Références culturelles

Ce week-end, rendez-vous pour notre premier concert en quatuor à cordes dans l’Orne (Monts-sur-Orne) !!
2 lieux fantastiques du Moyen Age et de la Renaissance :
- samedi 19 septembre à l’église désacralisée de Vaux-le-Bardoult, 17h30 :


- dimanche 20 au manoir de Pommereux à 11h :


- Programme : Divertimento K136 de Mozart et Quatuor à cordes opus 18 n°1 de Beethoven
- Distribution : violons Lucile Lambert
et Chloé Rekis
alto Ivan Cerveau
Violoncelle Anne Mousserion
- Direction artistique : Mathieu Braud

N.D.L.R. : Nous irons, Carole et moi, à l'invitation de Mathieu BRAUD, écouter le concert de samedi à Vaux-le-Bardoult, juste avant d'assister, cette fois dans le cadre de "Septembre musical de l'Orne", à un concert, en compagnie d'Erik ORSENNA, à 20 heures 30 à Bellême.

Ce sera pour nous l'occasion d'une première rencontre avec Mathieu BRAUD dans la perspective, à l'étude sur la recommandation de Chantal JOURDAN, d'un prochain concert à la Chaslerie ou ailleurs, sous l'égide de la jeune et dynamique "S.V.A.A.D.E.".
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 21 Septembre 2020
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La photo que j'ai prise samedi soir avec mon téléphone portable à la fin du concert de "Septembre musical de l'Orne" est complètement ratée :

19 septembre 2020.

Heureusement, il y a des âmes compatissantes pour permettre de mieux évoquer ce souvenir :

19 septembre 2020.

19 septembre 2020.

19 septembre 2020.

19 septembre 2020.

19 septembre 2020.

19 septembre 2020.


Merci en particulier à Christine ROIMIER pour ses photos postées via "Facebook" !
Sur un présentoir de la nouvelle salle de spectacles de Domfront, j'ai trouvé ce prospectus...

... dont la 2ème de couverture ne pouvait qu'attirer mon attention :


En effet, que faisait là la silhouette du manoir favori ?

C'est alors que j'ai trouvé cette annonce ...

... d'un spectacle de la troupe du "Préau de Vire" qui se tiendrait à la Chaslerie les 17 et 18 juin prochains. Si la pandémie le permet. Elle a déjà balayé le projet prévu avec les mêmes pour 2020 mais je ne me souviens pas d'avoir été informé qu'on remettrait les couverts à ces dates. Je les note sur mon calepin, faites-en autant et voici comment réserver les billets le moment venu :


Sur le même présentoir, un lexique des termes du théâtre pourra toujours servir (il faudrait quand même en revoir l'orthographe... Oui, je sais, je suis un vieux con de m'attacher à de tels détails...) :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : dimanche 27 septembre 2020 07:02
À : Jean Louchet
Cc : C.F. ; A.-V. F.
Objet : Piano Erard

Salut camarade,

Une de mes voisines donne un piano "Erard" mais signale, sans plus de détail à ce stade, "une fente sur la table" (...) :


Est-ce grave d'après toi ? Est-ce réparable et à quel ordre de grandeur de prix et par qui ?

Quant au piano que tu m'as vendu, mon plan a parfaitement marché : ma petite-fille l'a récupéré et a commencé, avec beaucoup d'intérêt me dit-on, des cours de piano... L'Erard lui permettrait de jouer pour son Bon-Papa quand elle viendrait le voir en Normandie... (à moins que ses parents, qui ont de la place chez eux, veuillent que nous échangions nos pianos...).

Amicalement,

PPF

(Fin de citation)

P.S. (à 19 heures) : Feu vert de Jean LOUCHET, joint par téléphone. Nous parlons également de la "S.V.A.A.D.E.", de l'économie des concerts et des moyens de contacter des ensembles intéressants.
Jean LOUCHET, qui est administrateur du "groupe Facebook" dénommé "Piano Historique - Fan d'Erard" vient de m'y admettre. On y trouve des fichiers "PDF" sur différents sujets. Il va m'en communiquer un autre sur la façon de déménager les pianos. Je le transférerai à Jean LEMARIE qui a bien voulu accepter la corvée, de Perriers-en-Beauficel au manoir favori.

Mon camarade de promotion de l'X viendra ensuite accorder le piano.

Il a également promis de brancher la "S.V.A.A.D.E." sur des groupes d'instrumentistes et de me raconter l'économie du milieu.

Bref, on avance !

P.S. (à 22 h 30) : Je trouve en ligne le site de "Piano historique", association dont mon camarade est le vice-président. Ce garçon est étonnant.
Jean-Pierre ARBON
rédigé le Mardi 29 Septembre 2020
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De Simone de Beauvoir et du surf
Publié le 29 septembre 2020

J’ai appris que l’histoire de Pyrrhus et Cinéas, que j’ai rapportée l’autre jour, avait inspiré à Simone de Beauvoir un petit essai, le premier qu’elle ait publié. Je me le suis donc procuré, curieux de voir ce que cette anecdote avait pu inspirer à notre philosophe. Eh bien, pas grand chose, à mon avis (mais je ne suis pas allé au-delà d’une vingtaine de pages).

Elle dit que Cinéas semble sage mais qu’il est en réalité un apôtre de l’à quoi bon, du genre « à quoi bon partir si c’est pour rentrer chez soi ? » Elle écrit que le carpe diem d’Horace n’est qu’une illusion ; que « toute jouissance est projet » et suppose une projection vers l’avenir ; que si on fait halte pour goûter le présent ce n’est que pour le plaisir de contempler le chemin déjà parcouru et afin de mieux repartir, car quand cette pause se prolonge on en vient vite à s’ennuyer. Bref elle n’aime pas vraiment l’instant présent. L’homme doit agir, il se définit par l’action (le « faire » dont parle Sartre). Elle n’apprécie donc pas non plus le repos.

J’ai arrêté ma lecture car j’avais du mal à la suivre. Pour moi, le secret de la vie consiste précisément à se tenir dans le présent, c’est-à-dire à vivre en se tenant à l’écart aussi bien des « espérances qui flattent les désirs » (dixit Plutarque), que des alanguissements de la nostalgie : c’est parvenir à s’affranchir des tensions entre futur et passé auxquelles, par nature et culture, nous sommes constamment soumis. Et par rapport à la course perpétuelle, en effet, on peut appeler ça le repos.

Pourtant, c’est tout sauf une posture immobile, car le temps avance, et les heures passent, les saisons, les années. Et ce temps inexorable, il s’agit de se tenir sur sa vague haute et fine, comme un surfeur.


N.D.L.R. : De Simone de BEAUVOIR, je n'ai jamais rien pu lire de ma vie, elle m'emmerde au plus haut point. A poil les féministes !

Beaucoup apprécié en revanche le commentaire, plein de féminité (et même, sans doute, de solidarité féminine), de Claudine sur Juliette GRECO.
Jean-Pierre ARBON
rédigé le Mercredi 30 Septembre 2020
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Un cœur vide
Publié le 30 septembre 2020

Encore un mot sur Pyrrhus et Cinéas qui avaient fait déjà couler beaucoup d’encre, avant celle de Madame de Beauvoir. Boileau en parle dans une de ses épîtres, il paraphrase Plutarque en alexandrins, mais c’est le constat lapidaire de Pascal, dans ses Pensées, que je retiens : « Pyrrhus ne pouvait être heureux ni avant ni après avoir conquis le monde. »

Il y a ceux qui désirent ce qu’ils ont, et ceux qui toujours rêvent de ce qu’ils n’ont pas. Les premiers sont heureux (mais ils sont rares). Les autres pourront bien posséder l’univers, cela ne remplira pas leur cœur vide. Un cœur vide est un vide sans fin.


N.D.L.R. : Exact.
Sébastien DAUCE (via "Facebook")
rédigé le Lundi 5 Octobre 2020
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A l'approche de la recréation du Ballet royal de la Nuit au Théâtre des Champs-Elysées !

Nos doigts sont tous croisés pour permettre à cette grande Nuit de se dissiper et faire place à l'Aurore !

N.D.L.R. : On tâche d'obtenir des places pour aller vous écouter à Caen (mais les réservations en ligne sont déjà closes).
… « Comme des idiots, nous avons perdu notre lien avec la nature alors même que nous en faisons pleinement partie. Tout cela se terminera un jour. Alors, quelles leçons saurons-nous en tirer ? J’ai 83 ans, je vais mourir. On meurt parce qu’on naît. Les seules choses qui importent dans la vie, ce sont la nourriture et l’amour, dans cet ordre, et aussi notre petit chien Ruby. J’y crois sincèrement, et pour moi, la source de l’art se trouve dans l’amour. J’aime la vie. »

David Hockney, Apple Tree, 2019 - Acrylique sur toile - 91,4 × 121,9 cm© David Hockney - Crédit photo : Richard Schmidt - Courtesy Galerie Lelong & Co. Paris

Dans 3 jours : 15 octobre → 23 décembre 2020

L’exposition Ma Normandie présente dans les trois espaces de la Galerie Lelong & Co. une dizaine de nouvelles peintures ainsi qu’une série d’œuvres sur papier que David Hockney a exécutées depuis son installation en Normandie en mars 2019. Ma Normandie est la 6ème exposition de David Hockney à la Galerie Lelong & Co. depuis 2001.

En octobre 2018, David Hockney séjourne quelques jours à Honfleur. De là, il se rend à Bayeux pour revoir la tapisserie de la Reine Mathilde. Il est alors fasciné par l’efficacité graphique et narrative de cette œuvre du XIe siècle qui lui rappelle les anciens rouleaux chinois.

Faire sentir en peinture le passage du temps a toujours été l’une des préoccupations majeures du peintre anglais, fin lecteur de Marcel Proust. L’idée germe alors en lui de renouveler avec le paysage normand ce qu’il fit dans son Yorkshire natal dix ans plus tôt : peindre l’arrivée du printemps dans son déroulement, comme un récit.

Il cherche et trouve une maison dans la campagne normande, y fait aménager un atelier dans une grange attenante, et se met au travail dès le mois de mars 2019. La peinture de David Hockney est une sorte d’autobiographie en images : il peint ses proches et les lieux où il vit. Il commence donc par un long panorama qui représente ce qu’il voit autour de la maison, à 360°.

Le souvenir de la tapisserie de Bayeux est patent. Puis viennent quelques vues de la maison, une architecture traditionnelle à colombages du XVIIe siècle. Il note que les Impressionnistes, à l’affût de la modernité, ont dédaigné ces maisons typiques de la région. Hockney y voit par contre un écho des chaumières du paysage hollandais que représentèrent Rembrandt et le jeune Van Gogh, les deux grands maîtres qu’il aime à regarder en ce moment.

L’été venu, il commence une série de peintures à l’acrylique : une vue du village de Beuvron-en-Auge, les pommiers et poiriers du jardin, les arbres dans la brume du matin… Il capte cette lumière changeante, la vibration du ciel…

L’exposition sera accompagnée d’un catalogue de 100 pages avec des textes de Jean Frémon et de Donatien Grau.

Vernissage Jeudi 15 octobre à 18:00 rue de Téhéran Paris 8e

N.D.L.R. : "Artiste vivant le plus cher du monde" (Portrait of an Artist, Pool with Two Figures, vendu 90,3 millions de dollars en 2018)...

... ça laisse quand même un peu rêveur, isn't it ?...
(Début de citation)

De : Sébastien Daucé
Envoyé : jeudi 15 octobre 2020 15:45
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>; C.F.
Cc : Audrey Astruc <audrey@ensemblecorrespondances.com>; Céline Portes <celine@ensemblecorrespondances.com>
Objet : merci

Chers amis,

J’espère que ce mail vous trouve tous deux en bonne forme.

Audrey m’a fait savoir que vous aviez fait tout récemment un don à l’ensemble : je vous en remercie très sincèrement. Tout soutien nous est aujourd’hui précieux et même vital pour nous permettre de continuer à avancer.
Vous aviez tout de suite répondu présent cet été pour notre tournée de relance, et cela me touche donc particulièrement que vous ayez souhaité poursuivre votre soutien cet automne dans cette nouvelle phase de crise.

Nous ne pourrons malheureusement pas nous croiser jeudi prochain au théâtre de Caen, puisque les mesures sanitaires m’obligent à rester dans les coulisses du théâtre et à ne pas passer dans la partie publique. Mais je suis très heureux de vous savoir parmi nous pour cette générale ! Nous avons réussi à maintenir la création et les 3 représentations la semaine dernière au théâtre des Champs-Elysées, et même si Madrid est tombé, Caen devrait tenir !

Amitiés
Sébastien

(Fin de citation)
Jean-Pierre ARBON
rédigé le Vendredi 16 Octobre 2020
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Concours de désordre (7)
Publié le 16 octobre 2020

Il y a une douzaine d’années, au début de ce blog, j’avais publié, sous le titre concours de désordre, quelques images impressionnantes de bureaux d’intellectuels variés. Etant tombé sur cette photo de l’éminent psychologue et épistémologiste suisse Jean Piaget, je rouvre illico presto cette rubrique oubliée, afin d’y faire figurer ce nouveau chef d’œuvre.

On n’était pas loin alors de devoir faire appel à un chien d’avalanche pour sauver le savant d’une coulée de papier.


N.D.L.R. : J'aime cette fascination pour ce que j'appelle ici le bordel ambiant.
Je me précipite avec beaucoup de sympathie sur le dernier ouvrage de mon ancien élève :


P.S. (à 21 h 30) : Ce livre, dont j'ai déjà lu la moitié, est très intéressant. J'aime beaucoup que ce garçon, qui a eu une magnifique carrière, se demande ce qui n'a pas collé et qu'avec l'expérience, il améliorerait. Par exemple, sur divers aspects des dysfonctionnements de l'Etat auxquels je suis, moi aussi, sensible. Un bémol toutefois : j'imagine que, s'il devait s'exprimer sur ce que fut ma carrière avortée, il dirait que je me suis "tourné les pouces". Pas sûr qu'il comprenne ce que j'ai connu. En tout cas, il ne cache pas sa réserve sur "certains réseaux", ce qui me le rend encore plus sympathique. Peut-être aurai-je un jour l'occasion de revoir ce petit-fils d'un paysan de Lonlay, toujours fieffé localement si mes informations sont encore actuelles, même s'il vit et fraie depuis longtemps dans de beaucoup plus hautes sphères ?
Châteaux, manoirs de par le monde et petites histoires (via "Facebook")
rédigé le Lundi 19 Octobre 2020
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PETITE HISTOIRE.🏰
ART POETIQUE
Invité à souper à la table de Louis XIV, le poète Boileau (né le 1er novembre 1636 à Paris/ décédé le 13 mars 1711 à Paris) ne put s'empêcher, au moment du dessert, de lâcher un bruit particulièrement embarrassant.
Terriblement gêné, il tenta maladroitement de le dissimuler en remuant sa chaise, ce qui ne manqua pas d'amuser le roi:
-Ne vous donnez pas tant de peine, monsieur Boileau, vous ne trouverez pas cette rime-là!....

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 22 Octobre 2020
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Accident ce soir au théâtre de Caen, lors de la générale du spectacle de Sébastien DAUCE et de "Correspondances". Peu après l'entracte, un chanteur (le "grand sacrificateur", qui intervient au bout d'une heure et 55 minutes de ce "Ballet royal de la Nuit"), juché sur un échafaudage à roulettes, est tombé dans la fosse d'orchestre.

La salle a été évacuée de manière à faciliter l'intervention des secours. Il est à craindre qu'outre ce chanteur, il y ait des blessés, notamment parmi les joueurs de théorbe. J'ai vu que Sébastien est indemne mais chaviré. Espérons qu'il y ait eu plus de peur que de mal (mais, d'après ce que j'ai cru apercevoir, ce n'est pas sûr).

P.S. ( à 13 heures) : Aux dernières nouvelles, c'est moins grave que je ne l'avais craint. Tous mes vœux de convalescence aux blessés !