Références culturelles

Pour la première fois, des gorilles ont été filmés en train de chanter

Pour une minisérie, une équipe de production a réussi à capturer l'intimité de ces grands singes en Ouganda, rapporte Futura-Sciences.

N.D.L.R. : Le pet du gorille au fond de la forêt, une référence qui devrait pouvoir servir.

Il n'y a pas à dire, on trouve de tout sur le site favori !
Jean Sevy / La page désuète et surannée (via "Facebook")
rédigé le 12 Mai 2020
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...et dire que l'on n'enseigne plus le subjonctif 😳

Complainte amoureuse

Oui, dès l'instant que je vous vis,
Beauté féroce, vous me plûtes ;
De l'amour qu'en vos yeux je pris,
Sur-le-champ vous vous aperçûtes ;
Mais de quel air froid vous reçûtes
Tous les soins que pour vous je pris !
Combien de soupirs je rendis !
De quelle cruauté vous fûtes !
Et quel profond dédain vous eûtes
Pour les vœux que je vous offris !
En vain je priai, je gémis :
Dans votre dureté vous sûtes
Mépriser tout ce que je fis.
Même un jour je vous écrivis
Un billet tendre que vous lûtes,
Et je ne sais comment vous pûtes
De sang-froid voir ce que j'y mis.
Ah! fallait-il que je vous visse,
Fallait-il que vous me plussiez,
Qu'ingénument je vous le disse,
Qu'avec orgueil vous vous tussiez !
Fallait-il que je vous aimasse,
Que vous me désespérassiez,
Et qu'en vain je m'opiniâtrasse,
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m'assassinassiez !

Alphonse Allais
Au cours de mes échanges avec Dominique RONSSERAY et à la suite d'une conversation avec Carole, ce dernier nous avait communiqué, en annexe à un courrier du 27 juillet 2008, cette reproduction d'une gravure de CALLOT illustrant ce que pourrait être l'aménagement du Pournouët :


Je trouve intéressante cette idée qui avait été explicitée dans un document ultérieur :

Tout ceci me semble en effet d'un style contemporain de la Chaslerie et adapté à ce monument (ni trop, ni trop peu).
Pierre MEROUZE (via "Facebook")
rédigé le 16 Mai 2020
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À l'occasion de l'anniversaire de l'incendie de Notre Dame, le 15 avril dernier, la société Gigascope dirigée par Cyril PREISS, membre de Restaurons Notre-Dame avait rendu publique une gigaphoto de la rose ouest et du Grand Orgue de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Aujourd'hui il nous livre une photo unique de cette rose ouest de 14,4 milliards de pixels entièrement visible depuis l'intérieur de la cathédrale sans l'emprise du Grand orgue, une première depuis plusieurs siècles ...

Michel Serres le 3 juin
Publié le 18 mai 2020

Pour le premier anniversaire de la mort de Michel Serres et la publication posthume de son dernier ouvrage, malicieusement intitulé « Adichats » (au revoir, en gascon), un colloque autour de son œuvre devait être organisé le 3 juin à l’Ecole Normale Supérieure.

Le covid ayant entre temps lui aussi fait son œuvre, c’est finalement par visioconférence que l’événement aura lieu. Conséquence heureuse de ce changement : le nombre de places n’est plus limité, et chacun peut s’inscrire pour y assister.

On trouvera ci-dessous le programme. J’ai le double honneur d’être l’un des cinquante contributeurs à qui il a été demandé de fournir leurs témoignages, qu’on trouvera rassemblés dans le livre « Michel Serres. Hommage à cinquante voix » ; et celui d’avoir été sollicité pour lire lors de cet événement quelques-uns des textes de cet homme à la pensée si vaste et libre, qui tissait des liens multiples et souvent géniaux entre la philosophie, les sciences, le monde et la vie, et qui fut aussi mon ami.


N.D.L.R. : Voici le lien pour s'inscrire à cette visioconférence.
J'ai enfin terminé la lecture d'"Homo deus, une brève histoire du futur" de Yuval Noah HARARI. Le troisième tiers du livre est intéressant, les deux premiers m'avaient barbé.

Un ouvrage à recommander à tous ceux qui se demandent, à juste titre, vers quoi nous entraînent "Amazon" et les autres GAFA.

J'admire la hauteur de vue, l'intelligence et la qualité de réflexion de l'auteur, une grande pointure assurément.
Du coup, je me lance dans la lecture de son ouvrage suivant, "21 leçons pour le XXIème siècle" (édité par Albin Michel) :

Les Essais de Montaigne
Publié le 26 mai 2020


« L’an du Christ 1571, âgé de trente-huit ans, la veille des calendes de mars, anniversaire de sa naissance, Michel de Montaigne, las depuis longtemps déjà de la servitude de la cour et des charges publiques, se sentant encor dispos, se retira dans le sein des doctes vierges [les Muses], où, en repos et sécurité, il passera les jours qui lui restent à vivre. »

Ayant fait peindre cette phrase sur une poutre de sa bibliothèque, dans la tour de son château, Montaigne s’y retire, se consacre « à sa liberté, à sa tranquillité et à son loisir » et entreprend la rédaction des Essais. Voici l’exemple parfait de ce que je crois être la sagesse : on a vu le monde, on y a pris sa part, on a compris comme il tourne, et l’on se dit qu’au fond, le mieux est de s’en tenir à l’écart et de « se réserver une arrière-boutique toute nôtre, toute grande, en laquelle nous établissons notre vraie liberté et principale retraite et solitude ».

Les Essais sont le fruit de cette retraite librement consentie. Montaigne eût-il continué à s’occuper d’affaires publiques (ou privées), jamais ils n’auraient vu le jour. La simple existence de ce livre extraordinaire constitue la démonstration éclatante que le loisir, mené avec talent, a une utilité bien supérieure à toutes les autres activités humaines, en ce qu’il permet la réflexion sur la vie, la « préméditation de la mort », l’apprentissage de la mesure des êtres et des choses, et l’approfondissement de soi.

Quant à moi, quand je le lis, j’ai souvent l’impression de m’y voir comme dans un miroir. Il y est question d’un homme qui s’est donné comme art de vivre de « rester soi-même », et qui a détesté, du plus profond de son âme, les réformateurs professionnels du monde, les théoriciens, les marchands d’idéologie. Un homme qui a consacré une bonne part de sa vie à « l’oisiveté créatrice », et sur qui « comme un fleuve, tout glisse et ne dépose rien, pas de conviction profonde, pas d’opinion solide, rien de fixe, rien de stable* ». Un homme qui, face à la cohorte de ceux qui prétendent détenir la vérité, répondait simplement : « Que sais-je ? », qui s’est efforcé de rester debout dans le chaos du monde, et qui n’eut pas de plus grand souci que celui de sa liberté.

* Stefan Zweig, Montaigne

N.D.L.R. : Contemporain de la Chaslerie. C'est le moins que je puisse dire.

De nos jours, une telle retraite est impossible, au moins dans notre pays. Il y a toujours une administraaaâââtion pour pourrir la vie, l'une, bien connue de mes services, dans le principal but, bien sûr inavoué, de défendre un monopole légal, pour le reste mal contrôlé. Que de freins et de procédures absurdes et que de temps et d'énergie perdus !

Renvoyez-moi tout ce petit monde aux champs ! A la chinoise. Ils y trouveraient, peut-on l'espérer, une utilité. Et l'occasion de se régénérer.
Félix
Publié le 29 mai 2020

Les Etats-Unis ont passé le cap des 100 000 morts du covid-19. Un ami américain m’écrit :

Dear Jean-Pierre,
With the whole world worked up over a “new” way to die, you might wish to consider circulating a link to “Félix” on your blog.
All the best,
J.


(Cher Jean-Pierre, Le monde entier étant stressé par une nouvelle façon de mourir, peut-être pourrais-tu diffuser un lien vers “Félix” sur ton blog. Bien à toi.)

La demande est pertinente. Je m’exécute. Voici Félix, ou les mille et une façons de mourir.

Y’a mille et une façons d’mourir
De froid de faim de soif à la guerre ou d’amour
Noyé brûlé écrasé pendu haut et court
Y’a mille et une sortes de derniers soupirs

Y’en a des simples des ordinaires
Un p’tit cancer un Alzheimer un coup de chaud
Et puis y’a celles à qui l’on tire son chapeau
Les éclatantes et les spectaculaires

Oh ! Si j’devais choisir ma mort
Je répondrais sans hésiter et sans effort

Moi j’veux mourir comme Félix Faure
En me faisant pom pom pom pom pom… très fort } (bis)

On peut finir comme Socrate
Avec philosophie en buvant la ciguë
Ou comme Eschyle prendre sur le crâne une tortue
Lâchée du ciel par un aigle astigmate

Comme Robespierre sur l’échafaud
Ou comme Molière face au public là sur la scène
Ou comme Mozart en composant un requiem
Ou comme Roland en jouant du cor à Roncevaux

Mais bon quitte à jouer du cor(ps)
Je vous déclare sans hésiter et sans effort

Moi j’veux mourir comme Félix Faure
En me faisant pom pom pom pom pom… très fort } (bis)


Capture d’écran garantie sans trucage du site : http://tobaccopipeartistory.blogspot.com/2013/10/felix-faure-french-president-and-pipe.html

N.D.L.R. : En effet, comment s'en passer ?