Références culturelles

N.D.L.R. : Dans un premier temps, je recenserai ici tous les messages comportant un hyperlien avec une musique. Dans un second temps, je tâcherai de rétablir les liens rompus.

Le paysan du Danube
Publié le 19 février 2020

Gustave Doré


En ces temps où la politique se complait dans le mensonge et se ridiculise dans des pantalonnades, il ne sera pas mauvais d’entendre ou de réentendre Le paysan du Danube. Ce député laid, fruste, mal foutu, venu des marches de l’Empire, et s’exprimant dans une langue qui n’était pas la sienne, donna, dit-on, sous le règne de Marc Aurèle, une extraordinaire leçon de dignité et d’éloquence au Sénat romain.

Ce réquisitoire intense et vibrant contre l’injustice, l’impérialisme et la corruption fournit à La Fontaine la matière d’une fable magnifique et singulière, au ton inhabituellement grave, une des rares où il ne laisse pas affleurer son humour.
Et voici maintenant les commentaires que m'inspire la restauration de l'intérieur de la chapelle de notre manoir favori :

Comme l'illustrent les photos du D.O.E. de l'artisan, ces travaux ont eu lieu alors que l'architecte en chef des monuments historiques en charge de ce chantier avait omis d'assurer préalablement la mise hors d'eaux du bâtiment. Elle avait en effet laissé les deux fenêtres de la chapelle ouvertes aux intempéries, les occultations provisoires ayant été installées, à l'initiative de l'artisan et par celui-ci. Un détail parmi d'autres ; à mes yeux, une faute professionnelle manifeste, s'ajoutant à l'incurie et à la désinvolture constatées plus généralement sur mon chantier de la part de cette bénéficiaire d'un monopole public.

Je m'étais plaint de son attitude auprès de la D.R.A.C.

A ma connaissance, l'inspection générale des monuments historiques a rédigé un rapport sur ces faits avérés, le rédacteur étant Yves LESCROART, que je ne connaissais pas à cette époque.

Malgré mes demandes auprès de la D.R.A.C., je n'ai jamais pu avoir communication de ce rapport.

Quant à cette architecte en chef des monuments historiques, elle n'intervient plus dans l'Orne depuis cette affaire. Elle a, semble-t-il, été promue puisqu'elle a reçu en apanage la restauration de la cathédrale de Strasbourg, dossier à propos duquel elle s'est vite répandue dans la presse en protestant contre l'insuffisance des crédits d'Etat qui lui étaient alloués.

Détail annexe : l'architecte en chef des monuments historiques qui lui a succédé dans l'Orne, et à qui donc j'ai dû m'en remettre jusqu'à ce qu'il atteigne l'âge de la retraite, était un alcoolique notoire. A la chapelle, il a évincé, pour des motifs futiles, la restauratrice de vitraux avec qui je prévoyais de faire affaire pour lui substituer un de ses compagnons de beuverie. Au passage, le devis que j'ai dû régler, de mémoire sans aucune subvention, avait, comme par hasard, explosé : le prix de compétences aussi distinguées, sans doute ?

Mais le point le plus frappant de la restauration de ces peintures murales, du moins à mes yeux et à ceux du public qui ne manque pas de continuer à s'en étonner, est qu'elles ne doivent pas couvrir plus de 5 % de la surface des murs.

Il y a donc eu beaucoup d'efforts pour, somme toute, pas grand chose.

La raison principale de ce fiasco tient selon moi à l'application étroite qui a alors été faite de la "charte de Venise".

Je comprends fort bien qu'il faille des règles pour éviter des abus mais - je vous le demande un peu - n'eut-il pas mieux valu à la Chaslerie, par exemple, prendre un peu de hauteur par rapport à ce que de telles réglementations peuvent avoir - appelons un chat un chat - de stupide ?

Cette idée de savoir prendre un peu de hauteur par rapport à des réglementations étouffantes me paraît très importante. Nous connaissons tous des fonctionnaires particulièrement zélés qui appliquent étroitement des réglementations dont ils savent eux aussi le caractère excessif. C'est bien triste car, ce faisant, que servent-ils en réalité ? Leur carrière ? Leur tranquillité ? Un peu de courage, que diable !

Car il est clair qu'au moins dans ce pays, on excelle à pondre toujours plus de règles, toujours plus détaillées et exigeantes, pour forcer les gens à la vertu. Un chouette programme, vraiment ! Et tout ça crée, bien sûr, de nouveaux emplois publics, donc grève toujours plus les budgets publics. Et pour quel résultat, je vous le demande ? Le déclin, à l'évidence ; regardez autour de vous toute cette chienlit ! Et jamais aucun responsable, ce sont les rois pour se défiler, j'en sais quelque chose...

Mais ceci est une autre histoire dont je ne me cache pas, au demeurant, pour la raconter, en espérant que cette façon de procéder me vaudra quelques ralliements de qualité :

ouest-france.fr
rédigé le jeudi 20 février 2020
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
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« Avoir peur de disparaître, ce serait manquer de foi. Mais nous avons la responsabilité d’y réfléchir. » Mgr Jacques Habert, évêque de Séez, prend à bras-le-corps le problème de la désaffection pour l’Église. Depuis 2012, les enfants catéchisés sont passés de 3000 à 1500, le nombre de prêtres diocésains de 140 à 79, la pratique de la messe chaque dimanche en forte baisse…

N.D.L.R. : Impressionnant.

A défaut de mieux, voici une contribution au débat trouvée sur "Facebook" (enfer et damnation !) :

Châteaux, Manoirs et Gentilhommières (via "Facebook")
rédigé le lundi 24 février 2020
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
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Le château de la Courbe
Il est situé à 2 km de Brée en Mayenne, sur la route allant de Brée à Saint-Christophe-du-Luat. L'édifice fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le 22 septembre 1995.
Les propriétaires se font un plaisir d'accueillir tous les vacanciers curieux de patrimoine : du 1er au 31 juillet et du 13 au 30 septembre.
Horaires : de 10 à 12h et de 14h à 18h. La visite est gratuite.
N° de téléphone : 02 43 90 04 10

- Au XIIe siècle, un habitat seigneurial à motte et à manoir était bâti sur le site, proche de 400 m, des Murailles.
- Dans la première moitié du XIIIe siècle est bâtie une grande salle (18 m x 11 m) sans étage, probablement à nef, dotée d'une cheminée monumentale. Deux médaillons décorent le mur sur le pignon sud : celui de gauche présente une tigresse qui se reflète dans un miroir, croyant y voir l'image de son petit; celui de droite montre un cavalier portant dans son bras gauche un jeune tigre et tenant dans la main droite un miroir.
- Au milieu du XIVe siècle, un second bâtiment, le vieux logis, avec entrée spécifique, est construit en angle de la grande salle, laquelle est alors rétrécie au niveau de la nef centrale, et la cheminée déplacée sur le mur ouest, construit à cette époque. Une cuisine et ses dépendances est également construit perpendiculairement de la grande salle. Substantiellement modifié et surélevé par la suite, ce bâtiment constitue le logis neuf.
- Vers la fin du XIVe siècle, un étage est ajouté au-dessus de la grande salle et permet d'installer une salle haute suivie d'une chambre carrée qui existe encore. Les ouvertures de la grande salle sont remaniées; une tour de latrines est construite à l'angle sud-est de la grande salle et dessert, via une galerie extérieure, les deux pièces de l'étage.
- Dans la 2e moitié du XVe siècle, de larges transformations sont opérées : transformation du vieux logis en cuisine, construction de la tour de gloriette, de la chapelle, surélévation de la moitié est du logis neuf, construction d'une tour de latrines.
- Vers 1560 on achève la surélévation du logis neuf, avec chambre haute et cabinet. La galerie est poursuivie vers l'ouest pour desservir les lieux. Sur la façade, on surmonte les fenêtres de frontons à décors de volutes et pots à feu.
- Vers la fin du XVIe siècle, au moment de la Ligue, un mur d'enceinte défendu par 4 tours vient renforcer les défenses extérieures.

4 bâtiments de service sont édifiés à proximité :le porche d'entrée (XIIIe – XIVe siècle), muni d'un double pont-levis ;
le bâtiment de service ferme la cour au nord (antérieur à la fin du XVe siècle) ;
la grange (XVIe siècle)
une fuie existait au XVIIe siècle (petit colombier, généralement dressé sur piliers.)


N.D.L.R. : Les derniers propriétaires ont fait là des merveilles. Chapeau bas !