Message #50019

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 23 Octobre 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Menuiserie - Logis
J'avais demandé à Sébastien LEBOISNE de réparer le revêtement "provisoire-qui-dure" du sol du grand salon du logis. Ces dalles de bois aggloméré avaient été posées là, il y a près de trente ans, par M. DOUCIN, menuisier à Briouze, pour remplacer un parquet de style "Versailles" mais collé et non chevillé et très mal entretenu, installé là, comme les horribles boiseries de cette pièce, par mon prédécesseur des années 50.

A ce propos, il peut être indiqué que la D.R.A.C., par l'intermédiaire de ses "experts", m'a fait savoir qu'il convient de conserver ces boiseries, ce qui montre une fois de plus qu'elle et moi n'avons pas toujours, loin s'en faut, la même échelle de valeurs ; je suis en effet à la disposition de qui le souhaite pour démontrer que ces boiseries, provenant d'un appartement parisien d'époque Troisième République sont une merde à tous égards : matériaux très bas de gamme, découpe bâclée des panneaux muraux, assemblage raté de ceux-ci, volets intérieurs mal intégrés, etc.

Mais revenons aux dalles de bois aggloméré. Certaines n'ont pas supporté, le 12 août dernier, le passage sur roulettes de l'orgue de Sébastien DAUCE. Il en est résulté des bâillements du sol. Peut-être des lambourdes ont-elles bougé. Or la pièce sert de salle de jeux aux petits croutons qui m'arrivent demain, pour une semaine de vacances.

Sébastien m'apprend qu'au niveau de la porte d'entrée dans ce salon, et même ailleurs dans la pièce, le sol est vermoulu :

23 octobre 2020.

Il essaye néanmoins de remédier le mieux possible à cette situation, aux principaux points de fragilité d'ores et déjà constatés :

23 octobre 2020.


P.S. (du 25 octobre 2020 à 9 heures) : En ce qui concerne les boiseries en question, j'ajoute quelques commentaires.

A ma connaissance, l'installation de celles-ci, qui a dû être réalisée dans les funestes (pour la Chaslerie) années 50, n'a jamais été soumise à autorisation des prédécesseurs de la D.R.A.C. Il me semble que ceci devrait rendre mes interlocuteurs contemporains plus réceptifs à mes remarques à propos de cette verrue.

Néanmoins, je comprends qu'habitué à ouvrir, comme ils disent, plusieurs chantiers en parallèle sans jamais en terminer aucun, je puisse les affoler, de sorte qu'ils puissent se crisper et mettre ma parole en doute.

En fait, tout peut être expliqué, ce que je n'ai pas toujours pris le temps de faire, ne serait-ce que parce que ça me cassait les pieds. Mais je suis sûr que l'architecte du patrimoine en charge de la "mission n°2" saura remettre tout cela en perspective comme il convient. Elle me paraît en effet avoir toutes les qualités requises pour cet exercice diplomatico-pédagogique.

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