Message #52668

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 17 Décembre 2021
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - SVAADE (travaux) - SVAADE
Faisant l'hypothèse qu'Edouard GRISEL obtiendrait l'habilitation requise par les textes (c'est-à-dire justifierait "d'une activité professionnelle régulière dans le domaine de la restauration du bâti ancien pendant les dix dernières années" ou qu'à défaut, il bénéficierait d'une dérogation tenant aux particularités du dossier), je me suis rendu hier après-midi à son cabinet pour évoquer les points par lesquels pourrait commencer notre collaboration, soit directe dans des cas sans doute marginaux, soit indirecte puisque par l'entremise de la SVAADE. Le cabinet d'Edouard GRISEL a, pour la Chaslerie, l'énorme avantage de s'en trouver à une demi-heure de route à peine, ce qui devrait faciliter considérablement les échanges et favoriser la présence de ce jeune architecte du patrimoine sur le terrain (au contraire de ses prédécesseurs qui, venant tous de loin, devaient intégrer leurs étapes à la Chaslerie dans des périples d'autant plus compliqués à monter qu'il n'avaient guère, dans le secteur, d'autre chantier en portefeuille).

Non sans signaler à Edouard GRISEL deux liens qui pourraient lui être utiles (l'accès à un florilège administratif et, plus particulièrement, le message 43763), je lui ai remis, sous "forme-papier" (avec, de plus, un CD-Rom et une clé USB), de très nombreuses et très volumineuses pièces du dossier qu'il aurait à reprendre et à transformer, si possible, en réalisations concrètes, enfin, sur le terrain.

Nous avons évoqué ce que pourraient être ses priorités :

1 - Pour répondre aux observations répétées de la C.R.M.H., il conviendrait d'en finir avec la tranche 2014 de travaux relative à la cage d'escalier du logis, du moins pour ce qui concerne le reliquat de subvention de l'Etat qui, aux termes de l'avenant du 5 mars 2018 à la convention initiale du 1er juillet 2014, devra avoir été "exécutée" (c'est le terme administratif - je parle de la tranche -) avant le 23 mars 2022. A l'évidence, il n'est plus temps que je justifie mon retard par l'incohérence du contenu du "programme 2014". Ce reliquat, qui doit peser sur les états que peut produire la C.R.M.H. à propos de son efficacité, est d'un montant de 2 678 € ; donc, compte tenu du taux de 30 % en vigueur en 2014 sur les parties inscrites, les travaux dont on attend de moi la réalisation avant la date fatidique devront porter sur un montant d'au moins 8 927 € T.T.C. et honoraires compris. Il y a une autre difficulté qui - reconnaissons-le - me paraît plus importante : la carrière de sable de Bizou a fermé et je ne sais toujours pas où nous pourrions nous procurer le matériau qui donnerait la chaude couleur souhaitée aux enduits à réaliser avant cette date fatidique.

2 - La deuxième priorité, en l'état du dossier, concernerait l'étude globale de diagnostic à mener de bout en bout dans les meilleurs délais de manière à donner à tous les acteurs du dossier une vue d'ensemble sur le programme de travaux que, la SVAADE et moi, chacun pour ce qui le concerne, nous ambitionnons de réaliser. Cette étude devrait notamment fournir des informations fiables tant sur le coût des différentes tranches de travaux envisageables que sur leur échelonnement dans le temps, avec, à la clé, l'indication du montant des ressources à trouver. Bref, vaste programme de documentation qu'à titre personnel, je ne peux que regretter de ne pas avoir lancé plus tôt. Cela m'aurait en effet permis de mieux expliquer ma démarche donc, idéalement, de me trouver mieux compris par mon entourage, ce qui n'aurait peut-être pas été un mince avantage au moment de susciter des vocations, au moins une, pour me relayer.

3 - La C.R.M.H. a opposé une fin de non-recevoir, du moins dans le cadre de son budget 2022, à nos demandes potentielles de subventions. Ceci suffira à nous empêcher, pour la troisième année consécutive, d'avancer enfin dans des réalisations significatives de notre programme, ainsi que la SVAADE et moi nous y préparions. La SVAADE devrait néanmoins pouvoir réaliser en 2022 un programme de travaux à définir en concertation avec la C.R.M.H. et qui viendrait en substitution des tranches 1 et 2 de restauration des menuiseries extérieures du logis. Donc, ici aussi, une étape administrative supplémentaire devrait être franchie avant tous travaux.

4 - Pour permettre à la SVAADE de poursuivre dans les meilleurs délais la restauration de toutes les menuiseries extérieures qui sont au programme (sur le logis, y compris la porte vers l'arrière-cour, et sur l'aile Ouest), documenter avec des devis validés le dossier de demande de subventions à préparer et à soumettre aux décideurs le plus tôt possible (j'espère au premier trimestre 2022).

5 - Pour des raisons techniques et de bon sens, il est nécessaire que le bureau d'études "Bee +" puisse dialoguer avec un architecte du patrimoine afin d'en terminer dans les meilleurs délais avec sa mission de calibrage et positionnement des circuits de fluides (internet inclus). S'ils sont bien faits, ce seront là des documents très utiles, notamment pour permettre des échanges fructueux avec l'ADEME, par l'intermédiaire de l'architecte du patrimoine dont les compétences d'ingénieur-thermicien seront ici précieuses.

6 - Afin de permettre à la SVAADE de conserver son enthousiasme malgré les obstacles qu'elle découvre et les montagnes de papiers encore à produire en application des points précédents, je ne trouve rien de mieux à lui mettre sous la dent, compte tenu du blocage du chantier qui dure depuis février 2020, que de produire encore d'autres paperasses, préalables requis par le "Code du patrimoine", dans sa rédaction contemporaine, avant que ne puisse être planté un simple clou à la Chaslerie. Donc on aura la joie de mouliner des demandes de permis de construire à gogo pour que, dans le meilleur des cas, le chantier puisse réellement redémarrer en 2023 sur la base de dossiers nickel-chrome relatifs, notamment, à la restauration ou l'aménagement intérieur (1) de la ferme, (2) de la cave, (3) de l'allée principale, (4) de la cuisine du bâtiment Nord et de l'arrière-cuisine y afférente, (5) des "poutres pourries" au premier étage Nord du logis (dossier ouvert il y a plus de douze ans mais qui n'a jamais - on se demande bien pourquoi - suscité l'enthousiasme des architectes du patrimoine ou assimilés qui n'ont pas manqué de se succéder sous ma houlette), (6) de la cheminée du 1er étage Nord du logis, en réparation de l'incongruité avérée, à cet endroit, de la cheminée de Mebzon dont on se demande comment elle a pu être "permise" ici dans les années 1950, (8) du plafond de la salle-à-manger du logis, autre produit raté des années 1950, (9) du plafond de mon ex-"futur bureau-bibliothèque de mes rêves" au premier étage du colombier, autre résidu remarquablement nul des mêmes années 1950, (10) de la même pièce pour la doter de rayonnages de bibliothèque, (11) de l'"escalier-en-facteur-commun" de l'aile Ouest, à propos duquel Arnaud PAQUIN avait su imaginer quelque chose qui tienne la route au lieu des abominations en place depuis ces foutues années 1950 (et les intervenants de l'époque qui, à l'évidence, ne valaient pas mieux), (12) de l'espace technique entre cette cage d'escalier nouvelle et le vénérable colombier, (13) s'il reste du temps et de l'argent, des boiseries du salon du logis, trop médiocres (années 1950...) pour être sanctuarisées, etc.

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