Références culturelles

Plus d’un Français sur quatre jette ses ordures par la fenêtre en voiture

Selon un sondage commandé par Vinci Autoroutes et dévoilé par « Le Parisien », les incivilités persistent et peuvent causer des accidents.

N.D.L.R. : De tels porcs circulent sur la D 22, devant l'entrée toujours bien entretenue, grâce à Francis, du manoir favori.

En revanche, touchons du bois, il n'y a pas eu, depuis un certain temps déjà, de crétin supplémentaire pour tamponner les charmilles ou les sycomores-érables qui poussent le long de la route.

Toutefois, du côté des pilastres, dans ce long virage, la limite de vitesse à 70 km/h est beaucoup trop souvent transgressée. Un jour ou l'autre, cela provoquera hélas un accident grave compte tenu de la faible visibilité, tant à droite qu'à gauche à la sortie de la petite allée sur la départementale. Sachant que, même là où la route grimpe en venant de Lonlay, ceci ne suffit pas à ralentir les cinglés du volant.
J'ai lu dans le "Monde", ces derniers jours, la série de six articles consacrés à Elon MUSK.

Ce type est un génie, il se voit déjà "Empereur de Mars".


Et dire que moi, au bout de trente ans d'efforts continus, je ne suis toujours pas arrivé à être proclamé "Empereur de la Chaslerie" !

31 juillet 2021.

Il paraît évident que l'arbre est sec derrière moi...
Pas de doute, je suis nul, complètement nul !
(Sentiment de déprime).
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 1er Aout 2021
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Je découvre à l'instant que le film "OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire" passe ce soir à 20 heures, en avant-première, au cinéma de Flers.

Il ne faut surtout pas que je rate ça !

P.S. (à 21 heures 30) : Je me suis trompé de 48 heures, ce film ne sera projeté que mardi soir.

Du coup, puisque j'avais fait le déplacement, je suis allé voir "Kaamelott" d'Alexandre ASTIER.

Le titre de ce film est parfait, ça ne vaut strictement rien (et je me demande comment de telles nullités peuvent trouver des producteurs pour les financer) : les images ne sont pas belles, la bande sonore peu audible, les dialogues et l'intrigue incompréhensibles, les acteurs laids et vouant, semble-t-il, un culte immodéré à leurs tignasses, etc.

Or il se trouve qu'au moment d'acheter mon billet, j'avais échangé quelques paroles anodines avec le guichetier. Quand, au bout de 45 minutes à peine de projection, il m'a vu ressortir dépité de la salle et le lui disant, il m'a offert une place pour l'"OSS 117" de mardi.
Je trouve ce geste très sympa de sa part.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 2 Aout 2021
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J'ai photographié ce matin, à toutes fins utiles et sous toutes les coutures, le portail du cimetière de Saint-Hilaire-du-Harcouët :

2 août 2021.

2 août 2021.

2 août 2021.

2 août 2021.

2 août 2021.

2 août 2021.

2 août 2021.

2 août 2021.


Il me rappelle celui de Montflaux, notamment en raison des saignées pour ponts-levis qu'il comporte. Dommage qu'il soit gâché par ces joints en ciment. En outre, il y a quelque chose qui me gêne et que je ne saurais définir, comme si, lors de son déménagement, il avait perdu une partie de son équilibre. Je suppose que c'est cette croix sommitale sous-dimensionnée (tant qu'à faire) qui cause mon inconfort.

P.S. (à 14 heures 30) : Dans "Châteaux et Manoirs de la Manche", tome II, aux "Editions Rivages de France", Michel PINEL et Patrick COURAULT fournissent notamment les compléments d'information suivants qui confirment que mon intuition était bonne :

Ils précisent que ce portail est, comme je le pensais (sans l'avoir écrit), daté de la fin du règne de Louis XIV. Donc ces saignées pour ponts-levis devaient être là juste pour le décorum. Ainsi, comme à la Chaslerie avec les LEDIN, les propriétaires de ce château devaient avoir une certaine tendance à surjouer l'ancienneté de leur noblesse. "Men will be men" !
Détail chantourné du décor de la cheminée du salon du manoir de La Cousinière (Orne) :

© Cécile Dégremont


N.D.L.R. : La Cousinière, les plus belles menuiseries intérieures et boiseries que je connaisse dans le Domfrontais. Heureux d'en voir ici une photo. Les Anciens avaient beaucoup de talent !
Connaissance des arts
rédigé le Mardi 3 Aout 2021
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Joyau des Alpes, un château du XIIIe siècle remanié par Vauban vendu 661 000 euros aux enchères :

La forteresse du XIIIe siècle, renforcée par Vauban au XVIIe siècle, était estimée entre 2 et 3 millions d'euros.

Le 15 avril dernier, le Fort Queyras, situé dans le département des Hautes-Alpes (05) a été vendu aux enchères judiciaires par le tribunal de Gap à une société immobilière d’Aix-en-Provence. Pour rembourser ses dettes, François Marty, l’ancien propriétaire, a été contraint de vendre ce « joyau des Alpes », comme beaucoup aiment à l’appeler.

N.D.L.R. : "Sic transit gloria mundi" !
Jean-Pierre ARBON
rédigé le Mardi 3 Aout 2021
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Barjac : commentaires et commentaire sur les commentaires
Publié le 3 août 2021


Barjac : la cour du château (le jour suivant)


Nous devions jouer La Fontaine / Brassens dans le cadre magnifique de la cour du château. Mais il a plu. C’est donc sous le chapiteau prévu pour servir de repli que nous nous sommes installés.

Claude Juliette Faivre, en chroniqueuse avisée du festival de Barjac, a rendu ainsi compte de la chose : « Marie-Christine Barrault et Jean-Pierre Arbon vont de sauts en gambades dans les Fables de La Fontaine et les chansons de Brassens. C’est un régal que de voir se mêler l’art du fabuliste et celui du croque-note… J’avoue avoir un goût pour les textes de chansons recréés lorsqu’ils ne sont plus chantés… Ici c’était assez magistral ! Deux excellents comédiens…
Au passage, j’ai trouvé le spectateur un peu frileux, un peu coincé sous son masque sur ce coup là… J’avais tellement envie de fredonner, de bouger sur les chansons de Brassens…»

Le public de Barjac est un public spécial : composé d’amateurs de chanson française pour la plupart extrêmement avertis. Avec, concernant Brassens notamment, ceux qui acceptent qu’on le « revisite » (je crois que c’est la grande majorité), mais aussi ceux qui se posent en intraitables gardiens du temple face au plus petit changement de phrasé ou à la moindre altération d’une harmonie.

Ces derniers argumentent que les chansons de Brassens étant parfaites dans leur écriture (texte et musique) ainsi que dans l’interprétation qu’en a donnée le maître, tout écart aboutit nécessairement à du moins bien. « On l’a bien vu hier soir ! » s’est exclamé l’un d’eux au cours d’une causerie avec Joël Favreau (le guitariste de Brassens) le lendemain du spectacle. Et un autre, résumant ce sentiment, écrit sur FB : « Brassens massacré ».

J’ai eu à plusieurs reprises l’occasion d’expliquer qu’à mon sens, mettre Brassens dans la continuité de La Fontaine (et sur un pied d’égalité avec lui), et jouer de leur proximité jusqu’à parfois les faire se confondre supposait de rapprocher leurs voix et leurs phrasés. C’est donc ce que j’ai fait. Et puis, quitte à chanter les chansons d’un autre, autant se les approprier et les chanter comme si soi-même on les avait écrites. Ça m’a d’ailleurs pris beaucoup de temps de m’écarter de l’interprétation originale pour en proposer ma propre version. Elles y ont pris des couleurs nouvelles et un aspect parfois inattendu. Je conçois que cela puisse surprendre, et même en déranger certains.

Mais s’il est vrai qu’on ne peut pas plaire à tout le monde, il arrive aussi qu’on ne déplaise pas à tout le monde non plus. « Une réussite exceptionnelle », « Fabuleuse soirée ! Un immense bravo ! » « Barrault, rayonnante… Arbon, que je découvre, magistral ! Merci pour cette soirée ! »

Ne négligeons pas les critiques, et surtout pas les bonnes.
Des véritables raisons de nos choix
Publié le 5 août 2021


« Nous ne tendons pas vers une chose parce que nous la jugeons bonne, nous la jugeons bonne parce que nous tendons vers elle ». Cette réflexion de Spinoza explique à mon sens pourquoi la plupart de nos discussions sont inutiles. Dans la vie courante, nos idées procèdent de notre tempérament et des dispositions de notre caractère. La raison, que nous brandissons pourtant haut et hardiment, n’y tient en vérité qu’une modeste part. De sorte que dans les positions que nous prenons, le mouvement premier, le choix de départ, est un choix d’affinité ou de désir.

Pour convaincre un interlocuteur du bien-fondé de ces positions, nous nous efforçons néanmoins d’user d’arguments rationnels, avec plus ou moins de bonheur. Il est rare en effet que l’exercice entraîne l’adhésion de qui que ce soit. Ceux qui croient blanc s’agrègent entre eux sans qu’il soit besoin de les persuader, ceux qui croient noir font de même, et l’on ne passe qu’exceptionnellement d’un groupe à l’autre tant la question de la préférence pour blanc ou pour noir relève davantage de facteurs irrationnels que de la seule analyse ou de l’examen des faits.

La présente controverse sur les vaccins contre le Covid en fournit une excellente illustration. Les vaccinés font confiance à la science, à l’intelligence, à l’ingéniosité humaine ; les « antivax » s’en méfient et se demandent à qui le crime profite. Les uns et les autres en disputent abondamment, ils échangent articles, études et chiffres, et finissent par s’époumoner sur leurs contradicteurs, alors que leurs logiques ne sont tout simplement pas conciliables. Leurs présupposés ne sont pas les mêmes, ni leur degré d’insouciance, de préoccupation, d’inquiétude, ou de paranoïa.

Même au sein des familles, on se fracture sur le sujet presque aussi nettement et violemment qu’on l’avait fait autrefois au moment de l’affaire Dreyfus. Peu importe que personne ne sache réellement de quoi il retourne : le débat sert d’exutoire aux angoisses, de déversoir aux aigreurs, de défouloir aux antipathies.

© Caran d’Ache

N.D.L.R. : Paroles d'un sage.