Menuiserie

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 29 novembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Charpente-couverture - Menuiserie - Logis
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Pour la 3ème fois en moins d'une semaine, Christian est absent sans m'en avoir prévenu. Je ne comprends pas son comportement. Cette série d'incidents n'est pas la première, loin s'en faut, même si, jusqu'à présent, j'avais passé l'éponge.

Je précise que cet employé est payé pour 35 heures de travail par semaine. Comme il refuse de tenir son cahier de présence ainsi qu'il y est pourtant tenu contractuellement, il me met dans l'impossibilité de vérifier, avec les moyens dont je dispose, qu'il n'abuse pas de la situation. En l'état du dossier, ceci n'est plus tolérable pour moi.

Je lui ai donc envoyé un S.M.S. de demande d'explication. Il a répliqué, d'abord en prétendant que c'est à moi de me présenter à lui et non à lui de me rendre des comptes puis, quand je l'ai prié de ne pas inverser les rôles, par un message de menace.

Dont acte.

S'il réapparaît demain, il ne devrait pas être surpris de recevoir en main propre un certain courrier lui donnant un peu de temps pour réfléchir.
Depuis un an, on sait que je rame pour tâcher de rééquilibrer le programme de travaux en le fondant sur de bonnes bases (comme la priorité au chauffage central) et en l'adaptant à mes moyens. Je m'appuie, pour ce faire, sur divers interlocuteurs, dont un architecte du patrimoine et des artisans avec qui j'espère poursuivre des relations de travail apaisées et confiantes. Il en va de même pour mes contacts avec la D.R.A.C.

Je ne puis, à l'inverse, me laisser pourrir la vie par des intervenants qui adopteraient face à moi un comportement dont j'estimerais sereinement qu'il dépasse les bornes.

Je me rappelle l'avoir expliqué à mon cadet il y a quelques mois, alors qu'il m'exhortait à renouer avec un architecte du patrimoine au comportement incorrect (de même que "Salvador Dali = Avida Dollars", cet individu était apparu digne du sobriquet "Ferme à bifton").

Ces jours-ci, je me trouve devant le même type de choix à propos d'un salarié pour le moins rétif.
Tout bien pesé de mon côté, je suis prêt à tirer toutes conséquences de son attitude si, comme il ne me l'a déjà que trop souvent affirmé, il persiste à refuser de s'amender.

En particulier, que quiconque soit bien convaincu qu'il ne sera pas dit qu'à mon âge, je serais prêt à entamer une carrière de pétochard face au chantage, quel qu'en soit l'objet.

A bon entendeur, salut !
A l'évidence, certains souhaitent connaître la suite de l'histoire :


La voici : Christian m'a envoyé hier, un peu avant 8 heures du matin, un S.M.S. m'indiquant qu'il ne reviendrait pas avant lundi.

La lettre recommandée est donc partie à l'ouverture du bureau de poste, l'entretien préalable étant prévu le lundi 10 décembre 2018 à 10 heures.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 3 décembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Charpente-couverture - Menuiserie - Logis
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En ce lundi matin, Christian a souhaité me voir. Il m'a confirmé refuser de me montrer le cahier sur lequel il note ses heures de présence et refuser de me prévenir quand il s'absente. Il continue à prétendre que je crée le problème en ne lui faisant pas confiance. Il m'a engagé à lui trouver un successeur, ajoutant qu'entre "le chômage" et les chantiers qu'il trouvera, il n'y aura aucun problème pour lui. Il souhaite seulement éviter le contentieux.

Je lui ai répondu que l'entretien préalable est dans une semaine, ce qui lui laisse le temps de réfléchir. Quant à moi, ai-je ajouté, je serai désormais intransigeant sur la fourniture du cahier de présence ainsi que sur la nécessité qu'il me prévienne avant ses absences. Bien entendu, je ne vois là aucun problème de manque de confiance de ma part, seulement mon droit d'employeur d'exercer un contrôle normal sur le travail de l'employé, ainsi que je l'ai toujours fait, sans que cela n'ait posé le moindre problème, pour chacun des prédécesseurs de Christian. Agir autrement équivaudrait pour moi à signer des chèques en blanc, ce qui est évidemment exclus.

Il souhaite que l'on se donne le mois pour se quitter. De mon côté, il me paraitrait inutile de ne pas nous en tenir au calendrier légal.

Voici en tout cas l'état des lieux, tel que photographié hier soir :

2 décembre 2018.

(Début de citation)

De : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : samedi 8 décembre 2018 20:31
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Re: Chaslerie - Fin de la géothermie profonde, début de l'aquathermie

Formidable !
C'est une chance.
Je vois lundi matin avec Sébastien Leboisne et vous-même pour le rendez-vous avec le ferronnier.
Très cordialement

Arnaud PAQUIN

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De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : samedi 8 décembre 2018 01:44
À : Arnaud Paquin Architecte
Cc : C.F. ; T.F.
Objet : Chaslerie - Fin de la géothermie profonde, début de l'aquathermie

Cher Monsieur,

En raison de la découverte, totalement inattendue, d'une très importante réserve d'eau tiède sous la Chaslerie, j'ai décidé d'abandonner l'idée de nous chauffer ici par géothermie profonde (dite aussi "par sondes") et d'opter pour l'aquathermie.

Ceci va me permettre d'abaisser très fortement les coûts de cette installation. L'inconvénient sera la nécessité d'assurer un entretien régulier du dispositif.

Globalement, c'est une excellente nouvelle, vue d'ici.

Pour plus de détail, cf le site favori : https://www.chaslerie.fr/blog/architecte?p=138#blog-post-45059

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
Christian a souhaité me voir à 8 h 30 ce matin alors que nous avions rendez-vous à 10 heures. Portant un pansement à un bout de doigt, il m'a affirmé qu'il devait être considéré en congé de maladie aujourd'hui.

Je lui ai proposé de tenir notre réunion sur le champ. Il l'a accepté et j'ai donc abordé le fond de notre différend en lui demandant une nouvelle fois d'adopter une attitude compatible avec son statut de salarié. Il a confirmé son refus de me communiquer le cahier sur lequel il doit, comme stipulé par son contrat de travail, noter ses heures de travail. Il accepte toutefois de me prévenir désormais en cas d'absence. La conversation a tourné de façon telle que nous n'avons pas évoqué ses menaces.

Je lui ai en effet recommandé de réfléchir une dernière fois à la nécessité de tenir le cahier. Mais il l'a refusé et a déclaré que, puisque, d'après lui, je ne lui fais pas confiance, il arrêtait là notre collaboration. Il m'a ensuite demandé de lui régler son salaire de novembre, calculé sur la base de 35 heures de travail par semaine, ainsi que 19,10 € de frais sur factures. J'ai voulu lui rembourser ces frais mais ai confirmé que, pour le salaire, j'ai besoin du cahier afin de vérifier qu'après ses nombreuses absences sans qu'il m'en ait prévenu, il ne cherche pas à se faire payer des heures non effectuées.

Il est alors parti en refusant le remboursement immédiat des frais et en me disant : "c'est donc la guerre !".
Vérification faite à 9 h 30, Christian paraît bel et bien avoir abandonné le chantier. Il n'a même pas pris la peine de fermer la porte du colombier derrière lui :

10 décembre 2018.

Voici le spectacle sous les combles du colombier. Il a tout laissé en désordre, se bornant à enlever la scie électrique qui lui appartient :

10 décembre 2018.

10 décembre 2018.

10 décembre 2018.

10 décembre 2018.

Il a quasiment achevé son travail au niveau du panneau central du brisis Est...

10 décembre 2018.

... mais, outre les quatre terrassons, le brisis Nord reste à traiter...

10 décembre 2018.

... de même que tous les encadrements de lucarnes et plus de la moitié du brisis Ouest :

10 décembre 2018.

Le rayon de soleil de ce matin fait ressortir que, pour l'entretien des allées et des massifs de fleurs, il a, malgré mes instructions, utilisé du "Round-Up" :

10 décembre 2018.

10 décembre 2018.

Sans vouloir me livrer ici à un inventaire des reproches qui pourraient être formulés (ce n'est pas le lieu de le faire ni, d'ailleurs, mon intention présente), je puis seulement indiquer que, malgré mes multiples demandes, y compris récentes, il n'a toujours pas mis à l'abri diverses pièces de bois peu décoratives...

10 décembre 2018.

10 décembre 2018.

... ni davantage avancé dans son travail sous la charretterie.

Si, comme cela me semble probable, il ne réapparaît plus ici, il faudra que je trouve une solution pour remédier à la désorganisation résultant de son comportement, tant pour les chantiers en cours ou prévus que pour la pérennité-même de l'APIJOMM. Je me verrais mal en particulier entamer une carrière de jardinier ou, encore moins, d'homme toutes mains durant ma 68ème année.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 17 décembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Ferronnerie - Menuiserie - Logis
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Cela se passait à deux heures de route de notre manoir favori. La réunion, attendue et promise depuis plusieurs semaines, avait été organisée moins de huit heures avant son début, prévu pour 17 h 30. Pourtant l'organisateur, si on peut lui donner ce nom, a encore trouvé le moyen d'arriver avec 75 minutes de retard. Cela faisait donc 3 heures 3/4 de perdues pour les trois autres participants. Comme je devrai rouler une partie de la nuit prochaine, je l'ai accueilli avec un savon à ma façon.

La réunion a néanmoins été utile. J'en rendrai compte à mon retour de Paris.
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Hier comme depuis lundi dernier, Christian en était à parfaire les angles des premiers brisis traités :

19 décembre 2018.


Pour la suite, je lui ai demandé de se préparer à s'occuper de la taille de formation et de l'élagage des boisements en étudiant certains comptes rendus des premières séances du FOGEFOR auquel j'avais participé il y a déjà quatre ans. Les messages pertinents commencent au n° 18144. mis en ligne le 31 mars 2015. Je pense que Christian pourrait s'en tenir à ce stade au message n° 18165.
Notre troquet favori à Bagnoles, du côté du "Cetlos", celui où l'on servait un chocolat chaud excellent car allongé de maïzena, a fermé du fait du départ à la retraite des tenanciers coutumiers. La réouverture est prévue en mars sous un autre pavillon. Carole et moi avons donc dû, hier après-midi, passer à notre choix n°2, une pâtisserie après le marchand de journaux. Et, là, autour d'un chocolat moins bon que dans l'ex-troquet favori, Carole m'a reproché que ma liste du 20 novembre soit "trop compliquée". Comme moi, elle s'interroge en effet sur les meilleurs moyens de débloquer notre chantier favori, encalminé depuis trop longtemps.

Je trouve curieux ce souci de vouloir ramasser en un minimum de points un tel chantier. Déjà la D.R.A.C. me l'avait demandé lors de sa visite du 15 novembre dernier. Dans son principe, l'idée paraît simple et de bon sens. Mais, en pratique, ça ne marche pas, en tout cas pour moi.

Toutes ces personnes, dont je ne mets nullement en doute les bonnes intentions, ne comprennent pas que j'ai besoin de pouvoir me lancer constamment dans plusieurs directions à la fois, par simple souci de ne pas me retrouver coincé par l'un des multiples contretemps qui ne manquent pas de surgir à tout moment pour des raisons étrangères à ma volonté. A commencer par la disponibilité des artisans ou les découvertes inopinées comme il en arrive à tout bout de champ en de multiples domaines. J'ai aussi et surtout des rythmes à respecter, le fiscal n'étant pas le moindre, loin s'en faut, qui m'obligent à avancer vaille que vaille, contre vents et marais si nécessaire : à ce seul titre, je dois pouvoir maintenir une vitesse de croisière à peu près constante et ce n'est pas un mince effort au milieu de tous les obstacles entre lesquels je passe ma vie à godiller.