Météo

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Ensoleillement de l’anus
Publié le 16 décembre 2019

Quelqu’un a bien voulu attirer mon attention sur un récent article de Glamour, « magazine pop et engagé », qui traite d’une pratique méconnue en Occident que ses adeptes désignent par le nom de « butthole sunning ». De quoi s’agit-il ? D’une antique pratique taoïste « née en Extrême Orient » (la précision est bienvenue), et remise au goût du jour par une instagrammeuse dont le pseudonyme est MetaphysicalMeagan. Elle consiste à exposer son anus au soleil pendant une durée variant de trente secondes à cinq minutes, si possible tous les jours.

Si l’article nous met en garde sur les risques de l’exercice (un coup de soleil mal placé et, si l’on n’a pas de chance, le cancer qui va avec), les bienfaits cependant sont nombreux. MetaphysicalMeagan en liste au moins une vingtaine. J’ai retenu que cela nourrissait la créativité et la libido, que les capacités de concentration et de stimulation intellectuelle s’en trouvaient augmentées, que le magnétisme personnel s’épanouissait en conséquence, et qu’on attirait ainsi à soi des gens qui sont sur la même longueur d’onde que vous. Bref, qu’un trou du cul qui bronze attire d’autres trous du cul. (Une visite sur les plages en été permet aisément de vérifier ce théorème.)

Qui pouvait s’attendre à ce qu’un rayon de soleil recueilli à cet endroit précis fût porteur d’autant de bonnes choses ? Il fallait toute la patience sereine des anciens Chinois pour l’établir. Je les imagine présentant plus ou moins longuement leurs postérieurs de toutes les manières et à toutes les expositions possibles (au soleil donc, mais aussi à la pluie, au vent, à la nuit, et bien sûr à la lune), afin d’en déterminer les effets sur le corps et l’esprit, puis calligraphiant leurs sensations et observations sur de précieux parchemins. Il est heureux que ce savoir ne se soit pas perdu.

Ceci dit, je ne rapporte ici que ce que j’ai lu dans l’article et sur un ou deux sites que j’ai consultés. Mes lecteurs comprendront que vu la météo, et la saison, je n’aie pas encore expérimenté par moi-même les bénéfices de ce vénérable rituel.

N.D.L.R. : Hum, vous faites de plus en plus fort... Qu'écrire ici ? Un membre du fan-club aurait-il une idée de remarque bien sentie, je veux dire appropriée ?
La grosse flaque à côté du bassin central semble indiquer qu'il a beaucoup plu au cours des dernières 24 heures :

19 décembre 2019.

En tout cas, lorsque j'ai débarqué de Paris en début d'après-midi, il n'y avait personne pour m'accueillir (à part Guguss, bien sûr, ce qui est déjà beaucoup) :

19 décembre 2019.

La nouvelle du jour semble toutefois la réapparition d'une ligne de gros pavés devant la porte charretière, en direction du bâtiment Nord (ou, peut-être, de l'ancienne "aile en retour") :

19 décembre 2019.

Nous avons encore beaucoup à apprendre sur l'ancien pavage. J'ai l'intention de ne pas arrêter le curetage en cours tant que cette affaire ne m'apparaîtra pas suffisamment documentée.
Altération
Publié le 22 janvier 2020

Poursuivant hier ma lecture de Rabelais, ce sont curieusement des images de l’extrême sécheresse et des monstrueux incendies qu’elle a provoqués en Australie qui me sont venues à l’esprit. Car Rabelais écrit que Pantagruel était venu au monde en une année de « sécheresse si grande » que « le monde était tout altéré ».

« Les habitants passèrent trente-six mois trois semaines quatre jours seize heures et quelque peu davantage, sans pluie, avec une chaleur de soleil si véhémente que toute la terre en était aride.(…) Car il n’y avait arbre sur terre qui eût feuille ou fleur : les herbes étaient sans verdure, les rivières taries, les fontaines à sec, les pauvres poissons délaissés de leur élément, voguant et criant par la terre horriblement, les oiseaux tombant de l’air faute de rosée : l’on trouvait par les champs les loups, les renards, cerfs, sangliers, daims, lièvres, lapins, belettes, fouines, blaireaux et autres bêtes, mortes la gueule ouverte. » Aujourd’hui, il joindrait à la liste koalas, wombats et kangourous.

Quant aux hommes, poursuit Rabelais, ils « tiraient la langue comme lévriers qui ont couru six heures (…) C’était pitoyable cas de voir les efforts des humains pour se garantir de cette horrifique altération. »


Altération : le mot est on ne peut mieux choisi, puisqu’il signifie la soif (qu’on soulage en se désaltérant), mais aussi la modification de l’état d’une chose, le fait qu’elle subit une dégradation, et devient autre.

Notre monde s’altère, sa nature change. Conséquence ? L’ordre social et les règles de la vie en commun risquent de s’effondrer. Le génial Rabelais nous prévient en riant : « on avait beaucoup de mal à sauver l’eau bénite des églises pour qu’elle ne fût pas volée. »

N.D.L.R. : Pauvre loïde !

Rabelais, presque contemporain de la Chaslerie. J'ai toujours eu un gros faible pour cet auteur à la prose fleurie.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 6 Février 2020
Désultoirement vôtre ! - O'Gustin - Météo
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- 2° C ce matin :

6 février 2020.

6 février 2020.

Pas sûr que, demain, on puisse tenir dans la tour Louis XIII. Tout cela risque donc de se terminer dans la "nouvelle-cuisine-provisoire-qui-dure", c'est-à-dire au rez-de-chaussée du bâtiment Nord.
A 23 h 45, entendant, en pleine tempête Ciara, des bruits bizarres en provenance du logis, je suis allé inspecter les lieux.

Curieusement, les occultations provisoires en plastique des fenêtres de la tranche 1 de restauration résistent.

En revanche, la clenche qui maintenait fermée la porte principale du logis a lâché, permettant à la pluie d'entrer dans le bâtiment :

9 février 2020.


Heureusement, Carole, plus prévoyante que moi, avait barré cette porte avec son dispositif traditionnel, entravant ainsi, du moins pour partie, l'ouverture des deux battants.

Ceci finit de me convaincre qu'il est grand temps de restaurer cette porte. Il semble donc que je doive accepter un parti de restauration contre lequel je résistais pied à pied jusqu'alors.

On en reparlera lorsque je rendrai compte de la réunion de vendredi après-midi avec la D.R.A.C. Pour le moment, c'est encore trop tôt car je n'ai pas encore fini l'examen de conscience nécessaire à mes yeux. Il faudrait en effet que je me replonge dans certaines archives, datant sans doute de la fin de 2016 ou du début de 2017, avant de m'exprimer sur un sujet particulier qui a été finement évoqué.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 27 Février 2020
Désultoirement vôtre ! - O'Gustin - Anecdotes - Météo
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Il a beaucoup plu depuis 36 heures :

27 février 2020.

Un chauffard ne devait pas aller assez vite, il a emporté une borne à proximité de la sortie du manoir favori sur le D22 :

27 février 2020.

Son carrosse l'attend piteusement près de la ferme, Guguss n'en croit pas ses yeux :

27 février 2020.

Heureusement, il lui en faut plus pour lui couper l'appétit :

27 février 2020.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 30 Mars 2020
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes - Météo
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Vent du Nord-Est, froid et parfois en bourrasques :

30 mars 2020.

Ainsi, ce matin, une occultation provisoire de la "salle dévastée", celle de la plus grande fenêtre, a été soufflée au sol de la pièce et a dû être remontée.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 30 Avril 2020
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Météo
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Une violente grêle accompagnée d'éclairs et de tonnerre vient de surprendre Carole en train de jardiner sous la serre. La voici qui court se mettre à l'abri dans le bâtiment Nord :

30 avril 2020.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 11 Mai 2020
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Météo
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Armature de la serre redressée. Il ne faudrait quand même pas que ça arrive trop souvent car elle ne résistera pas longtemps. On attendra que le vent cesse pour retendre la bâche :

11 mai 2020.


Et moi j'en connais qui pourraient en profiter pour filer chez le coupe-tifs !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 13 Mai 2020
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Anecdotes - Météo
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Je suis triste ce matin. Les oisillons ne bougent plus, le nid est abandonné :

13 mai 2020.

Ils n'ont pas résisté au froid de loup d'avant-hier. Idem pour les plants de tomates m'a dit Francis hier, qui avaient passé la nuit sans la protection de la serre.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 17 Mai 2020
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Météo
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Un certain nombre de plants, notamment de tomates...

17 mai 2020.

17 mai 2020.

17 mai 2020.

... mais aussi de concombres, ont souffert du gel et la rhubarbe n'arrive pas à décoller (le terrain est sans doute trop pauvre) :

17 mai 2020.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 16 Juin 2020
Désultoirement vôtre ! - Météo
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Temps de chien :

16 juin 2020.


Le loïde reste à l'abri, ce qui tend à prouver que ce n'est pas qu'un chien.
Les très abondantes pluies des derniers jours ont empêché Francis de tondre l'herbe aux abords du manoir favori alors qu'elle poussait très vite.

Je prie donc les prochains visiteurs de bien vouloir excuser l'aspect, un peu moins net que d'habitude, des abords qui en résulte dans l'immédiat.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 25 Juin 2020
Désultoirement vôtre ! - Météo
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21 heures 20, "il pleut comme vache qui pisse" aurait dit mon père :

25 juin 2020.


Et moi qui viens juste d'arroser le potager...