Références culturelles

Musée des Beaux-arts et de la Dentelle, Alençon (via "Facebook")
rédigé le Lundi 22 Juin 2020
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[COLLECTIONS]
Aujourd’hui, célébrons la musique en dentelle ! Ce volant dit « du mariage princier » a été réalisé par la maison Lefébure et s’inspire de l’iconographie médiévale. Les douze personnages composant ce tableau évoluent parmi de fines feuilles d’acanthe qui s’élancent en volutes et donnent naissance à une délicate végétation dans laquelle volètent des colombes. La technique employée est à rapprocher du Point de France que Lefébure remet à la mode à la fin du XIXe siècle avec le Point Colbert. Le travail sur la brode et le relief est exceptionnel et s’apparente à de l’orfèvrerie… en fil de lin ! Le musée conserve également un dessin sur calque dans lequel se retrouve le motif du couple princier.

J'aime l'Histoire et le Patrimoine (via "Facebook")
rédigé le Lundi 22 Juin 2020
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Le saviez-vous ? Louise de Lorraine-Vaudémont (1553-1601), épouse du roi Henri III, est la seule reine de France à reposer dans le tombeau qui porte son nom dans la basilique de Saint-Denis.
En effet, veuve et sans enfant, elle fut inhumée dans un couvent parisien où ses restes furent retrouvés en 1805 avant d'être transférés à Saint-Denis ; ainsi elle ne connut pas la profanation des restes royaux sous la Révolution.


N.D.L.R. : Contemporaine de la Chaslerie.
Bonjour,

Pas loin de chez nous, le château de Vigny, abandonné pendant des dizaines d'années puis à nouveau délaissé par des propriétaires japonais, semble enfin en voie d'être sauvé de la ruine. A condition que les projets deviennent réalité.

La construction d'origine date du 16ème siècle, mais fortement remanié au 19ème dans le style de Viollet-le-Duc. Sans doute pas à votre goût, mais il vaut le détour quand même.

Les photos de l'article ne sont pas très valorisantes. Mais il y en a plein sur Google.

N.D.L.R. : Parmi les anciens propriétaires, il y a ceux, actuels, du château du Repas qui, lui, serait tout à fait à mon goût. Dommage, selon moi, que ceux-ci se montrent si rétifs à l'ouverture au public.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 27 Juin 2020
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Un de mes correspondants locaux, que j'ai plaisir à assister dans une mission délicate et d'intérêt général, avec qui je discutais librement des orientations d'une certaine association, m'a déclaré hier après-midi - en insistant bien sur le fait qu'il s'exprimait sous le sceau de la confidence - : "Je vous le dis avec franchise, votre problème par ici est que vous faites peur !"

Intéressante remarque qui m'évoque quelques souvenirs... "C'est vrai, ai-je répondu, ma taille, ma masse corporelle, ma façon de m'exprimer, mon mode de vie volontiers solitaire, mon niveau d'exigence impressionnent souvent, au point d'inquiéter parfois, sans que je le comprenne toujours, les gens enclins à privilégier le calme, la tranquillité, pour ne pas dire une certaine routine. Pourtant, où est l'essentiel ?"

Ce disant, un poème m'est revenu en mémoire que je me suis récité en silence...




Mais assez parlé de moi, n'est-ce pas ?

P.S. : L’Azur / Stéphane Mallarmé
« De l’éternel Azur la sereine ironie
Accable, belle indolemment comme les fleurs,
Le poète impuissant qui maudit son génie
À travers un désert stérile de Douleurs.
Fuyant, les yeux fermés, je le sens qui regarde
Avec l’intensité d’un remords atterrant,
Mon âme vide. Où fuir ? Et quelle nuit hagarde
Jeter, lambeaux, jeter sur ce mépris navrant ?
Brouillards, montez ! versez vos cendres monotones
Avec de longs haillons de brume dans les cieux
Que noiera le marais livide des automnes,
Et bâtissez un grand plafond silencieux !
Et toi, sors des étangs léthéens et ramasse
En t’en venant la vase et les pâles roseaux,
Cher Ennui, pour boucher d’une main jamais lasse
Les grands trous bleus que font méchamment les oiseaux.
Encor ! que sans répit les tristes cheminées
Fument, et que de suie une errante prison
Éteigne dans l’horreur de ses noires traînées
Le soleil se mourant jaunâtre à l’horizon !
— Le Ciel est mort. — Vers toi, j’accours ! donne, ô matière,
L’oubli de l’Idéal cruel et du Péché
À ce martyr qui vient partager la litière
Où le bétail heureux des hommes est couché,
Car j’y veux, puisque enfin ma cervelle, vidée
Comme le pot de fard gisant au pied d’un mur,
N’a plus l’art d’attifer la sanglotante idée,
Lugubrement bâiller vers un trépas obscur…
En vain ! l’Azur triomphe, et je l’entends qui chante
Dans les cloches. Mon âme, il se fait voix pour plus
Nous faire peur avec sa victoire méchante,
Et du métal vivant sort en bleus angelus !
Il roule par la brume, ancien et traverse
Ta native agonie ainsi qu’un glaive sûr ;
Où fuir dans la révolte inutile et perverse ?
Je suis hanté. L’Azur ! l’Azur ! l’Azur ! l’Azur !
»
Alejandro DECAUX (via "Facebook")
rédigé le Dimanche 28 Juin 2020
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Château et Jardins de Mesnil Geoffroy, avec Hugues Hourdin

Un des plus beaux châteaux de la Normandie
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N.D.L.R. : La propriétaire de ce château, la Princesse KAYALI, était la déléguée régionale de la "Demeure Historique" pour la Haute-Normandie, avant la fusion des deux régions. Tout est en effet impeccable, y compris les intérieurs (ce qui n'est guère étonnant quand on sait que son mari est un cousin de l'Aga Khan) :

Cette journée, avant-hier, avec la "Demeure Historique", m'aura permis de découvrir de très beaux endroits. Il faudra d'ailleurs que je retourne me promener du côté de La Perrière, "petite cité de caractère" riche de l'attachement manifeste de ses habitants pour le patrimoine de leur commune.

Je me déclare particulièrement admiratif de tout ce que j'ai vu au manoir de Soisay. Il faudrait une plume bien mieux exercée que la mienne pour expliciter les sentiments que j'ai éprouvés lors de cette visite, d'autant que, dans une vie antérieure, j'avais rencontré le propriétaire des lieux, ce qui, pour moi, introduit des biais. Il y aurait en effet lieu de parler d'équilibres subtils, de sensibilités en phase, d'une austérité de grande élégance, de la beauté d'épures géométriques, d'ouverture sur un monde conceptuel et riche de vie personnelle, et d'un couple accordé et sachant rayonner à sa façon, calme et raffinée. Un exemple à méditer.

Pour ce qui concerne la relation entre un monument et son propriétaire, c'est à Blavou que je me suis le plus senti en terrain de connaissance. Comme la mienne, cette restauration avance un peu dans tous les sens, du moins pour les esprits superficiels (ou ceux qui n'ont qu'une vision administraaaâââtive de ces sujets), mais on ressent l'exigence des propriétaires (lui est un de mes "jeunes" camarades, réputé pour sa truculence et sa jovialité) et aussi leur énergie et leur bonheur partagés de s'adapter aux contraintes et découvertes de leur projet. Beaucoup d'éléments décoratifs riches et authentiques dans leur manoir, par ailleurs bien bousculé par le temps comme le mien, plus la chance de pouvoir et le talent de savoir s'appuyer sur leur prédécesseur, ce qui change beaucoup de choses ; à ces deux titres, un exercice très différent du mien et, à beaucoup d'égards, plus facile, du moins en apparence.

Plus généralement, je me suis, au cours de cette journée comme chaque fois qu'il m'est donné de les côtoyer, ressenti à beaucoup d'égards différent de la quasi-totalité (par choix, je laisse une ouverture) des participants à cette excursion. Contrairement à nombre d'entre eux, je n'ai pas hérité de mon monument ni ne chasse à courre (les chevaux ne m'ayant jamais aimé, et ce ne sont pas les seuls). Contrairement à la plupart d'entre eux, mon existence est, pour sa plus grande part, absorbée par des travaux qui, certes, me passionnent (faute de mieux) mais ont fini de m'user sans que j'aie jamais réussi à livrer un produit fini, ni même quelque chose qui s'en rapproche un tant soit peu. Contrairement à chacun d'entre eux, je demeure profondément marqué par une carrière professionnelle avortée et dont je n'aurai guère retiré qu'un ressentiment définitif à l'encontre de beaucoup de structures, de pratiques ou de personnalités dont eux ont dû savoir s'accommoder ainsi que divers indices forts en témoignent à mes yeux. Dans ce monde qui est le leur, je ne me sentirai plus jamais qu'un "back-bencher" ou, même, un "outsider".

Mais peu importe, la vie continue, à sa façon. Et Sisyphe de rouler son rocher, jusqu'à ce qu'il l'écrase s'il le faut :


Sur le fond des exposés auxquels nous avons assisté l'après-midi, je retiendrai l'envie, ou plutôt la nécessité, de mieux me documenter sur trois questions qui se posent à moi :
- comment organiser au mieux la transmission de mon monument, si la voie familiale est retenue, une perspective le long de laquelle je continue à naviguer à vue ; il y a là des contraintes fiscales à explorer, plus un état d'esprit à découvrir puisque je n'ai aucune pratique de ces questions, étant, en la matière, un "homme neuf" ;
- comment anticiper l'évolution de la fiscalité locale, qui va nécessairement exploser avec la faillite organisée de toutes les structures publiques correspondantes ; à ce sujet, les "demeures exceptionnelles" sont en risque évident mais c'est un sujet que j'ai, jusqu'ici, toujours fui tant je le trouve poussiéreux et peu ragoutant ;
- comment participer à la définition des nouvelles réglementaaaâââtions particulières qui pourraient changer la donne lors de la prochaine révision de règlements d'urbanisme, dès lors que la loi elle-même a mis en place de nouvelles usines à gaz en la matière, rendant sans doute obsolète mon peu de savoir sur ce sujet affriolant.