Références culturelles

Celui qui se perd dans sa passion perd moins que celui qui perd sa passion.” Saint Augustin

N.D.L.R. : A 1 mn 53 s de projection, un passage témoigne de la triste réalité. "Ils m'ont reproché de ne pas avoir fait de dossier avec demande d'autorisation. Mais les Monuments, ils n'ont fait aucun geste, aucun geste. Au contraire, ça faisait déjà quinze ans que j'étais là et les Monuments, la seule chose qu'ils ont su faire, c'est de me traîner en correctionnelle. Correctionnelle ! Ah, c'est pas rien, hein.".

Lamentable une fois encore, on connaît ça !
Solidarité totale avec Richard HURBAIN, le très valeureux restaurateur du château de Sarzay !

Jean-Pierre ARBON
rédigé le Jeudi 15 Juillet 2021
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Voir et complimenter l’armée française (En revenant de la revue)
Publié le 15 juillet 2021

Les célébrations du 14 juillet m’ont longtemps laissé indifférent. Mon penchant naturel était le même que celui de Brassens : « la musique qui marche au pas, cela ne me regard[ait] pas ». Si, dans mes jeunes années, l’on m’avait interrogé à ce sujet, je me serais probablement défini comme antimilitariste, davantage toutefois par posture ou par conformisme avec l’air du temps des années 70 que par conviction.

Est-ce le fait d’avoir épousé une femme dont la famille compte un nombre certain de militaires ? Est-ce celui, l’âge venu, d’être moins individualiste, et de me fondre plus volontiers dans le collectif national ? Toujours est-il que le défilé des troupes ne me laisse plus insensible, au point qu’hier matin, à l’heure où allait s’ouvrir dans le ciel de Neuilly le défilé aérien, je suis sorti de chez moi au prétexte de faire quelques courses, et me suis arrangé, mon cabas à la main, pour voir et complimenter l’armée française (l’armée de l’air, en tout cas).


Ce qui nous amène à la chanson « En revenant de la revue ». Il en existe différentes interprétations, entre lesquelles j’ai hésité avant de choisir celle qui illustre ce billet. Celle de Bourvil, qui est sans doute la plus connue, fait pudiquement l’impasse sur un vers à double sens (Ma sœur qui aime les pompiers / Acclame ces fiers troupiers) en substituant des lanciers aux soldats du feu. Au contraire, celle de Fred Gouin non seulement respecte les pompiers d’origine, mais remplace le diptyque « Moi, je faisais qu’admirer / Notre brave général Boulanger » par « Moi j’criais archi-fort / Vive le président Félix Faure ». Nul ne s’étonnera, parmi celles et ceux qui connaissent bien mon répertoire, que ce soit cette version que j’aie choisie.


N.D.L.R. : Cher Jean-Pierre, on aime TOUT dans votre répertoire !
Immersion au cœur du Moyen-Age garantie au château de Picquigny 🏰🤩🏰 (Val de Somme, à 25 mn d’Amiens). Découvrez ses vestiges pittoresques et imposants érigés depuis des siècles sur les hauteurs de la Vallée de la Somme.
En arrivant à la porte de la barbacane, qui fut jadis un pont levis, vous serez impressionné par la haute façade du corps de logis 💜 :


N.D.L.R. : A rapprocher du portail de Montflaux...
Jean-Pierre ARBON
rédigé le Lundi 19 Juillet 2021
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Le préfixe dé
Publié le 19 juillet 2021

Le préfixe dé- (ou dés– devant une voyelle), sert (dixit le dictionnaire) « à modifier le sens du terme primitif en exprimant l’éloignement, la privation, la cessation, la négation ». Les exemples en sont très nombreux : faire / défaire, unir / désunir, monter / démonter, ordre / désordre, agréable / désagréable, accord / désaccord… Ce préfixe est ainsi « l’un des plus productifs de la langue française », et la langue courante s’en sert très souvent pour former des mots dont « l’action s’opère dans le sens inverse » de celle du mot auquel il est accolé.


On a de ce fait tendance à associer plus ou moins consciemment au son « dé » l’idée d’un état contraire, et cela même quand ce n’est pas a priori le cas. Envisagez par exemple dans cette perspective le couple penser / dépenser : des significations nouvelles apparaissent, aussi inattendues que vertigineuses. La dépense devient l’opposé de la pensée, sa négation, sa destruction. Et la langue malicieusement nous murmure que la capacité à concevoir par l’intelligence ou à bien exercer son jugement s’anéantit peut-être dans l’usage de l’argent.

N.D.L.R. : Il faudrait que je trouve un contre-exemple pour justifier, si possible, mes folles dépenses pour le manoir favori...
Cardinal Robert SARAH (via "Facebook")
rédigé le Lundi 19 Juillet 2021
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Dans l'histoire, on se souviendra de Benoît XVI, non seulement comme d’un grand théologien mais aussi comme du Pape de Summorum Pontificum, le Pape de la paix liturgique, celui qui aura construit un pont œcuménique avec l'Orient chrétien à travers la liturgie latino-grégorienne.
Il restera comme le Pape qui aura eu à cœur la volonté de retrouver les racines chrétiennes et l'unité de l'Europe et se sera opposé au laïcisme vide de sens et à la déstructuration de la culture européenne.


À partir du Motu Proprio Summorum Pontificum, malgré les difficultés et les résistances, l'Église a entamé un chemin de réforme liturgique et spirituelle qui, bien que lente, est irréversible.
En dépit des attitudes cléricales intransigeantes d’opposition à la vénérable liturgie latino-grégorienne, attitudes typiques de ce cléricalisme que le Pape François a dénoncé à plusieurs reprises, une nouvelle génération de jeunes a émergé au coeur de l'Église.
Cette génération est celle des jeunes familles, qui montrent que cette liturgie a un avenir parce que elle a un passé, une histoire de sainteté et de beauté qui ne peut être effacée ou abolie du jour au lendemain.
L'Église n'est pas un champ de bataille où l'on joue pour gagner en essayant de nuire aux autres et à la sensibilité spirituelle de ses frères et sœurs dans la foi.
Comme Benoît XVI l'a dit aux évêques français : « Dans l'Église il y a de la place pour tout le monde », parce que nous savons nous traiter avec respect et vivre ensemble en louant le Seigneur dans son Église et en restant dans l'unique vraie foi.
La crise liturgique a conduit à la crise de la foi. De la même manière, le respect des deux formes ordinaire et extraordinaire de la liturgie latine, nous conduira à un élan missionnaire d'évangélisation, et nous pourrons enfin sortir du tunnel de la crise.

N.D.L.R. : Vaste programme ! Surtout pour un pape qui a abdiqué.
Claire FOURIER (via "Facebook")
rédigé le Mardi 20 Juillet 2021
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Ringard. – Si je devais qualifier le Festival de Cannes en un mot, je dirais : un festival de ringardise. C’est ainsi depuis quelques années.

Mais allons-y de plusieurs mots quand même. Car j’ai regardé quelques images transmises par les médias. Pourquoi ? Le monde des artistes traduit le monde social : l’artiste sent les choses et les traduit. Il est parfois en avance, parfois en retard. Il arrive qu’il ait à traduire un monde faisandé.
Somme toute, du festival 2021 je retiens ceci :

La montée des marches toujours plus plate chaque année. La photo de « famille », quoique prise au sommet de ces marches, sans aucun relief, d’une banalité aussi affligeante que le salut recto verso des mannequins le long du tapis. Tout ça, de plus en plus au ras de la carpette qu’est ce tapis rouge que l’on a vraiment assez vu.

Les barbares sont dans la place. Lévi-Strauss appelait barbares les étrangers qui ne parlaient pas la langue des autochtones. Les barbares imposent leur langue, leur silhouette, leur style vestimentaire, leur manière de parler, leur mode de s’afficher. (Tout ça finira par fusionner, il en fut toujours ainsi.)
Les non-barbares (les anciens) résistent… à coup de lifting. Les médias y vont de leur sempiternel blabla : « belle, magnifique, sublime, sublissime », mais le quidam a les yeux en face de trous et il note d’abord ce qui crève l’écran (c’est le cas de dire), à savoir : le travail du chirurgien esthétique ; il se dit de quasi toutes les actrices : son lifting est raté, son lifting est réussi, et plus souvent : son chirurgien s’est planté. Il ne se dit pas : elle est belle, mais elle est bien ou mal conservée. – Cannes nous offre un festival de raccommodage des traits.

Les robes. Je dis volontiers que dans une autre vie j'aurais été historienne du costume (je me plais à observer la diversité des vêtements dans la rue). Voilà des actrices à qui les grands couturiers prêteraient volontiers leurs plus belles robes, or qui choisissent les plus vilaines et les moins seyantes, l’essentiel étant qu’il y ait une fente devant, derrière, sur le côté, que ça dégage une cuisse, un ventre, un dos, presque une fesse ou un sein, dans l’espoir que ça choque un peu (sans comprendre que plus rien ne choque).

Les films. Je ne puis parler de ce que je n’ai pas vu, mais je vois les jurés, ce qui donne une idée des films qui seront retenus. – Je lis que le film récompensé par la Palme d’or 2021 serait original parce que « gore, film d’horreur, radical, inclusif, genré (ou pas genré, je m’y perds) », etc. Vu combien le gore, le violent, le genre, la gâchette, l’hémoglobine sont devenus courants et ordinaires au cinéma, m’est avis que l’originalité serait du côté de la douceur aimante.
La lauréate dit : « « La perfection est une impasse. » Ah bon ! Quelqu’un connait la perfection ? Vite je veux savoir ! « Nous avons besoin d’un monde plus fluide et inclusif. » Blabla dans le vent qui va plaire à Télérama. « Merci au jury d’avoir laissé entrer les monstres. » Bigre ! Depuis le temps que les monstres peuplent le cinéma !

En somme, le festival de Cannes cristallise la fin d’une civilisation. Rome exista entre deux Romulus. Fondée en 753 av J.C. par Romulus, elle déclina en 476 ap. J.C. avec Romulus Augustule. On arrive pareillement au bout d’une longue période, voilà la leçon du festival de Cannes – qui serait bien inspiré de se saborder dans son état actuel (il serait peut-être pire sous une autre forme).
Encore un mot. Je suis étonnée (suis-je la seule ? pas bégueule pourtant) de ce que la Palme d’or puisse être accordée à un film interdit aux moins de seize ans. Il y a, selon moi, des choses qui, fussent-elles de grande valeur, devraient se tenir un peu à l’écart de la publicité.

Stop. J’ai assez exprimé mon point de vue que, bien entendu, je n’impose à personne.

N.D.L.R. : En effet, tout cela est horrible et affligeant. Du moins pour l'homme blanc hétéronormé.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 20 Juillet 2021
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Le dernier numéro de la revue des "Vieilles Maisons Françaises" est consacré à la Vendée. Je le trouve particulièrement intéressant. Mon attention a été attirée par les photos relatives à deux manoirs voisins, le Logis du Bâtiment de William CHRISTIE à Thiré et, non loin de là, le Logis de Chaligny d'Alain DURANTE :


Chez William CHRISTIE, je cherche à m'imprégner de l'ambiance de ses concerts avec Théotime LANGLOIS de SWARTE :

Chez William CHRISTIE, je suis épaté, mais aussi un peu gêné, par la profusion des décors, d'autant que je m'étonne qu'il n'ait pas respecté la règle du "tant pleins que vides" dans les solivages de ses plafonds.
Je retiens toutefois le plafond de sa chambre qui, en cas de vaches grasses, pourrait inspirer les plafonds des chambres du premier étage du logis de la Chaslerie.
A toutes fins utiles, je note les coordonnées du peintre-décorateur nantais François ROUX à qui sont dus ces décors.

Je m'intéresse au logis d'Alain DURANTE car nous avons été collègues, au moment où nous achetions nos manoirs respectifs, en 1991. Nous étions tous deux alors membres du comité de direction générale d'une banque du groupe Suez et ancienne maison de réescompte, la "Caisse de Gestion Mobilière", lui en qualité de secrétaire général et moi de P.-D.G. de la principale filiale, "C.G.M.-Intermédiation". Tout, dans ce numéro de cette revue, donne à penser qu'Alain est un homme heureux et que sa carrière n'a pas dû connaître les heurts de la mienne :

J'aime beaucoup la relative sobriété de son cadre de vie (très beaux tapis, me semble-t-il, même si mes reproductions de photos sont mauvaises, ce qui est dû pour partie à la nouvelle qualité du papier de la revue) :


Il faudra qu'un jour j'aille fureter par là-bas.
Michel ONFRAY (via "Le Figaro")
rédigé le Mercredi 21 Juillet 2021
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Je suis athée, on le sait, mais la vie de l’Église catholique m’intéresse parce qu’elle donne le pouls de notre civilisation judéo-chrétienne bien mal en point. Car si Dieu n’est pas de mon monde, mon monde est celui qu’a rendu possible le Dieu des chrétiens. Quoi qu’en disent ceux qui pensent que la France commence avec la Déclaration des droits de l’homme, ce qui est aussi stupide que de croire que la Russie est née en octobre 1917, le christianisme a façonné une civilisation qui est la mienne et dont j’estime que je peux l’aimer et la défendre sans battre ma coulpe, sans avoir à demander pardon pour ses fautes, sans attendre une rédemption après confession, contrition et agenouillement. C’est fou comme ceux qui répugnent au christianisme en disant qu’il n’a pas eu lieu s’en trouvent imprégnés comme de rhum le baba que l’on sait!
Benoît XVI fut un pape philosophe formé à l’herméneutique et à la phénoménologie allemande. Il a également lu les auteurs catholiques français dans le texte. Son Jésus de Nazareth (2012) s’inscrit dans l’histoire de l’idéalisme allemand, notamment de l’hégélianisme qu’on dit de droite pour le distinguer de celui qui, dit de gauche, conduit au jeune Marx.
Le pape François n’est pas de ce niveau théologique, loin s’en faut. Mais il ne manque pas de la rouerie jésuitique qui fait que, venant de la Compagnie de Jésus, il choisit pour nom de souverain pontife celui qui se trouve le plus à l’opposé des intrigues et des antichambres du pouvoir où les jésuites aiment à se trouver, à savoir celui de François d’Assise. Jorge Mario Bergoglio, chimiste de formation, vient du péronisme ; Joseph Ratzinger, théologien de formation, de l’antinazisme.
À mes yeux, l’acte majeur du pape Benoît XVI a été le discours de Ratisbonne où, le 12 septembre 2006, dans l’université allemande où il a été professeur, il a fait son travail de pape en estimant que le christianisme et l’islam entretiennent par les textes une relation antinomique, notamment sur l’articulation entre foi et raison, mais également sur la question de la violence en général et sur celle du djihad en particulier. Je dis par les textes car c’était ici son souci, il présentait en effet l’exégèse personnelle d’un dialogue situé au début du XV siècle entre l’empereur Byzantin Manuel II Paléologue et un érudit persan. L’invitation à réfléchir sur cette question fut prise pour une insulte planétaire faite à l’islam…
L’acte majeur du pape François est, toujours selon moi, de s’être fait photographier devant un crucifix sur lequel Jésus porte le gilet de sauvetage orange des migrants. C’est ici l’icône triomphante de Vatican II qui congédie tout sacré et toute transcendance au profit d’une moraline tartinée de façon planétaire comme une gourmandise de scout.
C’est selon cette logique qu’il faut comprendre la décision du pape François d’abroger, disons-le dans un terme profane, la décision prise par Benoit XVI de permettre la messe en latin, dite messe Tridentine, pour ceux qui le souhaitent. Dans Summorum pontificum, Benoît XVI libéralisait la messe dite de Pie V. Dans Traditionis custodes, François efface cette libéralité. Benoît XVI voulait dépasser le schisme avec les traditionalistes, François va le restaurer en prétextant bien sûr, jésuite un jour, jésuite toujours, qu’il entend de cette façon réunir ce qu’il sépare. Les vocations chutent avec Vatican II. Mais les religieux qui conservent le rite latin ne connaissent pas la désaffection, mieux, ils remplissent les séminaires. Le pape François préfère les églises vides avec ses thèses que pleines avec celles de Benoît XVI.
Séparer n’est-ce pas la fonction dévolue… au diable? L’étymologie témoigne. Si j’avais la foi catholique, je ne pourrais m’empêcher de penser à l’Épître de Jean qui dit: «Tout esprit qui divise Jésus-Christ n’est point de Dieu ; et c’est là l’Antéchrist, dont vous avez entendu dire qu’il doit venir ; et il est déjà maintenant dans le monde.» (I.4:3).
Ce qui se joue dans cette affaire, c’est la suite de Vatican II, autrement dit l’abolition du sacré et de la transcendance. La laïcisation du rite réduit à une liturgie dont La vie est un long fleuve tranquille a montré toute la puissance avec son curé cool qui joue de la guitare et chante bêtassement «Jésus, Jé-é-é-é-sus, reviens». On peut préférer le chant grégorien sans être pour autant un nostalgique de Vichy…
Or le génie du christianisme, les différents conciles sur la possibilité ou non de figurer le christ témoignent, a été de rendre possible une civilisation de l’allégorie, de la symbolique,de la métaphore. Le génie juif se trouve dans l’herméneutique,celui du christianisme dans l’explication des paraboles. Les juifs inventent l’herméneutique pour les plus savants, les rabbins lecteurs de la kabbale ;les chrétiens élaborent l’herméneutique populaire, pour les fidèles à qui l’on raconte des histoires à déchiffrer avec l’histoire sainte. Notre civilisation de l’image, de la raison explicative, de la philosophie séparée de la théologie, procède de ce monde-là.
La messe en latin est le patrimoine du temps généalogique de notre civilisation. Elle hérite historiquement et spirituellement d’un long lignage sacré de rituels, de célébrations, de prières, le tout cristallisé dans une forme qui offre un spectacle total - un Gesamtkunstwerk, pour utiliser un mot qui relève de l’esthétique romantique allemande.
Pour ceux qui croient en Dieu, la messe en latin est à la messe du Long fleuve tranquille celle que semble affectionner le pape François, ce qu’est la basilique romaine contemporaine de saint Augustin à une salle polyvalente dans une barre d’immeubles à Aubervilliers: on y chercherait en vain le sacré et la transcendance. Quelle spiritualité dans ces cas-là?
Disons-le de façon énigmatique, le pape François fait bien ce pour quoi il est là où il se trouve… Ajoutons d’une façon tout aussi énigmatique, mais pas tant que ça, qu’on se demande pourquoi nous vivons dans une époque avec deux papes.

N.D.L.R. : La dernière phrase ne me laisse pas indifférent.
Dans le "Ouest-France" d'aujourd'hui :


Je ne devrais pas lire de tels articles, ça ravive des souvenirs pénibles, ceux de tous ces incompétents protégés par le système et qui ont su, de fait, organiser leur amnistie "quoi qu'il en coûte" (à la charge du contribuable, bien sûr), voire, parfois, poursuivre des carrières de premier plan.
Hier après-midi, réunion de la C.D.N.P.S. à la très belle préfecture de l'Orne :

22 juillet 2021.


En arrivant, j'ai pensé à photographier les pilastres :

22 juillet 2021.

Très beaux mais tout much pour le manoir favori, notamment en raison de la grille.

Et j'ai pu, après la réunion, signaler au secrétaire général les grandes ambitions de la SVAADE. Il m'a donné deux conseils utiles et que je vais suivre.
Jean-Pierre ARBON
rédigé le Vendredi 23 Juillet 2021
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Cuistre
Publié le 23 juillet 2021

Il y a des mots dont paradoxalement l’usage se perd, alors même que la chose n’a jamais été aussi répandue. Le mot cuistre, par exemple. Le cuistre est une personne pédante qui fait parade de sa culture (réelle ou supposée), et dont le cas est généralement aggravé par son manque de finesse et sa prétention à briller. Ne le voit-on pas foisonner comme jamais ces temps-ci, notamment sur les réseaux ? Et cependant, qui sait encore l’appeler par son nom ?


Si le cuistre sait tout mieux que les autres, c’est qu’étymologiquement il s’affaire en cuisine : le cocistro (« praegustator cocinae ») était le cuistot qui goûtait les plats en premier, et avait le pouvoir de les renvoyer. De ce privilège, il a fini au fil des siècles par tirer une certaine arrogance, en se convainquant qu’il pouvait juger valablement de tout. On voit ainsi que la cuistrerie n’est pas sans rapport avec l’ultracrépidarianisme. L’idée générale est en tout cas la même : celle de quelqu’un qui, tel le cordonnier de Pline, dispose au départ d’un petit domaine de compétence, et n’hésite pas à en sortir pour pérorer sur d’innombrables sujets.

Il arrive que le cuistre impressionne les gens simples, qui sont incapables de le contredire ou ne comprennent pas son jargon. Ceux-ci ne le verront jamais comme cuistre, parce qu’ils sont éblouis. D’autres au contraire, remarquant sa vanité ridicule et la bouffissure de son savoir, pourront lui appliquer ce mot de Groucho Marx : « Il a l’air d’un parfait imbécile et parle comme un parfait imbécile, mais ne vous y trompez surtout pas : c’est vraiment un parfait imbécile. »

N.D.L.R. : Bien envoyé !
Bien reçu ? C'est une autre affaire...
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 24 Juillet 2021
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Un pur régal !

(Début de citation)

FESTIVAL NUMERIQUE DANSE & MUSIQUE DE LA CAISSE DES DEPOTS
6 rendez-vous du 8 décembre 2020 au 8 janvier 2021
Premier RV avec l'Ensemble Jupiter sous la direction de Thomas Dunford , Lea Desandre (mezzo-soprano), Cyril Poulet (violoncelle), Hugo Abraham (contrebasse), Sophie Gent (violon) et Théotime Langlois de Swarte (violon).
« Lettres Amoureuses », Montage d’œuvres réalisé par Thomas Dunford et Lea Desandre
Monteverdi - Si dolce è’l tormento
Frescobaldi - Se l’aura spira
Kapsberger - Toccata VI
Dalza - Calata ala Spagnola
Haendel - Lascia la spina
Falconieri - Folias
Monteverdi - Lettera amorosa
Frescobaldi - Cosi mi disprezzate
Haendel - Ombra mai fu
Kapsberger - Toccata I
Merula - Canzonetta spirituale sopra alla nanna
Vitali - Toccata et Bergamasca
Merula - Folle è ben chi si crede, Ciaccona
Monteverdi - Quel sguardo sdegnosetto

L'Ensemble Jupiter est soutenu par la Caisse des Dépôts et est en résidence à la Fondation Singer-Polignac. Thomas Dunford et Lea Desandre apparaissent avec l’aimable autorisation de Erato/Warner Classics

(Fin de citation)