Message #49505

Bonsoir M. Fourcade,

Ayant visité aujourd'hui l'exposition temporaire du musée du château de Flers ("Où sont les femmes?"), je suis tombé sur cette représentation du "manoir favori" :

Je ne sais pas si vous la connaissez, c'est pourquoi je vous l'envoie.

Bien à vous,

N.D.L.R. : Merci beaucoup. Oui, je la connaissais. Mais il est bon de la répertorier à toutes fins utiles sur le site favori.

Cette aquarelle date de 17 ans ans après l'incendie qui ravagea le logis. Elle nous montre qu'il n'y avait plus de menuiseries à la porte charretière de la cour et - si elle est fidèle - que l'axe d'une ancienne girouette n'avait pas encore été planté au sommet du dôme d'entrée. La charpente du logis avait été abaissée d'une soixantaine de centimètres lors de sa reconstruction avec les mauvais matériaux que l'on sait. On croit pouvoir relever également qu'après cet incendie, il n'y avait plus de menuiserie de porte d'entrée sur le logis, à part l'imposte semble-t-il. J'irai vérifier ce dernier point au musée de Flers car il est important pour la poursuite de mes travaux.

Cette dernière information contredirait en effet la thèse de Benoît MAFFRE à ce sujet, selon laquelle une certaine porte Transition, que j'ai connue sur l'aile Ouest, aurait résisté au feu à cette place-là du logis qui serait donc légitime. Hélas cette thèse d'un architecte au statut blindé par un monopole public, comme je ne le sais, pour ma part, que trop bien, a prospéré à ce jour dans des services administraaaâââtifs que je pense incapables ou non désireux de contrôler les éventuels excès et approximations hasardeuses de cet intervenant, désormais grassement et doublement doté par ailleurs par la Mission-BERN-de-mes-deux.

On voit également la hauteur des arbres dans l'arrière-cour et sur le "Pournouët".

Mais nulle trace en revanche de la mare dont l'existence, avérée seulement durant une partie de la première moitié du XXème siècle (voir la "Photothèque" du site favori), aurait pu, si tel n'avait pas été le cas, me valoir des tracas supplémentaires de la part du service régional d'archéologie. Or l'on a compris que l'interposition de ce dernier par la D.R.A.C., depuis le 7 février dernier, bloque, à elle seule, la poursuite de la restauration ordonnée du manoir favori.

Quant à Amédée HEDIN, l'auteur de cette aquarelle, il paraît avoir été porteur de peaux d'âne supposées crédibiliser ses observations.

Donc merci beaucoup, vraiment, pour votre message et pour ces photos qui, sous réserve de la vérification sur place que j'ai dite, me paraitraient de nature à confirmer mes propres thèses. Ceci devrait, si du moins le Monde était bien fait, contribuer à renvoyer dans leurs buts et à leurs chères études les prétendus experts que l'on sait.

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