Références culturelles

Fondation Mérimée (via "Facebook")
rédigé le Lundi 12 Juillet 2021
Florilège de plafonds - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles - Florilèges
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Bon début de semaine depuis le château de Fiches (Ariège) 😍
🏰 Situé dans le lieu-dit éponyme, en Ariège, le château de Fiches renferme des trésors d’une grande fragilité. En effet, ses plafonds sont richement ornés d’un magnifique bestiaire du début du XVIIème siècle, où s’animent lions, éléphants, singes et autres animaux exotiques au sein d’une nature chatoyante. La grande beauté de ces plafonds leur a valu d’être inscrits au titre des monuments historiques en 2005.
🏆 En 2011, notre Fondation a apporté son soutien (8 000 €) à l’association « Sauvegarde et Découverte du Patrimoine du château de Fiches » pour la restauration des peintures murales et des plafonds peints :

Voici un modèle de pilastres qui ne me semblerait pas incongru en haut de l'allée historique de la Chaslerie. Ceux-ci se trouvent en contrebas de la chaussée de la nationale, près de l'arrivée à Saint-Mars-d'Egrenne en venant de Domfront :

13 juillet 2021.

13 juillet 2021.

13 juillet 2021.

13 juillet 2021.


J'aime bien l'idée que les trois pilastres n'aient pas la même hauteur.
Cher Monsieur Fourcade,
Ma cousine Flore Merlin m’a transféré vos écrits dont j’ai pris connaissance avec infiniment de plaisir. Cette visite dans votre château ainsi que sa ravissante chapelle nous a éblouies ma mère et moi, tant la beauté de ces bâtiments que par la remarquable rénovation que vous menez avec maestria et infiniment de courage (et en faut-il avec notre administration que nous ne semblons qu’engraisser qu’afin qu’elle nous fasse enrager à la mesure des bâtons qu’elle met dans nos roues !) .
Votre accueil chaleureux ainsi que l’attention que vous avez portée à Sir Bobby avec autant de gentillesse que d’humour nous ont enchantées.
J’ai vu la photo de Gugusse que j’espère bien rencontrer prochainement, je suis certaine qu’il ferait des parties endiablées avec Bobby !
Ainsi que je l’ai évoqué, j’espère pouvoir vous aider à trouver des intervenants pour vos prochains événements au sein de votre sublime château.
Je vais la contacter mais d’ores et déjà, vous pouvez rechercher son profil, il s’agit de la jeune soprano Delphine Mégret dont le père est un de mes amis, avec sa sœur au violoncelle elle forme un duo talentueux.
Je ne peux que vous souhaiter bon courage pour la suite de votre courageuse entreprise, j’espère vous revoir lors d’un prochain concert ; je ne pense pas , hélas, pouvoir assister à celui organisé par Flore le 18, je le regrette.
En attendant essayons, si vous le voulez bien de rester en contact pour l’organisation de vos prochains événements.
Michèle

N.D.L.R. : Chère Michèle, merci beaucoup pour ce message plein d'empathie. Restons en contact en effet, pour moi ce sera toujours avec grand plaisir.

En plus des vôtres, bien sûr, je retiens les coordonnées de Delphine MEGRET :
Immersion au cœur du Moyen-Age garantie au château de Picquigny 🏰🤩🏰 (Val de Somme, à 25 mn d’Amiens). Découvrez ses vestiges pittoresques et imposants érigés depuis des siècles sur les hauteurs de la Vallée de la Somme.
En arrivant à la porte de la barbacane, qui fut jadis un pont levis, vous serez impressionné par la haute façade du corps de logis 💜 :


N.D.L.R. : A rapprocher du portail de Montflaux...
Jean-Pierre ARBON
rédigé le Lundi 19 Juillet 2021
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Le préfixe dé
Publié le 19 juillet 2021

Le préfixe dé- (ou dés– devant une voyelle), sert (dixit le dictionnaire) « à modifier le sens du terme primitif en exprimant l’éloignement, la privation, la cessation, la négation ». Les exemples en sont très nombreux : faire / défaire, unir / désunir, monter / démonter, ordre / désordre, agréable / désagréable, accord / désaccord… Ce préfixe est ainsi « l’un des plus productifs de la langue française », et la langue courante s’en sert très souvent pour former des mots dont « l’action s’opère dans le sens inverse » de celle du mot auquel il est accolé.


On a de ce fait tendance à associer plus ou moins consciemment au son « dé » l’idée d’un état contraire, et cela même quand ce n’est pas a priori le cas. Envisagez par exemple dans cette perspective le couple penser / dépenser : des significations nouvelles apparaissent, aussi inattendues que vertigineuses. La dépense devient l’opposé de la pensée, sa négation, sa destruction. Et la langue malicieusement nous murmure que la capacité à concevoir par l’intelligence ou à bien exercer son jugement s’anéantit peut-être dans l’usage de l’argent.

N.D.L.R. : Il faudrait que je trouve un contre-exemple pour justifier, si possible, mes folles dépenses pour le manoir favori...
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 20 Juillet 2021
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Le dernier numéro de la revue des "Vieilles Maisons Françaises" est consacré à la Vendée. Je le trouve particulièrement intéressant. Mon attention a été attirée par les photos relatives à deux manoirs voisins, le Logis du Bâtiment de William CHRISTIE à Thiré et, non loin de là, le Logis de Chaligny d'Alain DURANTE :


Chez William CHRISTIE, je cherche à m'imprégner de l'ambiance de ses concerts avec Théotime LANGLOIS de SWARTE :

Chez William CHRISTIE, je suis épaté, mais aussi un peu gêné, par la profusion des décors, d'autant que je m'étonne qu'il n'ait pas respecté la règle du "tant pleins que vides" dans les solivages de ses plafonds.
Je retiens toutefois le plafond de sa chambre qui, en cas de vaches grasses, pourrait inspirer les plafonds des chambres du premier étage du logis de la Chaslerie.
A toutes fins utiles, je note les coordonnées du peintre-décorateur nantais François ROUX à qui sont dus ces décors.

Je m'intéresse au logis d'Alain DURANTE car nous avons été collègues, au moment où nous achetions nos manoirs respectifs, en 1991. Nous étions tous deux alors membres du comité de direction générale d'une banque du groupe Suez et ancienne maison de réescompte, la "Caisse de Gestion Mobilière", lui en qualité de secrétaire général et moi de P.-D.G. de la principale filiale, "C.G.M.-Intermédiation". Tout, dans ce numéro de cette revue, donne à penser qu'Alain est un homme heureux et que sa carrière n'a pas dû connaître les heurts de la mienne :

J'aime beaucoup la relative sobriété de son cadre de vie (très beaux tapis, me semble-t-il, même si mes reproductions de photos sont mauvaises, ce qui est dû pour partie à la nouvelle qualité du papier de la revue) :


Il faudra qu'un jour j'aille fureter par là-bas.
Hier après-midi, réunion de la C.D.N.P.S. à la très belle préfecture de l'Orne :

22 juillet 2021.


En arrivant, j'ai pensé à photographier les pilastres :

22 juillet 2021.

Très beaux mais tout much pour le manoir favori, notamment en raison de la grille.

Et j'ai pu, après la réunion, signaler au secrétaire général les grandes ambitions de la SVAADE. Il m'a donné deux conseils utiles et que je vais suivre.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 24 Juillet 2021
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Un pur régal !

(Début de citation)

FESTIVAL NUMERIQUE DANSE & MUSIQUE DE LA CAISSE DES DEPOTS
6 rendez-vous du 8 décembre 2020 au 8 janvier 2021
Premier RV avec l'Ensemble Jupiter sous la direction de Thomas Dunford , Lea Desandre (mezzo-soprano), Cyril Poulet (violoncelle), Hugo Abraham (contrebasse), Sophie Gent (violon) et Théotime Langlois de Swarte (violon).
« Lettres Amoureuses », Montage d’œuvres réalisé par Thomas Dunford et Lea Desandre
Monteverdi - Si dolce è’l tormento
Frescobaldi - Se l’aura spira
Kapsberger - Toccata VI
Dalza - Calata ala Spagnola
Haendel - Lascia la spina
Falconieri - Folias
Monteverdi - Lettera amorosa
Frescobaldi - Cosi mi disprezzate
Haendel - Ombra mai fu
Kapsberger - Toccata I
Merula - Canzonetta spirituale sopra alla nanna
Vitali - Toccata et Bergamasca
Merula - Folle è ben chi si crede, Ciaccona
Monteverdi - Quel sguardo sdegnosetto

L'Ensemble Jupiter est soutenu par la Caisse des Dépôts et est en résidence à la Fondation Singer-Polignac. Thomas Dunford et Lea Desandre apparaissent avec l’aimable autorisation de Erato/Warner Classics

(Fin de citation)
Plus d’un Français sur quatre jette ses ordures par la fenêtre en voiture

Selon un sondage commandé par Vinci Autoroutes et dévoilé par « Le Parisien », les incivilités persistent et peuvent causer des accidents.

N.D.L.R. : De tels porcs circulent sur la D 22, devant l'entrée toujours bien entretenue, grâce à Francis, du manoir favori.


En revanche, touchons du bois, il n'y a pas eu, depuis un certain temps déjà, de crétin supplémentaire pour tamponner les charmilles ou les sycomores-érables qui poussent le long de la route.

Toutefois, du côté des pilastres, dans ce long virage, la limite de vitesse à 70 km/h est beaucoup trop souvent transgressée. Un jour ou l'autre, cela provoquera hélas un accident grave compte tenu de la faible visibilité, tant à droite qu'à gauche à la sortie de la petite allée sur la départementale. Sachant que, même là où la route grimpe en venant de Lonlay, ceci ne suffit pas à ralentir les cinglés du volant.
J'ai photographié ce matin, à toutes fins utiles et sous toutes les coutures, le portail du cimetière de Saint-Hilaire-du-Harcouët :

2 août 2021.

2 août 2021.

2 août 2021.

2 août 2021.

2 août 2021.

2 août 2021.

2 août 2021.

2 août 2021.


Il me rappelle celui de Montflaux, notamment en raison des saignées pour ponts-levis qu'il comporte. Dommage qu'il soit gâché par ces joints en ciment. En outre, il y a quelque chose qui me gêne et que je ne saurais définir, comme si, lors de son déménagement, il avait perdu une partie de son équilibre. Je suppose que c'est cette croix sommitale sous-dimensionnée (tant qu'à faire) qui cause mon inconfort.

P.S. (à 14 heures 30) : Dans "Châteaux et Manoirs de la Manche", tome II, aux "Editions Rivages de France", Michel PINEL et Patrick COURAULT fournissent notamment les compléments d'information suivants qui confirment que mon intuition était bonne :

Ils précisent que ce portail est, comme je le pensais (sans l'avoir écrit), daté de la fin du règne de Louis XIV. Donc ces saignées pour ponts-levis devaient être là juste pour le décorum. Ainsi, comme à la Chaslerie avec les LEDIN, les propriétaires de ce château devaient avoir une certaine tendance à surjouer l'ancienneté de leur noblesse. "Men will be men" !
Détail chantourné du décor de la cheminée du salon du manoir de La Cousinière (Orne) :

© Cécile Dégremont


N.D.L.R. : La Cousinière, les plus belles menuiseries intérieures et boiseries que je connaisse dans le Domfrontais. Heureux d'en voir ici une photo. Les Anciens avaient beaucoup de talent !
Connaissance des arts
rédigé le Mardi 3 Aout 2021
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Joyau des Alpes, un château du XIIIe siècle remanié par Vauban vendu 661 000 euros aux enchères :

La forteresse du XIIIe siècle, renforcée par Vauban au XVIIe siècle, était estimée entre 2 et 3 millions d'euros.

Le 15 avril dernier, le Fort Queyras, situé dans le département des Hautes-Alpes (05) a été vendu aux enchères judiciaires par le tribunal de Gap à une société immobilière d’Aix-en-Provence. Pour rembourser ses dettes, François Marty, l’ancien propriétaire, a été contraint de vendre ce « joyau des Alpes », comme beaucoup aiment à l’appeler.

N.D.L.R. : "Sic transit gloria mundi" !
Jean-Pierre ARBON
rédigé le Mardi 3 Aout 2021
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Barjac : commentaires et commentaire sur les commentaires
Publié le 3 août 2021


Barjac : la cour du château (le jour suivant)


Nous devions jouer La Fontaine / Brassens dans le cadre magnifique de la cour du château. Mais il a plu. C’est donc sous le chapiteau prévu pour servir de repli que nous nous sommes installés.

Claude Juliette Faivre, en chroniqueuse avisée du festival de Barjac, a rendu ainsi compte de la chose : « Marie-Christine Barrault et Jean-Pierre Arbon vont de sauts en gambades dans les Fables de La Fontaine et les chansons de Brassens. C’est un régal que de voir se mêler l’art du fabuliste et celui du croque-note… J’avoue avoir un goût pour les textes de chansons recréés lorsqu’ils ne sont plus chantés… Ici c’était assez magistral ! Deux excellents comédiens…
Au passage, j’ai trouvé le spectateur un peu frileux, un peu coincé sous son masque sur ce coup là… J’avais tellement envie de fredonner, de bouger sur les chansons de Brassens…»

Le public de Barjac est un public spécial : composé d’amateurs de chanson française pour la plupart extrêmement avertis. Avec, concernant Brassens notamment, ceux qui acceptent qu’on le « revisite » (je crois que c’est la grande majorité), mais aussi ceux qui se posent en intraitables gardiens du temple face au plus petit changement de phrasé ou à la moindre altération d’une harmonie.

Ces derniers argumentent que les chansons de Brassens étant parfaites dans leur écriture (texte et musique) ainsi que dans l’interprétation qu’en a donnée le maître, tout écart aboutit nécessairement à du moins bien. « On l’a bien vu hier soir ! » s’est exclamé l’un d’eux au cours d’une causerie avec Joël Favreau (le guitariste de Brassens) le lendemain du spectacle. Et un autre, résumant ce sentiment, écrit sur FB : « Brassens massacré ».

J’ai eu à plusieurs reprises l’occasion d’expliquer qu’à mon sens, mettre Brassens dans la continuité de La Fontaine (et sur un pied d’égalité avec lui), et jouer de leur proximité jusqu’à parfois les faire se confondre supposait de rapprocher leurs voix et leurs phrasés. C’est donc ce que j’ai fait. Et puis, quitte à chanter les chansons d’un autre, autant se les approprier et les chanter comme si soi-même on les avait écrites. Ça m’a d’ailleurs pris beaucoup de temps de m’écarter de l’interprétation originale pour en proposer ma propre version. Elles y ont pris des couleurs nouvelles et un aspect parfois inattendu. Je conçois que cela puisse surprendre, et même en déranger certains.

Mais s’il est vrai qu’on ne peut pas plaire à tout le monde, il arrive aussi qu’on ne déplaise pas à tout le monde non plus. « Une réussite exceptionnelle », « Fabuleuse soirée ! Un immense bravo ! » « Barrault, rayonnante… Arbon, que je découvre, magistral ! Merci pour cette soirée ! »

Ne négligeons pas les critiques, et surtout pas les bonnes.
Jean-Pierre ARBON
rédigé le Jeudi 5 Aout 2021
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Des véritables raisons de nos choix
Publié le 5 août 2021


« Nous ne tendons pas vers une chose parce que nous la jugeons bonne, nous la jugeons bonne parce que nous tendons vers elle ». Cette réflexion de Spinoza explique à mon sens pourquoi la plupart de nos discussions sont inutiles. Dans la vie courante, nos idées procèdent de notre tempérament et des dispositions de notre caractère. La raison, que nous brandissons pourtant haut et hardiment, n’y tient en vérité qu’une modeste part. De sorte que dans les positions que nous prenons, le mouvement premier, le choix de départ, est un choix d’affinité ou de désir.

Pour convaincre un interlocuteur du bien-fondé de ces positions, nous nous efforçons néanmoins d’user d’arguments rationnels, avec plus ou moins de bonheur. Il est rare en effet que l’exercice entraîne l’adhésion de qui que ce soit. Ceux qui croient blanc s’agrègent entre eux sans qu’il soit besoin de les persuader, ceux qui croient noir font de même, et l’on ne passe qu’exceptionnellement d’un groupe à l’autre tant la question de la préférence pour blanc ou pour noir relève davantage de facteurs irrationnels que de la seule analyse ou de l’examen des faits.

La présente controverse sur les vaccins contre le Covid en fournit une excellente illustration. Les vaccinés font confiance à la science, à l’intelligence, à l’ingéniosité humaine ; les « antivax » s’en méfient et se demandent à qui le crime profite. Les uns et les autres en disputent abondamment, ils échangent articles, études et chiffres, et finissent par s’époumoner sur leurs contradicteurs, alors que leurs logiques ne sont tout simplement pas conciliables. Leurs présupposés ne sont pas les mêmes, ni leur degré d’insouciance, de préoccupation, d’inquiétude, ou de paranoïa.

Même au sein des familles, on se fracture sur le sujet presque aussi nettement et violemment qu’on l’avait fait autrefois au moment de l’affaire Dreyfus. Peu importe que personne ne sache réellement de quoi il retourne : le débat sert d’exutoire aux angoisses, de déversoir aux aigreurs, de défouloir aux antipathies.

© Caran d’Ache

N.D.L.R. : Paroles d'un sage.