien et je retrouve des dates utiles ainsi que le compte rendu des évolutions de mes préoccupations et priorités de chantier. A part depuis cinq semaines, et pour une raison que je qualifie - peut-être à tort - d'indépendante de ma volonté, on n'a certes pas chômé ici.
Echange de S.M.S. hier soir avec Arnaud PAQUIN :

Lui à 20 h 15 : "J'ai écouté votre message de cet après-midi.
Il faut définir un programme realiste et pas trop étendu cependant.
Cordialement AP"

Moi à 21 h 02 : "Je crains surtout les délais de préparation des dossiers par vous puis d'instruction par l'administration. Regardez par exemple le temps perdu déjà depuis les premiers dégâts des eaux (on en est au 13eme...) et la visite de (...) en début d'année alors que j'avais déjà tout explicité. Rien n'a avancé (...). Je crains vivement que toutes ces contraintes s'ajoutant à celles, réelles elles et non artificielles, que j'ai déjà à endurer ne finissent par rendre mon rôle impossible. Ce rôle est déjà très difficile (je croyais avoir été particulierement transparent à ce sujet). Je suis donc très inquiet. Comment s'en sortir et avancer à un rythme suffisant dans l'intérêt du monument ? C'est très angoissant pour moi."

P.S. (du 16 novembre 2018 à 3 h 40) : Moi à 3 h 37 : "Cher Monsieur, il est prévu que je me rende lundi matin à Lanvallay avec Sébastien LEBOISNE (pour rencontrer M. HOGUE de "L'atelier du fer"). Seriez-vous libre à votre bureau en milieu de journée pour qu'on examine comment nous organiser afin de définir un programme de travaux qui me laisse suffisamment de souplesse dans son exécution et satisfasse néanmoins à toutes les autres contraintes à respecter ?"

P.S. 2 (le 16 novembre 2018 à 7 h 15) : Rendez-vous a été pris à Avranches pour ce lundi 19 novembre à 18 heures. J'en remercie vivement Arnaud PAQUIN avec qui j'ai toujours grand plaisir à dialoguer.

P.S. 3 (du 4 janvier 2019) : Ce rendez-vous à Avranches n'a jamais eu lieu, ayant été annulé et jamais remplacé par l'architecte.