Références culturelles

N.D.L.R. : Dans un premier temps, je recenserai ici tous les messages comportant un hyperlien avec une musique. Dans un second temps, je tâcherai de rétablir les liens rompus.

(Début de citation)

De : eric.yvard-mairie <eric.yvard-mairie@orange.fr>
Envoyé : mardi 29 janvier 2019 09:28
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : RE: Eric yvard

Ok
Je pense que oui
L inventaire papier est utile
C est avec son contenu que l on peut bâtir une vrai genealogie ledin et voir l ascension sociale de cette famille.
Attention l acte de 1593 est un partage de la chalerie en plusieurs lots mais sans l auteur de la branche de la chalerie.
Un pan de mur va s écroulé !
Eric yvard

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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 29 janvier 2019 09:16
À : eric.yvard-mairie
Objet : RE: Eric yvard

Cher Monsieur,

A vous de voir ce qui peut être utile. Vous êtes l'expert et vous savez quels sont mes centres d'intérêt.

Avec ce que vous me dites, j'attends beaucoup du document de 1593 que vous avez su retrouver.

Cordialement,

PPF

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De : eric.yvard-mairie <eric.yvard-mairie@orange.fr>
Envoyé : mardi 29 janvier 2019 09:13
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Eric yvard

Bonjour
Merci pour l info
J ai une mauvaise nouvelle
L inventaire de 1722 (madame ledin née croisilles) ne se trouve plus dans la liasse du notaire de domfront
Gabriel Hubert ou un autre historien a du l emprunter et pas le rendre.
Heureusement Hubert a pris des notes
Je vais vous recopier ses fiches concernant cette inventaire.
Je vais aussi transcrire le partage de la chalerie de 1593
Attention surprise !
Voulez vous que je transcrive aussi l inventaire de tous les papiers de l inventaire ledin père ?
Cordialement
Eric yvard

Envoyé depuis mon smartphone Samsung Galaxy.

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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Date : 28/01/2019 23:21 (GMT+01:00)
À : YVARD Eric <eric.yvard-mairie@orange.fr>
Objet : RE: inventaire du 2 juillet 1716 de Jacques Ledin

Pour info : https://www.chaslerie.fr/blog/message/45353

Cordialement,

PPF

(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 30 janvier 2019
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles - O'Gustin
1
Oggy-les-bons-tuyaux, c'est quand même un peu long à taper.

Pourquoi pas O.L.B.T. ?

Un peu trop L.B.G.T. à mon goût, cette fois, non ?


Pauvre bout d'chou, il m'en fait débiter des âneries, on dirait...

P.S. : OLT, c'est pas mal non plus, ça claque, c'est sonore, facile à taper... Il y a même du "Halte au feu !" là-dessous, c'est bon pour un fils d'artilleur et utile quand O'Gustin fait des cochoncetés...

En plus, j'y trouve des racines occitanes et gauloises qui ne sont pas pour me déplaire...

Je soumets la ratification de ce diminutif au fan-club et à ma petite-fille ! (Les petits-fils en sont encore au stade Gabuzomeu.)

Jean-Pierre ARBON
rédigé le mercredi 30 janvier 2019
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
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Roméo et Juliette
Publié le 30 janvier 2019

Quand j’arrive, Maman est prostrée dans son fauteuil. Je m’approche et me penche vers elle. — Bonjour Maman. Elle lève avec difficulté les yeux vers moi. Dans un souffle elle soupire « bonjour mon garçon » puis sa tête retombe aussitôt. — Elle n’a pas bien dormi la nuit dernière, me dit la personne qui la garde.

J’essaie d’engager la conversation, mais elle ne répond pas. Alors je m’assieds à côté d’elle, et je lui prends la main. Par la fenêtre on voit les averses qui se succèdent, c’est la télévision qui nous tient compagnie.

Nous restons un long moment comme cela, sa main dans la mienne, en silence. Je me laisse absorber par un documentaire diffusé sur Arte. — Jean-Pierre, m’interpelle-t-elle soudain. Je me tourne. Elle me couve du regard, toute souriante, l’air vif, sa fatigue semble avoir disparu, et me dit d’une voix très claire, très tendre, presque joyeuse :

— Tu es beau, et je ne suis pas trop mal… Je crois que toi et moi, nous sommes comme Roméo et Juliette, qui s’aimaient tout le temps… Si on partait, tous les deux ? Partout où nous irons il y aura du ciel bleu.


N.D.L.R. : Même motif, même punition...
Il est temps que j'essaye d'extraire la substantifique moelle des trois derniers documents transmis par Eric YVARD, ces trois grimoires officiels postérieurs aux décès successifs des occupants de notre manoir favori au début du XVIIIème siècle.

Il s'agit plus précisément :
- de l'inventaire du 2 juillet 1716 (le dernier fourni et que je vais étudier immédiatement, en le comparant aux deux suivants), consécutif au décès de Pierre de LEDIN (N.B. : le titre qu'a donné Eric YVARD à sa retranscription est donc inexact),
- de l'inventaire du 15 juillet 1716, consécutif au même décès,
- du document du 14 août 1722 (voir le dernier lien ci-dessus) relatif à la pose de scellés à la suite du décès de Catherine de CROISILLES, veuve dudit seigneur.

Il ne faut pas perdre de vue dans cette affaire que Jacques de LEDIN, père dudit Pierre, est décédé le 20 novembre 1715, soit quelques jours seulement avant son fils qui passa de vie à trépas le 8 décembre 1715. La veuve de ce Pierre a survécu quelques années, 7 pour être précis, à cette hécatombe. Les trois documents en question ont été dressés par le même notaire, le dénommé Pierre LAILLER dont on ne peut pas dire que le style était suffisamment limpide pour qu'on retrouve aisément dans sa prose les points qui nous intéressent plus particulièrement, notamment la disposition des lieux ainsi que le mobilier à l'époque.

Il est fait mention dans ces grimoires de la présence, au côté du notaire, de Charles-Claude de LEDIN, demi-frère de Pierre, qui épousa une proche parente du maréchal de BASSOMPIERRE...

Le maréchal de BASSOMPIERRE.

... décéda le 17 mai 1747 et dont la fille Marie épousa en 1754 Pierre-François de LEDIN, fils de ce même Pierre, donc un demi-cousin germain si l'on peut dire. Une fille de ce couple, Louise Henriette, née le 21 juillet 1749, épousa Louis-Marie de VASSY, futur émigré, n'en eut que des filles et mourut à son tour le 30 août 1832.

Il est probable que la période de splendeur (relative) de notre manoir favori - en tout cas de la dernière période de travaux d'embellissement et d'agrandissement significatifs - date de la gestion de ce Charles-Claude. C'est du moins mon hypothèse centrale. La même que celle retenue, de fait, par Benoît MAFFRE dans son "étude préalable" que nous savons.
En fait, l'effort le plus utile à partir des trois retranscriptions de mémoire par Eric YVARD est de se demander si, au moment où ces documents ont été rédigés, soit entre 1716 et 1722, ce que j'appelle "l'aile en retour" avait déjà disparu ou était encore présente, devant ce qui est devenu le "bâtiment Nord".

A ce sujet, un indice qui me met la puce à l'oreille est fourni par le document que je n'ai pas encore commenté, à savoir l'inventaire du 2 juillet 1716. J'y lis en effet que, dans la chambre où est décédé Jacques de LEDIN, ont été trouvés :
- "deux petits chenais étant de la cheminée de laditte chambre" (bas de la page 3 de la retranscription)
- et "un rideau de toille blanche servante à la croisée deladitte chambre quy donne sur le jardin dudit lieu avec six escrans de carton" (avant-dernier paragraphe de cette même page 3).

A ce stade, et si elle était à l'étage, cette chambre aurait pu se trouver dans les deux pièces dotées là d'une cheminée, à savoir :
- mon ancienne chambre, dans la moitié Nord, au-dessus de l'actuelle salle-à-manger (en travaux lourds actuellement) et ancienne cuisine ;
- celle que j'appelle "la pièce dévastée", au-dessus du salon actuel, étant entendu que cette pièce avait dû être divisée en deux chambres, l'une, dotée d'une cheminée, dans la moitié Nord de ladite "pièce dévastée", l'autre, sans cheminée et dans sa moitié Sud.

Si cette chambre était au rez-de-chaussée, elle aurait été dans la moitié Nord du salon actuel.

Si l'on fait l'hypothèse que l'"aile en retour" existait encore en 1716, le choix entre ces trois implantations est indécis à ce stade de l'exploitation du dernier inventaire fourni car les chambres (supposées) de la moitié Sud étaient séparées de la cour par - on peut l'imaginer - un corridor, donc ne pouvaient en tout état de cause avoir qu'une fenêtre.

Néanmoins, première conclusion, le "jardin dudit lieu", visible de la fenêtre équipée d'un rideau et de ces six écrans de carton, est ce que nous appelons désormais le "Pournouët", c'est-à-dire ce terrain de 120 mètres de long et d'environ un hectare qui borde le logis à l'Est et est entouré par les trois douves que nous savons.

Mais nous disposons d'un autre indice.

De même que dans l'autre inventaire de 1716, il est fait état ici de la "chambre estant sur la cuisine". Il en est fait état indépendamment de la "chambre où est décédé ledit feu seigneur de la Challerie". Ces deux pièces donnent en effet lieu à des visites séparées donc sont différentes. Ceci exclut par conséquent que Jacques de LEDIN ait pu rendre l'âme dans mon ancienne chambre. Sauf à trouver un nouvel indice qui nous aurait échappé à ce stade, à propos de la "chambre estant sur la cuisine" ou à propos de la cuisine elle-même, nous n'en saurons pas davantage sur la (ou les) fenêtre(s) de mon ancienne chambre, donc sur la présence alors ou non des fenêtres Ouest actuelles, donc sur la présence ou non de l'"aile en retour".

Le champ de nos rêveries en prend un coup et nous devons nous concentrer sur d'autres sujets.

Voyons ce qu'il en est de l'emplacement de la chambre où est mort Jacques de LEDIN. Nous n'avons donc plus que deux hypothèses à creuser :
- la moitié Nord du salon actuel, au rez-de-chaussée du logis,
- et la moitié Nord de la "pièce dévastée actuelle", juste au-dessus de cette dernière.

On peut imaginer que ces deux dernières pièces auraient eu le même plan. Donc une porte, donnant sur un corridor aux fenêtres donnant sur la cour, et une fenêtre chacune, en plus de la cheminée. Donc on ne peut rien tirer de la mention d'"unne tapisserie estant autour de laditte chambre de coulleur verte et rouge du pot de hongris se consistant en quatre piesse et demie" (bas de la page 2) :



(A suivre)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 4 février 2019
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Anecdotes - Références culturelles
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Au Palais de l'Elysée, voici comment on utilise nos impôts :

Quel désastre ces couleurs de dragées ! Vivement qu'ils dégagent, ces deux iconoclastes !

Et une vue d'éoliennes par la fenêtre, ils n'y ont pas encore pensé, ces sauvages ?

Voici en tout cas qui ne rassure pas sur la gestion publique des monuments historiques livrée à des incultes... (air connu).
Pour essayer de m'y retrouver dans les quatre inventaires (ou équivalents) du début du XVIIIème siècle transmis par Eric YVARD, je viens de commencer à retranscrire leur contenu sous forme de tableaux plus faciles à manier pour moi.

Voici le premier tableau de cette série, relatif à l'inventaire du 2 juillet 1716 consécutif au décès de Pierre de LEDIN, établi devant sa veuve Catherine de CROISILLES, document où il est également question de la succession de Jacques de LEDIN.

J'ai indiqué :
- les personnages alors vivants présents ou évoqués dans ce document
- et, par pièce visitée (dans l'ordre de l'inventaire), le mobilier recensé.

Je comprends ainsi que :
- l'aïeul, Jacques de LEDIN, avait sa chambre au-dessus de la cuisine (actuelle salle-à-manger du logis) ; en 1716, il semble que cette pièce n'ait pas tardé, cet aïeul à peine refroidi, à être attribuée à la "gouvernante des enfants mineurs", ceux-ci ayant leur chambre au premier étage de la tour Nord-Est attenante ;
- le défunt, Pierre de LEDIN, avait sa chambre dans ce qui est aujourd'hui la moitié Nord de la "pièce dévastée" (au-dessus du salon actuel) ;
- sa veuve, Catherine de CROISILLES, avait sa chambre dans l'autre moitié de ce volume ; donc tout le monde avait sa chambre à l'étage du logis, le beau-père d'un côté du grand escalier, les tourtereaux (?) de l'autre, et les lardons se baladaient avec leur nounou au gré des disponibilités ;
- la pièce au premier étage de la tour Sud-Ouest (qualifiée de "cabinet à côté sur le bout de la cour dudit logis", que j'ai numéroté 5) servait alors de débarras.

En lisant ce tableau, je ne comprends pas très bien en quoi consistait la "chambre qui est sur le bout de la cour, sous un pavillon, "occupés" par C. de C." que j'ai numérotée 13.
Peut-être ce pavillon est-il ce que nous appelons la tour Louis XIII et cette chambre, la pièce au premier étage de cette tour ?
A la réflexion, cette hypothèse me paraîtrait fortement confortée par la présence, sur le linteau de la cheminée de cette pièce, des armoiries mêlées des LEDIN et des CROISILLES :


Comme ce travail que je me suis imposé a porté des fruits, je vais le poursuivre à partir des trois autres documents transmis par Eric YVARD. Et, si je n'étais pas aussi fainéant, je devrais prolonger l'effort avec les "inventaires révolutionnaires" retranscrits par Nicolas GAUTIER ou Patrick DELAUNAY (je ne me souviens plus) et mis en ligne ici vers 2010. Car, de la comparaison de ces différents documents rédigés sur près d'un siècle, jaillirait peut-être une certaine lumière supplémentaire, sait-on jamais ?