Menuiserie

Christian MONNIER a réagi vivement hier quand je lui ai présenté son bulletin de salaire de janvier 2019, tel que préparé par "Atout-Services" (avec un retard dû, paraît-il, à la mise en place du "prélèvement à la source"). Ce document fait apparaître qu'à la fin janvier, alors que ce salarié est tenu par contrat avec l'APIJOMM d'effectuer 151,67 heures de travail par mois, 107 étaient des "heures d'absence non justifiée". Ce chiffrage résulte des déclarations quotidiennes d'activité de l'intéressé par S.M.S., telles qu'il avait enfin accepté de les consigner par écrit depuis sa mémorable crise précédente.

Christian a exigé que son mois de janvier lui soit payé en entier et que le bulletin de salaire soit corrigé en conséquence, ce qui est dépourvu du moindre fondement et que j'ai donc, bien sûr, refusé. Je lui ai proposé de lui consentir une avance sur son salaire de février mais il n'a pas voulu en entendre parler.

Par ailleurs, Christian a exigé que je lui règle une certaine somme au titre de son arrêt pour "accident du travail" de décembre dernier. Or, d'après mes recherches à ce stade, rien de tel ne lui est dû en l'état du dossier. J'ai néanmoins interrogé la M.S.A. et "Atout-Services" par écrit mais n'en ai pas encore reçu la réponse. Là encore, le comportement de ce salarié n'est pas tel que je voie des raisons de lui donner sans motif une telle satisfaction.

Il a donc quitté le chantier une fois de plus sans fermer la porte du rez-de-chaussée du colombier où il travaillait, sans ranger le tracteur "Valtra" avec lequel il a encore récemment loupé de nouveau la porte charretière et en me traitant de surcroît de "malhonnête", ce qui ne m'a pas étonné d'un tel individu dont la tempérance n'est pas la qualité cardinale.

Une fois de plus, il ne s'est pas présenté au travail aujourd'hui. Il m'envoie cette après-midi un S.M.S. m'informant qu'il souhaite me rencontrer demain pour m'annoncer son départ.

Demain, j'aurai d'autres choses à faire. Mais ma porte lui demeurera ouverte aujourd'hui jusqu'à ce que j'aille me coucher.

Bien entendu, dans le décompte des sommes dues qu'il y aura lieu d'établir, il faudra répercuter l'impact des jours de congés qu'il a pris depuis juillet dernier en avance sur la naissance de ses droits et en me mettant souvent, d'ailleurs, devant le fait accompli.

Comme on le voit, je n'ai plus de temps à perdre en recherche de nouveaux compromis ni encore moins l'envie de faire d'efforts supplémentaires en sa faveur. Je crois pouvoir conclure de nos dix mois de coopération qu'il n'a jamais supporté la position, nouvelle pour lui, de salarié. Compte tenu de nos âges et de son caractère, je suis d'avis qu'il serait vain d'espérer que cette donnée puisse changer quoi que je puisse entreprendre pour lui faire accepter les contraintes normales de ce statut.

P.S. : Un S.M.S. m'indique qu'il n'est pas libre ce soir. Il me propose ce jeudi mais j'y serai également indisponible pour lui.
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 22 février 2019 16:00
À : CORESPA
Cc : (...)@culture.gouv.fr; C.F. ; T.F.
Objet : RE: Chaslerie contrat de maitrise d'oeuvre

Cher Monsieur l'inspecteur général,

La proposition que vous me présentez n'est pas acceptable par moi pour les raisons déjà explicitées dans mes courriels précédents.

Si M. PAQUIN ne veut signer qu'un bon de commande relatif aux menuiseries extérieures, je vous prie donc, sans débat supplémentaire comme déjà indiqué, de lui trouver un successeur.

Bien cordialement,

PPF

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De : CORESPA <yl-corespa@orange.fr>
Envoyé : vendredi 22 février 2019 15:07
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Re: Chaslerie contrat de maitrise d'oeuvre

Cher Monsieur,

Je partage pleinement votre souci d’exigence sur les coûts et les délais, et le souhait de ne pas retarder davantage les travaux en attente.

Le contrat de maîtrise d’oeuvre proposé par M. Paquin définit le cadre général de l’intervention, et les bons de commande successifs correspondant à chaque tranche de travaux permettent de cadrer précisément les coûts et les délais.

Ce projet de contrat de maîtrise d’oeuvre proposé de M. Paquin est en effet un peu touffu - en raison de la présence de missions qui ne sont pas d’actualité sur ce dossier - et mériterait d’être élagué, mais l’important est d’être (ou non) d’accord avec
- le taux d’honoraires (5.2)
- la répartition de la rémunération par élément de mission (5.3)
- le mode de révision du montant des honoraires (5.5)

Pour tenter d’avancer, je vous ai préparé l’esquisse du 1er bon de commande pouvant s’appliquer aux menuiseries du corps de logis, auquel vous pouvez ajouter des prestations complémentaires relatives aux interventions mineures en menuiserie les plus urgentes, et ne nécessitant pas de nouvelle autorisation. C’est seulement un document de ce type qui permettra d’obtenir le suivi efficace et rigoureux des opérations que vous êtes en droit d’exiger.

Je ne pense pas possible d’inclure dans les « travaux complémentaires » la question de la poutraison de la chambre de l’étage. Le sujet est assez complexe, car il comporte vraisemblablement une intervention de couverture, puisque ces poutres prennent l’eau semble-t-il. Le changement éventuel du sens de cette poutraison impliquerait une modification de la charpente de la toiture, qui est actuellement vicieuse puisque l’arbalétrier de croupe vient buter dans le conduit de cheminée, lui-même dans le vide.... Cette intervention rend indispensable une étude technique particulière.

Enfin, il est évident que si M. Paquin ne se conforme pas à ce mode opératoire, il faudra se tourner vers un autre maître d’œuvre habilité à travailler sur un MH classé.
Mais les architectes « sérieux » hésitent à travailler sans un contrat définissant très clairement les devoirs respectifs de la maîtrise d’oeuvre et de la maîtrise d’ouvrage. Compte tenu de ce que j’ai pu observer des compétences techniques de M. Paquin, et des suggestions intéressantes apportées dans le parti d’aménagement de l’aile ouest, je pense souhaitable qu’il puisse mener à son terme la restauration des menuiseries, sur lesquelles il s’est à mon avis penché avec intelligence.

Le sujet de la restauration des intérieurs ISMH pourra ensuite se poser en d’autres termes.

Bien cordialement,

Yves LESCROART

(Fin de citation)
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Pourquoi faudrait-il laisser le chantier entravé par des individus avec qui il est établi qu'il est vain d'essayer de collaborer ?

Sébastien LEBOISNE est venu cette après-midi préparer son intervention pour remplacer les poutres du plafond de la salle-à-manger du logis et, surtout, terminer le travail d'isolation thermique entrepris dans les combles du colombier :

25 février 2019.


Il poursuivra ce dernier en l'adaptant aux combles des écuries.
Vu en cette fin d'après-midi, au théâtre de Caen et sur la proposition de "Septembre musical de l'Orne", "Der Freischütz" de Carl Maria Von WEBER, sous la direction de Laurence EQUILBEY. Superbe musique, excellents interprètes (notamment Johanni Van OOSTRUM et Chiara SKERATH), intéressants efforts pour renouveler la technique des décors grâce à des hologrammes. J'ai été moins convaincu par l'intrigue, artificielle, et par la mise en scène, beaucoup trop statique à mon goût.

A l'issue du spectacle, Philippe TOUSSAINT, que j'avais mis en boîte par courriel à propos de son récent débat avec Stéphane BERN, a essayé de me convaincre des vertus du "Loto du patrimoine" et je dois admettre qu'il y est presque parvenu quand il m'a indiqué qu'il s'agit d'acclimater en France une formule qui, au Royaume-Uni, rapporte 400 M€ tous les ans à la restauration des vieilles pierres.

J'ai de même échangé quelques paroles avec Yves LESCROART qui m'a dit que sa proposition allait m'arriver et avec Jean-Paul OLLIVIER, D.R.A.C. de Normandie, à qui je me suis retenu de déclarer que je commence à en avoir ras le bol de la corporation des architectes du patrimoine mais qui a dû, j'imagine, en être informé par ses excellents collaborateurs.
Mes idées mûrissent pour sortir notre chantier favori de l'impasse où le bloque de fait un turlupin protégé.

Par ailleurs, je reprendrai le volant cette après-midi pour tenter de convaincre Igor de devenir le salarié de l'APIJOMM. Il vient en effet de m'apprendre que le contrat qu'il a signé hier ne porte que sur 15 jours.

Comme toujours, "La guerre est un art simple et tout d'exécution".
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 27 mars 2019
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Menuiserie - Aile "de la belle-mère"
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Depuis décembre 2017, Sébastien LEBOISNE a été réglé de 50 000 € au titre de la 1ère tranche de restauration des menuiseries extérieures du logis. J'avais payé d'avance pour que, dans le contexte de l'époque, la mise en place du prélèvement à la source ne me handicape pas dans la gestion fiscale de notre manoir favori. J'avais même dû m'endetter pour m'acquitter de cette facture.

Or, pour les raisons connues, ce chantier-ci n'a toujours pas pu démarrer alors que quinze mois se sont écoulés sans que Sébastien ne dispose de la moindre contribution utile d'un architecte du patrimoine.

Plutôt que de me lamenter davantage sur les inconvénients, massifs donc qui devraient être évidents, des monopoles légaux non contrôlés par la puissance publique qui les octroie, j'ai chargé Sébastien de commencer à dépenser cette somme en poursuivant une tâche entreprise, d'ailleurs à une vitesse de limace, sous les combles du colombier.

Ainsi, il viendra lundi prochain, avec un compagnon me dit-il, prendre ce relais.

Comme le stock de lattes de parquet disponibles a fondu, je pense lui demander de se réapprovisionner prioritairement sur le palier, à hauteur du 1er étage des écuries, de l'escalier débile des années 50 que l'on sait.
Il est, bien entendu, très gênant d'en être toujours à attendre une quelconque réaction utile du dernier architecte du patrimoine avec qui les circonstances m'ont mis en contact.

Or il se trouve qu'on n'a pas besoin de l'intervention d'un tel intervenant pour les travaux intérieurs de notre manoir favori puisque ceux-ci relèvent de la législation applicable aux monuments inscrits, donc peuvent être menés, de la conception à la livraison, sous le contrôle d'un architecte "normal", si j'ose dire.

Ayant eu largement le temps, depuis quelques mois, de mener mon enquête de terrain, j'espère avoir trouvé un architecte digne de ce beau nom, c'est-à-dire apte à mener à bien le chantier intérieur, y compris le traitement professionnel des problèmes posés par la circulation des fluides, problèmes ô combien importants en pratique, et même prioritaires.

Un premier contact devrait pouvoir avoir lieu à notre manoir favori à la mi-avril.
Globalement, on peut dire que je passe ces jours-ci par une phase favorable :

- pour le chantier favori, notamment ses travaux intérieurs, je prends enfin le dossier du bon côté en veillant à régler d'abord la question de la circulation des fluides ; en outre, Sébastien LEBOISNE va pouvoir poursuivre l'isolation des combles et Igor va revenir nous donner un coup de main toujours très apprécié ; le problème de l'entretien des abords semble, quant à lui, résolu dans de bonnes conditions ;

- à Pontorson, il me reste à ce jour deux problèmes sur les bras : un T2 de 50 m2 à louer au rez-de-chaussée mais la locataire sortante a réglé sa dette et ce lot devrait, normalement, trouver rapidement preneur ; surtout, au 1er étage, ce salopard, expert en ficelles face aux tribunaux, qui ne paye pas son loyer depuis 18 mois et contre lequel j'ai hâte de pouvoir obtenir enfin l'exécution de l'expulsion et la retenue sur salaires (vaste programme) ;

- j'ai enfin vendu mes dernières actions, ce qui m'évitera de me lamenter dans mon coin sur ce volet de ma gestion calamiteuse, et c'est très bien ;

- O'Gustin est en pleine forme et me tient sympathiquement compagnie ;

- le retour des beaux jours aidant, Carole m'abandonne un peu moins souvent ; du côté des jeunes classes, j'attends toujours des visites qui tardent un peu trop à mon goût mais je comprends qu'il y ait d'autres priorités ; ma mère est traitée aussi bien qu'on le peut et ne se plaint pas trop ;

- enfin, du côté de ma petite santé, je me détériore gentiment (j'ai remis récemment la main sur des photos de l'an 2010 et ça fait quand même un choc) mais tout cela est suivi.