Message #58615

Donc j'en viens à mes explications sur les raisons pour lesquelles je relance les travaux dans la cave.

D'abord ne nous excitons pas : cela fait à peu près 33 ans que j'ai commencé à restaurer cette dépendance qui est encore très loin d'être habitable.

Ceci dit, j'ai eu le temps de mûrir mon choix, notamment à l'occasion des derniers échanges avec Arnaud PAQUIN à propos de l'ordre dans lequel programmer la suite du chantier d'ensemble.

Normalement, je devrais, dans l'immédiat, économiser pour supporter le reste à charge de la restauration des menuiseries extérieures du logis (au moins de la "tranche A", pour reprendre la terminologie de la D.R.A.C., c'est-à-dire de la partie Nord du logis, hors cage d'escalier, ce qui est d'un commode remarquable). Mais l'on a vu que, en dépit de ses discours qui ne manquent jamais et, pis, de ses écrits, la région Normandie fait à peu près tout ce qu'elle peut imaginer pour botter en touche et repousser à l'on ne sait quand ses décisions éventuelles de subventions. Tout cela prend toujours beaucoup plus de temps que ce que l'on aurait pu imaginer, ou même se laisser dire. C'est sans doute ce qu'on appelle l'utilité de la décentralisation, avec le rapprochement promis des décideurs par rapport aux acteurs du terrain. Tu parles de boniments !

Bref, puisque la région prend tout son temps pour donner un contenu concret à ses beaux discours et qu'on n'y peut strictement rien, autant penser à autre chose.

Dans le projet d'Arnaud PAQUIN, la cave devrait servir de "maison du gardien", le manoir étant dédié aux spectacles et aux résidences d'artistes, comme la ferme au demeurant. Autant dire que la logique du "projet PAQUIN", dans l'intérêt de "La SVAADE", revient à me demander de déguerpir du bâtiment Nord afin de laisser toute la place aux artistes et à leurs spectateurs.

Soit ! Cette perspective ne me choque pas, surtout si elle aboutit à me doter enfin, après 33 ans de chantier, d'une "bulle d'habitation" comportant le "bureau-bibliothèque-de-mes rêves" et, soyons fous, une baignoire !

Autrement dit, tant que je vivrais, c'est moi qui tiendrais le rôle du gardien et bénéficierais de son gourbi ! J'y serais prêt. Et, lorsque je ne pourrais plus y monter à l'étage, tout serait prévu pour que je puisse m'y cantonner au rez-de-chaussée avant d'en sortir les pieds devant.

Et avant que les travaux dans la cave soient suffisamment avancés, il serait toujours loisible d'examiner si, malgré les multiples rebuffades que mon aîné m'a fait subir à ce propos, il entrevoit une probabilité autre que nulle qu'un jour il veuille bien assumer la charge de la Chaslerie, avec tout ce que cela peut comporter en termes de frais ou de disponibilité de l'emploi du temps. Si oui, je serais en position de lui confier l'ensemble des bâtiments sur cour.

Si non, il n'aurait pas à s'étonner que je reporte sur "La SVAADE" tous mes espoirs d'une fin de restauration conforme pour l'essentiel à cet "intérêt du monument" dont je fais le plus grand cas et qui m'a toujours guidé.

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