Par lieu

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 20 Décembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse
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On se souvient que je me demandais comment procéder pour éviter que les tuyaux bleus du foreur n'empêchent la circulation, sur l'allée historique, des tracteurs et engins nécessaires, entre autres, à l'entretien des abords de notre manoir favori. Un autre souci était d'éviter que le débit d'eau ne détériore un glacis de la douve Sud.

Christian m'a proposé une idée à laquelle je suis confus de n'avoir pas pensé tout seul, celle de déverser l'eau excédentaire dans un fossé qui se trouve au Sud de la parcelle forée, en limite des "nouvelles terres". J'ai immédiatement topé, voyant là un moyen d'éviter de défoncer l'empierrement de l'allée.

Voici le résultat car il a procédé dès ce matin à l'application de son idée :

20 décembre 2018.

20 décembre 2018.

20 décembre 2018.

20 décembre 2018.

20 décembre 2018.

C'est exactement ce que j'aime, une idée astucieuse mise en œuvre proprement et sans délai.

20 décembre 2018.

Quand je vois par exemple ces pierres de cheminée et autres en attente à côté de la chapelle...

20 décembre 2018.

... je me dis que j'aimerais qu'il puisse en aller de même pour d'autres travaux pour lesquels la réglementation me contraint à en passer par une profession en position de monopole et qui me cause, cette fois par une invraisemblable inertie, beaucoup de tracas dont je me passerais très volontiers.
Bonjour !
J'ai trouvé la fuite, elle vient de la lucarne, le couvreur n'a pas à intervenir. Je peux réparer.
Bon courage et bon Noël !

21 décembre 2018.

21 décembre 2018.

21 décembre 2018.

N.D.L.R. (à 18 h 15) : Merci beaucoup !
Tout va bien pour moi !
Joyeux Noël !

Franck LIEGEAS avait déjà réagi à mon appel à l'aide. Merci à lui aussi et tous mes vœux pour lui et sa famille, sans oublier Roland BOUSSIN !
A l'aube de l'année 2019, aucune nouvelle menuiserie d'ouverture n'a encore été posée sur le logis alors que la première tranche de ces travaux a été réglée il y a un an. On en est toujours à attendre le compte rendu de la réunion de chantier d'il y a plus de six mois.
Plus généralement, la situation demeure figée sur de nombreux sujets, dont certains urgents et critiques, en dépit de mes relances fréquentes et des assurances reçues comme l'on sait.
Ce blocage persistant de notre chantier favori pour de mauvaises raisons me soucie. Le moment me paraît venu de sortir du brouillard stérile qui n'a que trop duré.

Les trois S.M.S. suivants, envoyés ce matin, permettront-ils de débloquer la situation d'une manière ou d'une autre ?

"Rien n'a changé depuis le 12 octobre au moins.
De bonnes paroles certes. Mais cela ne saurait suffire. Tout cela manque totalement de sérieux."

"Message du 12 octobre 2018 :
Cher Monsieur, je pense qu'il serait bienvenu de changer de méthodes de travail. Même si j’apprécie la souplesse et la simplicité, on ne peut en effet se contenter toujours de coups de fil, passés de surcroît d'endroits où le téléphone fonctionne mal et ne portant en outre que sur un aspect technique d'une question particulière. Comme rappelé encore récemment, il existe également des contraintes de calendrier diverses pour ce chantier qui me font souhaiter être épaulé plus solidement, au moins sur le chemin critique où nous nous trouvons d'ores et déjà pour divers postes. Donc pouvez-vous m'indiquer, pour chacun des points de la liste que vous savez, la date à laquelle vous pensez arriver à me transmettre la contribution écrite claire que j'espère recevoir de vous ? Cordialement, PPF"

"J'attends un calendrier pour la mise en œuvre de mes demandes rappelées par courriel du 20 novembre dernier.
Si vous vous sentez incapable de tenir le rôle, il conviendra que nous prenions l'attache de la D.R.A.C. pour organiser votre succession. Je souhaiterais alors que cela se passe dans le bon ordre, si possible de concert et sans perdre encore une fois un temps et une énergie précieux pour moi.
Merci pour votre compréhension.
Tous mes vœux pour 2019.
PPF"
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : jeudi 27 décembre 2018 09:18
À : antoineassocies@orange.fr
Objet : RE: Devis

Merci.

Où s'arrête ce devis ? Je comprends qu'en amont, vous prenez le relais du foreur. Mais où est la limite aval ? Est-ce que l'arrivée de la chaleur (par le sol ou les radiateurs, selon le cas) dans les pièces destinées à l'habitation est incluse ?

Je comprends que ce devis ne couvre que la 1ère tranche du chauffage (colombier, RC du logis, bâtiment Nord, chapelle). Pourriez-vous m'indiquer quelle rallonge prévoir pour le reste (étage du logis, reste de l'"aile de la belle-mère", tour Louis XIII, cave) ?

Et j'avais compris que les PAC seraient des T130. Pourquoi ce changement en faveur de T98-E ?

Par ailleurs, j'attends que M. BREBANT déclare son travail fini et, dans l'immédiat, ses réponses à mes dernières questions sur les qualités/défauts de son installation et ses analyses de l'eau.

Bien cordialement,

PPF

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De : antoineassocies@orange.fr <antoineassocies@orange.fr>
Envoyé : jeudi 27 décembre 2018 08:56
À : penadomf@msn.com; antoineassocies@orange.fr
Objet : Devis

Bonjour,

Veuillez trouver ci joint le devis.

En vous souhaitant bonne réception.

Cordialement.

ANTOINE & ASSOCIES
21 Rue du Champ Saint Michel - 14700 FALAISE
Tel : 02 31 40 70 05 Mail : antoineassocies@orange.fr

(Fin de citation)
Notre troquet favori à Bagnoles, du côté du "Cetlos", celui où l'on servait un chocolat chaud excellent car allongé de maïzena, a fermé du fait du départ à la retraite des tenanciers coutumiers. La réouverture est prévue en mars sous un autre pavillon. Carole et moi avons donc dû, hier après-midi, passer à notre choix n°2, une pâtisserie après le marchand de journaux. Et, là, autour d'un chocolat moins bon que dans l'ex-troquet favori, Carole m'a reproché que ma liste du 20 novembre soit "trop compliquée". Comme moi, elle s'interroge en effet sur les meilleurs moyens de débloquer notre chantier favori, encalminé depuis trop longtemps.

Je trouve curieux ce souci de vouloir ramasser en un minimum de points un tel chantier. Déjà la D.R.A.C. me l'avait demandé lors de sa visite du 15 novembre dernier. Dans son principe, l'idée paraît simple et de bon sens. Mais, en pratique, ça ne marche pas, en tout cas pour moi.

Toutes ces personnes, dont je ne mets nullement en doute les bonnes intentions, ne comprennent pas que j'ai besoin de pouvoir me lancer constamment dans plusieurs directions à la fois, par simple souci de ne pas me retrouver coincé par l'un des multiples contretemps qui ne manquent pas de surgir à tout moment pour des raisons étrangères à ma volonté. A commencer par la disponibilité des artisans ou les découvertes inopinées comme il en arrive à tout bout de champ en de multiples domaines. J'ai aussi et surtout des rythmes à respecter, le fiscal n'étant pas le moindre, loin s'en faut, qui m'obligent à avancer vaille que vaille, contre vents et marais si nécessaire : à ce seul titre, je dois pouvoir maintenir une vitesse de croisière à peu près constante et ce n'est pas un mince effort au milieu de tous les obstacles entre lesquels je passe ma vie à godiller.
En cette aube de l'année 2019, notre chantier favori traverse deux zones de turbulence, affectant deux problématiques critiques conditionnant directement la suite des opérations sur le terrain. En effet, à ce jour :

- je n'ai pu obtenir du dernier architecte du patrimoine auquel j'ai dû recourir la moindre contribution écrite de nature à encadrer comme il conviendrait le travail des artisans, c'est-à-dire qui leur soit opposable, avant la mise en fabrication des menuiseries extérieures du logis ni le moindre effort significatif pour m'aider à résoudre d'autres questions dont l'urgence, signalée dès notre premier contact, il y a neuf mois, ne fait aucun doute ; ce ne sont pourtant pas les relances, de mon côté, ni les promesses d'y pourvoir, du sien, qui auront manqué. Suite à une demande plus récente, je n'ai pas eu plus de succès pour obtenir de lui le moindre début de définition d'un calendrier quelconque de préparation des dossiers requis par les textes.

- le dialogue avec le foreur a été momentanément (?) interrompu après que je lui ai demandé certains éclaircissements techniques sur la qualité de son travail et les incidences de ses résultats.

Il paraît encore possible que, dans l'un et l'autre cas, la situation évolue favorablement après les fêtes mais je n'en ai pas la certitude. Bien entendu, dès qu'elles me parviendront, je ferai part des nouvelles que j'attends.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 31 Décembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Ferronnerie - Menuiserie - Logis
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Pour qui sait lire entre les lignes et, surtout, connaît un peu le dossier, le courriel que j'ai reçu vendredi du dernier architecte du patrimoine auquel j'ai dû recourir contient quatre critiques marquées (avec peut-être un sous-entendu significatif) des préconisations officielles de son prédécesseur à propos de la restauration des menuiseries extérieures du logis. Je parle ici de l'étude préalable que l'on sait et de la documentation au timbre du précédent architecte du patrimoine qui l'a complétée et a reçu l'accord de la D.R.A.C.

Je relève en effet dans ce courriel les affirmations suivantes :

- "je vous rappelle ici l’(aller) et retour près d’Angers chez Fermanoir pour éprouver avec vous la médiocre qualité des ferronneries prévues au devis initial."
Oralement, le dernier architecte du patrimoine auquel j'ai dû recourir attribuait à son prédécesseur la préconisation de ce ferronnier.
Le changement de ferronnier, au profit de l'"Atelier des métaux", a été approuvé oralement par la D.R.A.C. lors de la réunion de chantier du 15 novembre dernier. C'est du moins ce que j'ai retenu, en l'absence de compte rendu de l'architecte.

- "Notons que le prototype présenté (par M. Leboisne lors de la réunion de chantier du 15 novembre dernier) était lui-même réalisé selon les remarques que j’avais formulées et les marquées sur l’épure (en particulier concernant les largeurs de petit bois) à la Chaslerie lors d’un premier rendez-vous, et à l’atelier de Monsieur Leboisne dans un second temps."
En fait de "premier rendez-vous", il s'agissait de la première réunion de chantier, en juin dernier, réunion dont on attend toujours le compte rendu, document promis maintes fois.
Ainsi les largeurs des petits bois ont dû être changées car elles n'étaient pas compatibles avec l'épaisseur du vitrage retenu. La D.R.A.C., présente lors de la seconde réunion de chantier, celle du 15 novembre, a pu être informée oralement de cette adaptation et, si ma mémoire est bonne en l'absence de tout compte rendu de cette seconde réunion dressé par l'architecte, y donner de même son accord.

- A propos de la réunion du 17 décembre dernier à l'"Atelier des métaux" : "il a fallu organiser un rendez-vous chez le ferronnier à Lavaley pour étudier une difficulté de réalisation du ferrage des volets sur les bâtis, étant donné que ces derniers présentaient une dimension insuffisante en largeur (en raison des feuillures de maçonnerie et d’un recul d’ébrasement trop mince, de l’ordre de 3 à 4 cm relevés sur place par le menuisier, relevé incompatible avec les plans établis par mon confrère en phase projet)."
Cette difficulté était apparue lors de la précédente réunion qui s'était tenue, audit "Atelier des métaux" et malgré une invitation, en l'absence du dernier architecte du patrimoine auquel j'ai dû recourir, de sorte que nous lui avions demandé d'en organiser une autre et d'y venir pour confirmer la difficulté rencontrée et valider la proposition de correction à laquelle étaient parvenus seuls le menuisier et le ferronnier.
Ainsi fut fait, dans les conditions que l'on sait, le 17 décembre dernier, sans qu'à ma connaissance la D.R.A.C. n'en ait été informée convenablement par l'architecte, donc n'ait été mise en position de donner son accord.
Reste à savoir à qui attribuer la "dimension insuffisante en largeur" en question :
. au précédent architecte du patrimoine qui aurait mal pris les mesures sur cet élément essentiel du "projet", ce qui serait d'autant plus cocasse que cet individu ne se privait pas de critiquer les erreurs des relevés sur le terrain de son propre prédécesseur, elle-même architecte du patrimoine ;
. ou bien au travail du maçon, pourtant intervenu sous le contrôle du dernier architecte du patrimoine auquel j'ai dû recourir ; dans ce cas, l'erreur serait imputable à ce dernier, qui se tirerait ainsi une balle dans le pied ; la chose n'est pas impossible puisque la D.R.A.C. a relevé, le 15 novembre dernier, une particularité non satisfaisante de la nouvelle feuillure de la fenêtre du rez-de-chaussée de la tour Sud-Ouest, également réalisée sur les instructions, seulement orales comme toujours avec mon chantier, dudit architecte du patrimoine.

- A propos de la même réunion du 17 décembre, "Cette réunion de mise au point technique cependant s’est tenue et pendant une bonne heure et nous à fait conclure à la pose de volets dissociés pour les vantaux bas et impostes, ferrés directement sur les vantaux et non plus sur les bâtis, ce qui change notablement le projet prévu initialement."
Ce "changement notable" peut-il être documenté par écrit pour le bon ordre du dossier d'autorisation de la D.R.A.C. ou bien le menuisier devra-t-il commencer la fabrication sans instruction écrite précise, ce qui rendrait impossible le "contrôle scientifique et technique" de son travail ? Ou bien devrai-je rechercher un nouvel architecte du patrimoine pour confirmer ou infirmer ce diagnostic avant tout début de fabrication, ce qui serait d'autant plus plaisant pour moi que le menuisier a été réglé il y a un an, pour m'éviter certains désagréments attendus de la mise en place du "prélèvement à la source" ?

Et voici comment, après avoir dû financer une lente et coûteuse étude préalable apparue à l'usage truffée d'erreurs essentielles sur l'objet-même du projet (erreurs essentielles nullement corrigées sur les plans détaillés du même architecte établis en appui de la demande d'autorisation de travaux qui fut accordée), je risque de me retrouver devoir reporter une nouvelle fois le démarrage de la fabrication des premières menuiseries extérieures du logis.

Quant à la deuxième tranche, il est possible que la D.R.A.C. excipe, à tout le moins, de l'absence de documentation écrite suffisante du dernier architecte relative aux changements apportés au "projet initial" pour différer la subvention correspondante. Ces changements m'apparaissent pourtant justifiés et nécessaires.

Vu de ma fenêtre, ce sont là quelques-unes des joies que l'on éprouve quand on cherche à respecter les textes en se faisant assister, comme les textes y obligent, du moins pour les parties classées, d'un membre d'une corporation bénéficiant d'un monopole légal. Me sera-t-il permis d'écrire que l'on souhaiterait que cette corporation fût plus étroitement contrôlée, en tout cas plus respectueuse des intérêts de ses clients, les maîtres d'ouvrage propriétaires d'un monument historique, qui, en l'état des textes, sont encore sa chasse gardée ?
La présentation que j'ai faite des difficultés rencontrées avec le dernier architecte du patrimoine soulève bien entendu la question de savoir ce qui a bien pu se passer pour que nous en arrivions là. Après tout, je n'ai cessé et je continuerai de souligner la sympathie que j'éprouve pour l'individu et de reconnaître les compétences du technicien. En face de cela, on sait que je suis souvent exigeant pour mes contreparties, dès lors que je les trouve en défaut, et aussi que j'ai dû, contre mon gré, continuer de supporter seul de mon espèce la pression de ce chantier auquel j'ai déjà donné beaucoup des dernières 27 années de ma vie, ce qui ne me rend pas béatement patient.

Je vais tâcher d'expliciter les positions, et de le faire de la façon la plus impartiale dont je sois capable. Je pense qu'une telle clarté peut être utile pour recoller les morceaux, si faire se peut encore car nous sommes parvenus à un instant de vérité dans cette relation qui, dans l'immédiat, conditionne la poursuite sereine du chantier.

De ce fait, ma démarche vise à la compréhension de ce qui s'est passé, et non à la préparation d'une accusation qui ne serait nullement dans mes intentions. En outre, si j'entends ne faire état ici que de faits et, si cela me semble utile, d'appréciations, il est non moins clair que je ne puis traiter que de ma relation directe avec l'architecte du patrimoine en question et que je ne me sens nullement habilité à traiter, même sur un mode suggestif, de questions plus générales comme le fonctionnement de son cabinet ou encore ses relations avec d'autres artisans que ceux intervenus sur mon chantier ou, surtout, avec d'autres clients. (A suivre)

P.S. : Je compte compléter ce message dès que j'en trouverai le temps. Il n'est, bien sûr, pas facile à rédiger. On voudrait en effet être précis sans, pour autant, manquer de tact.

Je vais commencer par copier ce message dans les pages "Privé" où je pourrai travailler tranquillement à sa rédaction, en la corrigeant autant de fois que cela me paraîtra nécessaire et utile. Puis, lorsque je serai arrivé à un texte suffisamment satisfaisant à mes yeux, je le rebasculerai ici. Quitte, bien sûr, à l'y corriger encore si j'en éprouve le besoin.

Tout cela va me prendre un jour ou deux car il faut que je puisse me référer à mes écrits antérieurs (courriels, S.M.S., messages mis à l'abri des regards tiers dans les pages "Privé" de notre site favori, comme je le fais parfois), étant entendu que tout n'a pas été consigné, donc qu'il me faudra sans doute faire également appel à ma mémoire, ce qui ne pourra qu'affaiblir la certitude de mon propos ; je le signalerai alors.
Mon voisin et ami François LAUTOUR viendra me donner son avis sur la possibilité de tirer parti des forages récents pour alimenter, dans de bonnes conditions d'exploitation, un dispositif de chauffage par aquathermie.

En l'état du dossier, la question ne me semble pas évidente et je ne voudrais pas m'engager dans des investissements aussi coûteux sans avoir vérifié, autant que faire se peut, que je ne vais pas me retrouver planté.
François LAUTOUR m'a rendu visite ce matin. Je lui ai montré les forages, en ai détaillé les résultats, tels du moins que je les connais, puis lui ai fait lire le devis d'un plombier.

Selon lui, je n'ai pas de souci à me faire à propos d'un chauffage par aquathermie réalisé dans de telles conditions.
Je poursuis la rédaction d'un message délicat. Cela m'amène à me replonger dans toutes les pièces du dossier.

Puisque la lecture de ma rédaction actuelle est autorisée aux seules personnes ayant accès aux pages "Privé", à savoir mes fils, j'ai demandé à mon aîné de m'indiquer si, compte tenu des pièces que j'ai exhumées, il considère que je charrie ou si, au contraire, il trouve que j'ai raison.

Le nez sur le guidon, je ne suis sans doute pas le meilleur juge. Et mon aîné est, d'ordinaire, suffisamment critique de mon comportement général pour que je puisse penser qu'il ne me passera rien.

P.S. (du 4 janvier 2018 à 10 heures) : Interrogé à l'instant, le fiston me dit que mon début de message est trop touffu et que le plan de ma rédaction n'apparaît pas assez clairement. C'est sans doute vrai, il faut que ça décante...

Je vais quand même faire un "break", vu que je bosse là-dessus ce matin depuis 4 bonnes heures "non stop".
J'évite de recourir aux somnifères pour ne pas m'habituer à cette drogue. De plus, le somnifère que j'utilise, le "Donormyl", est, je crois, assez bénin. Enfin, lorsque je me résous à en ingurgiter, je n'en absorbe jamais qu'un demi-comprimé au plus.

Comme cette histoire d'architecte entravait mon sommeil depuis plusieurs jours, j'ai avalé un demi-comprimé hier soir. Et grand bien m'en a pris. Au réveil ce matin, j'ai une idée lumineuse qui devrait, je pense, permettre de débloquer la situation. En fait, une idée de compromis.

Avant de la coucher sur le papier et de la proposer, il faut encore que je travaille au bilan de cette affaire. Pour le simple bon ordre de mes dossiers, puisque c'est ainsi que je procède toujours. Et puis je vais devoir participer à Paris à l'anniversaire de mon second petit-fils, ce qui va ralentir ma production.

Mais je devrais être prêt à présenter mon offre dans le courant de la semaine prochaine. A suivre donc.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 4 Janvier 2019
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Ferronnerie - Menuiserie - Logis
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(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 4 janvier 2019 18:11
À : Arnaud Paquin Architecte; (...)@culture.gouv.fr
Objet : TR: Envoi d’un message : P8120609.jpg, P8120608.jpg

Pour info.

Le chantier se trouve totalement bloqué, me semble-t-il.

Je réfléchis aux meilleurs moyens de le débloquer.

Bien cordialement,

PPF

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De : hogue robert <hogue@serrure.fr>
Envoyé : vendredi 4 janvier 2019 13:02
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Re: Envoi d’un message : P8120609.jpg, P8120608.jpg


Bonjour Monsieur Fourcade,

Merci pour vos vœux et recevez les miens en retour de santé et bonheur.

Pour l'instant j'attends la décision de Mr (...) via Monsieur Leboisne et la commande correspondante, j'ai retenu qu'il s'agirait des deux premières tranches dans un premier temps mais nous suivrons de toute façon selon son planning.

N'hésitez pas à m'appeler si besoin au 02 96 39 09 03 ou au 06 07 30 72 92.

Bien cordialement

R Hogué

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Le 30/12/2018 à 08:36, Pierre-Paul Fourcade a écrit :

> Bonjour M. HOGUE,
>
> D'abord tous mes vœux pour 2019.
>
> Qu'avez-vous prévu pour le devis : quelle(s) tranche(s) de travaux ? quel destinataire ?
>
> Bien cordialement,
>
> PPF

(Fin de citation)
Cela m'a bien réussi de prendre un demi comprimé de "Donormyl" hier soir. Je vais recommencer ce soir afin d'être en pleine forme demain pour avancer dans mon pensum.

En fait, je ne mettrai pas en ligne (autrement qu'en pages "Privé") le détail de mon analyse. Il me paraît clair qu'agir autrement rendrait vain tout effort de recoller les morceaux.

Lorsque j'aurai terminé cette analyse qui pourra être très complète et factuelle tant sont nombreux les matériaux accumulés, je pourrai articuler ma proposition.

Pour dire les choses clairement et donner une idée de ce que j'ai derrière la tête, il me semble urgent de définir un nouveau cadre, très simplifié, pour mes relations avec l'architecte.

Je pense qu'il ne faut pas chercher à blinder le dossier au moyen d'un cadre contractuel complet et pérenne mais qu'il suffirait pour avancer que :
- de mon côté, je précise clairement les parties du chantier qui me paraissent devoir être réglées prioritairement ; on se bornerait, du moins dans un premier temps, à ne contracter qu'à propos de celles-ci ;
- du côté de l'architecte, on s'engage fermement à tenir un calendrier suffisamment serré sur ce programme ainsi limité en s'en donnant enfin les moyens.

Si l'expérience se révèle probante, vue de mon côté, c'est-à-dire gérable du côté de l'architecte, nous aurons fait un grand pas en avant qui pourra être réitéré.

Sinon (ou si le blocage actuel devait se prolonger), j'espérerais que l'architecte m'aide effectivement à lui trouver un successeur en toute sérénité. Si possible aussi sympathique que lui et aussi compétent sur le plan technique.

Mais il vaudrait mieux, quand même, que je ne rêve pas trop.
Je continue à réfléchir à mon projet de lettre à l'architecte. Je voudrais trouver le ton juste pour arriver à le convaincre qu'il est aussi de son intérêt de débloquer la situation.

Il faudra donc, sans doute, que je n'évoque que par allusions le calendrier antérieur. Ce n'est pas le plus facile pour moi qui, par caractère, suis enclin à mettre les points sur les "i" d'une façon qui peut être contre-productive.

J'ai toujours été comme cela. Je me rappelle ainsi une réflexion de Mme HETTIER de BOISLAMBERT à ma mère, vers 1960, à propos de mes dessins d'enfant : elle notait que mes couleurs étaient fortement appliquées et nettement délimitées. Du DERAIN plus que du Marie LAURENCIN, en quelque sorte. Par comparaison, ma sœur donnait dans le genre pastel.
J'ai demandé hier soir au foreur comment procéder pour enterrer les tuyaux d'évacuation des puits.

Voici sa réponse, ce matin :

(Début de citation)

Tout d'abord, les tuyaux de forage peuvent effectivement être enterrés mais les tuyaux gris d'évacuation valent moins cher (tube de forage alimentaire : 9.65 euros H.T. le mètre) ; à vous de voir.

Il faut tout d'abord ouvrir les tranchées afin d'y poser les tubes d'évacuation et ensuite creuser tout autour des forages afin de poser des drains autour avec du cailloux 20x40 et d'orienter les drains dans les tubes d'évacuation.

Le cailloux et les drains posés, recouvrir les drains de cailloux 20x40 et ensuite idéalement poser des buses de puits par exemple de 50 cm de haut mais enterrées pour quelle ne dépassent pas du sol. (voir plan schématique joint ; excusez-moi je ne suis pas un grand dessinateur).

Tant que les PAC ne sont pas installées, j'ai peur qu'en fermant la vanne le forage déborde davantage entre la cimentation et le terrain ; donc il vaut mieux la laisser ouverte.

(Fin de citation)

Comme indiqué hier, j'envisageais de demander à Igor de faire le nécessaire. Mais Christian craint que les chenilles de la mini-pelle ne défoncent le terrain ; il me recommande donc ce matin d'attendre le retour des beaux jours pour donner suite, non sans ajouter qu'il sait lui aussi conduire la mini-pelle.
A l'heure où je déjeunais d'un cassoulet à ma cantine favorite, j'ai reçu, sur mon téléphone portable, un long courriel d'un membre du fan club. Ce que j'appelle un membre de qualité du fan club puisqu'il n'hésite pas à s'exprimer sur notre site favori à propos de sujets divers. Je me souviens qu'à l'occasion de la dernière présidentielle, nos opinions divergeaient ; je ne sais si, à ce jour, "Nicodème" (c'est son pseudo sur ce site) a admis que son candidat, qui fut élu, était surtout une bulle médiatique, nous n'en avons pas reparlé. Nicodème s'est également intéressé à mes réflexions sur le choix du mode de chauffage de notre manoir favori et nous a tenu informés du résultat de ses propres recherches en la matière.

Soyons clairs : je n'ai jamais rencontré "Nicodème" dans le monde réel, c'est en se connectant à notre site favori, je ne sais pourquoi ni à quelle occasion, qu'il s'est intéressé à mon aventure de restaurateur de vieilles pierres. Nous sommes ensuite devenus "amis Facebook" à sa demande, de sorte que je sais qu'il travaille dans l'immobilier au Maroc, qu'il est en train de se construire une grande maison du côté de Marrakech et qu'il aime parcourir son pays d'adoption en "Land-Rover", en tenue de bédouin et dans des paysages dignes du film "Le patient Anglais".

Voici donc ce qu'il vient de m'écrire et que je cite "in extenso" :

(Début de citation)

De : (...)@gmail.com
Envoyé : mardi 8 janvier 2019 12:38
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Tuyaux puits canadien

Hello PPF, bonne année !

Pour la réalisation de mon puits canadien, à Marrakech , j'ai utilisé des tuyaux d'évacuation en PVC de 200mm type SN2 (résistance à 2 bars de pression) à environ 5 €/m acheté chez Ferroplast. Il ne me parait pas utile de prendre de la qualité alimentaire. Beaucoup plus solide que le PVC gris.

Voici une description du puits canadien qui devrait être achevé cette semaine :


Il s'agit de tuyaux PVC orange de 6m de long et diamètre 200mm. Ils s'emboitent par des joints caoutchouc.

La tranchée fait 50m x 3m x 3m et nous avons enfoui 8 séries de tuyaux à 3m de profondeur à l'arrivée. La tranchée fait un coude pour éviter un arbre existant.

Les tuyaux sont posés en 2 nappes de 4 séries, ceci afin de respecter un intervalle de 1m en largeur et 50 cm en hauteur et favoriser les échanges thermiques avec la terre.

Il y a une pente de 2% pour évacuer l'eau de condensation par un siphon en entrée de l'air (photo avec la dalle en béton posée sur un hérisson de galets).

Les tuyaux se rejoignent dans une grande buse qui entre dans le local technique, dans la maison, puis va sur le toit où est positionné un ventilateur-évaporateur. L'air ainsi aspiré et refroidi (2 fois : par le puits canadien puis dans le ventilateur en évaporant de l'eau) passe alors dans des canalisation souples dissimulées dans les faux plafonds.

Bon courage.

Pour ton architecte :

Il me semble que que tu réclames de la franchise dans les échanges avec tes lecteurs, donc je me jette à l'eau.

Je crois que tu as tendance à vouloir résoudre les conflits en montant des dossiers et en écrivant des palanquées de messages, destinés notamment à montrer que tu as raison, et donc implicitement que l'autre a tort. Je te suggère une solution plus courageuse sur le plan de l'amour-propre : va le voir, parle-lui et excuse-toi, ceci dans l'intérêt de la poursuite de ton chantier, sinon, c'est 6 mois de plus à en trouver un autre. Sans compter que tu dois être connu comme le loup blanc dans la profession.

Beaucoup d'échanges avec les personnes que tu cites dans tes messages décrivent des situation conflictuelles ou a minima contiennent des remarques blessantes qu'elles lisent probablement (femme, fils, belle-fille, Christian, architecte(s),etc...). Cela te rend sûrement malheureux et c'est contre-productif pour ton chantier.
La définition de l'EMPATHIE me parait digne d'être méditée.

Amicalement

Nico(...)
Mob : +212 666 (...)

(Fin de citation)

Bon, me voici habillé pour l'hiver !

Ce courriel m'interpelle d'autant plus que, dans sa partie consacrée à l'architecte, le deuxième paragraphe répète mot pour mot le conseil que, pas plus tard qu'il y a trois jours, m'a donné ma mère, lectrice très assidue de notre site favori (c'est à son intention que je mets en ligne des photos de notre descendance pendant le laps de temps où cela m'est autorisé).
(Si ce n'est que, forte d'une expérience continue de plus de 67 années, ce qui n'est pas rien, ma mère admet que j'ai toujours raison, "qualité FOURCADE" oblige...).

Quant au paragraphe suivant, il est évidemment en phase avec les retours que j'obtiens, quand il y en a, des intéressés. En termes psychanalytiques, on dirait, je crois, que je n'ai pas beaucoup de surmoi. C'est un fait.

Je vais bien entendu prendre tout cela en considération.

S'agissant de l'architecte, j'ai commencé à rédiger à son intention un projet de lettre que je ne lui enverrai pas dans sa version actuelle. Je n'étais pas encore arrivé tout seul à l'idée de lui téléphoner pour essayer de rétablir le contact. Car, pour avancer, il n'y a rien que j'apprécie autant qu'être sûr de mes arrières. Or je n'ai pas encore achevé mon "home work". Mais ça avance, petit à petit et, je l'espère, dans la bonne direction.