O'Gustin

Sébastien LEBOISNE m'ayant téléphoné, en fin de matinée, qu'il pourrait poser les linteaux demain matin, j'ai immédiatement adapté le programme d'Igor.

Il peaufine ainsi, cette après-midi, la maçonnerie aux endroits destinés à accueillir ces linteaux :

3 juin 2019.

Comme à l'accoutumée, tout cela se passe sous les yeux d'un loïde plus éperdu d'admiration que jamais :

3 juin 2019.

Le travail d'Igor en cette fin d'après-midi...

12 juin 2019.

... sous le contrôle effectif du loïde à la truffe fouineuse (et fouisseuse ; avez-vous vu dans quel état il se l'arrange ?) :

12 juin 2019.

On arrêtera là sur cette fenêtre, pour le moment (on y reviendra quand on changera la menuiserie) :

12 juin 2019.

Je pensais que, demain, Igor s'occuperait de l'une des deux fenêtres Est de cette pièce...

12 juin 2019.

12 juin 2019.

... mais, en partant, il m'a dit qu'il comptait finir de relever le linteau de la future porte d'entrée dans la "chambre des tourtereaux".

Ce soir, O'Gustin garde le chantier. On dirait Belphégor :

12 juin 2019.

Impossible pour Igor de travailler sous une telle pluie. Le chantier de ce que j'appellerai le "trottoir" est toujours interrompu :

19 juin 2019.

Il a cependant de quoi s'occuper un moment dans le colombier...

19 juin 2019.

... du moins tant qu'O'Gustin ne l'en empêche pas. Cette petite bête est en effet rendue hystérique chaque fois qu'elle entend tourner un moteur électrique, ici celui de la ponceuse :

19 juin 2019.

Philippe JARRY et moi avons pris l'habitude de nous envoyer des S.M.S. vers 6 h 30 le matin. C'est ainsi qu'il m'a annoncé, hier matin, le retour de son équipe sur le chantier.

Et voici où nous en étions rendus hier après-midi :

21 juin 2019.

21 juin 2019.

21 juin 2019.

21 juin 2019.

21 juin 2019.

21 juin 2019.

J'ai demandé à Philippe de ne pas oublier l'aération du drain et aussi, suite à la judicieuse remarque de "Cambérabéro", d'ajouter une dizaine de centimètres de "stériles" au-dessus du remblais déjà damé.

En fin de journée, la mini-pelle était à l’œuvre et l'on retrouvait l'herbe qui avait été enfouie sous terre pendant quelques jours. J'ai remarqué qu'ainsi malaxée, cette terre sent mauvais, une impression déjà ressentie lors des terrassements d'il y a une vingtaine d'années (on a les madeleines qu'on peut).

21 juin 2019.

21 juin 2019.

O'Gustin, ce gros cochon, ne pouvait que se délecter de telles fragrances :

21 juin 2019.

Cette canicule éprouve les corps et les nerfs, on ne sait comment faire pour s'en protéger :

28 juin 2019.

28 juin 2019.

Cristi est absent ce matin. Igor m'explique qu'il n'est plus habitué au travail physique et qu'il a trouvé que je mettais trop de pression avant-hier.

Igor, qui me dit avoir très mal dormi la nuit dernière à cause de la chaleur, est arrivé près d'une heure après Nicolas à qui j'ai demandé de dégager la fondation de l'angle Nord-Est de la tour Louis XIII, afin qu'on essaye de comprendre quelque chose aux réservations enterrées là il y a une petite dizaine d'années :

28 juin 2019.

28 juin 2019.

28 juin 2019.

Avant le retour d'Igor, le livreur de Point P est venu déposer ses big-bags de sable et une palette de ciment. Afin de simplifier leur manutention par mon équipe, j'ai d'abord pensé entreposer ces matériaux près de la chapelle plutôt que près de la ferme où c'était l'usage...

28 juin 2019.

... puis me suis ravisé en optant pour un stockage sur le dallage devant la porte piétonnière :

28 juin 2019.

Le résultat n'est pas du plus bel effet...

28 juin 2019.

... mais, au moins, cela facilitera la tâche des maçons :

28 juin 2019.

Je ne connais toujours pas les limites d'Igor. Ce garçon a réussi, aujourd'hui, l'opération délicate dont je l'avais chargé. Tout cela est fait proprement et intelligemment :

4 juillet 2019.

4 juillet 2019.

O'Gustin me charge de vous dire qu'il partage mon appréciation sur Igor :

4 juillet 2019.

Bien sûr, du côté du pavage, c'était calme plat aujourd'hui : 0 pavé, 0 mètre.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 10 Juillet 2019
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Logis - Désultoirement vôtre ! - O'Gustin - Anecdotes
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22 h 30, l'heure de mon retour au manoir favori, après une journée entière sur les routes de Normandie.

J'ai trouvé Guguss affalé dans sa bannette, hors d'état d'arquer après sa folle journée avec sa chérie Mara :

10 juillet 2019.

10 juillet 2019.

10 juillet 2019.


Dans l'après-midi, alors que je téléphonais à Igor pour lui demander son avis sur Johnny, il m'a appris que ce dernier préférait arrêter là sa contribution. Il devait m'appeler pour me l'annoncer mais ne l'a pas fait. A l'âge de 40 ans, ce garçon s'est réfugié chez sa Maman qui l'accompagne au boulot et l'en ramène dans sa voiture "customisée" (en "style Goldorak", vous imaginez le genre) car il n'a pas son permis, s'est montré incapable de conduire le tracteur et nullement désireux d'apprendre. La question de l'insertion de tels individus sur le marché du travail me paraît entière (pour dire les choses de façon aussi aimable que j'en suis capable).

Pour le reste, malgré ce boulet, le chantier a bien avancé sur ses 4 lignes de pavés où il ne reste plus que quelques finitions à apporter au "trottoir" Nord du bâtiment Nord :

10 juillet 2019.

10 juillet 2019.

Score du jour : une centaine de pavés, si je ne me trompe pas dans mon décompte nocturne.

Pour s'en tenir (à Guguss près, et encore ça se discute) aux sujets relatifs à notre chantier favori :
- le géomètre m'a appris son passage demain ; ce n'est pas celui avec qui je conversais mais un employé, procédé que je trouve un tantinet cavalier ;
- après Yves LESCROART qui a tenté plusieurs fois de la joindre, j'ai laissé un message sur le répondeur de l'architecte du patrimoine recommandée par Arnaud PAQUIN ; apparemment, elle a dû migrer vers l'hémisphère Sud car tout, depuis sa visite d'il y a plus d'un mois, donne à penser qu'elle hiberne ;
- j'ai rencontré, quelque part dans le Grand Nord, le vendeur de tommettes vernissées :

10 juillet 2019.

10 juillet 2019.

10 juillet 2019.

Quoi que m'en ait dit l'ami intermédiaire, je pense qu'elles ont plutôt deux siècles que quatre, vu le bâtiment dans deux chambres de l'étage duquel elles avaient été disposées sur un lit de sable (dixit le vendeur, homme de goût et de culture qui les a démontées pour leur substituer un "plancher flottant" qu'il m'a fièrement montré) ; et elles sont bien usées. Surtout, au niveau stratosphérique de prix où le vendeur a choisi (depuis hier) de planer, nous ne sommes pas près de faire affaire. Le jour où j'aurai trouvé le revêtement dont j'ai besoin pour la salle-à-manger du logis, il sera trop tard pour lui ; laissons-lui donc le temps d'en prendre conscience et d'atterrir gentiment ;
- je me suis également rendu chez le scieur de granits ; j'ai en main son devis pour la pierre de seuil entre la cour et l'arrière-cour ; là aussi, le prix demandé est très élevé et la question du transport de cette masse de 300 kg serait encore à traiter. J'ai rapporté un échantillon d'un granit qu'il propose ; nous regarderons demain, au soleil, ce que cela donne par comparaison avec les granits les plus proches :

10 juillet 2019.

Si le test est trop défavorable, je me réserve, comme déjà dit, de réutiliser les anciennes pierres de l'âtre de la cheminée de la salle-à-manger. Le problème est qu'il faudrait les boucharder. A la main, en l'état de notre équipement. Donc ça freine une telle décision.
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Grâce à Jérôme, la cour est en train de retrouver un aspect plus civilisé :

19 juillet 2019.

19 juillet 2019.

19 juillet 2019.

19 juillet 2019.

19 juillet 2019.

19 juillet 2019.

Les gravats sont évacués du côté de chez les GAHERY. Ils serviront à rendre un chemin plus carrossable :

19 juillet 2019.

Bien campé sur sa nouvelle passerelle-provisoire-qui-risque-de-durer-un-moment, le loïde fait part de sa satisfaction :

19 juillet 2019.

19 juillet 2019.

Carole se désolait ce matin devant ses magnifiques rosiers, transplantés à côté de la chapelle et, malgré tous les efforts de Francis et de Jérôme, bel et bien en train de crever :

19 juillet 2019.

Pour tenter le lui remonter le moral, le loïde et moi lui avons montré que les ornières de l'"Avenue FOURCADE" seront bientôt un souvenir, car comblées grâce aux produits des derniers terrassements :

19 juillet 2019.

Les preuves que j'avais données de la profondeur de l'ancien pavage n'étaient pas très nettes. Voici quelque chose qui pourra paraître plus lisible :

20 juillet 2019.

20 juillet 2019.

Mesures prises, la surface supérieure de l'ancien pavage se situe environ 23 centimètres sous le sol actuel.
Cette après-midi, Igor a jointoyé les fondations des bâtiments sur cour qui restaient à traiter :

24 juillet 2019.

24 juillet 2019.

24 juillet 2019.

24 juillet 2019.

24 juillet 2019.

24 juillet 2019.

Il était inutile qu'il jointoie les pierres sous la porte d'entrée du salon de l'"aile de la belle-mère" où j'entends, comme l'on sait, mener un travail de fond :

24 juillet 2019.

24 juillet 2019.

24 juillet 2019.

Il m'a également aidé à décharger la nouvelle dalle :

24 juillet 2019.

Comme on le voit, ce granit apparaît très clair au soleil. Il est pourtant vendu comme brun. Le fait est qu'il contient de la pyrite qui devrait rapidement, m'a dit M. MARIAU, lui donner des couleurs de rouille, bienvenues ici :

24 juillet 2019.

24 juillet 2019.

Toutes ces activités, jointes à la canicule, ont épuisé O'Gustin :

24 juillet 2019.

24 juillet 2019.

Ici, l'on peut observer que lorsque, par exception, notre Guguss ne dégobille pas dans ma "Twingo", ce loïde ressemble de plus en plus à Batman, y compris du fait de sa musculature globuleuse !

Jérôme venait de disposer au fond de la tranchée le tuyau d'arrivée d'eau et s'apprêtait à installer le drainage...

1er août 2019.

1er août 2019.

... sous la surveillance effective d'O'Gustin...

1er août 2019.

... lorsque l'entrée fracassante de Mara...

1er août 2019.

... nous a avertis de l'arrivée imminente d'Igor :

1er août 2019.

Celui-ci, en tenue de baigneur, venait montrer où sont les outils au maçon auto-entrepreneur qui devait commencer à intervenir ce matin.

Hélas, ce maçon a manqué à l'appel. J'ai lui ai téléphoné à son numéro de portable, suis tombé sur sa mère ou sa grand-mère qui m'a appris que la récente canicule avait retardé ses autres chantiers...
La météo très incertaine mais mal orientée oblige à redonner la priorité aux travaux intérieurs. Ainsi, au 2ème étage du colombier :

1er octobre 2019.

1er octobre 2019.


P.S. : Les mêmes deux fenêtres en fin de journée :

1er octobre 2019.

1er octobre 2019.

Comme on le voit à sa bouille enfarinée, Guguss n'a pu s'empêcher, cette fois encore, d'aller fureter dans la chaux :

1er octobre 2019.

Le chantier de la "terrasse n°2" en cette fin de journée :

4 octobre 2019.

Le sol en sera donc sensiblement plus bas qu'avant ces travaux. Le moins mauvais endroit pour le lave-bottes est celui où a été posé l'évier.

Guguss s'applique de son mieux mais nous avons le regret de constater qu'avec sa bouille enfarinée, il n'est guère productif :

4 octobre 2019.

Cette cour est (re)devenue un vrai bourbier que Guguss et moi ne pouvons traverser sans crotter nos chaussures ou (dans son cas) ce qui en tient lieu, de sorte que nous importons de la boue dans le bâtiment Nord, ce qui est fâcheux :

11 octobre 2019.


Je sais bien que de bonnes âmes ne tarderont pas à me reprocher d'"oublier une fois de plus les priorités", cuisine, salle-à-manger, chambre pour les enfants et que sais-je encore ? Comme s'il n'y avait pas à cela des préalables techniques ou réglementaires sur lesquels je n'ai pas la main.

Mais voilà, telle est la dynamique du chantier : je piétine en rongeant mon frein depuis trop longtemps ; il est temps pour moi de repartir de l'avant, si possible dans la bonne direction.

Après tout, l'idée de (re)paver la cour n'a rien d'artificiel ni d'incongru, ce me semble du moins.

Et, si j'arrive à toper sur un bon lot de pavés, je serais bien bête de nous en priver.
La nuit est tombée et j'en suis toujours à réfléchir à l'ordre dans lequel effectuer les prochains travaux :

12 octobre 2019.

12 octobre 2019.

Guguss sort de son antre pour partager mes réflexions :

12 octobre 2019.


Ainsi, je me sens moins "seul et démuni de tout, comme un homme au bord d'un océan qu'il prétendrait franchir à la nage".