Menuiserie

On me signale qu'un homme toutes mains de nationalité française, plâtrier de formation, serait sur le marché. Il vient de perdre son emploi à la suite de la séparation de ses employeurs, un couple d'étrangers propriétaire de deux châteaux normands. Il devrait me contacter pour qu'on se rencontre.
L'architecte du patrimoine en charge de la "mission n°2" m'avait fait promettre, dès le début de notre collaboration, de ne pas mettre en ligne ses productions sur le site favori tant que nous ne serions pas parvenus à un accord sur le projet soumis à l'administraaaâââtion.

S'agissant de l'aile Ouest, il me semble qu'après tous les échanges qui ont eu lieu entre nous depuis des mois, nous en sommes arrivés à ce stade. Pour être précis, je dirais qu'il reste encore 2 % des questions soulevées par ce projet à traiter avant que notre accord soit complet.

Mais que sont 2 % de points encore en débat ? Et justifient-ils que je me prive des possibilités, précieuses à mes yeux, qu'offre ce site d'archiver mes documents, d'en disposer de façon commode pour pouvoir les réexaminer à loisir, voire de tenir le fan-club informé du dernier état des réflexions en cours, étant entendu que ses réactions sont toujours lues avec intérêt et peuvent ouvrir de nouvelles voies de réflexion.

Donc voilà, c'est décidé, je considère que les documents que m'a transmis avant-hier cette architecte du patrimoine sont arrivés à un stade de maturation et d'accord tel que, sans risquer ses foudres, je puisse les partager ici.

Je ne le ferai pas sous la forme de photos des documents bruts (dont j'ai toutefois fait disparaître ici le nom de cette architecte) car, si l'on excepte la façade Ouest, dotée comme convenu de grandes vitres sur sa partie centrale (les anciennes écuries),...

... on admettra aisément que l'échelle des plans et le format A4 des tirages possibles avec ma bécane ne favorisent pas la lecture de ces derniers :


Donc zoomons, imprimons et scannons et faisons-le niveau par niveau en nous concentrant sur le volume problématique, celui contenant le fameux "escalier-en-facteur-commun", le colombier et la zone intermédiaire entre ces deux sous-ensembles. Voici ce que cela donne :

- au rez-de-chaussée (étant entendu qu'il y a ici une petite erreur de plan - dans le passage vers les deux "w.-c. du bas" - qu'il serait trop long d'expliquer) :


- à l'étage du futur "bureau-bibliothèque-de-mes-rêves" :


- au niveau intermédiaire entre le 1er et le 2ème étage du colombier :


- enfin, au niveau de la "chambre des tourtereaux" :


Pour faciliter autant que faire se peut une compréhension rapide de ce projet complexe, j'ajoute les coupes pertinentes :


Comme on le voit, ce projet est basé sur les principales idées suivantes :
- permettre le meilleur usage du colombier en en faisant disparaître un maximum de cloisons (toutes aux étages, comme déjà réalisé),
- rendre aisé l'accès du public, y compris de personnes handicapées, au rez-de-chaussée de ladite aile ; à cet effet, respecter les normes dites "E.R.P.", y compris en prévoyant des toilettes pour handicapé ;
- disposer de facilités adéquates pour organiser des spectacles ou des concerts ; je précise - chose qui n'apparaît pas sur les photos précédentes - que le rez-de-chaussée de la tour Louis XIII serait utilisable comme loge d'artistes.

Hier matin avec l'architecte du patrimoine, hier après-midi avec Carole, j'ai discuté d'un certain nombre de difficultés que je percevais dans ce projet. Pour moi, tout est clair à ce stade sous réserve des 2 % que je retiens encore et qui sont tous relatifs aux escaliers.

Ces questions résiduelles à mes yeux sont les suivantes :
- à la hauteur du premier virage sur la droite quand on monte, le balancement des deux escaliers (le grand escalier et celui qui permet d'accéder à la "chambre des tourtereaux") est-il optimal ? Ne serait-il pas possible d'assouplir l'ascension à ces endroits ?
- la rampe du grand escalier respecte certes les normes contemporaines relatives à la sécurité des enfants en la matière (d'où ces deux barres métalliques entre les poteaux de bois). Mais ne pourrait-on imaginer un mode de barreaudage moins orthopédique ? Je pense ici à quelque chose du genre de ce que Marc CHALUFOUR avait réalisé en chêne, voici une bonne trentaine d'années, pour l'escalier du duplex de Paris (dont je n'ai pas encore retrouvé de meilleure photo que la suivante) :


Pour conclure ce message, j'adresse mes très vifs remerciements :
- à Arnaud PAQUIN qui a su, le premier, imaginer un "escalier-en-facteur-commun" qui ait du sens ;
- à l'architecte du patrimoine en charge de la "mission n°2" qui a relevé le flambeau et poussé la réflexion dans tous ses aspects, y compris les plus reculés, jusqu'à réussir à définir ce projet dans le stade actuel que je trouve, en résumé, particulièrement convaincant, même s'il reste encore à caler le traitement des ouvertures Ouest.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>Envoyé : vendredi 18 septembre 2020 07:24
À : (...)architecte@gmail.com>
Objet : RE: DOMFRONT - Manoir de la Chaslerie - Projet adapté sans ascenseur

Madame,

Après notre dialogue d'hier matin et étude plus complète de votre projet, je vous donne mon accord sur celui-ci pour ce qui concerne les 5 planches en question. Il faudra toutefois clarifier la question des ouvertures de la façade Ouest des anciennes écuries.

Je me pose cependant deux questions :

- à la hauteur du premier virage sur la droite quand on monte, le balancement des marches des deux escaliers (le grand escalier et celui qui permet d'accéder à la "chambre des tourtereaux") est-il optimal ? Ne serait-il pas possible de faciliter l'ascension à ces endroits et, par voie de conséquence, de limiter les risques d'y tomber à la descente ? Je fais ici allusion au fait que les marches de ces angles ont un angle très pointu ;

- la rampe du grand escalier respecte certes, comme vous me l'avez dit, les normes contemporaines relatives à la sécurité des enfants en la matière (d'où ces deux barres métalliques entre les poteaux de bois). Mais ne pourrait-on imaginer un mode de barreaudage moins orthopédique ? Je pense ici à quelque chose du genre de ce que Marc CHALUFOUR, artisan ornais désormais à la retraite mais avec qui je suis toujours en contact amical, avait réalisé en chêne, voici une bonne trentaine d'années, pour l'escalier intérieur de notre duplex à Paris (escalier dont je n'ai pas encore retrouvé de meilleure photo que celle ci) :


Je dois également vous dire que mon épouse demeure sceptique à deux sujets :

- les w.c. du 1er étage de la tourelle Nord qu'elle souhaiterait compartimenter (odeurs et tranquillité) dans un angle de la pièce ; pour ma part, je vous soutiens dans votre souci de ne pas casser le volume de cette pièce ;

- le fait que des plates-bandes réapparaitraient au pied de murs de la cour, ce qui va à l'encontre de son souci d'assainir le pied des murs ; je ne suis pas loin d'être d'accord avec elle à ce sujet, ainsi que je vous l'ai déjà dit.

Je vous laisserai la convaincre. Elle voudrait d'ailleurs recueillir votre avis sur le choix des couleurs des peintures des parties communes de notre immeuble à Paris. Si vous pouvez vous y rendre, ce serait une bonne occasion de dialoguer avec elle.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
Ce matin au réveil...

23 septembre 2020.

23 septembre 2020.

... Sébastien LEBOISNE et son compagnon Grégoire...

23 septembre 2020.

... sont venus poser les menuiseries extérieures de sept lucarnes de l'aile Ouest (trois sur le colombier et quatre sur les anciennes écuries ; après cela, il restera donc à changer les deux de la tour Louis XIII qui sont bien fatiguées mais je ne sais pas encore quand cela pourra être programmé ; et je ne parle ici que des seules lucarnes car toutes les autre menuiseries extérieures de l'aile Ouest devront être changées dès que possible).

Les loqueteaux ont dû être implantés dans l'épaisseur du bois afin de permettre la fermeture hermétique des volets intérieurs :

23 septembre 2020.

23 septembre 2020.

Seule une couche de peinture à l'huile de lin a été passée à ce stade par Emmanuel LESCUYER qui devra revenir pour les deux suivantes :

23 septembre 2020.

23 septembre 2020.

J'observe que la manœuvre des loqueteaux, c'est-à-dire l'ouverture des lucarnes, par exemple pour en laver les vitres, imposera de monter sur une échelle...

23 septembre 2020.

... ce qui ne sera pas commode quand il s'agira de montrer la sortie aux mouches qui, en cette fin de saison, sont de nouveau très nombreuses. L'ouverture des volets se fera plus aisément, grâce à des cordelettes :

23 septembre 2020.

23 septembre 2020.

A noter que le double vitrage a imposé l'emploi d'un mastic incompatible avec l'huile de lin, ce qui nécessitera un travail particulier de "Mr SPOON" :

23 septembre 2020.

23 septembre 2020.

23 septembre 2020.


J'ai demandé à Sébastien d'achever, dans le colombier, la pose des lattes de parquet autour des lucarnes. C'est en effet un travail délicat qui me paraît excéder la compétence d'éventuels hommes toutes mains. Il m'a répondu que ce serait fait d'ici deux mois.