Références culturelles

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 2 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
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De passage, de nouveau, devant la chapelle royale...

2 février 2026.


... pour se rendre à l'exposition sur le Grand Dauphin sous la houlette d'Elodie VAYSSE :

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Avant les travaux dans la salle-à-manger du logis de la Chaslerie, un tondo représentant cette même trinité ornait un pan de mur à l'angle nord-est de la pièce.

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Le château de Meudon est très bien évoqué mais son histoire se termine très mal :

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Et, sur le chemin du départ, nous avons croisé mon ancêtre (?) Godefroy de BOUILLON :

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Cette journée de déambulations dans l'aile nord du château de Versailles m'aura laissé épuisé malgré l'usage fréquent d'un siège pliant en aluminium. Entre les ors rutilants des grilles, certaines nouvelles, vues le matin, à l'arrivée, l'évocation des décès ayant décimé sous ses yeux la descendance de Louis XIV jusqu'à la quatrième génération et les splendeurs si considérables et pourtant si éphémères du château de Meudon, il y avait là, selon moi, de quoi quitter les lieux avec le moral dans les chaussettes.

En effet, comment, après cela, pouvoir encore imaginer un sauvetage heureux et une transmission familiale réussie pour un tas de cailloux, infiniment plus modeste et qui m'attendait patiemment, tout comme le Spidigon, au fin fond du bocage ornais ?
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Maryvonne de Saint Pulgent : « En matière de patrimoine, tout va mal en France ! »

ENTRETIEN - Dégradations, mauvais état général, baisse des budgets… La crise du patrimoine est « systémique et nécessite un examen de conscience de la part de tous », estime l’essayiste et ancienne directrice générale du patrimoine.

LE FIGARO. - Vous publiez un ouvrage dans la collection « Tracts » (Gallimard), au titre éloquent, d’Alerte sur le patrimoine. C’est si grave ?

MARYVONNE DE SAINT PULGENT. - Tout va mal ! L’état sanitaire des monuments et des musées n’est pas bon. Il y a une recrudescence des vols et des incendies dans les musées et les églises. Face à cela, les budgets pour leur fonctionnement et leur entretien n’ont cessé de baisser. Tout est devenu incontrôlable, y compris la notion même de patrimoine, qui s’est dilatée de façon extraordinaire ces dernières décennies.
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Quels sont les nouveaux maux qui s’abattent sur le patrimoine ?

Le patrimoine ancien subit les modifications du climat. L’exemple frappant est le cas de l’aile François-Ier du château de Chambord, fermée au public parce que les sols sur lesquels elle est construite ont bougé sous l’effet d’alternances de grandes pluies et de grandes sécheresses. Un nombre considérable de charpentes de monuments sont attaquées par des insectes. Des orages de grêle d’ampleur inédite à Paris ont endommagé des centaines de vitraux. Le changement climatique explique également une partie des incendies observés dans les monuments historiques. Quant aux architectures plus récentes, celles des XIXe et XXe siècles, elles se dégradent, car elles ont été construites avec des matériaux moins durables, comme le béton ou le fer. Le Centre Pompidou a par exemple dû fermer pour cinq ans, en partie à cause d’un problème d’amiante.

Vous rangez le tourisme dans la liste des fléaux. On ne va tout de même pas interdire aux visiteurs le grand patrimoine français !

La surfréquentation touristique de certains lieux, comme Versailles ou l’Opéra de Paris, les use prématurément. Il faut éviter de demander aux gestionnaires de ces monuments d’accueillir toujours plus de visiteurs pour avoir des nouvelles ressources !

Selon vous, une des impasses du secteur est due à la « dilatation » de la notion même de patrimoine. Pour quelles raisons ?

Lorsqu’elle décide de protéger un monument, un site ou un objet, la nation prend l’engagement de s’en occuper, de le restaurer et de le conserver. Or, on a eu les yeux plus gros que le ventre en augmentant régulièrement le champ de la protection. Avant André Malraux, la doctrine voulait que l’on ne protège pas les biens construits après 1850, afin d’avoir le recul nécessaire. Le ministre va bousculer cette règle en classant les monuments de la modernité. Ensuite, notamment en réaction à la destruction des Halles de Baltard, l’État va également s’intéresser aux monuments du XIXe siècle, comme les gares ou les anciens sites industriels. Puis le patrimoine ethnologique, rural ou ouvrier, va faire son entrée, car on le pense menacé de disparition. C’est le syndrome de l’arche de Noé ! D’autres catégories, comme les jardins remarquables ou les Archives, s’ajoutent à cette longue liste. On est passé de 4 000 édifices classés en 1911 à 46 700 aujourd’hui.

Les budgets ont-ils suivi ?

Depuis trente-cinq ans, la part du budget dédiée aux monuments historiques et aux musées n’a cessé de baisser, c’est imparable. En 2026, le patrimoine sera à nouveau la principale victime des baisses du crédit de la culture. Or, les deux tiers des monuments historiques réclament des travaux. Nous sommes face à un mur d’investissements. Si l’on ne se résout pas à faire voter des lois de programmation pour le patrimoine, impliquant un engagement de l’État sur plusieurs années, on n’y arrivera pas. Il en existe bien pour la défense ou la recherche.

Vous dénoncez une politique publique centrée sur les grands projets.

Dans le budget, vous avez des énormes « monstres » qui coûtent de plus en plus cher. Prenez le cas du château de Villers-Cotterêts, lieu symbolique de la naissance de la langue française en tant que langue officielle. Datant de la Renaissance, il se dégradait lentement, et il fallait le restaurer. Emmanuel Macron s’en est saisi et on a trouvé miraculeusement 100 millions d’euros pour faire des travaux. Puis le président de la République a voulu y installer la Cité internationale de la langue française - et le budget a doublé. Aujourd’hui, son équilibre financier n’est pas trouvé, et le déficit pèse sur le Centre des monuments nationaux, qui a déjà à sa charge 110 autres monuments ! Or, il faut d’abord traiter les problèmes actuels avant de se lancer dans de nouvelles aventures.

Devant nous se trouve le projet Louvre-Nouvelle Renaissance, à 1 milliard d’euros. Faut-il tout arrêter ?

On sait que le musée est en mauvais état et que les travaux des années Mitterrand ont vieilli. La fréquentation a par ailleurs plus que doublé en trente ans. On nous annonce une grande révolution pour le Louvre, avec un volet restauration de l’existant et un volet création de nouveaux espaces, de 22 000 mètres carrés, s’ajoutant aux 73 000 mètres carrés existants. Pour trouver les centaines de millions d’euros nécessaires, et vaincre les résistances de Bercy, le musée a proposé un grand projet, susceptible d’attirer l’attention du président de la République. On a abouti à un chantier multimillionnaire non encore financé. Il serait raisonnable de « phaser » le Louvre-Nouvelle Renaissance, en s’attaquant d’abord à la restauration de l’existant. C’est un choix politique. En 2021, Roselyne Bachelot, ministre courageuse, avait bien sifflé la fin de la récréation pour le Grand Palais, qui prévoyait un grand projet coûtant une fortune.

Emmanuel Macron s’est lancé dans une autre aventure, celle d’une commande de vitraux contemporains pour Notre-Dame de Paris. Votre avis ?

Je suis plutôt contre. Cette commande va coûter 4 millions d’euros, alors que l’État a péniblement trouvé 1 million et demi, pour restaurer l’aile François-Ier à Chambord ! Si ces vitraux ne prenaient pas la place de créations de Viollet-le-Duc, que l’on a restaurées après l’incendie, on pourrait comprendre. Mais là… Le diocèse de Paris a déjà fait enter la création contemporaine dans la cathédrale, avec un nouveau mobilier liturgique. C’est suffisant ! L’État pense que le patrimoine a besoin, pour être respectable, d’accueillir de l’art vivant. Créer l’événement est l’obsession des élites pour attirer les mécènes, qu’ils soient privés ou publics.

Si on suit votre raisonnement, il faudrait donc tout figer ?

C’est le principe de la conservation du patrimoine. Conserver, cela ne veut pas dire modifier, et encore moins mettre au goût du jour. Il faut bien sûr adapter un monument à sa fonction. Mais, à partir du moment où on le classe aux Monuments historiques, on doit le conserver en l’état.

Quel sort réserver au patrimoine religieux, en souffrance et cible des prédateurs ?

La loi de 1905, qui met à la charge des communes l’entretien des églises, atteint ses limites, car les collectivités n’arrivent plus à faire face. Les églises, fermées ou peu fréquentées, deviennent la cible de vandalisme. Il n’y a plus en France de respect pour ce patrimoine cultuel, plus d’« horreur sacrée ». On pensait pourtant révolue l’époque où Maurice Barrès se lamentait sur « la grande pitié des églises de France ». Je propose que l’on consacre une partie de la taxe de séjour, perçue par les hôteliers et les plateformes de location de type Airbnb, pour l’entretien du patrimoine. Cette taxe, qui a rapporté 440 millions d’euros en 2024, est dynamique parce que le tourisme l’est. Il faudrait simplement faire attention que ça n’aille pas dans les poches de l’État, mais plutôt dans celles de la Fondation du patrimoine.

Pourquoi ne pas retenir la proposition de la ministre de la Culture de faire payer l’entrée de Notre-Dame de Paris au profit des églises rurales ?

L’idée n’est pas pertinente, pour plusieurs raisons. Le clergé est contre, cela porterait atteinte au principe essentiel de la gratuité d’accès pour tous au lieu de culte, contenu dans la loi 1905, et serait compliqué à mettre en œuvre. Comment par exemple distinguer les fidèles des autres ? Rappelons par ailleurs que nous payons déjà l’entretien des églises par le biais de nos impôts locaux !

N.D.L.R. : En même temps, comme dit le Top Gun de mes deux, s'il n'y avait, dans notre pays, que le patrimoine qui se déglingue à vitesse Grand V...
lefigaro.fr
rédigé le Jeudi 5 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Economie - Références culturelles
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Luc Ferry : « L’IA, une menace mortelle pour l’humanité »

CHRONIQUE - D’après de grands spécialistes, l’IA pourrait un jour disposer de son propre agenda et ainsi souhaiter « persévérer dans son être ». Pour y parvenir, le risque est qu’elle finisse par mentir, tricher, tromper voire tuer.

Ce n’est ni une blague ni une fakenews, mais l’opinion très argumentée de deux lauréats du prestigieux prix Turing (l’équivalent du Nobel dans le domaine de l’IA), Yoshua Bengio et Geoffrey Hinton (ce dernier étant également Prix Nobel de physique…). Bien qu’ils fussent tous deux des acteurs majeurs de la révolution de l’IA, ils n’en pointent pas moins les dangers qu’elle va dans la prochaine décennie faire peser sur la survie même de l’humanité. Certes, dans le domaine de la santé, l’IA sauvera des millions de vies, mais à les en croire, cette technologie est néanmoins plus dangereuse « que la bombe atomique » (ce sont leurs mots).

Pour donner du poids à son cri d’alarme et pouvoir, comme il l’a dit lui-même, « s’exprimer librement sur les risques de l’IA », Hinton a démissionné du poste prestigieux qu’il occupait chez Google. Il faut écouter ces personnalités, connaître et comprendre leurs arguments fût-ce pour les discuter, car ce qui est certain, c’est qu’à la différence de nos politiques, ils savent de quoi ils parlent. Pour commencer, ils attirent l’attention sur le risque majeur de désinformation massive, de cyberattaques et d’escroqueries en tout genre, voire de manipulation des élections grâce à l’usage massif de deepfake, de vidéos truquées dont la fausseté est désormais indétectable, sans parler de la menace bien réelle d’un contrôle universel des citoyens dans les pays totalitaires… De fait, il est exact que nous entrons dans un monde où nous ne saurons plus jamais si ce que nous voyons ou entendons est vrai ou faux ! Il ne s’agit pas d’un fantasme mais d’ores et déjà d’une réalité bien documentée qui peut littéralement miner nos démocraties.

« Destruction créatrice »

Le second effet potentiellement catastrophique de l’IA est son impact sur l’emploi. J’avais déjà évoqué ici même la déclaration de Bill Gates sur X, mais je la cite à nouveau car elle a suscité un débat qui mérite d’être analysé plus en profondeur. Bill Gates avait en effet affirmé que « l’IA allait remplacer à peu près tout le monde dans presque toutes les tâches et tous les jobs », précisant au passage que « les jobs ne sont plus que les reliques des sociétés de subsistance et de pénurie. Grâce à l’IA, la société sera capable de produire suffisamment de nourriture, de médicaments et de services pour que plus personne n’ait besoin de travailler ! » Et de fait, après avoir déjà licencié 27 000 salariés depuis 2022, Amazon vient d’annoncer qu’il allait encore supprimer 18 000 emplois de plus en 2026 ! L’année dernière, UPS en avait supprimé 48 000 et Selon le Wall Street Journal, il y aurait eu 1,2 million de licenciements en 2025 dans les entreprises américaines souvent au profit de robots ou d’assistants IA.

Les disciples de l’excellent Schumpeter font valoir que les besoins humains étant infinis, on verra apparaître de nouveaux emplois qui compenseront ceux qui seront détruits. Le problème c’est que, au moins pour deux raisons, la « destruction créatrice » ne fonctionne plus dans ce contexte au profit des humains : d’abord parce que les nouveaux emplois seront de haut niveau, donc peu nombreux, ensuite parce qu’ils risquent fort d’être aussitôt occupés, non par des humains, mais par des IA !

Troisième danger majeur : 60 % de nos jeunes utilisent une IA comme confident. Sans évoquer les suicides dont l’IA a déjà été accusée, ce super-psy plein d’empathie les enferme peu à peu dans un dialogue en réalité de plus en plus égocentrique et solitaire !

Enfin, quatrième menace, et celle-là bel et bien mortelle selon Bengio et Hinton, celle de voir un jour les machines programmées dans une certaine optique (par exemple « tout faire pour sauver la planète » y compris en supprimant des humains et des projets d’entreprise jugés nuisibles), voire, pire encore, celle de voir un jour l’IA disposer de son propre agenda de sorte que souhaitant comme nous « persévérer dans son être », elle fasse tout pour y parvenir y compris mentir, tricher, tromper et tuer. Face à ces dangers, de bonnes âmes recommandent de tout arrêter : tarte à la crème pour sociologues et pétitionnaires de gauche inconscients des réalités d’une mondialisation dans laquelle s’arrêter n’aurait pour effet que de laisser la place aux autres, c’est-à-dire à la Chine, à la Russie, aux théocraties. Alors que faire ? À défaut de pouvoir faire davantage pour l’instant, il faut à tout le moins réguler d’urgence, ne serait-ce que pour protéger nos enfants dans nos vieilles démocraties en tenant compte du fait que l’IA-Act européen est d’ores et déjà totalement dépassé.

N.D.L.R. : Que du bonheur de tous côtés, c'est charmant !