O'Gustin

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 21 janvier 2020
Désultoirement vôtre ! - O'Gustin
0
Promenade vespérale avec le loïde, sous un ciel patriotique :

21 janvier 2021.

C'est l'heure où Igor quitte le chantier...

21 janvier 2021.

... sous le regard un peu vague de son copain :

21 janvier 2021.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 22 janvier 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Menuiserie - Logis - Désultoirement vôtre ! - O'Gustin
0
Enfermé entre la cuisine et l'entrée du bâtiment Nord, O'Gustin glapissait en entendant Igor travailler au 1er étage du logis. Je l'y ai donc emmené. Ce fut la fête lors de ces retrouvailles :

22 janvier 2020.

22 janvier 2020.

22 janvier 2020.

Quant à moi, j'observe (et ne suis pas le seul) qu'au-dessus des solives, l'entrevous est une plaque à base d'amiante (années 50...), elle-même surmontée de lambourdes, d'un remplissage qui s'est décomposé et d'un plancher rainuré de pin :

22 janvier 2020.

Donc on peut démonter le parquet de châtaignier et on ne risquera pas de se retrouver à l'étage inférieur lorsque sera enfin venu le temps de restaurer mon ancienne chambre.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 22 janvier 2020
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - O'Gustin - Annonces - A la Chaslerie
0
Des 80 flacons de 3 litres chacun retirés à l'automne du pressage de 500 kg de pommes, il ne reste plus que 28 en stock :

22 janvier 2020.

Les amateurs sont priés de se faire connaître avant qu'il ne soit trop tard.

Car c'est un régal (qualité Fourcade, œuf corse) et on se me l'arrache !
Jean-Pierre ARBON
rédigé le mercredi 22 janvier 2020
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - O'Gustin - Météo - Références culturelles
0
Altération
Publié le 22 janvier 2020

Poursuivant hier ma lecture de Rabelais, ce sont curieusement des images de l’extrême sécheresse et des monstrueux incendies qu’elle a provoqués en Australie qui me sont venues à l’esprit. Car Rabelais écrit que Pantagruel était venu au monde en une année de « sécheresse si grande » que « le monde était tout altéré ».

« Les habitants passèrent trente-six mois trois semaines quatre jours seize heures et quelque peu davantage, sans pluie, avec une chaleur de soleil si véhémente que toute la terre en était aride.(…) Car il n’y avait arbre sur terre qui eût feuille ou fleur : les herbes étaient sans verdure, les rivières taries, les fontaines à sec, les pauvres poissons délaissés de leur élément, voguant et criant par la terre horriblement, les oiseaux tombant de l’air faute de rosée : l’on trouvait par les champs les loups, les renards, cerfs, sangliers, daims, lièvres, lapins, belettes, fouines, blaireaux et autres bêtes, mortes la gueule ouverte. » Aujourd’hui, il joindrait à la liste koalas, wombats et kangourous.

Quant aux hommes, poursuit Rabelais, ils « tiraient la langue comme lévriers qui ont couru six heures (…) C’était pitoyable cas de voir les efforts des humains pour se garantir de cette horrifique altération. »


Altération : le mot est on ne peut mieux choisi, puisqu’il signifie la soif (qu’on soulage en se désaltérant), mais aussi la modification de l’état d’une chose, le fait qu’elle subit une dégradation, et devient autre.

Notre monde s’altère, sa nature change. Conséquence ? L’ordre social et les règles de la vie en commun risquent de s’effondrer. Le génial Rabelais nous prévient en riant : « on avait beaucoup de mal à sauver l’eau bénite des églises pour qu’elle ne fût pas volée. »

N.D.L.R. : Pauvre loïde !

Rabelais, presque contemporain de la Chaslerie. J'ai toujours eu un gros faible pour cet auteur à la prose fleurie.