Menuiserie

Après que le compromis de vente de "Pontorson" a été signé et en attendant que je vérifie par sondages la comptabilité de notre copropriété parisienne, je devrais disposer de quelques jours de moindre activité administraaaâââtive avant les prochaines échéances auxquelles j'aurai à faire face :
- aujourd'hui je devrais pouvoir me concentrer sur la préparation de la réunion de la C.D.N.P.S. (commission départementale de la nature, des paysages et des sites) à laquelle je participerai demain, à la préfecture d'Alençon, dans ses formations "sites et paysages" ainsi que, pour la première fois pour moi, "sites et paysages - éolien" ;
- le 4 février, je me rendrai à la Cour administrative d'appel de Nantes, pour l'audience du 5ème procès de la série dans l'affaire des éoliennes de Ger et Saint-Georges-de-Rouelley ; j'y assisterai en qualité de président de l'"Association pour le développement durable de l'Ouest Ornais et de ses environs (A.D.D.D.O.E.)" qui se bat, depuis près de cinq ans déjà, contre ce funeste projet ;
- le 6 février, réunion à Paris de l'équipe normande de la "Demeure Historique" ; j'y participerai en qualité de "référent" en matière de travaux sur monument historique ainsi qu'en matière éolienne ;
- le 7 février au matin, scanner à Flers ;
- le 7 février dans l'après-midi, réunion de travail à la Chaslerie suite à ma demande d'aide à la programmation des prochains travaux au manoir favori ; j'ai invité Carole à y participer, ainsi que mon aîné (ce dernier pourra ainsi suppléer à une récente défection), en leur qualité de principaux demandeurs que je progresse enfin dans la livraison de m2 habitables, le compteur demeurant bloqué autour de 65 tels m2 depuis beaucoup trop longtemps selon eux ;
- le 8 février, concours d'orthographe à Flers ;
- le 14 février, réception, j'espère, de l'accord de principe du C.I.N. pour financer le candidat-acquéreur de "Pontorson".

Certaines de ces étapes se traduisent pour moi par quelque stress.

En en faisant abstraction, je compte avancer dans la préparation de ma réponse à l'architecte du patrimoine qui m'a saisi, le 20 janvier dernier, d'un important dossier que je n'ai pas encore eu le temps de regarder et qui est relatif, si j'ai bien compris et pour l'essentiel, aux travaux des tranches 1 et 2 de restauration des menuiseries extérieures du logis. Mais avant de commencer l'étude de ce dossier, il faudrait que je retrouve les factures que j'ai déjà réglées et les traces des subventions reçues au titre de la tranche 1.
Quand je vous disais qu'elles volent en escadrilles...

Igor s'est blessé à la main en début d'après-midi, avec la scie circulaire. En mon absence, Francis l'a conduit aux urgences à l'hôpital de Flers. A 16 heures, Igor était admis en salle d'opération, avec un tendon sectionné à réparer.

Ce matin, nous étions allés à "maison.fr" à Domfront lui acheter un compresseur, afin qu'il puisse continuer son travail sous les combles du colombier. Car l'électricien avait reporté son intervention de 15 jours, ce qui permettait à Igor de terminer sa tâche en cours.

Dès qu'il me téléphonera, j'irai le rechercher à Flers. Je suppose qu'il restera chez lui, au calme, le temps que tout cela se recolle.

P.S. (à 18 h 30) : Igor me donne des nouvelles rassurantes. Il sortira à 19 h 30. Je lui apporterai des friandises...
... et nous commencerons à remplir toutes les paperasses prévues dans de tels cas (Cerfa n°14463*03 et Cerfa n°11383*02, de beaux noms d'oiseaux assurément).

P.S. 2 (à 20 h 30) : O'Gustin est content de retrouver son copain Igor...

27 janvier 2020.

... mais celui-ci sera en arrêt de travail jusqu'au 2 mars.

"J'étais trop confiant avec cette scie et je n'ai pas fait attention" m'explique-t-il.
Un coup de fil d'un ami, hier matin, m'a sensibilisé aux faits que je devrais réfléchir à mieux définir les priorités de mon chantier et qu'au lieu de donner l'impression que je me mets en position d'attendre de l'aide extérieure pour un programme pléthorique, je devrais me concentrer sur quelques tranches de travaux aisément réalisables qui donneraient aux occupants du manoir un minimum d'espace vital, compatible avec une vie familiale plus normale.

Son conseil n'est certes pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Il témoigne, à mes yeux, de l'extrême difficulté que j'éprouve, même vis-à-vis de personnes disposées au mieux à mon égard, à partager les enchaînements que je vis au quotidien et que je relate non moins fréquemment - peut-être avec excès ? - via notre site favori.

Je vais donc m'efforcer à un exercice pédagogique consistant à expliquer une nouvelle fois comment j'en suis arrivé, dans un courriel du 20 janvier dernier à l'architecte du patrimoine, à lister de la manière suivante les tranches de travaux que je souhaiterais réaliser au cours des 5 prochaines années :

tranche A : la problématique particulière de la chambre au 1er étage Nord du logis, à savoir les "poutres pourries", la souche qui se casse la figure et le remontage d'une cheminée (qu'en l'état de mes réflexions je souhaiterais être celle de la Julinière) ;
tranche B : mon futur bureau-bibliothèque au 1er étage du colombier (plafond, boiseries et étagères, fenêtres, porte) ;
tranche C : la "chambre des tourtereaux" (combles du colombier) : le sol, les 2 portes et les 4 fenêtres ;
tranche D : le rez-de-chaussée du colombier : chaufferie centrale (si le bureau d'études arrive à avancer...), coin cuisine, w-c, SdB ;
tranche E : la salle-à-manger du logis, le RC de la tour NE : un plafond peint manorial, un sol manorial compatible avec le chauffage par le sol, enduits sur les murs
tranche F : Le 1er étage Nord du logis (chambre et SdB dans la tour NE) : sols, murs, plafond, SdB ;
tranche G : le calepinage de la cour (il faut que le bureau d'études nous dise quels tuyaux passer et où) ;
tranche H : la cuisine et l'arrière-cuisine du bâtiment Nord ;
tranche I : le CdT du RC du bâtiment Nord (douche, w-c, lavabo) ;
tranche J : le RdC de la tour Louis XIII ;
tranche K : l'isolation des combles du logis ;
tranche L : l'isolation des combles de la tour Louis XIII ;
tranche M : en vrac, lucarnes et portes de la tour Louis XIII, porte de la cour à l'arrière-cour ;
tranche N : mise hors gel de la chapelle ;
etc


Vue de ma fenêtre, cette liste ne constitue pas un inventaire à la PREVERT ni, encore moins, un catalogue de revendications face à un entourage, quel qu'il soit, que j'estimerais trop pesant pour ma petite personne. Elle présente, selon moi, un panorama des tâches qui me restent à accomplir pour que puisse prendre fin ma carrière de restaurateur de vieilles pierres et pour que je puisse passer le relais - j'espère toujours que ce soit au bénéfice de mon aîné - à la génération montante et dans de bonnes conditions. En tout cas, des conditions dictées en priorité par l'intérêt du monument dont j'ai provisoirement la charge ("ma danseuse" comme d'aucuns l'appellent).

Pour bien faire, il serait sans doute utile que je dresse un "diagramme P.E.R.T." explicitant les ordres logique et temporel dans lesquels ces tranches peuvent utilement se succéder. Il y a là une masse d'informations à rappeler car je comprends fort bien que, pour quelqu'un qui ne vit pas la chose au quotidien, on puisse tomber des nues devant ma liste et réclamer qu'y soient centrées les priorités. Mais voilà, je ne suis pas assez geek pour savoir utiliser les "templates" (je ne sais pas comment on dit en français) des diagrammes P.E.R.T. Donc, parce que c'est la façon de penser et de m'exprimer la plus naturelle pour moi, je vais exposer la question avec des mots.

En amont de cette liste, trois difficultés majeures du chantier ont, au moins à mes yeux, été résolues :
- le choix du combustible le plus approprié pour chauffer les bâtiments : ce site a relaté la façon dont je m'y suis pris, sans assistance de quiconque, pour arriver à la conclusion que la Chaslerie serait chauffée par aquathermie ; en l'état du dossier, après les forages menés avec succès à la fin de 2018, cette conclusion me paraît définitive ; l'étape logique et temporelle suivante est d'amener l'eau tiède à une chaufferie et d'équiper cette dernière et son aval, de préférence en vue d'un chauffage par le sol ; c'est là un budget très important à mon échelle, plus de 150 000 € sans aide de quiconque à espérer, que l'on peut scinder en deux phases : d'abord le bâtiment Nord et les volumes sur lesquels j'entends concentrer mes efforts d'habitabilité, à savoir la moitié Nord du logis et le colombier ; dans un second temps, qui concernera plus directement ma succession, le reste des bâtiments habitables, à savoir, pour l'essentiel, la moitié Sud du logis et le reste de l'aile Ouest (c'est-à-dire le volume actuel des écuries et la tour Louis XIII, pour autant qu'à la petite semaine, je n'aie pas suffisamment avancé dans cette tour) ;
- la définition d'un escalier pour desservir l'aile Ouest : c'est ce que j'appelle "l'escalier en facteur commun" devant desservir à la fois le colombier et le volume des écuries, étant noté que l'escalier mis en place dans les années 1950, toujours en usage à ce jour, est une horreur absolue ; or, en la matière, nous disposons depuis la mi-2018 d'une esquisse d'Arnaud PAQUIN, architecte du patrimoine qui a su, le premier, présenter un projet qui tienne la route ; ceci étant, j'exclus, pour des raisons financières et en l'absence d'aides extérieures envisageables, de mettre moi-même en oeuvre ce projet ; je continuerai donc, au moins à l'horizon de cinq ans qui est le mien, à emprunter l'escalier merdique actuellement en place ;
- la sélection d'un architecte du patrimoine acceptant de suivre mon chantier : la chose n'a été ni facile, ni rapide, de sorte que, longtemps privé du concours requis, au moins de fait, par les textes, j'ai dû me débrouiller seul ; des observateurs éclairés et très attentifs m'ont toujours dit que ce que je faisais était très réussi ; or je connais les défauts de mes réalisations dont je n'ai jamais manqué de parler, car c'est ma façon de vivre, sur le site favori : mes difficultés, mes doutes et mes remords sont ainsi consignés aussi bien que mes motifs de satisfaction mais je considère que je puis, sans forfanterie aucune, être fier de l'ensemble. Le débat actuel doit porter, selon moi, sur le rythme du travail demandé à l'architecte et accepté par elle, ce qui nous ramène à notre sujet principal, c'est-à-dire à mon courriel du 20 et à ce qui s'en est suivi.

Arrivé à ce stade de mon exposé (Carole me dit toujours que j'écris trop : autant me demander d'arrêter de respirer), j'éprouve le besoin de rappeler quelques enchaînements, évidents pour moi mais dont je conçois fort bien qu'ils puissent être perdus de vue par mes lecteurs :
- si l'on me dit que je devrais commencer par fournir à ma famille une cuisine digne de ce nom là où elle est prévue (après maints débats familiaux, parfois tendus), c'est-à-dire au rez-de-chaussée du bâtiment Nord, il faut que je rappelle qu'il serait absurde d'engager des frais à propos de cette cuisine sans régler simultanément le sort de l'arrière-cuisine, compte tenu des usages à terme de ces deux volumes : il y a en effet consensus familial pour installer l'électro-ménager bruyant dans l'arrière-cuisine ; donc, avant cela, il faut retirer de l'arrière-cuisine la vieille chaudière à fuel actuelle, donc avoir mis en place ailleurs une chaufferie efficace ; comme les travaux de chauffage sont coûteux et non aidés, il faut donc résoudre d'abord la question de l'implantation finale de la chaufferie ; à ce sujet, j'ai mandaté en juin 2019 un bureau d'études dont j'attends les conclusions puisque aucun architecte (au sens large) n'a accepté de m'épauler en la matière et que je suis incompétent, même aidé d'un excellent plombier (comme celui auquel je recours ces derniers temps), pour arrêter seul le bon dimensionnement et même le lieu de la future installation ;
- si l'on admet que je ne puis, en l'état du chantier, coucher, outre Carole et moi, plus d'un couple (dans le fournil de la ferme, ce qui m'expose à des réclamations) et de deux ou trois jeunes enfants, s'entassant avec elle dans la chambre de Carole, on conçoit qu'il serait souhaitable que je puisse rendre habitables deux chambres de plus que les deux actuelles, en soupente, du 1er étage du bâtiment Nord ; or la restauration de la chambre du 1er étage Nord du logis est conditionnée par le règlement préalable de la "problématique des poutres pourries" (dossier ouvert il y a plus de douze ans, sans effet à ce jour) et de la question récente de la restauration du conduit de cheminée qui part en brioche ; par ailleurs, la mise en service de la chambre sous les combles du colombier suppose, à tout le moins, que ses fenêtres soient changées, que des portes y soient installées et que je sache quoi faire au sol (c'est-à-dire au plafond de la pièce qui est en-dessous).

Donc, désolé de le redire mais je suis coincé dans ces deux directions, évidemment essentielles pour l'habitabilité.

Je reprends la question de l'habitabilité par l'autre bout, en supposant que l'on a compris pourquoi il est prioritaire qu'avant toutes choses, j'installe la future chaufferie. Considérons donc que la question du dimensionnement de l'installation a été résolue ainsi que celle, corrélative, de la meilleure implantation de cette chaufferie. Il faudra alors tirer les tuyaux amenant l'eau chauffée dans les circuits de chauffage des pièces d'habitation. Or ces tuyaux ne pourront, pour les premiers mètres, passer qu'à l'intérieur de la cour. Donc il faut d'abord avoir résolu, au moins partiellement, les questions posées par la découverte très récente d'un ancien pavage dans la cour. Comment rendre compatibles les égards éventuellement dus à cette relique (je suis demandeur de conseils) et le reste de la vie du chantier, sans parler du confort de mes proches (moi, j'accepte tout en cette matière, je crois l'avoir bien montré depuis le temps où je ne dispose toujours pas d'un endroit correct pour installer un simple bureau, pourtant essentiel pour moi compte tenu de mes contraintes et de mon mode de vie, largement sédentaire et studieux) ?

Donc voilà ce que je voulais dire en réponse à mon ami et à tous ceux qui éprouvent la même difficulté à comprendre mes soucis ici, en matière de chantier.

Qu'il soit clair cependant que je considère qu'après avoir bel et bien réglé (du moins je l'espère) les trois préalables principaux (le choix du combustible, l'escalier "en facteur commun" et une coopération efficace avec des prestataires diligents et compétents), le plus dur est fait : le train est sur les rails. Il faut juste s'assurer que la machine ne calera pas et que les rails auront été convenablement installés avant la progression de l'engin.

Désormais, ne devraient donc plus se poser, dans le cadre connu, que des questions de choix de modalités pratiques. Normalement, ce devrait être la phase la plus gratifiante d'un tel chantier, celle où l'on voit arriver les premières livraisons et autres mises en service après le très long tunnel des préalables et autres priorités que l'on s'était assignées, toujours, bien entendu, "dans l'intérêt prioritaire du monument". Ces priorités étaient concentrées, après la remise en ordre des abords, sur la mise hors d'eaux des bâtiments (pour laquelle il reste encore, ne l'oublions pas, quelques grosses étapes à franchir, notamment du côté de diverses menuiseries extérieures).
Igor est passé me voir ce matin, frais et dispos. Selon le document médical qu'il m'a remis, il s'est blessé au tendon extenseur de l'annulaire gauche.

Nous avons commencé à évoquer sérieusement la suite de sa collaboration avec l'APIJOMM. Son C.D.D. prendra en effet fin avant son arrêt de travail. Et il est toujours désireux de partir en formation dans sept mois.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 30 janvier 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Electricité - Menuiserie - Aile "de la belle-mère"
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(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 30 janvier 2020 06:09
À : Julien Robveille <jrobveille@gmail.com>
Objet : RE: démarrage

Cher Monsieur,

J'ai un imprévu : mon employé s'est blessé, est en arrêt de travail et ne sera pas de retour avant le début mars.

Or j'avais prévu qu'il profite des quelques jours de répit que vous lui accordiez, ce qui lui permettait de terminer son travail de menuiserie sous les combles du colombier. Là, le travail est interrompu (il reste environ deux terrassons sur quatre à traiter), les poutres et les chevrons sont poussiéreux à la suite de son intervention, ainsi que les lattes de parquet posées entre les chevrons.

Ne serait-il pas préférable de repousser votre intervention afin de lui permettre de terminer la sienne en vous laissant place nette ? Si oui, cela signifierait que votre intervention serait retardée de six semaines.

Merci de me dire si vous pouvez vous adapter à cette nouvelle situation ou si vous vous en tenez au planning précédent.

Bien cordialement,

PPF

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De : Julien Robveille <jrobveille@gmail.com>
Envoyé : lundi 27 janvier 2020 08:41
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Re: démarrage

Bonjour Mr Fourcade,
Je pense qu'il serait plus judicieux que vous soyez présent pendant notre première intervention (2-3 jours).
Peut-on décaler d'une semaine et prévoir le 10-11-12 février ?
Bien cordialement
Julien Robveille

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Le mer. 22 janv. 2020 à 19:41, Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com> a écrit :

Très bien pour ce lundi.

Mais je serai absent le mardi et le jeudi de cette même semaine. Et très pris le vendredi.

(Cette semaine sera exceptionnellement chargée pour moi).

Donc à vous de voir si cela est compatible avec votre façon de procéder.

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De : Julien Robveille <jrobveille@gmail.com>
Envoyé : mercredi 22 janvier 2020 19:19
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : démarrage

Bonsoir Mr Fourcade,

Je reçois les spots pour faire les essais en milieu de semaine prochaine.
Nous pourrions démarrer le lundi 3 fevrier.
Est-ce que cela vous convient ?

Cordialement.

Julien Robveille

S.A.R.L. ROBVEILLE ELECTRICITE
Tel : 02-31-73-63-70
Fax : 02-31-73-86-50
Portable : 06-89-14-55-79
www.robelec.com

(Fin de citation)
Comme je l'ai déjà dit de nombreuses fois, ce site a pour moi le très gros avantage de me permettre de retrouver très facilement la moindre information très pointue qui y aurait été mise en ligne. Ceci tient à la présence de deux moteurs de recherche, l'un sur le site-même, l'autre dans la "tour de contrôle".

Ainsi, je viens d'entrer "taux de subvention" dans le moteur de recherche de la "tour de contrôle" et, grâce à cet outil très performant, j'ai immédiatement retrouvé le texte d'un courriel d'il y a trois ans environ où j'expliquais à la tutelle les réalités de ma comptabilité et les ratios que j'en tirais. J'avais immédiatement cantonné ce texte à la partie "Privé" du site, plus précisément sous l'onglet "Privé/Finances etc" ; donc, en procédant comme moi, vous ne le retrouveriez pas et tomberiez sur une impasse (sauf à disposer du mot de passe nécessaire, ce qui n'est le cas que de trois personnes à ce jour, à savoir Guillaume GENDRAUD, ès-qualité de "geek en charge", ma belle-fille et moi).

Or, selon l'ami dont j'ai fait état hier, il ne serait pas inutile que je me tienne prêt à répondre à ce sujet à l'exaspération, si j'ai bien compris (mais je n'en suis pas sûr), de prochains interlocuteurs qui trouveraient que je me plains trop en la matière alors que, selon eux, je serais bien loti.

En réalité, il semble que ces interlocuteurs et moi, lorsque nous évoquons ledit ratio, nous ne mettions pas les mêmes choses au numérateur et au dénominateur, ce qui n'est certes pas la meilleure façon de parvenir à un diagnostic commun. Et, bien naturellement, ma façon de voir aboutit à minorer ledit ratio quand je trouve que la leur a l'effet inverse. Il faut donc que j'explicite mon mode de calcul et, pour commencer, que j'actualise mes chiffres, au moins en les complétant sur la période la plus récente (ce qui amènera, d'ailleurs, à distinguer entre subventions programmées et subventions reçues). Je compte m'y employer, avec toute la sérénité nécessaire, avant leur prochaine visite, de manière à favoriser le caractère constructif de nos échanges, ce qui est évidemment mon seul but à leur sujet.
Je viens d'avoir une conversation téléphonique de 1 h 15 - pas moins ! - avec l'architecte du patrimoine en charge des prochains travaux déjà programmés et résolue à avancer, là comme ailleurs, dans les meilleurs délais, ce qui est de nature à me ravir. Pourtant ceux qui me connaissent savent que je n'aime guère le téléphone, donc que j'y suis volontiers expéditif.

Nous avions, il est vrai, beaucoup de choses à nous dire, tant la transcription en termes formels des réalités du terrain suppose d'ordre et de méthode.

Mais excellent climat entre nous, c'est clair. Même si, de mon point de vue, il reste des boulons à serrer (toujours ce foutu côté perfectionniste qui ne me simplifie pas toujours la vie...). Espérons que ce climat constructif augure d'une période faste pour le chantier favori !
Sur la base du tableau modifié par l'architecte du patrimoine au cours de notre longue conversation téléphonique d'hier après-midi, je sens que je vais devoir passer de longues heures à pointer les différents chiffres collationnés.

L'enjeu de ce travail est de pouvoir présenter à la D.R.A.C. un récapitulatif détaillé des prochaines phases du chantier pour lesquelles soit des subventions ont été obtenues dont le versement n'a pu encore être demandé, soit des subventions seront sollicitées (au moins pour mon compte, c'est-à-dire avant le relais espéré par mon aîné).

Pour la tranche 1 de restauration des menuiseries extérieures du logis, la définition des rubriques de ce tableau sera facile. Pour la tranche 2, il me faudra expliciter un scenario souhaitable et compatible avec les enveloppes existantes. C'est pour la tranche 3 et pour les tranches ultérieures à mettre en place pour d'autres travaux que les choses se compliqueront. Il faudra que je vérifie si le scenario recommandé à ces sujets par l'architecte du patrimoine est compatible avec mes contraintes financières (il y aura, à ce sujet, une grande incertitude pour moi avant, au mieux, le 15 février prochain, date à laquelle je devrais savoir si mon candidat-acquéreur de "Pontorson" a obtenu le feu vert de sa banque) ou pratiques (dues au souci d'avancer dans l'habitabilité, c'est-à-dire, prioritairement, dans l'installation d'un chauffage efficace et approprié).

Je pourrai ensuite préparer, à la demande de l'architecte du patrimoine et en liaison avec elle, la note de synthèse destinée à la D.R.A.C. qui pourra être débattue le 7 février prochain avec les représentants de celle-ci et en présence - je l'espère - de ladite architecte du patrimoine. J'ai en effet prié hier cette dernière de participer à cette réunion, importante à mes yeux pour la bonne programmation de notre chantier favori.
Au cours de ma longue conversation téléphonique d'hier avec l'architecte du patrimoine, j'ai informé celle-ci que M. LESCROART a mis fin à la mission d'"assistant à la maîtrise d'ouvrage" que je lui avais confiée.

Le rôle de M. LESCROART était principalement de m'aider à recruter un nouvel architecte du patrimoine en succession de Benoît MAFFRE (la relation avec le très sympathique et compétent Arnaud PAQUIN n'ayant jamais pu être contractualisée ; c'est néanmoins Arnaud PAQUIN qui nous avait aiguillés vers l'architecte du patrimoine avec qui j'ai finalement conclu, ce dont je suis très reconnaissant à Arnaud PAQUIN, un gentleman à cette occasion ô combien critique). A titre accessoire et compte tenu des compétences dont témoigne assurément sa longue et brillante carrière professionnelle, M. LESCROART m'avait également aidé, pendant la période où il était chargé d'intervenir pour mon compte, à résoudre un certain nombre d'autres problèmes, techniques ou de documentation, relatifs à notre chantier favori ; ce fut le cas notamment à propos du si lancinant problème des dégâts des eaux récurrents dans l'aile Ouest face auquel j'étais bien seul, problème qui, malgré sa difficulté, a ainsi pu être réglé avec une grande efficacité. Enfin, toujours dans le cadre de sa mission, telle du moins que je l'entendais, M. LESCROART avait à dialoguer avec moi et à m'épauler dans les cas où je ressentais le poids d'une certaine solitude ou de quelque lassitude face à des formes d'adversité, réelles ou supposées ; un rôle de confesseur en quelque sorte, sinon d'accoucheur, au moins d'idées ; c'est sans doute à ce titre que son écoute policée et bienveillante me manquera le plus.
Journée consacrée presque entièrement à vérifier les chiffres entrés par l'architecte du patrimoine dans le tableau récapitulant la mission dont elle s'estime limitativement investie et qu'elle appelle "EXE". En clair, la restauration des menuiseries extérieures du logis et celle des lucarnes du colombier et des écuries (mais pas les lucarnes pourtant moribondes de la tour Louis XIII, ni davantage la restauration des menuiseries extérieurs de l'aile Ouest autres que ces lucarnes, si ce n'est, exception à l'exception, les menuiseries métalliques de la tour Louis XIII). Bref, de quoi faire de sacrés nœuds de cervelle pour le plaisir. Et en laissant très largement de côté mes soucis d'habitabilité.

Sur ces bases peu satisfaisantes, j'essaye de répartir les sommes correspondant à cet "EXE" bizarre entre plusieurs tranches :
- une tranche 0 pour écluser les reliquats de subventions obtenues pour la restauration de la charpente et de la couverture du colombier,
- la tranche 1 et la tranche 2, autant que possible comme elles ont été autorisées (mais ce n'est guère faisable en réalité, sauf à introduire de la souplesse entre sous-enveloppes),
- une tranche 3 et une tranche 4 à définir, cette fois en commençant à prendre un peu en considération mes souhaits d'habitabilité.

Ainsi conçue, cette programmation présente deux inconvénients majeurs :
- optiquement, elle peut donner l'impression que je passe mon temps à réclamer des subventions, ne serait-ce que parce que, par manque d'architecte du patrimoine en charge depuis bientôt trois ans, des wagons sont restés à quai (les tranches 1 et 2), bien contre mon gré ;
- sur le fond, elle néglige totalement les missions que j'ai besoin de confier à un architecte du patrimoine qui voudrait bien les accepter, en vue de traiter également toutes les autres tâches qui sont à mon programme et qui excèdent largement "EXE", notamment :
. la restauration des menuiseries extérieures du colombier et de l'ancien "salon de l'aile de la belle-mère" : sinon quand espérer rendre habitable le colombier ?
. le traitement enfin de la problématique dite des "poutres pourries" au plafond de mon ancienne chambre au 1er étage du logis ; tant qu'on y est, la réparation du conduit de cheminée dont le haut de la séparation intérieure (j'insiste sur cette localisation) s'éboule un peu plus lors de chaque nouvelle tempête ; sinon, quand rendre habitable la moitié Nord du logis ?
. le dialogue enfin avec le bureau d'études, puis tout ce qui concerne l'installation du circuit du chauffage, y compris à travers la cour (donc y compris la problématique du pavage de la cour) ; sinon, comment rendre habitable quoi que ce soit de plus que le bâtiment Nord et ses 65 m2 déjà traités ?
. et encore plein de choses qu'il serait trop long d'évoquer ici.

Autrement dit, même en additionnant le coût des tranches 0 à 4, on est très loin du total que j'aurai à supporter, si du moins je veux pouvoir mettre à la disposition de mes proches et du public un minimum de pièces convenables pour les recevoir.

Voilà ce qu'il faudra que je parvienne à faire comprendre à mes interlocuteurs du 7. Si j'en crois ce qu'on me laisse entendre, je n'y suis pas encore arrivé et c'est bien ce qui m'inquiète car je ne sais plus comment m'exprimer.