Peinture

Il est, bien entendu, très gênant d'en être toujours à attendre une quelconque réaction utile du dernier architecte du patrimoine avec qui les circonstances m'ont mis en contact.

Or il se trouve qu'on n'a pas besoin de l'intervention d'un tel intervenant pour les travaux intérieurs de notre manoir favori puisque ceux-ci relèvent de la législation applicable aux monuments inscrits, donc peuvent être menés, de la conception à la livraison, sous le contrôle d'un architecte "normal", si j'ose dire.

Ayant eu largement le temps, depuis quelques mois, de mener mon enquête de terrain, j'espère avoir trouvé un architecte digne de ce beau nom, c'est-à-dire apte à mener à bien le chantier intérieur, y compris le traitement professionnel des problèmes posés par la circulation des fluides, problèmes ô combien importants en pratique, et même prioritaires.

Un premier contact devrait pouvoir avoir lieu à notre manoir favori à la mi-avril.
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Alors que nous déjeunions dans la cuisine provisoire, Carole et moi avons discuté du prochain aménagement.

Je l'ai incitée à réfléchir en termes de répartition des fonctions dans l'espace : de quel côté de la poutre centrale mettre la cuisine "stricto sensu" ? De quel côté la table de petit-déjeuner ou de repas en petit comité ?

Pour ma part, je pencherais pour une cuisine proche de l'entrée du bâtiment Nord. Mais mon point de vue n'est pas encore figé. J'écouterai donc avec intérêt l'avis de ma belle-fille. Préférera-t-elle que la partie la plus ensoleillée de la pièce (celle proche de l'entrée) soit dévolue à l'un ou l'autre usage ? J'ai ma petite idée sur ce que sera son choix. Mais j'attends de l'entendre de sa bouche.

P.S. : J'ai demandé à Ghislain BARBREL de préparer un jeu de plans basé sur ce que j'appellerai l'"hypothèse B". A cette occasion, je lui ai précisé qu'à ce stade, nous continuerions à nous placer dans le cas où il n'y aurait pas de chaufferie dans l'arrière-cuisine.
La question, périodiquement posée par mes proches (au moins lorsqu'ils m'honorent de leur visite), de la mise à disposition de ma famille d'un nombre suffisant de m2 habitables est certes une bonne question.

Avant que je ne puisse y répondre favorablement, un certain nombre de préalables sont à régler par moi (puisque je demeure le seul à financer tout ça) :

- pour ce qui concerne la moitié Nord du logis, la restauration des "poutres pourries" au plafond du 1er étage ; s'agissant de "parties classées", ceci est conditionné par l'intervention d'un architecte du patrimoine ;

- pour l'ensemble des nouveaux espaces habitables, l'installation d'un mode de chauffage performant ;

- de façon encore plus générale, la disposition de revenus suffisants puisque la voie de l'emprunt m'est bouchée, donc la mise en location de suffisamment de m2 à Paris et, si possible, la vente de Pontorson.

Autrement dit, je ne pourrai rien livrer d'acceptable selon leurs critères (de confort) et les miens (de qualité) avant plusieurs années. Combien d'années ? Je l'ignore mais ne vois pas comment il pourrait y en avoir moins de trois, sinon cinq.

On atteint ainsi l'horizon avant lequel mon aîné exclut en tout état de cause de prendre mon relais.

Il ne reste donc plus à Carole et aux enfants qu'à prendre leur mal en patience. CQFD
Et, accessoirement, qu'à espérer que je reste en vie suffisamment longtemps, si nécessaire, pour subvenir à ce genre de "besoins".

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 2 septembre 2019
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Mon dernier "ami Facebook" en date est, à ma demande, Alejandro DECAUX. Il prend de magnifiques photos (comme, récemment, du manoir de la Fresnaye) et a travaillé chez MERIGUET-CARRERE que Jean-Jacques ROUCHERAY m'avait recommandé pour peindre les solives du plafond de la salle-à-manger du logis.

Je n'hésiterai pas à lui demander conseil le moment venu.