Message #20677

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 6 Novembre 2016
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Menuiserie - Logis
Voici le document que m'a transmis Floriane GRIPPON le 4 novembre dernier dans l'après-midi.

A la suite de chacune de ses pages, je fais apparaître les commentaires qu'elle m'inspire (ce travail est effectué le 12 novembre 2016). Je m'attache plus particulièrement aux différences entre ce document et l'"Etude préalable" de M. MAFFRE datée de septembre 2015 :

Ce document, daté d'octobre 2016 et signé par M. MAFFRE le dernier jour de ce mois m'est arrivé le 4 novembre 2016.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que toutes ces paperasses prennent énormément de temps et consomment une énergie qu'on souhaiterait sans limite.

Mais en avant toute !

Alors que l'étude préalable traitait des menuiseries extérieures de tous les bâtiments su cour, le document sous revue se borne au logis.

Le dernier paragraphe de la page 4/37 est nouveau. Il est factuel.

A ma connaissance, Thibaud a renoncé à donner suite à son projet d'aménager l'"aile de la belle-mère" et, plus généralement, a cessé de s'intéresser à la Chaslerie dont il a pourtant reçu le don d'environ la moitié.

Je trouve le dessin du haut de la page 8/37 très intéressant et j'aimerais beaucoup, comme déjà signalé à M. MAFFRE, qu'il soit étendu aux autres bâtiments de la Chaslerie (cave, ferme et son fournil) ; les tuiles du terrasson du colombier devraient être représentées en couleurs. Je suppose que les bords de cette coupe sont orientés selon les points cardinaux (il me semblerait utile de le faire apparaître à côté du dessin).

Les photos du colombier sont antérieures à la restauration de sa couverture.

En milieu de page, la restitution des grilles est achevée.

Au 2ème alinéa du développement sur les menuiseries, je ne pense pas que la porte en question soit postérieure à 1975 ; je suppose qu'elle date de l'époque de la dernière campagne de restauration intérieure du logis, à l'initiative d'Henri LEVÊQUE, vers 1950-1960.

Le paragraphe sur les embrasures de tir, avec ses photos, est nouveau et bienvenu.

Les quelques pages de dessin qui précèdent apportent des informations qu'il m'est impossible de distinguer, tant sur le tirage papier que j'en ai fait que suite à la mise en ligne ici.

A propos de Bois-Vézin, il est question de meneaux et traverses. Contrairement à ce qu'écrit M. MAFFRE, nous avons la preuve de l'existence ancienne de tels cloisonnements à deux fenêtres du 1er étage de la Chaslerie, celles de la pièce dévastée donnant sur la cour...

6 novembre 2016.

... et il est probable qu'il en allait de même sur la fenêtre Est de la même pièce et la fenêtre Est de mon ancienne chambre.

"Si l'hypothèse du dérasement du corps de logis ne semble pas confirmée" est-il écrit en milieu de page. Or j'ai fourni de nombreux indices d'un tel dérasement, de sorte que la charge de la preuve de ce prétendu non-dérasement me semble reposer sur les épaules de M. MAFFRE. A ma connaissance et malgré mes invitations répétées, il n'a encore rien fourni de convainquant à ce sujet.

Contrairement à ce qui est écrit en milieu de page, les arguments en faveur d'un exhaussement de la maçonnerie de cette porte au XVIIIème siècle abondent. Voir notamment ceci. Par ailleurs, j'ai déjà expliqué que la porte actuelle avait dû être posée non après 1975 mais 15 à 25 ans plus tôt.

La photo est intéressante. En revanche les doutes exprimés dans le dernier paragraphes sont mal orientés ; en l'état du dossier, c'est l'hypothèse d'un non-arasement du logis qu'il faudrait plutôt prouver ; je considère pour ma part que les informations d'ores et déjà disponibles (notamment le double jet d'eau de la souche de la cheminée centrale, les dégâts de l'incendie sur divers granits dont ceux des marches ou encore la représentation, déjà citée ici, du logis avant l'incendie) prouvent au contraire ledit arasement.

Sur le décor en damier de l'enduit extérieur, Nicolas GAUTIER s'est exprimé, encore dernièrement, notamment ici ou ou encore et aussi .

Oui, c'était bien une restitution datant du printemps 2007 :

Le 1er paragraphe est abusivement restrictif. Il reste encore, à ce jour, des œillets de grilles à trois des cinq fenêtres sur cour du premier étage, ce qui montre bien qu'il y avait là des grilles, sans doute enlevées au milieu du XVIIIème siècle, à la suite de la disparition du bâtiment en retour. Accessoirement, ceci confirme qu'à l'époque, la cour n'avait pas encore été fermée :

13 novembre 2016.

Les fleurs de la grille de la tour ont été forgées par Roland FORNARI, en effet à l'imitation de fleurs de grilles du château de Carrouges ; avant l'intervention de Roland, les barreaux verticaux comportaient des trous montrant qu'un tel décor avait disparu. Enfin, le modèle de grilles "démontables" est courant dans le secteur.

A la 2ème ligne du texte, je suis d'accord avec l'appréciation selon laquelle la porte actuelle du logis est sans grand intérêt.

Qualifier la porte de l'"aile de la belle-mère" d'"ancienne porte sur cour du logis" n'est pas faux ; mais il serait juste d'ajouter que cette ancienne porte intérieure a dû être implantée là consécutivement à l'incendie de 1884 et transplantée sur l'"aile de la belle-mère" lorsque Henri LEVÊQUE, vers 1950-1960, a rendu ce bâtiment habitable.

A propos des menuiseries récentes, seule celle de la lucarne, du côté Est, ne date pas de cette campagne de travaux de 1950-1960 puisqu'on a vu qu'elle m'est due, au printemps 2007.

A propos de la grille de défense de la tour Sud-Ouest, elle est en bon état puisque je l'ai fait restaurer par Roland FORNARI.

A propos des maçonneries attenantes, l'annexe annoncée n'est pas fournie.

Ces photos, intéressantes, sont nouvelles.

La première photo est nouvelle. Voici une meilleure vue de la seconde (il s'agit de la fenêtre Est de la "pièce dévastée") :

6 novembre 2016.

Les deux photos du haut de la page précédente sont nouvelles. Voici une meilleure vue de la première (il s'agit de la fenêtre Nord-Ouest de mon ancienne chambre) :

6 novembre 2016.

Les modifications de la rédaction du "Parti général" n'appellent pas de remarques nouvelles de ma part.

On est passé ici d'un "descriptif sommaire" à un "descriptif détaillé". En fait, c'est à partir d'ici que le document d'octobre 2016 se distingue véritablement de l'"étude préalable" de septembre 2015.

Le travail qui suit m'apparaît très sérieux et très soigné, de sorte que je n'ai aucun autre commentaire général à formuler.

Il faudra que M. MAFFRE m'explique pourquoi il a prévu des volets simplifiés dans la cage d'escalier (bas de la page 32/37).

L'idée d'un "premier de série" me paraît excellente (1er quart de la page 33/37).

L'idée de rendre facile l'entretien des fenêtres des embrasures de tir me paraît excellente. Idem pour le fait qu'elles puissent s'ouvrir ; il faudra toutefois veiller à ce que les hirondelles n'en profitent pas pour venir chier partout quand on aère (prévoir un léger grillage ?).

J'aimerais qu'on arrive à se mettre d'accord sur la porte d'entrée du logis. Comme cela demandera encore du travail, je demande que le dossier soit transmis en l'état et dans les meilleurs délais à la D.R.A.C., afin de ne pas retarder davantage son instruction ; il conviendra donc de souligner que, sur la porte, le débat n'est pas clos. Accessoirement, la porte de l'"aile de la belle-mère" n'est pas Louis XIII mais Transition.

Je ne suis pas fanatique du joint balai escamotable en partie basse (cinquième tiret, en haut de la page 34/37) car je rappelle que l'entrée dans le logis présente une légère déclivité vers l'intérieur du bâtiment.

Les heurtoirs devront faire l'objet d'un soin tout particulier (dans le prolongement du message rappelé plus haut, à propos d'un antiquaire italien).

Rappel scrogneugneu : le règne de Louis XIII s'est achevé au milieu du XVIIème siècle, en 1643 précisément.

Peut-être ne serait-il pas inutile que ces dessins soient complétés par un schéma de face, afin qu'il n'y ait pas d'ambiguïté sur le positionnement latéral de ce que j'appelle les sinus (si j'en crois l'excellent fascicule des "Maisons paysannes de France" intitulé "Portes - Fenêtres - Volets", le terme technique est "tubes de buée").

J'imagine que le crochet au bout d'une perche est prévu pour permettre l'ouverture des impostes. Ce détail confirme à mes yeux le grand soin apporté à ces dessins et à ce recensement des fournitures nécessaires.

Comme surabondamment indiqué, je demeure rétif à cette porte Transition dont le style me paraît médiocrement compatible avec celui des granits sculptés environnants.

Ce modèle ne m'emballe pas davantage. Je comprends que, pour limiter l'aspect vertical de l'ensemble, les planches y aient été disposées horizontalement. Mais, s'agissant d'une porte orientée à l'Ouest, ce parti me semble multiplier les zones d'usure précoce du fait des intempéries. Enfin, je comprends que, pour des raisons de commodité, le dessin a été effectué sur un calque mais ceci empêche de distinguer la maçonnerie, pourtant pas vraiment légère à cet endroit. Il me faudrait des tirages montant beaucoup mieux cette maçonnerie.

Bien entendu, je ne fais pas apparaître ici l'estimation du coût de ces travaux.

En conclusion générale, je trouve ce document globalement excellent et je prie M. MAFFRE de le transmettre sans délai à la D.R.A.C., afin de lui permettre d'inclure la première tranche de travaux correspondants dans ses prévisions pour 2017. Cette première tranche de travaux pourrait porter, pour l'essentiel, sur la cage d'escalier, afin d'enchaîner avec la restauration des enduits intérieurs. Une deuxième tranche pourrait concerner la salle dévastée, compte tenu du coma dépassé de sa fenêtre Sud. Une troisième tranche serait consacrée à la salle-à-manger. La tranche consacrée à mon ancienne chambre devrait être complétée par la restauration d'une poutre pourrie à son plafond. La dernière tranche pourrait concerner le salon.

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