Message #58392

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 15 Février 2024
Vie des associations - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Anecdotes
Reçu ce soir le "compte rendu" (sic) de l'A.G. du 20 janvier dernier de l'"A.R.C.D." dont j'extrais le passage suivant :



L'"érudit local autoproclamé contemporain" qui préside cette association a ainsi livré une version très édulcorée de l'incident qu'il a ourdi face à moi :

1 - Il prétend que je l'ai mis en cause au titre de "la déontologie qui doit régner entre associations patrimoniales". Je ne me souviens pas d'avoir été si spécifique. En revanche, j'estime - et le confirme ici, sachant qu'il m'y lira - que, pour qu'un "érudit local autoproclamé" puisse prétendre faire œuvre à valeur scientifique (si cette expression paraît trop exigeante, disons respectable), il doit, à tout le moins, ne pas garder par devers lui les documents qu'il trouverait et qui seraient de nature à influer un travail professionnel, lui, mené simultanément en parfaite transparence, lui, fut-ce grâce aux messages d'un site internet également contemporain.

2 - Il indique que "des recherches approfondies (sic) sont en cours pour vérifier ou infirmer les assertions que l'on trouve sur le site de la Chaslerie". D'abord je souhaite bien du courage aux prétendus vérificateurs ou infirmateurs en question car, à ce jour, ledit site contient la bagatelle d'à peine un peu moins de 12 500 messages - pour ne parler ici que des "publics" en l'état du dossier. Il va sans dire que ni l'association "Les Amis de la Chaslerie", propriétaire dudit site, ni moi, qui puis sans doute être considéré comme son principal contributeur, ne saurions garantir la justesse ni même la pertinence de la totalité des appréciations qui y sont portées. Certes, nous veillons toujours à ne rien y mettre en ligne qui soit dénué de lien avec la réalité, telle du moins qu'elle nous apparaît, particulièrement aux moments où ces messages sont lisibles sur ledit site. Comme l'indiquent d'ailleurs ses "mentions légales", les rédactions peuvent être modifiées à tout instant, y compris à la demande de tiers, ce dont, au demeurant, nous ne nous sommes jamais privés, étant rappelé que cette souplesse est l'un des avantages évidents de ce mode de conservation des données, d'autant plus utile en pratique, au moins pour nous, qu'il est doté de moteurs de recherche très commodes d'utilisation (deux dans notre cas, un pour tout un chacun, membre ou non de "Les Amis de la Chaslerie").

3 - Ledit "érudit local autoproclamé contemporain" affirme que "jusqu'ici aucun document ne mentionne l'existence de Chasles et encore moins de Ledin au Moyen-Âge". Je me bornerai ici à renvoyer aux travaux de "l'ami CAILLEBOTTE", ainsi que l'appelle ledit "érudit local autoproclamé contemporain". Mais peut-être ledit "érudit local autoproclamé contemporain" a-t-il une autre définition du mot "document", auquel cas je lui serais reconnaissant de bien vouloir la préciser.

4 - Ledit "érudit local autoproclamé contemporain" pensant pouvoir cumuler impunément les casquettes de procureur, de juge et d'exécuteur de peines - ce qui, notons-le au passage, n'est qu'une nouvelle manifestation de sa profonde méconnaissance des principes fondamentaux du droit - croit être habilité à écrire que le blog de la Chaslerie regorge (sic) "d'allégations fausses". Or on m'a toujours appris que "ce qui est excessif est insignifiant" et rarement une telle remarque ne m'a paru mieux s'appliquer que dans le cas d'un tel personnage, dont la dimension fondamentalement comique ne saurait, selon moi, être sous-estimée.

5 - Enfin ledit "érudit local autoproclamé contemporain" glose sur le lien entre les familles BASSOMPIERRE et LEDIN. Il évoque ainsi l'alliance (c'est le terme qu'emploie le droit civil dans un tel cas) entre Charles-Claude LEDIN, né en 1674, nommé en 1736 "gentilhomme ordinaire du duc d'Orléans", et Henriette Charlotte PERSON, dame de GRANCHAMP et petite-nièce (et non arrière-petite nièce, sauf erreur de ma part) du maréchal de BASSOMPIERRE (1579-1646). Ma foi, si cela l'amuse de pérorer ainsi et si ses lecteurs ont assez de temps à perdre à essayer de suivre ses élucubrations très souvent obscures, au moins dans leur rédaction (cf "Le Domfrontais médiéval" dont tant d'articles tombent des mains des candidats-lecteurs les plus courageux), à quoi bon tenter de l'en empêcher ? Pour ma part, et tant qu'à ricaner, je l'aurais fait sur l'âge du barbon (de surcroît ancien ecclésiastique) au moment de la noce : 62 ans alors que la jeunette en avait, du moins peut-on l'imaginer, guère plus de 18 ou 19. Certes, cela aurait nécessité un minimum d'humour de la part de ce Jean-Philippe CORMIER dont le comportement de rustre a déjà été surabondamment constaté, y compris par voie de presse.

Pour en finir avec ce message-ci, je souhaite que, lorsqu'il sollicitera l'approbation de son projet de compte rendu de l'A.G. du 20 janvier 2024, cet individu cite explicitement ce message-ci et que le compte rendu de cette approbation en fasse état en toute transparence.

Quant à moi, désolé d'avoir été la cible d'une telle vindicte sans qu'aucun membre de l'A.R.C.D. présent lors de ladite A.G., notamment les membres de son conseil d'administration, n'esquisse le moindre geste pour calmer la furie de leur président et lui demander un minimum de correction à l'égard d'un membre qu'il agressait délibérément et ouvertement devant des élus importants et la presse qui en a rendu compte, j'incline à penser qu'il serait sage et justifié que je ne cotise plus à cette association, donc que j'évite de participer à ses A.G. et autres manifestations dès lors que ledit "érudit local autoproclamé" et rustre bien connu comme tel de longue date y serait présent. J'en lirai néanmoins - ou tâcherai d'en lire - les publications à l'occasion, ainsi que je l'ai toujours fait depuis une bonne trentaine d'années.

P.S. (du 16 février 2024 à 7 heures) : L'"érudit local autoproclamé contemporain" a certainement raison quand il écrit "arrière-petite-nièce". En effet, il y aurait une différence de l'ordre de 135 ans entre les dates de naissance de BASSOMPIERRE et de sa susdite parente, du moins telles que je les connais ou les suppose. Même en tenant compte de la verdeur légendaire du personnage (voir également ici ou encore ), on imagine mal en effet qu'il n'y ait pas eu plus de deux générations entre les deux.

Sur ce point au moins (qui fait, dans son dernier état, l'objet de la note 32 en bas de sa page 74), le projet d'"étude préalable d'ensemble" que l'on sait devra être corrigé. Dont acte !

P.S. 2 (du 16 février 2024 à 8 heures) : Me plongeant dans la copie de l'étude de Patrick DELAUNAY sur les LEDIN, telle que me l'avait communiquée Eric YVARD, je retrouve ce bout d'arbre généalogique...

... qui me paraît de nature à clore cette partie du débat, même si je ne vois toujours pas d'où sort la prétendue citation selon laquelle ladite alliance aurait "favorisé l'ascension sociale des sieurs de la Chaslerie au début du XVIIè siècle".

P.S. 3 (du 16 février 2024 à 10 heures) : Il me revient que, dans ma belle-famille, on continue à faire grand cas, plus de 150 ans après, du "grand-oncle Paul" dont j'ai acheté quelques reliques à l'occasion (dont le buste, en marbre de Carrare, rendu à la famille pour cause de Révolution et que les spectateurs des "concerts à la Chaslerie" peuvent repérer derrière le piano). Comme quoi, chez les âmes bien nées, 150 ans ne sont guère plus qu'un vernis du temps. Et il ne viendrait à personne l'idée de pérorer au sujet de cet illustre ou prétendu tel, du moins mieux que ne le fit TOCQUEVILLE en son temps. Mais on se gardera bien ici de comparer ce très brillant auteur à un très obscur "érudit local autoproclamé contemporain", de surcroît rustre, ceci de notoriété publique et dûment documentée.

Commentaires

Jacques
rédigé le Samedi 17 Février 2024
J'imagine que "l'érudit local autoproclamé contemporain" ne doit pas se délecter autant que moi à la lecture de ce blog si bien rédigé et plein d'humour. Votre plume acerbe, pleine de vivacité et de causticité mériterait d'être employée comme billets d'humeur dans une presse trop souvent atone et sans sel. Votre contribution lui redonnerait de la vigueur et de l'esprit.