Corruption, diffusion de fausses informations : l’ex-PDG de Casino Jean-Charles Naouri condamné à quatre ans d’emprisonnement
N.D.L.R. : Quelle déchéance pour un ancien collègue aussi monstrueusement brillant !
Comme il me l'avait objecté, on laisse un sillage derrière soi...
Références culturelles
lefigaro.fr
rédigé le Vendredi 30 Janvier 2026
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Pouvoirs publics, élus locaux - Anecdotes - Références culturelles
rédigé le Vendredi 30 Janvier 2026
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Pouvoirs publics, élus locaux - Anecdotes - Références culturelles
Medici.tv
rédigé le Samedi 31 Janvier 2026
Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (animations et visites) - Références culturelles - Annonces - A la Chaslerie - Désultoirement vôtre !
rédigé le Samedi 31 Janvier 2026
Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (animations et visites) - Références culturelles - Annonces - A la Chaslerie - Désultoirement vôtre !
[ANNIVERSAIRE] Aujourd'hui nous célébrons le compositeur autrichien Franz Schubert, né ce jour en 1797. Il s'est entièrement dévoué à sa musique et nous a laissé avec un corps intemporel de plus de 600 Lieder, 15 opéras, 9 symphonies et beaucoup de musique de chambre. Pour célébrer son héritage, regardez le Trio Messiaen interpréter le trio pour piano n° 2 de Schubert. Concert complet sur medici.tv. https://bit.ly/4a3Q4yE
N.D.L.R. : Le trio Messiaen, que de bons souvenirs ici !
Volodia VAN KEULEN sera de nouveau en concert à la Chaslerie le 23 mai prochain à 18 heures, toujours au violoncelle mais également au sitar.
N.D.L.R. : Le trio Messiaen, que de bons souvenirs ici !
Volodia VAN KEULEN sera de nouveau en concert à la Chaslerie le 23 mai prochain à 18 heures, toujours au violoncelle mais également au sitar.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 2 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
rédigé le Lundi 2 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
Journée au château de Versailles, avec les V.M.F. de la Manche :
Le matin, guidés dans les galeries historiques par Laurent SALOME, directeur du musée national des châteaux de Versailles et de Trianon :
Dans l'opéra royal :
Le matin, guidés dans les galeries historiques par Laurent SALOME, directeur du musée national des châteaux de Versailles et de Trianon :
Dans l'opéra royal :
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 2 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
rédigé le Lundi 2 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
Première partie de l'après-midi consacrée, pour l'essentiel, aux appartements privés de Louis XV et de Louis XVI, sous la conduite de Bertrand RONDOT (un sosie de Hugues HOURDIN), conservateur général du patrimoine (mobilier et objet d’art du XVIIIe siècle).
Aperçu sur la tribune royale de la chapelle du même métal où il m'est arrivé de trôner il y a plus de cinquante ans lorsque, jeune stagiaire de l'E.N.A., lors d'un concert aux côtés de Carole et au milieu d'illustres personnalités départementales (elles le sont toutes), je représentais la Gueuse :
Au passage, un Bon-Papa absorbé dans ses œuvres :
Aperçu sur la tribune royale de la chapelle du même métal où il m'est arrivé de trôner il y a plus de cinquante ans lorsque, jeune stagiaire de l'E.N.A., lors d'un concert aux côtés de Carole et au milieu d'illustres personnalités départementales (elles le sont toutes), je représentais la Gueuse :
Au passage, un Bon-Papa absorbé dans ses œuvres :
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 2 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
rédigé le Lundi 2 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
De passage, de nouveau, devant la chapelle royale...
... pour se rendre à l'exposition sur le Grand Dauphin sous la houlette d'Elodie VAYSSE :
Avant les travaux dans la salle-à-manger du logis de la Chaslerie, un tondo représentant cette même trinité ornait un pan de mur à l'angle nord-est de la pièce.
Le château de Meudon est très bien évoqué mais son histoire se termine très mal :
Et, sur le chemin du départ, nous avons croisé mon ancêtre (?) Godefroy de BOUILLON :
Cette journée de déambulations dans l'aile nord du château de Versailles m'aura laissé épuisé malgré l'usage fréquent d'un siège pliant en aluminium. Entre les ors rutilants des grilles, certaines nouvelles, vues le matin, à l'arrivée, l'évocation des décès ayant décimé sous ses yeux la descendance de Louis XIV jusqu'à la quatrième génération et les splendeurs si considérables et pourtant si éphémères du château de Meudon, il y avait là, selon moi, de quoi quitter les lieux avec le moral dans les chaussettes.
En effet, comment, après cela, pouvoir encore imaginer un sauvetage heureux et une transmission familiale réussie pour un tas de cailloux, infiniment plus modeste et qui m'attendait patiemment, tout comme le Spidigon, au fin fond du bocage ornais ?
... pour se rendre à l'exposition sur le Grand Dauphin sous la houlette d'Elodie VAYSSE :
Avant les travaux dans la salle-à-manger du logis de la Chaslerie, un tondo représentant cette même trinité ornait un pan de mur à l'angle nord-est de la pièce.
Le château de Meudon est très bien évoqué mais son histoire se termine très mal :
Et, sur le chemin du départ, nous avons croisé mon ancêtre (?) Godefroy de BOUILLON :
Cette journée de déambulations dans l'aile nord du château de Versailles m'aura laissé épuisé malgré l'usage fréquent d'un siège pliant en aluminium. Entre les ors rutilants des grilles, certaines nouvelles, vues le matin, à l'arrivée, l'évocation des décès ayant décimé sous ses yeux la descendance de Louis XIV jusqu'à la quatrième génération et les splendeurs si considérables et pourtant si éphémères du château de Meudon, il y avait là, selon moi, de quoi quitter les lieux avec le moral dans les chaussettes.
En effet, comment, après cela, pouvoir encore imaginer un sauvetage heureux et une transmission familiale réussie pour un tas de cailloux, infiniment plus modeste et qui m'attendait patiemment, tout comme le Spidigon, au fin fond du bocage ornais ?
lefigaro.fr
rédigé le Lundi 2 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Références culturelles
rédigé le Lundi 2 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Références culturelles
Maryvonne de Saint Pulgent : « En matière de patrimoine, tout va mal en France ! »
ENTRETIEN - Dégradations, mauvais état général, baisse des budgets… La crise du patrimoine est « systémique et nécessite un examen de conscience de la part de tous », estime l’essayiste et ancienne directrice générale du patrimoine.
LE FIGARO. - Vous publiez un ouvrage dans la collection « Tracts » (Gallimard), au titre éloquent, d’Alerte sur le patrimoine. C’est si grave ?
MARYVONNE DE SAINT PULGENT. - Tout va mal ! L’état sanitaire des monuments et des musées n’est pas bon. Il y a une recrudescence des vols et des incendies dans les musées et les églises. Face à cela, les budgets pour leur fonctionnement et leur entretien n’ont cessé de baisser. Tout est devenu incontrôlable, y compris la notion même de patrimoine, qui s’est dilatée de façon extraordinaire ces dernières décennies.
Passer la publicité
Quels sont les nouveaux maux qui s’abattent sur le patrimoine ?
Le patrimoine ancien subit les modifications du climat. L’exemple frappant est le cas de l’aile François-Ier du château de Chambord, fermée au public parce que les sols sur lesquels elle est construite ont bougé sous l’effet d’alternances de grandes pluies et de grandes sécheresses. Un nombre considérable de charpentes de monuments sont attaquées par des insectes. Des orages de grêle d’ampleur inédite à Paris ont endommagé des centaines de vitraux. Le changement climatique explique également une partie des incendies observés dans les monuments historiques. Quant aux architectures plus récentes, celles des XIXe et XXe siècles, elles se dégradent, car elles ont été construites avec des matériaux moins durables, comme le béton ou le fer. Le Centre Pompidou a par exemple dû fermer pour cinq ans, en partie à cause d’un problème d’amiante.
Vous rangez le tourisme dans la liste des fléaux. On ne va tout de même pas interdire aux visiteurs le grand patrimoine français !
La surfréquentation touristique de certains lieux, comme Versailles ou l’Opéra de Paris, les use prématurément. Il faut éviter de demander aux gestionnaires de ces monuments d’accueillir toujours plus de visiteurs pour avoir des nouvelles ressources !
Selon vous, une des impasses du secteur est due à la « dilatation » de la notion même de patrimoine. Pour quelles raisons ?
Lorsqu’elle décide de protéger un monument, un site ou un objet, la nation prend l’engagement de s’en occuper, de le restaurer et de le conserver. Or, on a eu les yeux plus gros que le ventre en augmentant régulièrement le champ de la protection. Avant André Malraux, la doctrine voulait que l’on ne protège pas les biens construits après 1850, afin d’avoir le recul nécessaire. Le ministre va bousculer cette règle en classant les monuments de la modernité. Ensuite, notamment en réaction à la destruction des Halles de Baltard, l’État va également s’intéresser aux monuments du XIXe siècle, comme les gares ou les anciens sites industriels. Puis le patrimoine ethnologique, rural ou ouvrier, va faire son entrée, car on le pense menacé de disparition. C’est le syndrome de l’arche de Noé ! D’autres catégories, comme les jardins remarquables ou les Archives, s’ajoutent à cette longue liste. On est passé de 4 000 édifices classés en 1911 à 46 700 aujourd’hui.
Les budgets ont-ils suivi ?
Depuis trente-cinq ans, la part du budget dédiée aux monuments historiques et aux musées n’a cessé de baisser, c’est imparable. En 2026, le patrimoine sera à nouveau la principale victime des baisses du crédit de la culture. Or, les deux tiers des monuments historiques réclament des travaux. Nous sommes face à un mur d’investissements. Si l’on ne se résout pas à faire voter des lois de programmation pour le patrimoine, impliquant un engagement de l’État sur plusieurs années, on n’y arrivera pas. Il en existe bien pour la défense ou la recherche.
Vous dénoncez une politique publique centrée sur les grands projets.
Dans le budget, vous avez des énormes « monstres » qui coûtent de plus en plus cher. Prenez le cas du château de Villers-Cotterêts, lieu symbolique de la naissance de la langue française en tant que langue officielle. Datant de la Renaissance, il se dégradait lentement, et il fallait le restaurer. Emmanuel Macron s’en est saisi et on a trouvé miraculeusement 100 millions d’euros pour faire des travaux. Puis le président de la République a voulu y installer la Cité internationale de la langue française - et le budget a doublé. Aujourd’hui, son équilibre financier n’est pas trouvé, et le déficit pèse sur le Centre des monuments nationaux, qui a déjà à sa charge 110 autres monuments ! Or, il faut d’abord traiter les problèmes actuels avant de se lancer dans de nouvelles aventures.
Devant nous se trouve le projet Louvre-Nouvelle Renaissance, à 1 milliard d’euros. Faut-il tout arrêter ?
On sait que le musée est en mauvais état et que les travaux des années Mitterrand ont vieilli. La fréquentation a par ailleurs plus que doublé en trente ans. On nous annonce une grande révolution pour le Louvre, avec un volet restauration de l’existant et un volet création de nouveaux espaces, de 22 000 mètres carrés, s’ajoutant aux 73 000 mètres carrés existants. Pour trouver les centaines de millions d’euros nécessaires, et vaincre les résistances de Bercy, le musée a proposé un grand projet, susceptible d’attirer l’attention du président de la République. On a abouti à un chantier multimillionnaire non encore financé. Il serait raisonnable de « phaser » le Louvre-Nouvelle Renaissance, en s’attaquant d’abord à la restauration de l’existant. C’est un choix politique. En 2021, Roselyne Bachelot, ministre courageuse, avait bien sifflé la fin de la récréation pour le Grand Palais, qui prévoyait un grand projet coûtant une fortune.
Emmanuel Macron s’est lancé dans une autre aventure, celle d’une commande de vitraux contemporains pour Notre-Dame de Paris. Votre avis ?
Je suis plutôt contre. Cette commande va coûter 4 millions d’euros, alors que l’État a péniblement trouvé 1 million et demi, pour restaurer l’aile François-Ier à Chambord ! Si ces vitraux ne prenaient pas la place de créations de Viollet-le-Duc, que l’on a restaurées après l’incendie, on pourrait comprendre. Mais là… Le diocèse de Paris a déjà fait enter la création contemporaine dans la cathédrale, avec un nouveau mobilier liturgique. C’est suffisant ! L’État pense que le patrimoine a besoin, pour être respectable, d’accueillir de l’art vivant. Créer l’événement est l’obsession des élites pour attirer les mécènes, qu’ils soient privés ou publics.
Si on suit votre raisonnement, il faudrait donc tout figer ?
C’est le principe de la conservation du patrimoine. Conserver, cela ne veut pas dire modifier, et encore moins mettre au goût du jour. Il faut bien sûr adapter un monument à sa fonction. Mais, à partir du moment où on le classe aux Monuments historiques, on doit le conserver en l’état.
Quel sort réserver au patrimoine religieux, en souffrance et cible des prédateurs ?
La loi de 1905, qui met à la charge des communes l’entretien des églises, atteint ses limites, car les collectivités n’arrivent plus à faire face. Les églises, fermées ou peu fréquentées, deviennent la cible de vandalisme. Il n’y a plus en France de respect pour ce patrimoine cultuel, plus d’« horreur sacrée ». On pensait pourtant révolue l’époque où Maurice Barrès se lamentait sur « la grande pitié des églises de France ». Je propose que l’on consacre une partie de la taxe de séjour, perçue par les hôteliers et les plateformes de location de type Airbnb, pour l’entretien du patrimoine. Cette taxe, qui a rapporté 440 millions d’euros en 2024, est dynamique parce que le tourisme l’est. Il faudrait simplement faire attention que ça n’aille pas dans les poches de l’État, mais plutôt dans celles de la Fondation du patrimoine.
Pourquoi ne pas retenir la proposition de la ministre de la Culture de faire payer l’entrée de Notre-Dame de Paris au profit des églises rurales ?
L’idée n’est pas pertinente, pour plusieurs raisons. Le clergé est contre, cela porterait atteinte au principe essentiel de la gratuité d’accès pour tous au lieu de culte, contenu dans la loi 1905, et serait compliqué à mettre en œuvre. Comment par exemple distinguer les fidèles des autres ? Rappelons par ailleurs que nous payons déjà l’entretien des églises par le biais de nos impôts locaux !
N.D.L.R. : En même temps, comme dit le Top Gun de mes deux, s'il n'y avait, dans notre pays, que le patrimoine qui se déglingue à vitesse Grand V...
ENTRETIEN - Dégradations, mauvais état général, baisse des budgets… La crise du patrimoine est « systémique et nécessite un examen de conscience de la part de tous », estime l’essayiste et ancienne directrice générale du patrimoine.
LE FIGARO. - Vous publiez un ouvrage dans la collection « Tracts » (Gallimard), au titre éloquent, d’Alerte sur le patrimoine. C’est si grave ?
MARYVONNE DE SAINT PULGENT. - Tout va mal ! L’état sanitaire des monuments et des musées n’est pas bon. Il y a une recrudescence des vols et des incendies dans les musées et les églises. Face à cela, les budgets pour leur fonctionnement et leur entretien n’ont cessé de baisser. Tout est devenu incontrôlable, y compris la notion même de patrimoine, qui s’est dilatée de façon extraordinaire ces dernières décennies.
Passer la publicité
Quels sont les nouveaux maux qui s’abattent sur le patrimoine ?
Le patrimoine ancien subit les modifications du climat. L’exemple frappant est le cas de l’aile François-Ier du château de Chambord, fermée au public parce que les sols sur lesquels elle est construite ont bougé sous l’effet d’alternances de grandes pluies et de grandes sécheresses. Un nombre considérable de charpentes de monuments sont attaquées par des insectes. Des orages de grêle d’ampleur inédite à Paris ont endommagé des centaines de vitraux. Le changement climatique explique également une partie des incendies observés dans les monuments historiques. Quant aux architectures plus récentes, celles des XIXe et XXe siècles, elles se dégradent, car elles ont été construites avec des matériaux moins durables, comme le béton ou le fer. Le Centre Pompidou a par exemple dû fermer pour cinq ans, en partie à cause d’un problème d’amiante.
Vous rangez le tourisme dans la liste des fléaux. On ne va tout de même pas interdire aux visiteurs le grand patrimoine français !
La surfréquentation touristique de certains lieux, comme Versailles ou l’Opéra de Paris, les use prématurément. Il faut éviter de demander aux gestionnaires de ces monuments d’accueillir toujours plus de visiteurs pour avoir des nouvelles ressources !
Selon vous, une des impasses du secteur est due à la « dilatation » de la notion même de patrimoine. Pour quelles raisons ?
Lorsqu’elle décide de protéger un monument, un site ou un objet, la nation prend l’engagement de s’en occuper, de le restaurer et de le conserver. Or, on a eu les yeux plus gros que le ventre en augmentant régulièrement le champ de la protection. Avant André Malraux, la doctrine voulait que l’on ne protège pas les biens construits après 1850, afin d’avoir le recul nécessaire. Le ministre va bousculer cette règle en classant les monuments de la modernité. Ensuite, notamment en réaction à la destruction des Halles de Baltard, l’État va également s’intéresser aux monuments du XIXe siècle, comme les gares ou les anciens sites industriels. Puis le patrimoine ethnologique, rural ou ouvrier, va faire son entrée, car on le pense menacé de disparition. C’est le syndrome de l’arche de Noé ! D’autres catégories, comme les jardins remarquables ou les Archives, s’ajoutent à cette longue liste. On est passé de 4 000 édifices classés en 1911 à 46 700 aujourd’hui.
Les budgets ont-ils suivi ?
Depuis trente-cinq ans, la part du budget dédiée aux monuments historiques et aux musées n’a cessé de baisser, c’est imparable. En 2026, le patrimoine sera à nouveau la principale victime des baisses du crédit de la culture. Or, les deux tiers des monuments historiques réclament des travaux. Nous sommes face à un mur d’investissements. Si l’on ne se résout pas à faire voter des lois de programmation pour le patrimoine, impliquant un engagement de l’État sur plusieurs années, on n’y arrivera pas. Il en existe bien pour la défense ou la recherche.
Vous dénoncez une politique publique centrée sur les grands projets.
Dans le budget, vous avez des énormes « monstres » qui coûtent de plus en plus cher. Prenez le cas du château de Villers-Cotterêts, lieu symbolique de la naissance de la langue française en tant que langue officielle. Datant de la Renaissance, il se dégradait lentement, et il fallait le restaurer. Emmanuel Macron s’en est saisi et on a trouvé miraculeusement 100 millions d’euros pour faire des travaux. Puis le président de la République a voulu y installer la Cité internationale de la langue française - et le budget a doublé. Aujourd’hui, son équilibre financier n’est pas trouvé, et le déficit pèse sur le Centre des monuments nationaux, qui a déjà à sa charge 110 autres monuments ! Or, il faut d’abord traiter les problèmes actuels avant de se lancer dans de nouvelles aventures.
Devant nous se trouve le projet Louvre-Nouvelle Renaissance, à 1 milliard d’euros. Faut-il tout arrêter ?
On sait que le musée est en mauvais état et que les travaux des années Mitterrand ont vieilli. La fréquentation a par ailleurs plus que doublé en trente ans. On nous annonce une grande révolution pour le Louvre, avec un volet restauration de l’existant et un volet création de nouveaux espaces, de 22 000 mètres carrés, s’ajoutant aux 73 000 mètres carrés existants. Pour trouver les centaines de millions d’euros nécessaires, et vaincre les résistances de Bercy, le musée a proposé un grand projet, susceptible d’attirer l’attention du président de la République. On a abouti à un chantier multimillionnaire non encore financé. Il serait raisonnable de « phaser » le Louvre-Nouvelle Renaissance, en s’attaquant d’abord à la restauration de l’existant. C’est un choix politique. En 2021, Roselyne Bachelot, ministre courageuse, avait bien sifflé la fin de la récréation pour le Grand Palais, qui prévoyait un grand projet coûtant une fortune.
Emmanuel Macron s’est lancé dans une autre aventure, celle d’une commande de vitraux contemporains pour Notre-Dame de Paris. Votre avis ?
Je suis plutôt contre. Cette commande va coûter 4 millions d’euros, alors que l’État a péniblement trouvé 1 million et demi, pour restaurer l’aile François-Ier à Chambord ! Si ces vitraux ne prenaient pas la place de créations de Viollet-le-Duc, que l’on a restaurées après l’incendie, on pourrait comprendre. Mais là… Le diocèse de Paris a déjà fait enter la création contemporaine dans la cathédrale, avec un nouveau mobilier liturgique. C’est suffisant ! L’État pense que le patrimoine a besoin, pour être respectable, d’accueillir de l’art vivant. Créer l’événement est l’obsession des élites pour attirer les mécènes, qu’ils soient privés ou publics.
Si on suit votre raisonnement, il faudrait donc tout figer ?
C’est le principe de la conservation du patrimoine. Conserver, cela ne veut pas dire modifier, et encore moins mettre au goût du jour. Il faut bien sûr adapter un monument à sa fonction. Mais, à partir du moment où on le classe aux Monuments historiques, on doit le conserver en l’état.
Quel sort réserver au patrimoine religieux, en souffrance et cible des prédateurs ?
La loi de 1905, qui met à la charge des communes l’entretien des églises, atteint ses limites, car les collectivités n’arrivent plus à faire face. Les églises, fermées ou peu fréquentées, deviennent la cible de vandalisme. Il n’y a plus en France de respect pour ce patrimoine cultuel, plus d’« horreur sacrée ». On pensait pourtant révolue l’époque où Maurice Barrès se lamentait sur « la grande pitié des églises de France ». Je propose que l’on consacre une partie de la taxe de séjour, perçue par les hôteliers et les plateformes de location de type Airbnb, pour l’entretien du patrimoine. Cette taxe, qui a rapporté 440 millions d’euros en 2024, est dynamique parce que le tourisme l’est. Il faudrait simplement faire attention que ça n’aille pas dans les poches de l’État, mais plutôt dans celles de la Fondation du patrimoine.
Pourquoi ne pas retenir la proposition de la ministre de la Culture de faire payer l’entrée de Notre-Dame de Paris au profit des églises rurales ?
L’idée n’est pas pertinente, pour plusieurs raisons. Le clergé est contre, cela porterait atteinte au principe essentiel de la gratuité d’accès pour tous au lieu de culte, contenu dans la loi 1905, et serait compliqué à mettre en œuvre. Comment par exemple distinguer les fidèles des autres ? Rappelons par ailleurs que nous payons déjà l’entretien des églises par le biais de nos impôts locaux !
N.D.L.R. : En même temps, comme dit le Top Gun de mes deux, s'il n'y avait, dans notre pays, que le patrimoine qui se déglingue à vitesse Grand V...
lefigaro.fr
rédigé le Jeudi 5 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Economie - Références culturelles
rédigé le Jeudi 5 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Economie - Références culturelles
Luc Ferry : « L’IA, une menace mortelle pour l’humanité »
CHRONIQUE - D’après de grands spécialistes, l’IA pourrait un jour disposer de son propre agenda et ainsi souhaiter « persévérer dans son être ». Pour y parvenir, le risque est qu’elle finisse par mentir, tricher, tromper voire tuer.
Ce n’est ni une blague ni une fakenews, mais l’opinion très argumentée de deux lauréats du prestigieux prix Turing (l’équivalent du Nobel dans le domaine de l’IA), Yoshua Bengio et Geoffrey Hinton (ce dernier étant également Prix Nobel de physique…). Bien qu’ils fussent tous deux des acteurs majeurs de la révolution de l’IA, ils n’en pointent pas moins les dangers qu’elle va dans la prochaine décennie faire peser sur la survie même de l’humanité. Certes, dans le domaine de la santé, l’IA sauvera des millions de vies, mais à les en croire, cette technologie est néanmoins plus dangereuse « que la bombe atomique » (ce sont leurs mots).
Pour donner du poids à son cri d’alarme et pouvoir, comme il l’a dit lui-même, « s’exprimer librement sur les risques de l’IA », Hinton a démissionné du poste prestigieux qu’il occupait chez Google. Il faut écouter ces personnalités, connaître et comprendre leurs arguments fût-ce pour les discuter, car ce qui est certain, c’est qu’à la différence de nos politiques, ils savent de quoi ils parlent. Pour commencer, ils attirent l’attention sur le risque majeur de désinformation massive, de cyberattaques et d’escroqueries en tout genre, voire de manipulation des élections grâce à l’usage massif de deepfake, de vidéos truquées dont la fausseté est désormais indétectable, sans parler de la menace bien réelle d’un contrôle universel des citoyens dans les pays totalitaires… De fait, il est exact que nous entrons dans un monde où nous ne saurons plus jamais si ce que nous voyons ou entendons est vrai ou faux ! Il ne s’agit pas d’un fantasme mais d’ores et déjà d’une réalité bien documentée qui peut littéralement miner nos démocraties.
« Destruction créatrice »
Le second effet potentiellement catastrophique de l’IA est son impact sur l’emploi. J’avais déjà évoqué ici même la déclaration de Bill Gates sur X, mais je la cite à nouveau car elle a suscité un débat qui mérite d’être analysé plus en profondeur. Bill Gates avait en effet affirmé que « l’IA allait remplacer à peu près tout le monde dans presque toutes les tâches et tous les jobs », précisant au passage que « les jobs ne sont plus que les reliques des sociétés de subsistance et de pénurie. Grâce à l’IA, la société sera capable de produire suffisamment de nourriture, de médicaments et de services pour que plus personne n’ait besoin de travailler ! » Et de fait, après avoir déjà licencié 27 000 salariés depuis 2022, Amazon vient d’annoncer qu’il allait encore supprimer 18 000 emplois de plus en 2026 ! L’année dernière, UPS en avait supprimé 48 000 et Selon le Wall Street Journal, il y aurait eu 1,2 million de licenciements en 2025 dans les entreprises américaines souvent au profit de robots ou d’assistants IA.
Les disciples de l’excellent Schumpeter font valoir que les besoins humains étant infinis, on verra apparaître de nouveaux emplois qui compenseront ceux qui seront détruits. Le problème c’est que, au moins pour deux raisons, la « destruction créatrice » ne fonctionne plus dans ce contexte au profit des humains : d’abord parce que les nouveaux emplois seront de haut niveau, donc peu nombreux, ensuite parce qu’ils risquent fort d’être aussitôt occupés, non par des humains, mais par des IA !
Troisième danger majeur : 60 % de nos jeunes utilisent une IA comme confident. Sans évoquer les suicides dont l’IA a déjà été accusée, ce super-psy plein d’empathie les enferme peu à peu dans un dialogue en réalité de plus en plus égocentrique et solitaire !
Enfin, quatrième menace, et celle-là bel et bien mortelle selon Bengio et Hinton, celle de voir un jour les machines programmées dans une certaine optique (par exemple « tout faire pour sauver la planète » y compris en supprimant des humains et des projets d’entreprise jugés nuisibles), voire, pire encore, celle de voir un jour l’IA disposer de son propre agenda de sorte que souhaitant comme nous « persévérer dans son être », elle fasse tout pour y parvenir y compris mentir, tricher, tromper et tuer. Face à ces dangers, de bonnes âmes recommandent de tout arrêter : tarte à la crème pour sociologues et pétitionnaires de gauche inconscients des réalités d’une mondialisation dans laquelle s’arrêter n’aurait pour effet que de laisser la place aux autres, c’est-à-dire à la Chine, à la Russie, aux théocraties. Alors que faire ? À défaut de pouvoir faire davantage pour l’instant, il faut à tout le moins réguler d’urgence, ne serait-ce que pour protéger nos enfants dans nos vieilles démocraties en tenant compte du fait que l’IA-Act européen est d’ores et déjà totalement dépassé.
N.D.L.R. : Que du bonheur de tous côtés, c'est charmant !
CHRONIQUE - D’après de grands spécialistes, l’IA pourrait un jour disposer de son propre agenda et ainsi souhaiter « persévérer dans son être ». Pour y parvenir, le risque est qu’elle finisse par mentir, tricher, tromper voire tuer.
Ce n’est ni une blague ni une fakenews, mais l’opinion très argumentée de deux lauréats du prestigieux prix Turing (l’équivalent du Nobel dans le domaine de l’IA), Yoshua Bengio et Geoffrey Hinton (ce dernier étant également Prix Nobel de physique…). Bien qu’ils fussent tous deux des acteurs majeurs de la révolution de l’IA, ils n’en pointent pas moins les dangers qu’elle va dans la prochaine décennie faire peser sur la survie même de l’humanité. Certes, dans le domaine de la santé, l’IA sauvera des millions de vies, mais à les en croire, cette technologie est néanmoins plus dangereuse « que la bombe atomique » (ce sont leurs mots).
Pour donner du poids à son cri d’alarme et pouvoir, comme il l’a dit lui-même, « s’exprimer librement sur les risques de l’IA », Hinton a démissionné du poste prestigieux qu’il occupait chez Google. Il faut écouter ces personnalités, connaître et comprendre leurs arguments fût-ce pour les discuter, car ce qui est certain, c’est qu’à la différence de nos politiques, ils savent de quoi ils parlent. Pour commencer, ils attirent l’attention sur le risque majeur de désinformation massive, de cyberattaques et d’escroqueries en tout genre, voire de manipulation des élections grâce à l’usage massif de deepfake, de vidéos truquées dont la fausseté est désormais indétectable, sans parler de la menace bien réelle d’un contrôle universel des citoyens dans les pays totalitaires… De fait, il est exact que nous entrons dans un monde où nous ne saurons plus jamais si ce que nous voyons ou entendons est vrai ou faux ! Il ne s’agit pas d’un fantasme mais d’ores et déjà d’une réalité bien documentée qui peut littéralement miner nos démocraties.
« Destruction créatrice »
Le second effet potentiellement catastrophique de l’IA est son impact sur l’emploi. J’avais déjà évoqué ici même la déclaration de Bill Gates sur X, mais je la cite à nouveau car elle a suscité un débat qui mérite d’être analysé plus en profondeur. Bill Gates avait en effet affirmé que « l’IA allait remplacer à peu près tout le monde dans presque toutes les tâches et tous les jobs », précisant au passage que « les jobs ne sont plus que les reliques des sociétés de subsistance et de pénurie. Grâce à l’IA, la société sera capable de produire suffisamment de nourriture, de médicaments et de services pour que plus personne n’ait besoin de travailler ! » Et de fait, après avoir déjà licencié 27 000 salariés depuis 2022, Amazon vient d’annoncer qu’il allait encore supprimer 18 000 emplois de plus en 2026 ! L’année dernière, UPS en avait supprimé 48 000 et Selon le Wall Street Journal, il y aurait eu 1,2 million de licenciements en 2025 dans les entreprises américaines souvent au profit de robots ou d’assistants IA.
Les disciples de l’excellent Schumpeter font valoir que les besoins humains étant infinis, on verra apparaître de nouveaux emplois qui compenseront ceux qui seront détruits. Le problème c’est que, au moins pour deux raisons, la « destruction créatrice » ne fonctionne plus dans ce contexte au profit des humains : d’abord parce que les nouveaux emplois seront de haut niveau, donc peu nombreux, ensuite parce qu’ils risquent fort d’être aussitôt occupés, non par des humains, mais par des IA !
Troisième danger majeur : 60 % de nos jeunes utilisent une IA comme confident. Sans évoquer les suicides dont l’IA a déjà été accusée, ce super-psy plein d’empathie les enferme peu à peu dans un dialogue en réalité de plus en plus égocentrique et solitaire !
Enfin, quatrième menace, et celle-là bel et bien mortelle selon Bengio et Hinton, celle de voir un jour les machines programmées dans une certaine optique (par exemple « tout faire pour sauver la planète » y compris en supprimant des humains et des projets d’entreprise jugés nuisibles), voire, pire encore, celle de voir un jour l’IA disposer de son propre agenda de sorte que souhaitant comme nous « persévérer dans son être », elle fasse tout pour y parvenir y compris mentir, tricher, tromper et tuer. Face à ces dangers, de bonnes âmes recommandent de tout arrêter : tarte à la crème pour sociologues et pétitionnaires de gauche inconscients des réalités d’une mondialisation dans laquelle s’arrêter n’aurait pour effet que de laisser la place aux autres, c’est-à-dire à la Chine, à la Russie, aux théocraties. Alors que faire ? À défaut de pouvoir faire davantage pour l’instant, il faut à tout le moins réguler d’urgence, ne serait-ce que pour protéger nos enfants dans nos vieilles démocraties en tenant compte du fait que l’IA-Act européen est d’ores et déjà totalement dépassé.
N.D.L.R. : Que du bonheur de tous côtés, c'est charmant !
lefigaro.fr
rédigé le Lundi 9 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Références culturelles
rédigé le Lundi 9 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Références culturelles
Pierre Vermeren : « La chute de Jack Lang pourrait signer le crépuscule du gauchisme culturel »
TRIBUNE - Avec la démission du président de l’Institut du monde arabe, empêtré dans le scandale de l’affaire Epstein, une page se tourne dans l’histoire de la gauche et des politiques culturelles, souligne l’historien*, qui dresse le portrait de l’« insubmersible figure du gauchisme culturel ».
* Normalien, agrégé et docteur en histoire, Pierre Vermeren est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages remarqués, comme « La France qui déclasse. De la désindustrialisation à la crise sanitaire » (Tallandier, « Texto », 2022) et « L’Impasse de la métropolisation » (Gallimard, « Le Débat », 2021).
La démission de Jack Lang à 86 ans de ses fonctions de président de l’Institut du monde arabe (IMA), pourrait signer, quarante-cinq ans après l’« alternance » socialiste de 1981, la fin de la longue domination de la gauche culturelle sur la République française et ses institutions. Entamée sous les auspices du collectivisme ouvriériste et socialiste incarné par Pierre Mauroy, l’alternance de 1981 s’est très vite heurtée à des réalités socio-économiques signant son échec. Le « virage » en 1983 de l’aventure mitterrandienne, souvent caricaturé en « tournant de la rigueur », annonçait la réorientation de la gauche en faveur du libéralisme de marché et de la construction d’une Europe sas de la mondialisation du libre-échange. Mais l’aridité de ce programme et la désorientation du « peuple de gauche » imposèrent un accompagnement idéologique : telle fut la fonction du gauchisme culturel.
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Jack Lang en fut le grand prêtre depuis son emblématique poste de ministre de la Culture dès 1981. Rien n’y prédestinait ce jeune universitaire en droit né dans les Vosges, âgé de 29 ans en 1968, devenu dans les années 1970 professeur de droit international et apparatchik du PS, n’était sa passion pour la direction théâtrale expérimentée à Nancy. Elle lui avait valu en 1972 d’être appelé par Pompidou à la direction du Théâtre national de Chaillot, une expérience subversive abrégée par le ministre de la Culture dans un climat de scandale.
Le père du gauchisme culturel était né. Son règne dépasse largement la limite de ses nombreux mandats électifs et fonctionnels. Lorsque le candidat Emmanuel Macron affirme tranquillement, lors de sa première campagne électorale de 2017, qu’il n’y a ni « culture française » ni « art français », il n’est que le fidèle héritier d’une idéologie devenue la matrice centrale de la gauche de gouvernement depuis l’abandon du collectivisme. La déculturation a été poussée si loin que ce jeune énarque du début du XXIe siècle n’a plus idée de sa culture, qui domina le monde pendant trois siècles - du règne de Louis XIV jusqu’à la présidence de Charles de Gaulle -, ni de la manière dont la gauche culturelle l’a congédiée. Même la plus grande incarnation républicaine de la modernité politique, littéraire et poétique du XIXe siècle, le grand Victor Hugo, a été cantonné à sa plus pauvre expression sociologique, la nécessaire fermeture des prisons.
Une conception néopatrimoniale du pouvoir
La destruction de l’œuvre d’André Malraux a été le corollaire de cette réorientation idéologique. Jack Lang fut à la fois son principal héritier, très attaché à son bureau du Palais-Royal, et le principal fossoyeur de son œuvre. La volonté de Malraux d’éduquer le peuple à une haute culture française de rayonnement mondial s’est muée en une descente vers un peuple méconnu : il ne s’agit désormais plus d’aspirer le peuple vers le haut, mais de l’enfermer dans les sous-produits de la mondialisation américaine (du rap au hip-hop), en délégitimant les figures et les représentations de l’universalisme à la française.
Le passage de Jack Lang de la Culture à l’Éducation nationale, au début des années 1990, est emblématique de cet accompagnement vers le moins-disant culturel et intellectuel. Faute de savoir tirer vers le haut des parties toujours plus élargies du peuple scolaire, l’Éducation nationale a continûment descendu ses exigences et ses standards culturels, jusqu’à pouvoir diplômer une proportion croissante d’élèves a-chiffrés et dépourvus de toute connaissance élémentaire en langue et culture françaises. Nous en sommes là. Quant au patrimoine que la France a hérité des siècles passés, le plus considérable au monde avec l’Italie, que Malraux avait tout fait, après Prosper Mérimée et Eugène Viollet-le-Duc, pour sauvegarder et embellir, sa part a continûment chuté dans le budget du ministère de la Culture : moins de 10 % de ses actions, soit moins de 0,1 % du budget de l’État, alors même que le tourisme, qui est largement patrimonial en France, rapporte 10 % du PIB. L’effondrement de pans entiers de notre patrimoine paysager et urbanistique, sans être clairement théorisé, n’est pas pour déplaire aux grands prêtres du bougisme qui dirigent notre action culturelle.
Or une fois éradiquée la quête du bon, du bien et du beau, et que les exigences morales, spirituelles et esthétiques ont été réduites à la portion congrue, ne reste guère que la prédation, soit l’accaparement des biens et des corps. De ce point de vue, le long règne de Jack Lang a été emblématique d’une conception néopatrimoniale du pouvoir. François Mitterrand en début de règne, avec qui il aimait se rendre quelque soir à Venise pour prendre un apéritif sur le Lido, par avion du Glam, l’avait bien instruit des mœurs d’Ancien Régime. On ne saurait ici faire la chronique des affaires qui ont émaillé sa pratique du pouvoir, moins en matière de subversion culturelle, comme le fut l’événement fondateur de Chaillot, qu’en matière de prévarication et d’abus de pouvoir. Des costumes jamais payés ni rendus à l’entreprise Smalto, qui s’élèvent à des sommes astronomiques en cours de jugement (reléguant les costumes Fillon à une œuvre de charité) ; des séjours dans des palaces jamais payés, à Cannes où l’on mit fin à sa venue, ou dans le monde arabe, où l’on se plaignait de son insistance au Quai d’Orsay ; ou ce restaurant libanais de l’IMA mis en faillite par son directeur, débiteur d’une dette astronomique qui fut chiffrée dans Le Canard Enchaîné.
Une longue carrière à l’IMA
Enfin, la rumeur, aussi ancienne qu’insistante, d’affaires de mœurs inavouables, qui renvoie au tréfonds de la libération sexuelle des années 1970. On ne saurait la cautionner, n’étaient de vieilles déclarations spontanées de l’auteur, ou un compte rendu d’intervention de la police marocaine dans une affaire de pédophilie à Marrakech dans les années 1990, qu’un journal marocain rappela deux jours avant la démission de l’impétrant, emporté par la tentaculaire affaire Epstein dont le noyau dur relie ce criminel pédophile établi à une myriade de notables à travers le monde. L’insubmersible figure du gauchisme culturel français aux multiples facettes ne fût-il pas nommé « ambassadeur itinérant chargé de la piraterie » en août 2012 par le facétieux François Hollande ?
Jack Lang achève donc sa longue carrière en tant que président de l’IMA, poste auquel il fut nommé en janvier 2013, treize ans auparavant. L’emblématique institution parisienne fut créée par Giscard d’Estaing en lien avec son ami Hassan II. Au fil des décennies s’est tissé autour d’elle un complexe réseau entre des États cherchant à pousser leurs intérêts à Paris, et à placer sous leur dépendance des obligés tombés en leur pouvoir. La fragilité et les faiblesses du dernier président de l’IMA le plaçaient d’emblée sur la liste des personnalités à haute valeur ajoutée pour des régimes sans scrupules, d’autant plus que la France est devenue le seul payeur de l’IMA. Le peu d’attachement de Jack Lang à la culture française est à mettre en regard de ses odes - livre à l’appui - à la langue arabe, une langue qu’il ne parle pas, dont il ignore les complexités et les enjeux idéologiques, surtout vu de son fief, la grande capitale berbère de Marrakech, où il séjournait encore cette semaine.
À l’heure où l’apprentissage élémentaire de la langue française n’est plus assuré dans nombre d’écoles françaises - faute d’élèves francophones suffisants -, que les romans français ne sont plus accessibles à la majorité, et que l’on a assisté en quarante ans à l’effondrement des langues étrangères - modernes comme mortes -, sans que l’anglais en retire grand bénéfice - hormis l’hyper-minorité qui lisait autrefois l’allemand et le latin dans le texte -, le pathétique plaidoyer du directeur de l’IMA en faveur de l’arabe n’abusait même plus ses soutiens.
N.D.L.R. : Vœu pieux, probablement.
TRIBUNE - Avec la démission du président de l’Institut du monde arabe, empêtré dans le scandale de l’affaire Epstein, une page se tourne dans l’histoire de la gauche et des politiques culturelles, souligne l’historien*, qui dresse le portrait de l’« insubmersible figure du gauchisme culturel ».
* Normalien, agrégé et docteur en histoire, Pierre Vermeren est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages remarqués, comme « La France qui déclasse. De la désindustrialisation à la crise sanitaire » (Tallandier, « Texto », 2022) et « L’Impasse de la métropolisation » (Gallimard, « Le Débat », 2021).
La démission de Jack Lang à 86 ans de ses fonctions de président de l’Institut du monde arabe (IMA), pourrait signer, quarante-cinq ans après l’« alternance » socialiste de 1981, la fin de la longue domination de la gauche culturelle sur la République française et ses institutions. Entamée sous les auspices du collectivisme ouvriériste et socialiste incarné par Pierre Mauroy, l’alternance de 1981 s’est très vite heurtée à des réalités socio-économiques signant son échec. Le « virage » en 1983 de l’aventure mitterrandienne, souvent caricaturé en « tournant de la rigueur », annonçait la réorientation de la gauche en faveur du libéralisme de marché et de la construction d’une Europe sas de la mondialisation du libre-échange. Mais l’aridité de ce programme et la désorientation du « peuple de gauche » imposèrent un accompagnement idéologique : telle fut la fonction du gauchisme culturel.
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Jack Lang en fut le grand prêtre depuis son emblématique poste de ministre de la Culture dès 1981. Rien n’y prédestinait ce jeune universitaire en droit né dans les Vosges, âgé de 29 ans en 1968, devenu dans les années 1970 professeur de droit international et apparatchik du PS, n’était sa passion pour la direction théâtrale expérimentée à Nancy. Elle lui avait valu en 1972 d’être appelé par Pompidou à la direction du Théâtre national de Chaillot, une expérience subversive abrégée par le ministre de la Culture dans un climat de scandale.
Le père du gauchisme culturel était né. Son règne dépasse largement la limite de ses nombreux mandats électifs et fonctionnels. Lorsque le candidat Emmanuel Macron affirme tranquillement, lors de sa première campagne électorale de 2017, qu’il n’y a ni « culture française » ni « art français », il n’est que le fidèle héritier d’une idéologie devenue la matrice centrale de la gauche de gouvernement depuis l’abandon du collectivisme. La déculturation a été poussée si loin que ce jeune énarque du début du XXIe siècle n’a plus idée de sa culture, qui domina le monde pendant trois siècles - du règne de Louis XIV jusqu’à la présidence de Charles de Gaulle -, ni de la manière dont la gauche culturelle l’a congédiée. Même la plus grande incarnation républicaine de la modernité politique, littéraire et poétique du XIXe siècle, le grand Victor Hugo, a été cantonné à sa plus pauvre expression sociologique, la nécessaire fermeture des prisons.
Une conception néopatrimoniale du pouvoir
La destruction de l’œuvre d’André Malraux a été le corollaire de cette réorientation idéologique. Jack Lang fut à la fois son principal héritier, très attaché à son bureau du Palais-Royal, et le principal fossoyeur de son œuvre. La volonté de Malraux d’éduquer le peuple à une haute culture française de rayonnement mondial s’est muée en une descente vers un peuple méconnu : il ne s’agit désormais plus d’aspirer le peuple vers le haut, mais de l’enfermer dans les sous-produits de la mondialisation américaine (du rap au hip-hop), en délégitimant les figures et les représentations de l’universalisme à la française.
Le passage de Jack Lang de la Culture à l’Éducation nationale, au début des années 1990, est emblématique de cet accompagnement vers le moins-disant culturel et intellectuel. Faute de savoir tirer vers le haut des parties toujours plus élargies du peuple scolaire, l’Éducation nationale a continûment descendu ses exigences et ses standards culturels, jusqu’à pouvoir diplômer une proportion croissante d’élèves a-chiffrés et dépourvus de toute connaissance élémentaire en langue et culture françaises. Nous en sommes là. Quant au patrimoine que la France a hérité des siècles passés, le plus considérable au monde avec l’Italie, que Malraux avait tout fait, après Prosper Mérimée et Eugène Viollet-le-Duc, pour sauvegarder et embellir, sa part a continûment chuté dans le budget du ministère de la Culture : moins de 10 % de ses actions, soit moins de 0,1 % du budget de l’État, alors même que le tourisme, qui est largement patrimonial en France, rapporte 10 % du PIB. L’effondrement de pans entiers de notre patrimoine paysager et urbanistique, sans être clairement théorisé, n’est pas pour déplaire aux grands prêtres du bougisme qui dirigent notre action culturelle.
Or une fois éradiquée la quête du bon, du bien et du beau, et que les exigences morales, spirituelles et esthétiques ont été réduites à la portion congrue, ne reste guère que la prédation, soit l’accaparement des biens et des corps. De ce point de vue, le long règne de Jack Lang a été emblématique d’une conception néopatrimoniale du pouvoir. François Mitterrand en début de règne, avec qui il aimait se rendre quelque soir à Venise pour prendre un apéritif sur le Lido, par avion du Glam, l’avait bien instruit des mœurs d’Ancien Régime. On ne saurait ici faire la chronique des affaires qui ont émaillé sa pratique du pouvoir, moins en matière de subversion culturelle, comme le fut l’événement fondateur de Chaillot, qu’en matière de prévarication et d’abus de pouvoir. Des costumes jamais payés ni rendus à l’entreprise Smalto, qui s’élèvent à des sommes astronomiques en cours de jugement (reléguant les costumes Fillon à une œuvre de charité) ; des séjours dans des palaces jamais payés, à Cannes où l’on mit fin à sa venue, ou dans le monde arabe, où l’on se plaignait de son insistance au Quai d’Orsay ; ou ce restaurant libanais de l’IMA mis en faillite par son directeur, débiteur d’une dette astronomique qui fut chiffrée dans Le Canard Enchaîné.
Une longue carrière à l’IMA
Enfin, la rumeur, aussi ancienne qu’insistante, d’affaires de mœurs inavouables, qui renvoie au tréfonds de la libération sexuelle des années 1970. On ne saurait la cautionner, n’étaient de vieilles déclarations spontanées de l’auteur, ou un compte rendu d’intervention de la police marocaine dans une affaire de pédophilie à Marrakech dans les années 1990, qu’un journal marocain rappela deux jours avant la démission de l’impétrant, emporté par la tentaculaire affaire Epstein dont le noyau dur relie ce criminel pédophile établi à une myriade de notables à travers le monde. L’insubmersible figure du gauchisme culturel français aux multiples facettes ne fût-il pas nommé « ambassadeur itinérant chargé de la piraterie » en août 2012 par le facétieux François Hollande ?
Jack Lang achève donc sa longue carrière en tant que président de l’IMA, poste auquel il fut nommé en janvier 2013, treize ans auparavant. L’emblématique institution parisienne fut créée par Giscard d’Estaing en lien avec son ami Hassan II. Au fil des décennies s’est tissé autour d’elle un complexe réseau entre des États cherchant à pousser leurs intérêts à Paris, et à placer sous leur dépendance des obligés tombés en leur pouvoir. La fragilité et les faiblesses du dernier président de l’IMA le plaçaient d’emblée sur la liste des personnalités à haute valeur ajoutée pour des régimes sans scrupules, d’autant plus que la France est devenue le seul payeur de l’IMA. Le peu d’attachement de Jack Lang à la culture française est à mettre en regard de ses odes - livre à l’appui - à la langue arabe, une langue qu’il ne parle pas, dont il ignore les complexités et les enjeux idéologiques, surtout vu de son fief, la grande capitale berbère de Marrakech, où il séjournait encore cette semaine.
À l’heure où l’apprentissage élémentaire de la langue française n’est plus assuré dans nombre d’écoles françaises - faute d’élèves francophones suffisants -, que les romans français ne sont plus accessibles à la majorité, et que l’on a assisté en quarante ans à l’effondrement des langues étrangères - modernes comme mortes -, sans que l’anglais en retire grand bénéfice - hormis l’hyper-minorité qui lisait autrefois l’allemand et le latin dans le texte -, le pathétique plaidoyer du directeur de l’IMA en faveur de l’arabe n’abusait même plus ses soutiens.
N.D.L.R. : Vœu pieux, probablement.
Professeur Fabrizio Bucella (via "Facebook")
rédigé le Samedi 14 Février 2026
Références culturelles - Désultoirement vôtre !
rédigé le Samedi 14 Février 2026
Références culturelles - Désultoirement vôtre !
Un collègue arrive chez Bohr et remarque un fer à cheval accroché au-dessus de la porte.
« Professeur Bohr… vous ne croyez quand même pas à ces superstitions ? »
« Bien sûr que non. Mais on m’a dit que ça marche même quand on n’y croit pas. »
Niels Bohr (Nobel de la physique 1922) est un géant de la quantique aux côté de Werner Heisenberg et Erwin Schrödinger.
Les physiciens savent rigoler
Salukes
#science #physique #profbucella #lasciencepeuttout
« Professeur Bohr… vous ne croyez quand même pas à ces superstitions ? »
« Bien sûr que non. Mais on m’a dit que ça marche même quand on n’y croit pas. »
Niels Bohr (Nobel de la physique 1922) est un géant de la quantique aux côté de Werner Heisenberg et Erwin Schrödinger.
Les physiciens savent rigoler
Salukes
#science #physique #profbucella #lasciencepeuttout
lefigaro.fr
rédigé le Lundi 16 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Références culturelles
rédigé le Lundi 16 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Références culturelles
« La courte majorité de députés favorables à la légalisation de l’euthanasie ne doit pas passer en force »
TRIBUNE - Après le rejet du texte au Sénat, l’Assemblée nationale pourrait être tentée d’imposer la légalisation de l’euthanasie contre les réticences de la Chambre haute. Mais sur un sujet aussi grave, il faut au contraire chercher un chemin commun, estiment les trois députés Renaissance, LR et PS-Place publique*.
*Astrid Panosyan-Bouvet est députée Renaissance de Paris, ancienne ministre du Travail et de l’Emploi
Yannick Neuder est député Les Républicains de l’Isère, ancien ministre de la Santé et de l’Accès aux soins
Dominique Potier est député Place publique-Parti socialiste de Meurthe-et-Moselle.
La promesse politique, dans une démocratie, n’est pas uniquement celle de l’efficacité, mais parfois aussi celle de la capacité à faire émerger des réponses collectives là où s’affrontent les certitudes comme les doutes individuels.
La fin de vie concerne chacun d’entre nous intimement - chaque vie est unique, chaque mort l’est aussi - et collectivement, dans ce que la société choisit de protéger et de transmettre. Pourtant, elle divise profondément. C’est précisément dans ces moments que le Parlement a son rôle le plus noble à jouer : celui de dépasser le simple rapport de force pour chercher un point d’équilibre, de ne pas nier les oppositions mais au contraire de les écouter pour construire un chemin commun sur un sujet tragique.
Nous avons pu imaginer que cela serait possible par la présentation de mesures sur les soins palliatifs, en parallèle des dispositions visant à légaliser l’aide à mourir. Mais en progressant, le débat nous a montré que l’amélioration de l’offre palliative n’était pas suffisante, voire pas nécessairement pertinente au regard de la légalisation de « l’aide à mourir ». Il apparaît en effet assez clairement que ces deux textes ne parviennent pas à créer cette juste mesure.
Les soins palliatifs sont un impératif médical autant que moral. Ils diminuent très sensiblement le désir d’aide à mourir de ceux qui souffrent d’une maladie incurable et de douleurs insupportables quand ils en bénéficient. Leur qualité et leur accessibilité doivent dès lors précéder et non suivre l’aide à mourir.
Mais c’est une politique publique déjà ancienne et un droit déjà existant depuis plus de vingt-cinq ans. La loi peut rappeler le chemin à suivre, mais pas sécuriser l’accès à l’offre. Celui-ci n’existera qu’au prix d’une volonté politique constante du pouvoir exécutif dans les dix prochaines années : le soin a avant tout besoin de moyens et de bras. Aucun éventuel droit « opposable » aux soins palliatifs ne pourra changer cette réalité matérielle.
Le texte sur l’aide à mourir installe de manière pérenne, lui, un clivage puissant et à ce jour non dépassé. Clivage dans la société entre l’opposition exprimée par une grande majorité des professionnels de santé concernés par la fin de vie, qui rappellent que cela va à l’encontre de leur mission, et l’opinion publique, majoritairement favorable à une légalisation de l’aide à mourir. Clivage également, pour des raisons opposées mais tout aussi légitimes, parmi les patients directement concernés : certains y voient une planche de salut et la dernière parcelle de contrôle quand tout leur échappe dans une dégradation rapide et irréversible de leur état avant même qu’ils ne soient éligibles à la sédation profonde et continue jusqu’au décès ; d’autres y voient une pression ou une menace en puissance, alors que notre modèle social est soumis à une contrainte financière et humaine sans précédent.
Clivage politique aussi au sein du Parlement, comme en témoigne le vote de rejet du Sénat, mais également la faible majorité - 54 % - qui a voté ce texte en première lecture à l’Assemblée. Clivage enfin au sein même des gouvernements où, dans chaque équipe successive, des voix se sont inquiétées de ce texte, voire s’y sont opposées.
C’est dans ce contexte que le texte revient devant les députés, pour une nouvelle lecture après le rejet de la Chambre haute. Deux options se présentent désormais.
La première est celle de la domination. Forts de l’assise constitutionnelle de l’Assemblée et du soutien du gouvernement, la courte majorité favorable à cette légalisation peut décider d’avancer seule vers une loi sans tenir compte des avis divergents, de passer outre les alertes et les inquiétudes et de s’affranchir du vote du Sénat. Les députés ont légalement le pouvoir d’acter ce qui est souvent présenté comme la victoire des progressistes sur les conservateurs, des laïcs sur les religieux, des patients sur les médecins, de la liberté sur la maladie et sur la mort. Mais en ont-ils éthiquement la possibilité ? Sur ce sujet, plus que tout autre, la victoire peut-elle décemment venir de la domination ?
La seconde option est d’accepter d’écouter ce qui nous est dit et d’aller chercher un compromis authentique, où chacun avance vers l’autre pour parvenir à un chemin de crête raisonnable et mesuré qui ne marque une quelconque victoire des uns sur les autres mais la construction d’un chemin commun.
Des soignants nous disent que cette pratique du geste létal n’est pas un soin et ne peut devenir notre norme. Qu’avons-nous à proposer pour leur montrer notre écoute, notre attention et notre reconnaissance ? Des patients, personnes handicapées, gravement malades, nous disent qu’ils ont peur d’eux-mêmes, lorsque le désir de vivre se fait fragile, et que la société interroge subrepticement leur raison d’être. Comment les protéger et toujours leur rappeler l’importance qu’ils ont pour nous tous ? D’autres nous disent l’importance d’être rassurés par le fait que l’option du choix existe, quand les douleurs ne peuvent plus être apaisées ni les chagrins consolés. Comment répondre aux patients dont la dégradation des capacités physiques assurant la pleine autonomie survient avant qu’ils ne soient éligibles à la réponse donnée par la sédation profonde et continue ?
Ces questions ne sont pas cosmétiques, et force est de constater que si des oppositions politiques et sociétales à ce texte demeurent, c’est qu’elles n’ont toujours pas trouvé de réponse.
D’autres voies peuvent, et doivent, encore être explorées pour prendre en compte ces doutes et inquiétudes légitimes. Le recours explicite au volontariat des soignants, par exemple, permettrait de reconnaître le caractère exceptionnel de l’acte de mort et de préserver la liberté morale indispensable à la relation de soin. Un contrôle indépendant exercé en amont - plutôt qu’a posteriori - offrirait des garde-fous supplémentaires aux patients comme aux professionnels face à une décision irréversible. Enfin, laisser aux établissements une marge de choix et d’organisation permettrait de maintenir des lieux de confiance et d’éviter que la contrainte ne fragilise durablement les équipes et les personnes accompagnées.
Nous sommes encore nombreux à rechercher la mesure, cette vertu démocratique antique qui garantit la paix civile et la cohésion nationale. Peut-être que cette mesure résidait dans le vote, dans un premier temps, du texte sur les soins palliatifs pour tous et partout sur le territoire et dans l’évaluation de ses effets avant de voter l’aide active à mourir. À ce titre, le texte sur la fin de vie engage bien plus qu’un choix législatif : il met à l’épreuve notre capacité collective à préférer, pour une fois, l’équilibre à la confrontation. Vladimir Jankélévitch nous rappelait que la violence est une force faible. Si l’Assemblée, désormais détentrice de tous les leviers, choisissait de passer en force, que dirait alors ce choix de notre démocratie ?
N.D.L.R. : Appeler à la raison un fou furieux et dangereux est une tâche bien difficile.
Encore quinze mois à tirer.
TRIBUNE - Après le rejet du texte au Sénat, l’Assemblée nationale pourrait être tentée d’imposer la légalisation de l’euthanasie contre les réticences de la Chambre haute. Mais sur un sujet aussi grave, il faut au contraire chercher un chemin commun, estiment les trois députés Renaissance, LR et PS-Place publique*.
*Astrid Panosyan-Bouvet est députée Renaissance de Paris, ancienne ministre du Travail et de l’Emploi
Yannick Neuder est député Les Républicains de l’Isère, ancien ministre de la Santé et de l’Accès aux soins
Dominique Potier est député Place publique-Parti socialiste de Meurthe-et-Moselle.
La promesse politique, dans une démocratie, n’est pas uniquement celle de l’efficacité, mais parfois aussi celle de la capacité à faire émerger des réponses collectives là où s’affrontent les certitudes comme les doutes individuels.
La fin de vie concerne chacun d’entre nous intimement - chaque vie est unique, chaque mort l’est aussi - et collectivement, dans ce que la société choisit de protéger et de transmettre. Pourtant, elle divise profondément. C’est précisément dans ces moments que le Parlement a son rôle le plus noble à jouer : celui de dépasser le simple rapport de force pour chercher un point d’équilibre, de ne pas nier les oppositions mais au contraire de les écouter pour construire un chemin commun sur un sujet tragique.
Nous avons pu imaginer que cela serait possible par la présentation de mesures sur les soins palliatifs, en parallèle des dispositions visant à légaliser l’aide à mourir. Mais en progressant, le débat nous a montré que l’amélioration de l’offre palliative n’était pas suffisante, voire pas nécessairement pertinente au regard de la légalisation de « l’aide à mourir ». Il apparaît en effet assez clairement que ces deux textes ne parviennent pas à créer cette juste mesure.
Les soins palliatifs sont un impératif médical autant que moral. Ils diminuent très sensiblement le désir d’aide à mourir de ceux qui souffrent d’une maladie incurable et de douleurs insupportables quand ils en bénéficient. Leur qualité et leur accessibilité doivent dès lors précéder et non suivre l’aide à mourir.
Mais c’est une politique publique déjà ancienne et un droit déjà existant depuis plus de vingt-cinq ans. La loi peut rappeler le chemin à suivre, mais pas sécuriser l’accès à l’offre. Celui-ci n’existera qu’au prix d’une volonté politique constante du pouvoir exécutif dans les dix prochaines années : le soin a avant tout besoin de moyens et de bras. Aucun éventuel droit « opposable » aux soins palliatifs ne pourra changer cette réalité matérielle.
Le texte sur l’aide à mourir installe de manière pérenne, lui, un clivage puissant et à ce jour non dépassé. Clivage dans la société entre l’opposition exprimée par une grande majorité des professionnels de santé concernés par la fin de vie, qui rappellent que cela va à l’encontre de leur mission, et l’opinion publique, majoritairement favorable à une légalisation de l’aide à mourir. Clivage également, pour des raisons opposées mais tout aussi légitimes, parmi les patients directement concernés : certains y voient une planche de salut et la dernière parcelle de contrôle quand tout leur échappe dans une dégradation rapide et irréversible de leur état avant même qu’ils ne soient éligibles à la sédation profonde et continue jusqu’au décès ; d’autres y voient une pression ou une menace en puissance, alors que notre modèle social est soumis à une contrainte financière et humaine sans précédent.
Clivage politique aussi au sein du Parlement, comme en témoigne le vote de rejet du Sénat, mais également la faible majorité - 54 % - qui a voté ce texte en première lecture à l’Assemblée. Clivage enfin au sein même des gouvernements où, dans chaque équipe successive, des voix se sont inquiétées de ce texte, voire s’y sont opposées.
C’est dans ce contexte que le texte revient devant les députés, pour une nouvelle lecture après le rejet de la Chambre haute. Deux options se présentent désormais.
La première est celle de la domination. Forts de l’assise constitutionnelle de l’Assemblée et du soutien du gouvernement, la courte majorité favorable à cette légalisation peut décider d’avancer seule vers une loi sans tenir compte des avis divergents, de passer outre les alertes et les inquiétudes et de s’affranchir du vote du Sénat. Les députés ont légalement le pouvoir d’acter ce qui est souvent présenté comme la victoire des progressistes sur les conservateurs, des laïcs sur les religieux, des patients sur les médecins, de la liberté sur la maladie et sur la mort. Mais en ont-ils éthiquement la possibilité ? Sur ce sujet, plus que tout autre, la victoire peut-elle décemment venir de la domination ?
La seconde option est d’accepter d’écouter ce qui nous est dit et d’aller chercher un compromis authentique, où chacun avance vers l’autre pour parvenir à un chemin de crête raisonnable et mesuré qui ne marque une quelconque victoire des uns sur les autres mais la construction d’un chemin commun.
Des soignants nous disent que cette pratique du geste létal n’est pas un soin et ne peut devenir notre norme. Qu’avons-nous à proposer pour leur montrer notre écoute, notre attention et notre reconnaissance ? Des patients, personnes handicapées, gravement malades, nous disent qu’ils ont peur d’eux-mêmes, lorsque le désir de vivre se fait fragile, et que la société interroge subrepticement leur raison d’être. Comment les protéger et toujours leur rappeler l’importance qu’ils ont pour nous tous ? D’autres nous disent l’importance d’être rassurés par le fait que l’option du choix existe, quand les douleurs ne peuvent plus être apaisées ni les chagrins consolés. Comment répondre aux patients dont la dégradation des capacités physiques assurant la pleine autonomie survient avant qu’ils ne soient éligibles à la réponse donnée par la sédation profonde et continue ?
Ces questions ne sont pas cosmétiques, et force est de constater que si des oppositions politiques et sociétales à ce texte demeurent, c’est qu’elles n’ont toujours pas trouvé de réponse.
D’autres voies peuvent, et doivent, encore être explorées pour prendre en compte ces doutes et inquiétudes légitimes. Le recours explicite au volontariat des soignants, par exemple, permettrait de reconnaître le caractère exceptionnel de l’acte de mort et de préserver la liberté morale indispensable à la relation de soin. Un contrôle indépendant exercé en amont - plutôt qu’a posteriori - offrirait des garde-fous supplémentaires aux patients comme aux professionnels face à une décision irréversible. Enfin, laisser aux établissements une marge de choix et d’organisation permettrait de maintenir des lieux de confiance et d’éviter que la contrainte ne fragilise durablement les équipes et les personnes accompagnées.
Nous sommes encore nombreux à rechercher la mesure, cette vertu démocratique antique qui garantit la paix civile et la cohésion nationale. Peut-être que cette mesure résidait dans le vote, dans un premier temps, du texte sur les soins palliatifs pour tous et partout sur le territoire et dans l’évaluation de ses effets avant de voter l’aide active à mourir. À ce titre, le texte sur la fin de vie engage bien plus qu’un choix législatif : il met à l’épreuve notre capacité collective à préférer, pour une fois, l’équilibre à la confrontation. Vladimir Jankélévitch nous rappelait que la violence est une force faible. Si l’Assemblée, désormais détentrice de tous les leviers, choisissait de passer en force, que dirait alors ce choix de notre démocratie ?
N.D.L.R. : Appeler à la raison un fou furieux et dangereux est une tâche bien difficile.
Encore quinze mois à tirer.
Anthologie de la répartie (via "Facebook")
rédigé le Jeudi 19 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Références culturelles
rédigé le Jeudi 19 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Références culturelles
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 19 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes - Références culturelles
rédigé le Jeudi 19 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes - Références culturelles
(Début de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 19 février 2026 22:50
À : dHarcourt Isabelle
Cc : C.F.
Objet : RE: Réunion régionale Normandie - 27 mars 2026
Chère Isabelle,
Je ne comprends pas votre message. N'avez-vous pas reçu mon courriel de 21 heures 44 ?
Bien sûr, s'il faut absolument régler en ligne et si je n'y arrive pas, nous ne viendrons pas. Comme nous déclinerions toutes invitations futures conditionnées par un règlement en ligne.
Ras le bol de la dictature de la dématérialisation !
Amicalement,
PPF
_________________________________________________________________________________________________
De : dHarcourt Isabelle
Envoyé : jeudi 19 février 2026 22:41
À : pierre-paul fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Fw: Réunion régionale Normandie - 27 mars 2026
Cher Pierre-Paul,
Je crains que le quota imposé ne soit atteint avec le lien envoyé demain par le siège à tous les adhérents. Ce serait dommage que vous ne participiez pas. Ce n'est pas facile à gérer autrement avec un règlement en ligne.
Je vous transmets en avance ce message avec lien qui sera envoyé demain avec quelques corrections de présentation. Essayez avec cela.
Suivre le message transmis jusqu'au rectangle rouge de participation.
Après votre choix à gauche et clic à droite pour régler:
cliquez sur le rectangle bleu "sans compte" au dessus de la proposition de cette option qui vous sera faite.
J'ai réussi au deuxième coup très rapidement sans difficulté après appel de ma banque qui avait arrêté le mécanisme de double sécurité (envoi de messages sur portable avec codes à recopier pour valider le règlement) et l'a rétabli. Asso-connect a un service de sécurité qui peut poser un problème éventuellement.
Demandez à Carole de vous aider au besoin. Les femmes sont plus patientes et attentives aux détails.
Je fais ce que je peux mais c'est assez limité malheureusement.
Amitiés à partager avec Carole
Isabelle
_________________________________________________________________________________________________
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 19 février 2026 21:44
À : dHarcourt Isabelle
Cc : C. F.
Objet : RE: ATTENTION REQUISE: ENVOI du LIEN DEMAIN MATIN, PARTICPATION à Réunion DH 27 mars CANISY
Chère Isabelle,
Carole et moi, nous viendrons.
Amicalement,
PPF
(Fin de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 19 février 2026 22:50
À : dHarcourt Isabelle
Cc : C.F.
Objet : RE: Réunion régionale Normandie - 27 mars 2026
Chère Isabelle,
Je ne comprends pas votre message. N'avez-vous pas reçu mon courriel de 21 heures 44 ?
Bien sûr, s'il faut absolument régler en ligne et si je n'y arrive pas, nous ne viendrons pas. Comme nous déclinerions toutes invitations futures conditionnées par un règlement en ligne.
Ras le bol de la dictature de la dématérialisation !
Amicalement,
PPF
_________________________________________________________________________________________________
De : dHarcourt Isabelle
Envoyé : jeudi 19 février 2026 22:41
À : pierre-paul fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Fw: Réunion régionale Normandie - 27 mars 2026
Cher Pierre-Paul,
Je crains que le quota imposé ne soit atteint avec le lien envoyé demain par le siège à tous les adhérents. Ce serait dommage que vous ne participiez pas. Ce n'est pas facile à gérer autrement avec un règlement en ligne.
Je vous transmets en avance ce message avec lien qui sera envoyé demain avec quelques corrections de présentation. Essayez avec cela.
Suivre le message transmis jusqu'au rectangle rouge de participation.
Après votre choix à gauche et clic à droite pour régler:
cliquez sur le rectangle bleu "sans compte" au dessus de la proposition de cette option qui vous sera faite.
J'ai réussi au deuxième coup très rapidement sans difficulté après appel de ma banque qui avait arrêté le mécanisme de double sécurité (envoi de messages sur portable avec codes à recopier pour valider le règlement) et l'a rétabli. Asso-connect a un service de sécurité qui peut poser un problème éventuellement.
Demandez à Carole de vous aider au besoin. Les femmes sont plus patientes et attentives aux détails.
Je fais ce que je peux mais c'est assez limité malheureusement.
Amitiés à partager avec Carole
Isabelle
_________________________________________________________________________________________________
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 19 février 2026 21:44
À : dHarcourt Isabelle
Cc : C. F.
Objet : RE: ATTENTION REQUISE: ENVOI du LIEN DEMAIN MATIN, PARTICPATION à Réunion DH 27 mars CANISY
Chère Isabelle,
Carole et moi, nous viendrons.
Amicalement,
PPF
(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 20 Février 2026
Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (animations et visites) - Vers un bouquin ? - Désultoirement vôtre ! - Références culturelles
rédigé le Vendredi 20 Février 2026
Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (animations et visites) - Vers un bouquin ? - Désultoirement vôtre ! - Références culturelles
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 21 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Anecdotes - Références culturelles
rédigé le Samedi 21 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Anecdotes - Références culturelles
(Début de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : samedi 21 février 2026 10:47
À : Isabelle d'Harcourt
Objet : TR: RE: Échec pour Réunion régionale Normandie - Château de Canisy
On dirait que c'est un bordel complet !
Amicalement,
PPF
__________________________________________________________________________________________________
De : postmaster@outlook.com <postmaster@outlook.com>
Envoyé : samedi 21 février 2026 10:46
À : La Demeure Historique <app@infos-assoconnect.com>
Objet : Non remis : RE: Échec pour Réunion régionale Normandie - Château de Canisy
Échec de la remise pour ces destinataires ou groupes :
La Demeure Historique
Nous avons rencontré un problème lors de la remise de votre message à cette adresse e-mail. Essayez de le renvoyer.
L'organisation suivante a refusé votre message : [2603:10a6:20f:fff8::4].
__________________________________________________________________________________________________
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : samedi 21 février 2026 10:35
À : Isabelle d'Harcourt, déléguée régionale de "La Demeure Historique"
Cc : C. F.
Objet : RE: Réunion régionale Normandie - 27 mars 2026
Isabelle,
Ce truc est diabolique !
Deux fois j'ai payé et il m'a été indiqué d'abord que le paiement avait réussi puis qu'il avait échoué.
Donc je ne sais pas où j'en suis avec cette inscription pour deux personnes, Carole et moi, tant pour les réunions que pour le déjeuner. Un courriel à vous puis deux essais via leur truc (alors qu'on m'y indiquait qu'il reste des places) semblent ne pas avoir suffi.
Je vous prie de m'indiquer si la chose a fonctionné.
A défaut, je renonce, comme je vais renoncer à payer les prochaines cotisations à une association qui s'ingénie à mettre en place, par vidéo-conférences auxquelles je ne sais pas me connecter (comme vous le savez) ou par des systèmes divers, des usines à gaz incompatibles avec mon âge, mes goûts présents et mes moyens intellectuels déclinants.
Amicalement,
PPF
(Fin de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : samedi 21 février 2026 10:47
À : Isabelle d'Harcourt
Objet : TR: RE: Échec pour Réunion régionale Normandie - Château de Canisy
On dirait que c'est un bordel complet !
Amicalement,
PPF
__________________________________________________________________________________________________
De : postmaster@outlook.com <postmaster@outlook.com>
Envoyé : samedi 21 février 2026 10:46
À : La Demeure Historique <app@infos-assoconnect.com>
Objet : Non remis : RE: Échec pour Réunion régionale Normandie - Château de Canisy
Échec de la remise pour ces destinataires ou groupes :
La Demeure Historique
Nous avons rencontré un problème lors de la remise de votre message à cette adresse e-mail. Essayez de le renvoyer.
L'organisation suivante a refusé votre message : [2603:10a6:20f:fff8::4].
__________________________________________________________________________________________________
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : samedi 21 février 2026 10:35
À : Isabelle d'Harcourt, déléguée régionale de "La Demeure Historique"
Cc : C. F.
Objet : RE: Réunion régionale Normandie - 27 mars 2026
Isabelle,
Ce truc est diabolique !
Deux fois j'ai payé et il m'a été indiqué d'abord que le paiement avait réussi puis qu'il avait échoué.
Donc je ne sais pas où j'en suis avec cette inscription pour deux personnes, Carole et moi, tant pour les réunions que pour le déjeuner. Un courriel à vous puis deux essais via leur truc (alors qu'on m'y indiquait qu'il reste des places) semblent ne pas avoir suffi.
Je vous prie de m'indiquer si la chose a fonctionné.
A défaut, je renonce, comme je vais renoncer à payer les prochaines cotisations à une association qui s'ingénie à mettre en place, par vidéo-conférences auxquelles je ne sais pas me connecter (comme vous le savez) ou par des systèmes divers, des usines à gaz incompatibles avec mon âge, mes goûts présents et mes moyens intellectuels déclinants.
Amicalement,
PPF
(Fin de citation)
Anthologie de la répartie (via "Facebook")
rédigé le Lundi 23 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Références culturelles
rédigé le Lundi 23 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Références culturelles
PORTES anciennes - HEURTOIRS et enseignes (via "Facebook")
rédigé le Mercredi 25 Février 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Menuiserie - Logis - Bâtiment Nord - Florilèges - Florilège de portes - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles - Vie du site
rédigé le Mercredi 25 Février 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Menuiserie - Logis - Bâtiment Nord - Florilèges - Florilège de portes - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles - Vie du site
Bidon (Ardèche)
N.D.L.R. : Il paraît que la dernière photo représente l’emblème de la Sicile et de l'île de Man.
Je réfléchis à ce que pourrait être le décor de la porte de séparation entre la cuisine et la salle-à-manger. Car, si les "polytechniciens de ma descendance" sont retoqués sur la porte principale, ils pourraient se réfugier ici.
N.D.L.R. : Il paraît que la dernière photo représente l’emblème de la Sicile et de l'île de Man.
Je réfléchis à ce que pourrait être le décor de la porte de séparation entre la cuisine et la salle-à-manger. Car, si les "polytechniciens de ma descendance" sont retoqués sur la porte principale, ils pourraient se réfugier ici.
Anthologie de la répartie (via "Facebook")
rédigé le Mercredi 25 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Références culturelles
rédigé le Mercredi 25 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Références culturelles
En 1758, les Français sont défaits à la bataille de Krefeld. Le comte de Clermont qui commande l’armée française s’enfuit jusqu'à Neuss. En entrant dans la ville, il demande à l'officier de garde :
- Est-il arrivé beaucoup de fuyards ?
- Non, monseigneur, vous êtes le premier.
N.D.L.R. : Habillé pour l'hiver!
- Est-il arrivé beaucoup de fuyards ?
- Non, monseigneur, vous êtes le premier.
N.D.L.R. : Habillé pour l'hiver!
Jérôme NURY (via "Facebook")
rédigé le Jeudi 26 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Pouvoirs publics, élus locaux - Nature (hors géologie) - Références culturelles
rédigé le Jeudi 26 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Pouvoirs publics, élus locaux - Nature (hors géologie) - Références culturelles
Lois sur la fin de vie : j’ai voté POUR le développement des soins palliatifs et voté CONTRE la mise en place de l’euthanasie et du suicide assisté
Comme en première lecture il y a quelques mois j’ai bien sûr voté le 1er texte qui vise à développer massivement les unités de soins palliatifs dans notre pays, comme nous avons pu le faire à Flers. En effet nous avons obtenu et fait ouvrir une unité à l’hôpital Monod depuis septembre, ce qui est une avancée considérable ; le département de l’Orne étant dépourvu de ce type de structure jusqu’ici.
Par contre je me suis opposé fermement à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, considérant que notre société ne doit pas donner la mort mais donner main. Considérant que des abus, des déviances et des pressions vont accentuer le côté mortifère et dangereux de cette loi.
Car au fond, la question qui nous était posée est simple :
Que doit faire la République quand la vie devient fragile ?
Doit-elle d’abord entourer, soulager, accompagner ?
Ou doit-elle organiser la mort ?
Pour ma part, ma conviction a toujours était claire. Non par indifférence à la souffrance mais par fidélité à ce que doit être une société du soin.
On nous a beaucoup parlé de liberté individuelle et de « libre choix ». Mais ayons le courage de regarder la réalité en face. Peut-on parler de libre choix quand l’accès aux soins palliatifs reste inégal selon les territoires ?
Peut-on parler de libre choix quand des familles cherchent, parfois désespérément, une place en unité spécialisée ? Peut-on parler de libre choix quand la douleur physique, la détresse psychologique ou la solitude ne sont pas correctement prises en charge ? La vérité, il faut la dire avec gravité : Sans accès effectif et suffisant aux soins palliatifs partout en France, le prétendu choix de mourir devient un non-choix.
Plutôt que d’ouvrir un droit à mourir, notre premier devoir est d’assurer, partout et pour tous, le droit d’être soulagé, accompagné, entouré. C’est une question de justice, d’égalité territoriale et de dignité humaine.
Le véritable progrès n’est pas d’organiser la mort. Le véritable progrès, c’est d’organiser la solidarité jusqu’au bout de la vie.
Le véritable progrès, c’est qu’aucun de nos concitoyens ne se sente de trop. Parce que Trop fragile, Trop dépendant voire Trop coûteux.
Voilà l’honneur d’une Nation qui respecte sa devise : FRATERNITÉ !
N.D.L.R. : Très bien !
Comme en première lecture il y a quelques mois j’ai bien sûr voté le 1er texte qui vise à développer massivement les unités de soins palliatifs dans notre pays, comme nous avons pu le faire à Flers. En effet nous avons obtenu et fait ouvrir une unité à l’hôpital Monod depuis septembre, ce qui est une avancée considérable ; le département de l’Orne étant dépourvu de ce type de structure jusqu’ici.
Par contre je me suis opposé fermement à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, considérant que notre société ne doit pas donner la mort mais donner main. Considérant que des abus, des déviances et des pressions vont accentuer le côté mortifère et dangereux de cette loi.
Car au fond, la question qui nous était posée est simple :
Que doit faire la République quand la vie devient fragile ?
Doit-elle d’abord entourer, soulager, accompagner ?
Ou doit-elle organiser la mort ?
Pour ma part, ma conviction a toujours était claire. Non par indifférence à la souffrance mais par fidélité à ce que doit être une société du soin.
On nous a beaucoup parlé de liberté individuelle et de « libre choix ». Mais ayons le courage de regarder la réalité en face. Peut-on parler de libre choix quand l’accès aux soins palliatifs reste inégal selon les territoires ?
Peut-on parler de libre choix quand des familles cherchent, parfois désespérément, une place en unité spécialisée ? Peut-on parler de libre choix quand la douleur physique, la détresse psychologique ou la solitude ne sont pas correctement prises en charge ? La vérité, il faut la dire avec gravité : Sans accès effectif et suffisant aux soins palliatifs partout en France, le prétendu choix de mourir devient un non-choix.
Plutôt que d’ouvrir un droit à mourir, notre premier devoir est d’assurer, partout et pour tous, le droit d’être soulagé, accompagné, entouré. C’est une question de justice, d’égalité territoriale et de dignité humaine.
Le véritable progrès n’est pas d’organiser la mort. Le véritable progrès, c’est d’organiser la solidarité jusqu’au bout de la vie.
Le véritable progrès, c’est qu’aucun de nos concitoyens ne se sente de trop. Parce que Trop fragile, Trop dépendant voire Trop coûteux.
Voilà l’honneur d’une Nation qui respecte sa devise : FRATERNITÉ !
N.D.L.R. : Très bien !
Château Médavy (via "Facebook")
rédigé le Vendredi 27 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes - Références culturelles
rédigé le Vendredi 27 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes - Références culturelles
🏰 Point d’avancement des travaux
L’installation du parapluie de protection vient de s’achever.
Le château est désormais hors d’eau et cessera de se dégrader sous l’effet des intempéries.
Cette étape essentielle marque un tournant dans la sécurisation du site.
🔎 Enquête en cours
La gendarmerie est intervenue pour effectuer des prélèvements.
Ces opérations devraient permettre à l’enquête de progresser et au déblaiement des gravats de se poursuivre dans les prochains jours.
🙏 Merci à tous pour votre soutien et votre patience.
Nous continuerons à vous tenir informés de l’avancée de la situation.
https://www.fondation-patrimoine.org/.../charon-medavy/79121
Fondation du patrimoine Normandie
Département de l'Orne
Office de tourisme des Sources de l'Orne
#medavy
#chateaudemedavy
#orne
L’installation du parapluie de protection vient de s’achever.
Le château est désormais hors d’eau et cessera de se dégrader sous l’effet des intempéries.
Cette étape essentielle marque un tournant dans la sécurisation du site.
🔎 Enquête en cours
La gendarmerie est intervenue pour effectuer des prélèvements.
Ces opérations devraient permettre à l’enquête de progresser et au déblaiement des gravats de se poursuivre dans les prochains jours.
🙏 Merci à tous pour votre soutien et votre patience.
Nous continuerons à vous tenir informés de l’avancée de la situation.
https://www.fondation-patrimoine.org/.../charon-medavy/79121
Fondation du patrimoine Normandie
Département de l'Orne
Office de tourisme des Sources de l'Orne
#medavy
#chateaudemedavy
#orne
Philippe JUVIN (via "Facebook")
rédigé hier
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Références culturelles
rédigé hier
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Références culturelles
On dit « on ne vous forcera pas » à l’euthanasie ou au suicide assisté.
Mais que faites-vous des pressions silencieuses, celles qui vous font comprendre que vous êtes un fardeau pour les autres ?
N.D.L.R. : Mais qu'attendre d'un pays qui panthéonise l'avorteuse et constitutionnalise l'assassinat ?
Mais que faites-vous des pressions silencieuses, celles qui vous font comprendre que vous êtes un fardeau pour les autres ?
N.D.L.R. : Mais qu'attendre d'un pays qui panthéonise l'avorteuse et constitutionnalise l'assassinat ?
