Références culturelles

N.D.L.R. : Dans un premier temps, je recenserai ici tous les messages comportant un hyperlien avec une musique. Dans un second temps, je tâcherai de rétablir les liens rompus.

Thatcher et Boileau
Publié le 10 décembre 2019


L’un des ministres de Margaret Thatcher avait dit un jour à son propos : « The danger, when Margaret speaks without thinking, is that she says what she thinks ».

Cette observation ne vaut pas que pour la dame de fer. Quand on parle sans réfléchir, on dit souvent ce que l’on pense, les psychanalystes l’ont bien compris. C’est vrai de presque tout le monde (sauf, d’après The Guardian, de Boris Johnson, qui ment même inconsciemment).

Toutefois, en anglais, to think signifie à la fois penser et réfléchir, et la traduction française naturelle ne rend pas compte de l’humour de la phrase. Une meilleure traduction serait : « Le danger, quand Margaret parle sans penser à ce qu’elle dit, c’est qu’elle dit ce qu’elle pense ».

Par un heureux hasard dans mes lectures, je rapproche cela d’une épigramme concernant Boileau. Dans son discours de réception à l’Académie, celui-ci joua faussement les modestes, et prétendit dans un style alambiqué qu’il n’était qu’un naïf et un ignorant dans le maniement de la langue. Peu après circulèrent les quatre vers suivants :

Boileau nous dit dans son écrit
Qu’il n’est pas né pour l’éloquence
Je ne sais trop ce qu’il en pense
Mais je pense ce qu’il en dit


On savait formuler les vacheries avec élégance, en ce temps-là.
Où il est question du Dakota du Nord
Publié le 12 décembre 2019

Je suis comme tout le monde, et il m’arrive de perdre du temps (parfois même beaucoup de temps) à lire des posts ou à regarder des vidéos qui m’ont été suggérés sur Internet, et pour lesquels je n’avais a priori aucun intérêt.

Ainsi, dernièrement, Facebook a placé sur mon mur un article qui émane d’un site américain nommé Big Think (tu parles…) où sont publiées deux cartes des Etats-Unis : l’une sur laquelle figure ce que chaque état a de meilleur ou de plus remarquable, et l’autre ce qu’il fait de moins bien. On apprend ainsi que c’est en Californie que l’on trouve les villes les plus polluées, mais aussi le plus de bébés qui sont nourris au sein ; que le Wyoming compte le plus fort taux de suicides, mais le moins de cas de syphilis ; que c’est en Caroline du Sud qu’on est le plus poli, mais aussi (méfions-nous des gens polis) qu’il y a le plus de crimes violents ; etc, etc.


L’information la plus insolite concerne le Dakota du Nord : bien qu’il soit l’état le moins visité des Etats-Unis, c’est celui où l’on a les plus gros pénis. Je me demande bien quel organisme établit ce type de statistique, mais maintenant que cette information capitale est dévoilée, les touristes vont peut-être affluer davantage.

(Cela me remet en mémoire qu’au cours d’un voyage en avion vers les USA, du temps qu’il fallait encore remplir des fiches de débarquement pour la douane, mon voisin, arrivé à la mention Sexe après avoir indiqué son nom et son prénom, avait sobrement indiqué : « Encombrant ». Je sais maintenant qu’il venait du Dakota du Nord.)

N.D.L.R. : Dakota du Nord, qualité FOURCADE !

Non, je déconne.
Quoique...