Message #48735

L'architecte du patrimoine me fait beaucoup bosser. Elle m'a demandé ce matin de dresser la liste des autorisations de travaux, permis de construire et subventions pour travaux que j'avais reçus depuis 1991. Il va donc falloir que je replonge dans mes archives.

En attendant, voici des documents de 1972, à l'initiative de mon prédécesseur, François LEVÊQUE, que j'ai retrouvés hier et et qui ne me paraissent pas sans intérêt :

Ces documents datant de près d'un demi-siècle sont ici incomplets et pas très cohérents mais donnent néanmoins une idée de travaux de restauration alors entrepris :
- outre la charpente, la couverture et les portes extérieures de la tour Louis XIII (ce qu'on savait déjà), il est question d'un "pavillon Mansard" qui doit être le colombier, bien qu'il soit qualifié de "contigu" à la tour Louis XIII ;
- la facture du couvreur indique, mais sans préciser le lieu, que 48 m2 de tuiles ont alors été déposées pour réemploi. Je ne comprends pas où elles se trouvaient ; certainement pas sur le colombier dont les terrassons avaient été couverts d'ardoises vers le début du XXème siècle ; si c'était sur les écuries, il y en aurait eu pour beaucoup plus que ces 48 m2 ; donc mystère ;
- dans le logis, qualifié de "pavillon Est", des poutres ont été remplacées ; j'imagine qu'il s'agit ici d'une poutre à aubier du plafond du salon, manifestement plus récente que les deux autres ; je pense en effet que les deux poutres de la salle-à-manger datent d'Henri LEVÊQUE, c'est-à-dire des années 1950, quand celui-ci a installé dans la moitié Nord du logis, à grands renforts de ciment, la cheminée de la Jarrière et celle de Mebzon ;
- la facture du peintre est riche d'enseignements : elle montre que François LEVÊQUE ne s'est pas contenté d'installer des boiseries au premier étage de la tour Louis XIII ; c'est également lui qui a fait à tout le moins repeindre les boiseries du salon ; à propos de chacune des boiseries évoquées, il est question de "repointage verres" : ceci peut concerner les boiseries du salon ainsi que le bout de boiseries qui se trouvait au 1er étage du colombier, mal bricolé et que j'ai fait démonter, mais certainement pas les boiseries du 1er étage de la tour Louis XIII.

Mon impression d'ensemble, à la relecture de ces documents, est que François LEVÊQUE a fait beaucoup plus de travaux que ce que je croyais jusque là. Il est cependant regrettable que je n'aie pas retrouvé à ce jour de documents relatifs à ses travaux en vue de rendre habitable le bâtiment Nord (il ne fait cependant pas de doute, d'après des témoignages oraux que j'avais recueillis, notamment auprès de M. de MALGLAIVE, ancien conseiller général et ami de la famille LEVÊQUE, que ces derniers travaux lui étaient imputables, y compris la douche pour les salariés agricoles et le choix du carrelage bleu, couleur fétiche de son épouse, Brigitte LEVÊQUE, toujours vivante à ce jour, paraît-il, mais que je n'ai jamais rencontrée).

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