Références culturelles

Nous terminerons notre promenade au milieu des anciennes dépendances de la Chaslerie en évoquant, à propos de la ferme, d'autres constructions que les trois granges déjà citées. Ce sera l'objet du prochain message, qui sera le dernier de cette série.

Mais auparavant, il faut que je vous indique qu'une mare existait au Sud du fournil de la ferme, que j'ai fait combler il y a quelques années. Elle me paraissait en effet dangereuse, notamment pour de jeunes enfants.

En outre, j'avais quelques doutes sur la propreté de son eau ferrugineuse.

1992, l'ancienne mare au Sud de la ferme.

N.B. : J'ouvre ici une parenthèse pour vous demander si vous avez remarqué avec quel art consommé j'ai réussi à "caser" dans mon texte le sketch classique d'humour normand en question. Je vous avoue que j'avais repéré cette pépite depuis quelque temps mais ne trouvais guère l'occasion de l'insérer ici, finement bien entendu, comme toujours. Voici donc une bonne chose de faite, j'en suis très satisfait, n'en doutez pas...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 8 Janvier 2011
Désultoirement vôtre ! - Transmission du patrimoine - Références culturelles
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J'ai profité hier de l'absence de Paris de Carole, actuellement au Kenya pour affaires, pour dîner avec les garçons. Je ne suis pas allé loin, juste deux étages à monter. C'est Mr T. qui nous a donc reçus dans son appartement et fait la cuisine, une de ses spécialités. Je voulais leur parler entre hommes de l'avenir des chantiers de la Chaslerie et du rôle qu'ils pourraient jouer en prenant bientôt mon relais. Le climat était détendu et j'ai perçu des messages qui m'ont donné à réfléchir.

Deux heures plus tard, tirant parti d'une insomnie pour prendre la route vers l'Orne, j'ai reparlé à Mr T. au téléphone. Il n'est pas impossible que nous puissions progresser d'une façon inédite et même inattendue que j'ai imaginée en chemin et lui ai suggérée. Il se donne le temps d'examiner mon offre. Je serai plus explicite ici le moment venu.

P.S. : Relisant ce message ce matin au réveil, j'imagine que mes nouvelles collègues du Trésor qui découvrent ce site pourraient vite me considérer comme un affreux "macho" : la façon dont je viens, à mots couverts, de parler de Carole n'est sans doute pas des plus politiquement correctes. Mais le fait est que, dès qu'il y a discussion entre nos fils et moi, ma meilleure moitié prend quasi-systématiquement le parti de Mr T. et de W.F.

Pour parler en termes "trésoriens" et quitte à aggraver mon cas, on pourrait dire que, là aussi, la loi de Gresham s'applique. En effet, devant une opposition qui me dépasse souvent, je préfère généralement me retirer sur mon Aventin. On en connaît l'adresse, il est de pires sorts. Et puis, je peux toujours m'y dire qu'"elle est épatante, cette petite femme-là !"

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 11 Janvier 2011
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes - Références culturelles
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Plus de douze ans après, j'ai ressorti de la naphtaline ma vieille tenue de banquier. On dirait que je ne l'ai jamais quittée...

11 janvier 2011, dans mon nouveau bureau à Bercy.

Quel plaisir, par conséquent, d'avoir toujours (ou presque) la taille mannequin ! Ainsi, c'est reparti pour un tour. Alors, en avant pour le rock, "let's go, cats !"

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 16 Janvier 2011
Désultoirement vôtre ! - Géologie - Références culturelles
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L'"Art poétique" de Boileau regorge de belles formules comme :

Avant donc que d'écrire, apprenez à penser (Chant I)

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément. (Chant I)

Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. (Chant I)

Il n'est point de serpent ni de monstre odieux,
Qui par l'art imité ne puisse plaire aux yeux,
D'un pinceau délicat l'artifice agréable
Du plus affreux objet fait un objet aimable. (Chant III)

Soyez plutôt maçon, si c'est votre talent. (Chant IV)

Je dédie ces vers bien frappés à Francis Doré, professeur de géosciences à la faculté de Caen, en regrettant qu'il ne les ait pas médités davantage avant de commettre son "guide géologique Normandie Maine" que j'ai hélas promis ici d'étudier...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 22 Janvier 2011
Désultoirement vôtre ! - Transmission du patrimoine - Références culturelles
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"Sans mémoire, le présent se vide". C'est le beau titre que vient de choisir Bruno LE MAIRE pour "se dévoiler" chez Gallimard.

En exergue, ce germaniste très distingué propose cette citation de Thomas BERNHARD : "Parce qu'il était un être que tout intéressait les choses de la politique devaient nécessairement l'intéresser comme aucune autre chose."

A suivre, si l'on veut bien...

P.S. : En surfant sur la toile, je découvre une autre citation provocatrice du même BERNHARD : "À la campagne l'esprit ne peut jamais s'épanouir, seulement à la ville, mais aujourd'hui les gens fuient la ville pour la campagne, parce qu'au fond ils tiennent trop à leurs aises pour faire usage de leur tête, qui est, naturellement, radicalement mise à l'épreuve à la ville".
(Le neveu de Wittgenstein, trad. Jean-Claude Hémery)

Encore une fois, avec mon retour tardif à la capitale, je ferais donc tout à l'envers... ;-))

P.S. 2 : Et une autre, qui pourrait servir à tous les horsains de la Terre : "Une chose en tout cas est certaine : l'étranger, débarquant dans une région qui lui est totalement inconnue et au milieu d'êtres totalement nouveaux pour lui, les perçoit toujours comme beaucoup plus froids et plus horribles qu'ils ne sont en réalité."
(Oui, trad. Jean-Claude Hémery)

Nous voici enfin rassurés...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 30 Janvier 2011
Désultoirement vôtre ! - Géologie - Références culturelles
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Je suis en train de relire mes messages précédents sur la géologie, ceux des derniers jours mais aussi ceux d'octobre 2010. Incontestablement, nous progressons petit à petit dans notre compréhension de la géologie du Domfrontais. Mais il nous reste encore beaucoup à apprendre avant que la carte géologique 1515 soit pour nous du domaine de l'évidence.

A ce stade par exemple, je ne suis toujours pas capable de localiser, sur cette carte, la "pierre froide" dont j'ai parlé hier dans le "Journal du chantier". Est-ce cela que l'on doit appeler le grès armoricain ? ou bien ne serait-ce pas plutôt du Briovérien ? Je l'ignore encore. Donc travaillons !

N.B. : C'est quand même difficile de se concentrer sur la géologie quand, dans le même temps, on suit les exploits des Experts...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 31 Janvier 2011
Désultoirement vôtre ! - Géologie - Références culturelles
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Reprenons notre enquête au long cours sur la géologie de la Basse-Normandie, avec le souci de découvrir quand sont apparues les roches qui constituent notre Domfrontais. Lors d'une première période du Briovérien, une activité volcanique avait affecté les futurs emplacements de Coutances et Saint-Lô. Dans une deuxième période du Briovérien, une cordillère avait poussé, sous l'effet de magmas plutoniens au Sud du futur Cotentin, entraînant des éboulis latéraux. Nous en étions restés là.

Hélas, des incidents techniques m'ont empêché de poursuivre ce soir. Alors, puisqu'on parlait de rocs, autant passer au rock !

Et, tant qu'à étudier la géologie du Domfrontais, n'hésitons pas à nous calmer en cassant des rochers avec les copains...

Il sera toujours temps plus tard de revenir sur les bancs de l'école...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 2 Février 2011
Désultoirement vôtre ! - Géologie - Références culturelles
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A propos de Diafoirus, voici comment nous le montre Molière (Le malade imaginaire, acte II, scène 6) :

MONSIEUR DIAFOIRUS
Nous allons, monsieur, prendre congé de vous.

ARGAN
Je vous prie, monsieur, de me dire un peu comment je suis.

MONSIEUR DIAFOIRUS lui tâte le pouls.
Allons, Thomas, prenez l'autre bras de monsieur, pour voir si vous saurez porter un bon jugement de son pouls. "Quid dicis ?"

THOMAS DIAFOIRUS
"Dico" que le pouls de monsieur est le pouls d'un homme qui ne se porte point bien.

MONSIEUR DIAFOIRUS
Bon.

THOMAS DIAFOIRUS
Qu'il est duriuscule, pour ne pas dire dur.

MONSIEUR DIAFOIRUS
Fort bien.

THOMAS DIAFOIRUS
Repoussant.

MONSIEUR DIAFOIRUS
"Bene".

THOMAS DIAFOIRUS
Et même un peu caprisant.

MONSIEUR DIAFOIRUS
"Optime".

THOMAS DIAFOIRUS
Ce qui marque une intempérie dans le parenchyme splénique, c'est-à-dire la rate.

MONSIEUR DIAFOIRUS
Fort bien.

ARGAN
Non ; monsieur Purgon dit que c'est mon foie qui est malade.

MONSIEUR DIAFOIRUS
Eh ! oui ; qui dit parenchyme dit l'un et l'autre, à cause de l'étroite sympathie qu'ils ont ensemble par le moyen du "vas breve", du pylore, et souvent des méats cholidoques. Il vous ordonne sans doute de manger force rôti ?

ARGAN
Non ; rien que du bouilli.

MONSIEUR DIAFOIRUS
Eh oui : rôti, bouilli, même chose. Il vous ordonne fort prudemment, et vous ne pouvez être entre de meilleures mains.

ARGAN
Monsieur, combien est-ce qu'il faut mettre de grains de sel dans un oeuf ?

MONSIEUR DIAFOIRUS
Six, huit, dix, par les nombres pairs, comme dans les médicaments par les nombres impairs.

ARGAN
Jusqu'au revoir, monsieur.

(fin de citation)

On croirait lire le jargon en forme de diagnostic d'un certain "guide géologique Normandie Maine", ne trouvez-vous pas ?

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 11 Février 2011
Désultoirement vôtre ! - Géologie - Références culturelles
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Et un peu de géologie (car il va bien falloir nous y remettre un jour...) avec un exposé magistral sur la craie.

Si, comme on nous le suggère, il se dépose chaque année un dixième de millimètre d'épaisseur de sédiments au fond de la mer, alors il faut un million d'années pour "produire" 100 mètres d'épaisseur. La craie, nous dit-on, s'est formée il y a moins de 100 millions d'années.

Or nous n'arrivons pas encore à décoller ici de l'an - 500 000 000 (ou quelque chose comme cela). Donc il va falloir ramer longtemps, et c'est encore loin l'Amérique !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 18 Février 2011
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Références culturelles - Désultoirement vôtre !
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Je devais aller à une réunion d'information sur l'élagage des arbres organisée par le C.R.P.F.N. Mais celle-ci était prévue à Rémalard, c'est-à-dire à l'autre bout du département. Et elle portait sur des essences différentes des miennes.

Pas envie de reprendre encore le volant. Je reste donc à la Chaslerie pour bouquiner au chaud (chaud relatif, bien sûr). Bouquiner du TOCQUEVILLE, c'est toujours passionnant, quoi que cet illustre auteur ait osé écrire sur le grand-oncle Paul.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 23 Février 2011
Désultoirement vôtre ! - Géologie - Références culturelles
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Si Ronsard avait eu la chance d'étudier les messages de ce site sur la géologie, il n'aurait pas écrit que les rochers n'avaient que 3 000 ans.

Ceci dit, je partage ses regrets, la Chaslerie me manque. Et je cours de ce pas vers mon Vendômois que je n'ai plus revu depuis samedi dernier, un éternité donc...

"Quand je suis vingt ou trente mois
Sans retourner en Vendômois,
Plein de pensées vagabondes,
Plein d'un remords et d'un souci,
Aux rochers je me plains ainsi,
Aux bois, aux antres et aux ondes.

Rochers, bien que soyez âgés
De trois mil ans, vous ne changez
Jamais ni d'état ni de forme ;
Mais toujours ma jeunesse fuit,
Et la vieillesse qui me suit,
De jeune en vieillard me transforme.

Bois, bien que perdiez tous les ans
En l'hiver vos cheveux plaisants,
L'an d'après qui se renouvelle,
Renouvelle aussi votre chef ;
Mais le mien ne peut derechef
R'avoir sa perruque nouvelle.

Antres, je me suis vu chez vous
Avoir jadis verts les genoux,
Le corps habile, et la main bonne ;
Mais ores j'ai le corps plus dur,
Et les genoux, que n'est le mur
Qui froidement vous environne.

Ondes, sans fin vous promenez
Et vous menez et ramenez
Vos flots d'un cours qui ne séjourne ;
Et moi sans faire long séjour
Je m'en vais, de nuit et de jour,
Au lieu d'où plus on ne retourne.

Si est-ce que je ne voudrois
Avoir été rocher ou bois
Pour avoir la peau plus épaisse,
Et vaincre le temps emplumé ;
Car ainsi dur je n'eusse aimé
Toi qui m'as fait vieillir, Maîtresse."

Observons Pascal travailler sur la fenêtre Ouest de l'extension Sud de la ferme.

Voici dans quel état se trouvait cette ouverture ce matin, à la reprise du chantier, vue de l'extérieur du bâtiment :

25 février 2011, le chantier en début de journée, vu de l'extérieur.

puis vue de l'intérieur :

25 février 2011, le chantier en début de journée, vu de l'intérieur.

Puisqu'il est prévu, sur le plan de Lucyna GAUTIER (consultable sous cet onglet, vers la fin de sa page 5, en date du 17 octobre 2010), d'installer un évier devant cette fenêtre, Pascal a pensé à ménager un renfoncement pour que le plombier y installe ses tuyaux. On peut aussi remarquer que, cette fois-ci, il n'a pas oublié les gaines électriques.

Avant de replacer les pierres, Pascal est parfois obligé d'en tailler certaines à la disqueuse, comme celle-ci, provenant du lot cédé l'an dernier par la mère de Maxime et qui apparaît sous la lame aussi rose qu'un jambon, confirmant ainsi qu'elle contient du fer :

25 février 2011, une pierre taillée et posée en tout début d'après-midi.

Pascal me fait observer que les pierres achetées le mois dernier à M. BIDARD sont trop dures pour être travaillées de la sorte. Il pense que cela est dû à leur longue exposition au soleil.

Les photos suivantes, prises en fin de journée, donnent une idée de l'avancement du chantier aujourd'hui.

Sur la première, on aperçoit Claude MARTIN, venu saluer Pascal après un journée de chasse à la Chaslerie avec Blacky, son fidèle Youki.

25 février 2011, apparition de Claude MARTIN en fin de journée.

Claude m'a vanté les derniers exploits de son épagneul, capable d'attraper seul des bécasses ; il m'a aussi conseillé de demander à Thierry BOURRE d'attester des dégâts commis par les chevreuils sur mes plantations (il paraît qu'on peut être indemnisés) ; enfin, il m'a indiqué qu'avec son beau-frère et Bernard, ils viendront très prochainement - la saison de la chasse va bientôt s'achever - débusquer un gros sanglier qui laboure mes terres.

La deuxième photo de ce soir montre Pascal en train de brosser les pierres reposées aujourd'hui :

25 février 2011, Pascal brosse en fin d'après-midi les pierres maçonnées dans la journée.

Pascal m'a fait observer la trace d'une ancienne ouverture qui avait précédé la fenêtre bordée de briques blanches que nous avons connue jusqu'à ces travaux-ci. Voici, à droite, un petit morceau de la feuillure de cette ouverture, sans doute d'origine :

25 février 2011, la trace d'une ancienne ouverture de l'extension Sud de la ferme.

Pascal pense que, d'ici le milieu de la semaine prochaine, il devrait avoir achevé la restauration de cette fenêtre-ci.

Il prévoit de s'attaquer dans la foulée à l'ancienne porte Ouest de l'ancienne salle à vivre de la ferme. Selon les plans de Lucyna, il doit à cet endroit rétablir une fenêtre, en éliminant une nouvelle fois les très laides briques blanches qui dénaturent cette ouverture.

Il récupérera à cette occasion la pierre de seuil en grès qui aura ensuite sa place sur la porte à restaurer sur la façade Est de la ferme.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 3 Mars 2011
Journal du chantier - Ferronnerie - Logis - Références culturelles - Dans l'Orne - Désultoirement vôtre ! - Annonces
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Roland FORNARI doit revenir ce matin à la Chaslerie pour poser ses cinq grilles, les deux du rez-de-chaussée de la tour Nord-Est et les trois du rez-de-chaussée de la façade Est du logis.

En l'attendant, je suis aller me promener du côté de Tinchebray, au manoir de L... Roland m'avait en effet expliqué s'être inspiré pour moi d'une grille de ce manoir.

L... est un manoir en "L", avec tour d'escalier dans le coin du "L". Il appartient manifestement à deux propriétaires différents. L'un a restauré sa partie, d'ailleurs lourdement selon moi, du moins si je puis en juger de la route voisine. C'est chez l'autre que se trouvent les trois grilles photographiées ce matin.

La plus grande, qui a servi de modèle à Roland, présente des différences avec les miennes : il n'y a pas de retour des barreaux horizontaux vers les murs ; il n'y a pas davantage de fleurs forgées en haut de la grille mais les barreaux verticaux y sont incurvés vers le mur ; en bas de la grille, ces mêmes barreaux enveloppent un très bel appui :

3 mars 2011, la grande grille de L...

Sur cette première photo, on pourra également noter la très belle réalisation d'un arc de décharge en pierres, au-dessus du linteau d'une porte.

Une vue latérale de la même grille permet d'entrevoir la qualité du travail du forgeron :

3 mars 2011, vue latérale de la grande grille de L...

Bravant des ronces qui me rappelaient la Chaslerie en 1991, j'ai observé deux autres grilles sur un pignon de ce manoir :

3 mars 2011, un pignon de L...

Il y a là une grille fort intéressante car elle est bombée. Hélas, une glycine envahissante fait sans doute courir des risques à cette grille :

3 mars 2011, la grille bombée de L...

Je ne comprends pas la raison de cette convexité que je trouve néanmoins élégante et agréable au regard ; je note que la longueur des retours des barreaux verticaux est adaptée à l'écartement de la grille par rapport au mur.

Une troisième grille, nettement plus petite, est également de belle facture, avec ses barreaux carrés :

3 mars 2011, la petite grille de L...

A mon avis, ces trois grilles ont été forgées par trois artisans différents et à des périodes différentes.

Tout ceci me rappelle ces vers d'Antoine Houdart de La Motte :

"C'est un grand agrément que la diversité.
Nous sommes bien comme nous sommes.
Donnez le même esprit aux hommes,
Vous ôtez tout le sel de la société ;
L'ennui naquit un jour de l'uniformité."

(une fois encore pour cette citation, merci Google !)

P.S. : Roland FORNARI m'a expliqué que la partie de L... en cours de restauration avait été rachetée récemment par un membre d'une famille qui a des attaches multi-séculaires avec l'endroit. J'admire l'opiniâtreté de cette personne et lui souhaite bon courage !