Références culturelles

Jean LOUCHET (via "Facebook")
rédigé le Vendredi 1er Juillet 2022
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Comme j'en ai marre de faire des calculs sur les cordes, pour changer je me suis lancé dans la modélisation d'une table d'harmonie. Dans quel but une table est-elle bombée? Quelle est l'influence de la charge sur la couleur du son? Est-ce que bomber une table par son barrage (piano) ou sa sculpture (violon) a le même effet acoustique que la bomber par son blocage entre les éclisses (pratique la plus courante sur les clavecins)? Pourquoi certains instruments font-ils entendre plus que d'autres des sons plus graves que la plus grave des notes qu'on joue? Je suis en train de calculer tout ça. J'ai les explications qualitatives de tous ces phénomènes, mais j'essaie d'obtenir des résultats quantitatifs et calculables, qui seront plus utiles aux facteurs. C'est assez bestial par moments mais je vous tiendrai au courant.
Si vous avez des idées, ou connaissance d'un masochiste qui aurait déjà fait ce travail, merci de m'informer !

N.D.L.R. : J'aime bien de tels sujets de réflexion qui changent du quotidien.
Le Pépère (via "Facebook")
rédigé le Vendredi 1er Juillet 2022
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Pour le plaisir, un peu de culture Audiard :


« On est gouvernés par des lascars qui fixent le prix de la betterave et qui ne sauraient pas faire pousser des radis. »

« Si on mettait un point rouge sur la tête de tous les cons, le monde ressemblerait à un champ de coquelicots ! »

« Moi, les dingues, j'les soigne, j'm'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j'vais lui montrer qui c'est Raoul. Aux quatre coins d'Paris qu'on va l'retrouver, éparpillé par petits bouts, façon puzzle... Moi, quand on m'en fait trop, j'correctionne plus, j'dynamite, j'disperse, j'ventile. »

« Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît. » (Les tontons flingueurs)

« Les ordres sont les suivants : on courtise, on séduit, on enlève et en cas d'urgence on épouse. » (Les barbouzes)

« Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent. » (100 000 dollars au soleil)

« La tête dure et la fesse molle, le contraire de ce que j'aime. » (Comment réussir quand on est con et pleurnichard)

« Un pigeon, c'est plus con qu'un dauphin, d'accord, mais ça vole. » (Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages)

« Mais pourquoi j'm'énerverais ? Monsieur joue les lointains ! D'ailleurs je peux très bien lui claquer la gueule sans m'énerver ! » (Le cave se rebiffe)

« Quand on mettra les cons sur orbite, t'as pas fini de tourner. » (Le Pacha)

« La justice c'est comme la Sainte Vierge. Si on la voit pas de temps en temps, le doute s'installe. » (Pile ou face)

« Si la connerie n'est pas remboursée par les assurances sociales, vous finirez sur la paille. » (Un singe en hiver)

« Deux intellectuels assis vont moins loin qu'une brute qui marche. » (Un taxi pour Tobrouk)

« Vous savez quelle différence il y'a entre un con et un voleur ? Un voleur de temps en temps ça se repose. » (Le guignolo)

« Dans la vie, il faut toujours être gentil avec les femmes même avec la sienne. » (Série Noire)

« Je suis pas contre les excuses, je suis même prêt à en recevoir. » (Les grandes familles)

« Il vaut mieux s'en aller la tête basse que les pieds devant. » (Archimède le clochard)

« Quand on a pas de bonne pour garder ses chiards, eh bien on n’en fait pas. » (Mélodie en sous-sol)

« Plus t'as de pognon, moins t'as de principes. L'oseille c'est la gangrène de l'âme. » (Des pissenlits par la racine)

« Deux milliards d'impôts ? J'appelle plus ça du budget, j'appelle ça de l'attaque à main armée. » (La chasse à l'homme)

« Je suis ancien combattant, militant socialiste et bistrot. C'est dire si, dans ma vie, j'en ai entendu, des conneries. » (Un idiot à Paris)

« Le flinguer, comme ça, de sang froid, sans être tout à fait de l'assassinat, y'aurait quand même comme un cousinage. » (Ne nous fâchons pas)

« A travers les innombrables vicissitudes de la France, le pourcentage d'emmerdeurs est le seul qui n'ait jamais baissé. » (Une veuve en or)

N.D.L.R. : "Compte tenu du contexte", comme dit l'autre, ma préférée serait : « Je suis pas contre les excuses, je suis même prêt à en recevoir. » (Les grandes familles)
Autant je m'estime à l'aise avec la fiscalité des monuments historiques (grâce, en particulier, au soutien et aux conseils de la "Demeure Historique"), autant je suis ignare en ce qui concerne la fiscalité de la forêt privée.

Il y a sept ans, dans le cadre du "Fogefor", j'avais assisté, sur ce dernier sujet, à un exposé qui m'était passé largement au-dessus de la tête. Il est vrai que j'étais alors très perturbé puisque je venais d'apprendre l'existence d'un projet éolien aux abords du manoir favori.

Désormais, ayant gagné, comme l'on sait, mon recours devant le Conseil d'Etat, je suis temporairement plus serein. Donc nous nous sommes inscrits, Carole et moi, à une nouvelle session du "Fogefor" dont la matinée de la séance d'hier était largement consacrée à la fiscalité des forêts privés.

Voici la principale documentation qui nous fut remise hier, préparée et commentée par Eric de CATHEU. Comme on peut le constater, la matière est pour le moins compacte. Hier, j'ai tout suivi de cet exposé car, pour une fois, mon esprit ne s'est pas mis à voleter de la façon désultoire qui le caractérise en général.

En complément de ces pages, je me propose de noter (dans des messages qui suivront) les points qui me semblent importants et, en particulier, ceux qui appelleraient une action de ma part :

Drouot (via "Facebook")
rédigé le Mercredi 6 Juillet 2022
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[📍] Un cadeau de Louis XIII pour Richelieu ?

Cette exceptionnelle cape à trois pendants et rabat en velours rouge brodé de fils d'argent, porte sur sa doublure en soie bleue, le monogramme "ARR" du cardinal Armand Jean du Plessis de Richelieu.
👀 Un monogramme que l'on peut d'ailleurs trouver sur plusieurs objets, dont l'armure conservée au musée de l'armée que le cardinal a porté lors du siège de la Rochelle qui pris fin en 1628.

Datée vers 1630, les pièces de costume de cour conservées de la première moitié du XVIIe siècle sont rarissimes !

👑 Cette cape ne fait aucune référence à la religion et ne devait pas être destinée à être portée par Richelieu. Les figures des deux chasseurs et du cerf, soigneusement cachées par le rabat, permettent d'avancer une hypothèse : celle d'un cadeau royal que Louis XIII, grand passionné de chasse, aurait commandé pour son ministre ecclésiastique.

Sachez que l'objet fut exposé à Versailles en 2009 pour l'exposition "Fastes de cour et cérémonies royales - Le costume de cour en Europe" !

Estimation : 40 000 - 60 000 €
Vente

Catalogue : https://bit.ly/3by3MPO

N.D.L.R. : Presque contemporain de la Chaslerie.
paj-mag, la lettre du 11 juillet 2022
rédigé le Lundi 11 Juillet 2022
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Dictionnaire du patrimoine :

Le plafond « tant-plein-que-vide », ou plafond à la française, est un plafond composé de solives ayant la même largeur que les vides qui les séparent.

Large couloir de l’un des bâtiments de l’ancienne abbaye Saint-Pierre de Bèze (Côte-d’Or) :

© Odile Boyé-Carré


N.D.L.R. : J'adore !
Storia Mundi (via "Facebook")
rédigé le Samedi 16 Juillet 2022
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🔴 L'Amérique précolombienne a inventé la roue (elle aussi)
On croit généralement que l'Amérique précolombienne ignorait la roue, laquelle est apparue dans le vieux monde, pour autant qu'on le sache, dans la première moitié du quatrième millénaire avant J.-C.
Et bien ce n'est pas tout à fait exact comme le prouvent très clairement des représentations mais également différents objets comme le jouet que vous voyez ici.
Mais alors, me direz-vous, pourquoi n'en avoir rien fait ?
La réponse est très simple : parce qu'il n'y avait pas de bête de trait en Amérique. Ni chevaux, ni bovins. Rien d'autre que des lamas.
Ci-dessous : ce jouet a été découvert à Veracruz, dans l'actuel Mexique. Il date de la seconde moitié du premier millénaire après J.-C., entre 600 et 900 plus exactement. Il est aujourd'hui conservé au Princeton University Art Museum.


N.D.L.R. : La roue ET les Guguss-Gros-Cochon donc !

Bref, il ne faut pas croire la légende qui prétend que c'est vers 1850, après l’interdiction des combats de taureau au Royaume-Uni, que le bulldog anglais fut importé en France par des ouvriers britanniques puis croisé avec un ratier des faubourgs de Paris1. Son descendant, le bouledogue français, rencontre un certain succès auprès des commerçants parisiens puis comme chien de compagnie par les Occidentaux des deux côtés de l'océan Atlantique.
Quand j'étais son adjoint à la direction du Trésor, Philippe JAFFRE avait mis en évidence, sur un mur de son bureau, cette citation dont il devait aimer le style pète-sec :

Ça donnait l'ambiance.
Bien sûr, tout ceci se passait il y a très, très longtemps, quand l'administration française se préoccupait encore d'efficacité.
Jean-Pierre ARBON
rédigé le Samedi 6 Aout 2022
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Kenshin et les haïkus de Rimbaud


Kenshin Sumitaku est un poète japonais mort en 1987, à l’âge de vingt-cinq ans. Atteint d’une leucémie aiguë il a consacré les deux dernières années de sa vie au haïku.

On ne peut mieux dire le dénuement et la liberté qu’avec cette image si simple de mains dans des poches vides. Celui qui assume de n’avoir rien avance dans la vie avec une forme de désinvolture. La mort nous fera les poches, de toutes façons. Autant marcher léger.

Je ne sais si Kenshin avait lu Rimbaud : Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées. De même, je ne sais si Rimbaud connaissait les haïkus. Mais en faisant ce rapprochement je suis frappé par le fait que de nombreux vers de Rimbaud pourraient être lus comme des haïkus libres. J’en vois désormais plusieurs rien que dans le sonnet La bohème :

Oh ! là ! là !
que d’amours splendides
j’ai rêvées !

des gouttes de rosée
à mon front
comme un vin de vigueur

je tire les élastiques

de mes souliers blessés
un pied près de mon coeur


On a qualifié Rimbaud de « météore ». Kenshin, au Japon, est appelé « le poète qui ne faisait que passer ». Lui aussi a évoqué le bonheur rédempteur de la rosée :

Les gouttes d’eau
ont chacune
un sourire aux lèvres


Mais les gouttes s’évaporent, et les poètes aussi.